Bätzing regrette les "accusations sans fondement" d'un groupe d'évêques contre le Chemin synodal
Publié le 18 Avril 2022
Jesús Bastante nous montre sur religiondigital.org ce lundi 18 avril 2022 qu’à peine 70 évêques, pour la plupart africains et américains (berceaux de l'opposition aux réformes du pape François), et quatre cardinaux : Pell, Arinze, Napier et Burke, ont écrit une lettre contre la voie synodale allemande, qu'ils estiment susceptible d'amener un «schisme imminent». Les signataires, parmi lesquels pour le moment il n'y a pas d'Espagnol, ont rencontré la réponse fracassante du président de l'épiscopat allemand, Georg Bätzing, qui considère que la lettre "contient des accusations infondées" et n'entre pas dans les véritables préoccupations qui sont soulèvent dans le «conclave» allemand.
Dans la lettre, adressée à l'archevêque de Denver Samuel Aquila, son principal signataire, Bätzing critique les "apparats euphémiques" utilisés par les critiques pour éviter de parler "de pouvoir et d'abus de pouvoir dans l'Église". Face à cela, l'évêque du Limbourg défend la voie synodale comme un moyen de «faire face aux causes systémiques des abus et à leurs dissimulations» afin de faire de l'Église un «lieu crédible pour l'annonce de la bonne nouvelle», et demande aux 70 évêques qu’ils «font face au problème des abus en tant qu'Église et en tirent des conséquences pour ses structures».
Et c'est que ce processus, souligne Bätzing, peut et doit être fait "également par les autorités épiscopales", mais "avec la participation des croyants, à tous les niveaux d'activité". Une procédure, celle choisie par le Chemin synodal, qui «ne porte pas atteinte à l'autorité de l'Église», comme le suppose la lettre ouverte, mais au contraire «lui donnera une nouvelle acceptation parmi le peuple de Dieu».
Le président des évêques allemands, assure-t-il dans la lettre, en a parlé "à plusieurs reprises" avec le pape François qui, rappelle-t-il, a écrit une lettre aux catholiques du pays les invitant à participer pour «donner une réponse franche aux situations actuelles». "Personne ne peut réclamer le Saint-Esprit pour lui-même ou refuser aux autres la tentative sérieuse de l'écouter", a lancé Bätzing aux critiques, les invitant à se joindre à eux s’"ils ont interprété les signes des temps".
Comme on s'en souvient, dans leur «Lettre fraternelle à nos confrères d'Allemagne», les 70 dénonçaient «la confusion que le cheminement synodal a déjà provoquée et le schisme qui menace inévitablement la vie de l'Église». Dans le même temps, ils accusent l'Église allemande de "saper la crédibilité de l'autorité de l'Église, y compris celle du pape François, l'anthropologie chrétienne et la morale sexuelle, et la confiance dans les Saintes Écritures".
Cependant, ces 70 évêques n’ont pas le droit au chapitre puisque dans cette «voie synodale», des évêques allemands et des représentants laïcs discutent depuis 2019 de l’avenir de l’Église catholique en Allemagne. Le point de départ est une crise de l’Église qui dure depuis des années et que le scandale des abus a aggravée. Le débat porte principalement sur les thèmes du pouvoir, de la prêtrise et de la morale sexuelle ainsi que sur le rôle des femmes dans l’Église. La quatrième assemblée synodale est prévue en septembre, la cinquième et dernière en mars 2023 (https://www.cath.ch/newsf/critiques-contre-la-voie-synodale-allemande-riposte-de-mgr-batzing/).
Enfin, le commandant de l'unité marine ukrainienne dans la ville de Marioupol, actuellement assiégée par les forces russes, a écrit une lettre au pape François dans laquelle il exhorte le chef religieux à aider à sauver ceux qui sont encore dans la ville, rapporte CNN, selon le journal en ligne Ukrainska Pravda (https://theweek.com/russo-ukrainian-war/1012686/ukrainian-marine-commander-urges-pope-francis-to-help-save-mariupol). Au 54e jour de l’invasion russe de l’Ukraine, des frappes se sont abattues sur Lviv ce lundi matin. Un premier bilan fait état de sept morts et onze blessés. Dimanche soir, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a estimé que l’armée russe allait à présent vouloir «détruire» le Donbass, alors qu’à Kharkiv, les bombardements et les morts se multiplient. Les derniers défenseurs ukrainiens de Marioupol, assiégée depuis des semaines, tiennent toujours des secteurs de la ville et ils «combattront jusqu’au bout», a prévenu le Premier ministre Denys Chmygal dans une interview diffusée dimanche par la chaîne américaine ABC (https://www.liberation.fr/international/europe/en-direct-guerre-en-ukraine-zelensky-estime-que-les-russes-veulent-achever-et-detruire-le-donbass-20220418_XNB4DQIE5RGYTJV7F7E6LMP7QQ/).
Merci !
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