Le pape François achève sa visite en Grèce, marquée par son soutien aux migrants

Publié le 6 Décembre 2021

france24.com avec l’AFP nous montre qu’après une visite historique de deux jours et demi en Grèce, où il a rencontré des jeunes d'une école catholique de la banlieue d'Athènes, qu'il a exhortés à ne pas se "contenter de rencontres virtuelles" mais à "rechercher les rencontres réelles", le pape François a quitté le pays, lundi 6 décembre 2021. Sur l'île de Lesbos, il a lancé un vibrant appel à une meilleure intégration des migrants en Europe. Le pontife a longuement salué et béni des familles, parmi lesquelles de nombreux enfants dont certains l'ont enlacé. "Welcome !" (bienvenue), "We love you" (nous vous aimons), "Merci", pouvait-on entendre. Arrivé samedi en Grèce après un voyage à Chypre, d'où 50 migrants seront transférés à Rome, le pape François, lui-même issu d'une famille de migrants italiens, a été chaleureusement accueilli par une foule de demandeurs d'asile massés entre les conteneurs du camp qui abrite près de 2200 personnes.

 

Au cours de ce 35e voyage papal, le pape a été reçu deux fois par le chef de l'Église orthodoxe grecque, Mgr Hiéronyme II, lui demandant à nouveau "pardon" pour les "erreurs commises par de nombreux catholiques", comme l'avait fait Jean-Paul II en 2001 à Athènes. Dans la capitale grecque, où c'était la première visite d'un pape en deux décennies, il a célébré une messe dimanche devant quelque 2000 fidèles où il a prêché pour "la petitesse et l'humilité". Avant de quitter la Grèce, le pape François a également rencontré, lundi matin, le président du parlement grec, Konstantinos Tassoulas, et le chef de l'opposition, Alexis Tsipras, après s'être entretenu samedi avec la présidente de la République hellénique, Katerina Sakeropoulou, et le Premier ministre grec, Kyriakos Mitsotakis.

 

Le pape a donné une ultime conférence de presse à bord de l'avion qui le ramène à Rome comme le montre Elise Ann Allen dans cruxnow.com (https://www.cruxnow.com/vatican/2021/12/pope-on-resignation-of-french-archbishop-what-did-he-do-that-was-so-bad), où il a évoqué son voyage, axé sur la question migratoire, qui était le thème principal de sa visite à Chypre et en Grèce, déclarant aux journalistes que ceux qui construisent des murs «oublient l'histoire»,  et la fraternité avec les orthodoxes, affirmant que l’Église catholique et l’Église orthodoxe peuvent cheminer ensemble vers l'unité par la prière et les actes de charité, tandis que les différends théologiques se règlent au fil du temps. Il a également déclaré qu'une deuxième rencontre potentielle avec le patriarche orthodoxe russe Kirill de Moscou était prévue, mais n'a fourni aucun autre détail.

 

Le pape François a également réitéré les critiques qu'il a formulées lors de son discours d'ouverture en Grèce devant les autorités civiles, lorsqu'il a déclaré que la démocratie dans toute l'Europe et l'Occident était affaiblie par une vague de nationalisme. Le pape a déclaré aux journalistes dans l'avion que la démocratie est «un trésor de civilisation. Un trésor que les pays doivent défendre eux-mêmes mais aussi ailleurs.» Il a déclaré qu'il voyait deux menaces actuelles pour la démocratie, dont la première est le populisme, qui, selon lui, "commence à montrer ses ongles". «Je pense au populisme du siècle dernier : le nazisme. Le nazisme était un populisme qui défendait les valeurs nationales. Ou alors c'est dit. Mais il a réussi à anéantir la vie démocratique, c'est devenu une dictature», a-t-il déclaré, avertissant les gouvernements de droite comme de gauche de faire attention "à ne pas glisser sur la voie du populisme". Le populisme, a-t-il dit, «n'a rien à voir avec le popularisme, qui est l'expression de l'identité, du folklore, des valeurs d'une nation», mais est plutôt un système dans lequel les valeurs nationales sont sacrifiées et édulcorées «en faveur d'un gouvernement qui va au-delà des intérêts nationaux.» "Nous ne devrions pas édulcorer notre identité pour un gain national", a-t-il déclaré, pointant du doigt le roman de la fin des temps de 1907, Le Maître de la Terre, écrit par le père converti anglais Robert Hugh Benson, qui prévoyait la montée d'un gouvernement international qui gouvernerait toutes les nations.

 

Enfin, il a aussi évoqué l'affaire de la démission de l'archevêque de Paris, Mgr Michel Aupetit, victime de «bavardages», car pour lui "C'est dangereux de condamner. Qui l'a condamné ? L'opinion publique, les rumeurs ? Mais qu'a-t-il fait ? Nous n'en savons rien". Le pape François a cependant évoqué "un manquement" de la part de Mgr Aupetit "au sixième commandement" ("Tu ne commettras pas d'adultère"), "pas total mais des petites caresses et des massages qu'il faisait à sa secrétaire". "Ça, c'est un péché. Mais ce n'est pas le péché le plus grave car les péchés de la chair ne sont pas les plus graves. (...) Ainsi, Mgr Aupetit est pécheur. Comme je le suis, comme l'a été Pierre, l'évêque sur lequel le Christ a fondé son Église", a-t-il souligné (https://actu.orange.fr/france/demission-de-mgr-aupetit-mais-qu-a-t-il-donc-fait-de-si-grave-s-interroge-le-pape-magic-CNT000001HeF9N.html).

 

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Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Église, #Actualités

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