Le pape remercie les Polonais d'avoir "ouvert leurs frontières, leurs cœurs et leurs maisons aux Ukrainiens fuyant la guerre"

Publié le 2 Mars 2022

José Manuel Vidal nous montre sur religiondigital.org que le mercredi des Cendres, porte d'entrée du Carême, le pape François poursuit son cycle de catéchèse dédié aux personnes âgées, axé cette fois sur la longévité. Le pape prône "l'alliance des générations" et évite "l'arrogance du temps d'horloge", car "la vitesse excessive, qui obsède déjà tous les passages de notre vie, rend chaque expérience plus superficielle et moins 'nutritive'". Il faut donc «éviter les dangers de la précipitation». Mais Bergoglio n'a pas voulu laisser passer l'occasion de cette journée de jeûne et de prière pour la paix en Ukraine, qu'il a lui-même appelée. Et, pour cette raison, dans ses salutations, il a rappelé que «la paix dans le monde commence par notre conversion personnelle» et, surtout, il a tenu à remercier les Polonais d'avoir accueilli les réfugiés de l'Ukraine voisine : «Vous avez été les premiers à soutenir à l'Ukraine, ouvrant leurs frontières, leurs cœurs et les portes de leurs maisons aux Ukrainiens fuyant la guerre».

 

José Manuel Vidal nous montre aussi sur religiondigital.org (https://www.religiondigital.org/vaticano/Papa-Senor-escuche-clamor-estruendo-Iglesia-religion-Ceniza_0_2428557141.html) que le pape François n'a pas pu assister à la cérémonie du mercredi des Cendres en raison d'une forte douleur au genou, mais il en a profité pour préparer l'homélie de la messe, dans laquelle, entre autres, il a demandé au Seigneur d'entendre le cri de «ceux qui souffrent et fuient sous le tonnerre des armes» et de «redonner la paix dans nos cœurs et d’accorder à nouveau votre paix à nos jours». Le pape François a également rappelé les trois «principales armes de l'Esprit» : la prière, la charité et le jeûne. "C'est avec eux qu'en ce jour de prière et de jeûne pour l'Ukraine, nous implorons Dieu que la paix que les hommes seuls ne peuvent construire." Bergoglio a également pointé une autre maladie actuelle : celle de la recherche des apparences, "une maladie spirituelle qui asservit la personne, la conduisant à dépendre de l'admiration des autres". Quant à l'aumône, «si elle est faite sans attirer l'attention des autres, elle donne la paix et l'espoir au cœur. Elle nous révèle la beauté de donner qui devient recevoir. Alors que le jeûne « n'est pas un régime; pendant le Carême, nous devons jeûner, avant tout, de ce qui nous rend dépendants».

 

Au septième jour de l'invasion russe en Ukraine, des frappes russes ont touché plusieurs villes dont Kharkiv, Zytomyr et Kiev. La Russie a annoncé avoir pris le contrôle de la ville portuaire de Kherson, tandis que 836 000 réfugiés ont quitté l'Ukraine vers les pays voisins. De nouveaux pourparlers sont prévus jeudi 3 mars alors que l'ONU a voté à une écrasante majorité la résolution condamnant l'offensive en cours (141 pays ont voté pour, 5 contre, et 35 se sont abstenus dont la Chine sur 193 membres), et l'opposant russe Alexeï Navalny appelle à manifester tous les jours contre la guerre. Le président français lors d'une intervention télévisée a apporté son soutien fraternel au président ukrainien Volodymyr Zelensky qui a accusé mercredi Moscou de chercher à «effacer» l'Ukraine et son histoire, appelant les Juifs «à ne pas rester silencieux», après des frappes russes près de Babi Yar, site d'un massacre nazi. «Ils ont l'ordre d'effacer notre histoire, d'effacer notre pays, de nous effacer tous», a-t-il lancé dans une vidéo, exhortant les pays du monde entier à ne pas rester neutres (https://www.rfi.fr/fr/europe/20220302-en-direct-guerre-en-ukraine-suivez-nos-derni%C3%A8res-informations-en-direct).

 

Enfin, Jesús Bastante nous apprend aussi sur religiondigital.org (https://www.religiondigital.org/mundo/Woelki-presenta-dimision-Papa-inaccion-colonia-arzobispo-abusos-camino-sinodal-menores_0_2428557132.html) que le cardinal de Cologne, Rainer Maria Woelki, devait revenir aujourd'hui, mercredi des Cendres, au poste de curé du diocèse allemand, après une interruption de cinq mois suite au scandale de sa possible inaction dans les cas d'abus dans son diocèse. Cependant, le prélat controversé a annoncé aujourd'hui qu'il avait remis sa démission au pape. Pour le moment, le pape François l'aurait exhorté à rester en fonction, annonçant qu'il se prononcerait sur sa démission "en temps voulu", comme le souligne l'archevêché dans un communiqué. Pour l'heure, et après sa "pause spirituelle", Woelki devra retourner dans un diocèse où ni le clergé ni les fidèles n'aiment pas leur pasteur, au point de lui demander de ne pas revenir. Le Vatican avait déjà constaté de "graves erreurs" dans la gestion des abus et, surtout, dans le domaine de la communication, mais il avait tenté de disculper Woelki, le faisant "disparaître" depuis octobre dernier et jusqu'à aujourd'hui, mercredi des Cendres. En ce sens, la décision du pape doit être interprétée de la même manière que lorsque le cardinal Marx a présenté sa démission. Dans ce cas, Bergoglio écrivit au cardinal, et à tous les évêques allemands, pour les exhorter à assumer la responsabilité de leurs charges.

 

Et Jesús Bastante nous signale sur religiondigital.org (https://www.religiondigital.org/espana/Congreso-PSOE-PNV-Defensor-Pueblo-Iglesia-abusos-cremades-podemos-pp-ciudadanos-comision-investigacion_0_2428557144.html) que le 8 mars, le Congrès des députés décidera de donner ou non le feu vert à l'initiative présentée par le PSOE et le PNV de charger le Médiateur, Ángel Gabilondo, d'enquêter sur les abus sur mineurs dans l'Église. Une proposition qui, aujourd'hui, n'a pas le soutien nécessaire pour aller de l'avant, car elle n'aurait que les voix en faveur des deux partis qui la présentent, une partie de la minorité (Teruel Existe, More Country...) et, bien sûr, Cuidadamos. Mais que, sans le "Oui" de Unidas Podemos, il risquerait de ne pas être approuvé. Les socialistes ont aussi entamé des conversations informelles avec des représentants du Parti populaire pour obtenir l'abstention du PP, et sur l'autre rive, l'Église attend que le Congrès décide quelle enquête elle décide de mener, avant de donner une réponse. Parmi les victimes, il y a d'ailleurs un certain clivage entre ceux qui veulent que les évêques «se représentent» à tout prix devant la Chambre basse, et les «possibilistes» qui veulent qu'il y ait au moins une initiative publique qui enquête sur les abus sur mineurs dans l'Église espagnole.

 

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Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités, #Actualités de l'Église

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