Un collectif chrétien pour défendre «la force révolutionnaire de l’Évangile»
Publié le 7 Mars 2022
Théo Moy nous montre ce lundi 7 mars 2022 dans la-Croix.com qu’une quinzaine de chrétiens engagés à gauche lancent un collectif politique «de réflexion et d’action» baptisé Anastasis, qui derrière ce nom – qui peut être traduit par «résurrection» mais aussi «insurrection» –, sont tous convaincus de «la force révolutionnaire de l’Évangile». Opposés à la fois à une interprétation identitaire de la foi et à une gauche «qui ignore le christianisme», le groupe n’a pas peur de cliver, tout en se défendant d’être un «élément perturbateur de l’Église catholique».
Pas sûr que le choix de l’équipe de la Primaire populaire qui a décidé, la semaine dernière, d’apporter son soutien à Jean-Luc Mélenchon après l’abandon de Christiane Taubira, qui n’a pas réussi à récolter ses 500 parrainages, ait leur faveur. Au détriment notamment de Yannick Jadot, pourtant arrivé deuxième de cette consultation citoyenne. Dans leur communiqué, les organisateurs estiment que le candidat «insoumis» et son programme sont «le meilleur véhicule politique pour faire gagner nos idées à la présidentielle». «Aucune rancune. Le but est de gagner la présidentielle. Autour de l’“union populaire”, cette victoire est possible. Le 10 avril, on vote Jean-Luc Mélenchon pour rassembler la gauche et les écologistes», a twitté de son côté Samuel Grzybowski, cofondateur de la Primaire populaire (https://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2022/live/2022/03/07/philippe-poutou-a-obtenu-ses-500-parrainages-douze-candidats-seront-presents-au-premier-tour-de-l-election-presidentielle-suivez-l-actualite-politique-en-direct_6116420_6059010.html).
Cependant, après que le conseil d’administration de la Primaire populaire a voté ce week-end pour soutenir Jean-Luc Mélenchon, la cofondatrice de cette consultation citoyenne, Mathilde Imer, vient d’annoncer qu’elle quittait le mouvement. «Ce retrait fait suite à la décision de faire campagne pour Jean-Luc Mélenchon, car le processus ayant mené à cette position ne me semble pas en cohérence avec ce que nous avons construit ces derniers mois, et encore moins incarner une manière différente de faire de la politique», a-t-elle expliqué sur son compte Twitter (https://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2022/live/2022/03/07/philippe-poutou-a-obtenu-ses-500-parrainages-douze-candidats-seront-presents-au-premier-tour-de-l-election-presidentielle-suivez-l-actualite-politique-en-direct_6116420_6059010.html).
Pas sûr que Mathilde Imer change d’avis puisque dimanche à la Croix-Rousse, à Lyon, le candidat insoumis a réaffirmé vouloir être un «non-aligné» sur la guerre en Ukraine en fustigeant l’Otan, «organisation inutile qui provoque des tensions». Il a néanmoins reconnu une «erreur» lorsqu’il jugeait impossible une attaque russe en Ukraine. Le candidat LFI propose des «alliances altermondialistes» pour prévenir les conflits et agir contre le changement climatique (https://www.20minutes.fr/elections/3246491-20220307-presidentielle-2022-direct-marion-marechal-rallie-eric-zemmour-philippe-poutou-douzieme-candidat).
Invité sur Sud Radio, le candidat écologiste a dénoncé les «complaisances» et la «capitulation» du candidat LFI Jean-Luc Mélenchon vis-à-vis de Vladimir Poutine, l’accusant de «les masquer» avec «des discours grandiloquents». «Maintenant il se prend pour Jean Jaurès. Jean Jaurès doit hurler dans sa tombe, d’être associé à quelqu’un qui a toujours considéré finalement que l’Ukraine devait disparaître au profit de la Russie», a enchaîné Yannick Jadot. «Vous imaginez Jean Jaurès défendre les bombardements des populations civiles en Syrie ? Vous imaginez Jean Jaurès défendre l’assassinat des opposants politiques en Russie ? Vous imaginez Jean Jaurès défendre des crimes de guerre ?», a-t-il interrogé (https://www.20minutes.fr/elections/3246491-20220307-presidentielle-2022-direct-marion-marechal-rallie-eric-zemmour-philippe-poutou-douzieme-candidat).
Anne Hidalgo a dénoncé aussi ce lundi une «réécriture de l'histoire», après la déclaration de Jean-Luc Mélenchon lors de son meeting dimanche à Lyon affirmant que l'ex-président François Hollande avait «déclenché la guerre au Mali». De nombreux socialistes se sont indignés de ces affirmations, à l'instar de la candidate Anne Hidalgo : «Définitivement non! Maintenant Jean-Luc Mélenchon réécrit l'Histoire. Plus que jamais la France a besoin de la gauche républicaine et européenne», a-t-elle ainsi tweeté ce lundi matin (https://www.20minutes.fr/elections/3246491-20220307-presidentielle-2022-direct-marion-marechal-rallie-eric-zemmour-philippe-poutou-douzieme-candidat).
Pendant ce temps, les cardinaux Konrad Krajewski et Michael Czerny s’apprêtent à rendre visite, au nom du pape, à des réfugiés venant d’Ukraine, en tenant compte des défis qui surgissent en cette période de guerre. Le cardinal Konrad Krajewski, aumônier apostolique, se trouve actuellement dans la ville-frontière de Dorohusk, près de Lublin, point d'arrivée de plus d'un million de réfugiés qui sont entrés en Pologne. Il a distribué des chapelets blancs du pape aux volontaires et aux réfugiés. Le cardinal polonais devrait ensuite se rendre à la gare de Przemysl, où arrivent les trains en provenance de Kiev et de Lviv. Le voyage du cardinal Michael Czerny, préfet par intérim du dicastère pour le service du développement humain intégral, commencera en revanche mardi 8 mars au matin, direction Budapest, où sont prévues des rencontres avec des groupes de réfugiés et ceux qui leur viennent en aide (https://www.vaticannews.va/fr/vatican/news/2022-03/voyage-cardinal-czerny-krajewski-refugies-ukraine-pologne.html).
Et dans un entretien accordé à la chaîne italienne Tv2000, le cardinal Secrétaire d'État au Vatican déclare que le Saint-Siège déploie des efforts pour la paix en Ukraine à différents niveaux à commencer par le niveau religieux, puis au niveau humanitaire, à travers l'organisation Caritas et les diocèses «engagés à accueillir, comme tant d'autres institutions, les réfugiés venant d'Ukraine». La première escalade à éviter est verbale, a-t-il par ailleurs rappelé, certaines expressions ne faisant «qu'enflammer les esprits». Enfin, le cardinal a conclu l'entretien en expliquant qu'il «y a la disponibilité des initiatives diplomatiques. Il y a déjà plusieurs tentatives» en cours actuellement, a-t-il fait savoir. Ces actions «sont faites dans le monde entier et donc nous sommes disponibles, si l'on considère que notre présence et notre action peuvent aider, nous sommes là» (https://www.vaticannews.va/fr/vatican/news/2022-03/ukraine-parolin-arretez-les-armes-nous-sommes-prets.html).
Au douzième jour de l’invasion russe lundi, Moscou a annoncé l’instauration de cessez-le-feu locaux et l’ouverture de couloirs humanitaires pour permettre l’évacuation de civils de plusieurs villes d’Ukraine dont la capitale Kiev. Mais le gouvernement ukrainien refuse ces convois humanitaires vers la Biélorussie et la Russie, alors que l’UE lance l’examen des candidatures de l’Ukraine, de la Géorgie et de la Moldavie (https://www.sudouest.fr/international/russie/direct-guerre-en-ukraine-de-nouvelles-negociations-avec-la-russie-une-rencontre-prevue-en-turquie-samedi-9554528.php).
Merci !
/image%2F0550723%2F20150910%2Fob_d8078e_jesus-001.jpg)