Abus sexuels dans l’Église. Le numéro 2 du Vatican appelle à «ne pas avoir peur de la vérité»

Publié le 12 Juillet 2021

Ouest-France.fr avec l’AFP nous montre le dimanche 11 juillet 2021 que le cardinal Pietro Parolin, bras droit du pape François, juge qu'"on ne doit pas avoir peur de la vérité", attend sereinement les conclusions que la «Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église (Ciase) depuis les années 1950» doit publier ses préconisations en septembre 2021 en France.

 

Le cardinal précise que c’est le Vatican qui a demandé la constitution de cette commission, "pour comprendre ce qu’il s’est vraiment passé". "Nous sommes tristes, et je sais que beaucoup de catholiques vont être très peinés et scandalisés de ce qu’ils vont lire. Mais nous devons traverser cette épreuve. De là peut venir une nouvelle conscience pour lutter contre ces phénomènes et pour prévenir la répétition de ces actes", a ajouté le Secrétaire d’État du Saint-Siège.

 

Sur un prochain voyage du pape en France, dont la probabilité pourrait s’éloigner à l’approche des élections présidentielle et législatives, au printemps 2022, le cardinal est resté évasif. "Je ne sais pas. Il y a un projet. Le pape a déjà dit son intérêt à Emmanuel Macron. Mais je ne suis pas capable de donner une date. J’espère que cela pourra se faire le plus tôt possible, car la France mérite une visite du Saint-Père", a-t-il déclaré au journal.

 

Au niveau diplomatique, si la France et le Saint-Siège partagent "des préoccupations communes, comme l’écologie", le cardinal italien a pointé aussi "quelques divergences, comme la question du désarmement ou le nucléaire". Interrogé sur la question toujours épineuse pour le Vatican de la "laïcité à la française", le cardinal a mis en garde contre une marginalisation de la dimension religieuse dans la vie sociale, jugeant que "ce n’est pas bon".

 

Le cardinal Parolin pense-t-il au cas italien en parlant de la laïcité puisqu’en réaction à une lettre du 22 juin, où le Vatican a demandé au Parlement italien de modifier le projet de loi Zan, qui vise à lutter, entre autres, contre l’homophobie et la transphobie dans les affaires nationales de Rome, le président du Conseil, Mario Draghi, a rappelé que l’État italien n’est pas confessionnel et que le Parlement dispose du droit de débattre librement (https://www.courrierinternational.com/article/homophobie-face-lintervention-du-vatican-mario-draghi-reaffirme-la-laicite-de-letat-italien).

 

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Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités, #Actualités de l'Église

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