Espagne : les évêques refusent l’enquête nationale sur les abus
Publié le 2 Mai 2022
cath.ch nous montre ce lundi 2 mai 2022 que Les évêques espagnols ont annoncé fin avril 2022 qu’ils ne participeront pas à la commission d’enquête parlementaire sur les abus sexuels dans l’Église. L’épiscopat critique le fait que les investigations ne visent que l’institution ecclésiastique.
Le congrès espagnol a voté début mars 2022 en faveur de la création d’une commission d’experts chargée de mener la première enquête nationale sur les abus sexuels commis dans un contexte ecclésial dans le pays. L’impulsion en ce sens avait été donnée par le journal El Pais, qui, en l’absence de données officielles, avait lancé sa propre enquête en 2018. Le média avait identifié 1246 victimes d’abus dans l’Église depuis les années 1930.
Quelques jours avant le vote du parlement, la Conférence épiscopale avait annoncé qu’elle mènerait sa propre enquête, à l’instar de ce qu’ont fait les évêques aux États-Unis, en Irlande et en France, rapporte l’agence d’information américaine Crux. «Le fait de mener une enquête sur les abus uniquement au sein de l’Église, alors qu’il est clair que sur les 15 000 cas ouverts en Espagne, seuls 69 font référence au contexte ecclésial, est une décision surprenante», a justifié Mgr Luis Argüello, porte-parole de la Conférence épiscopale espagnole.
Les évêques ont ainsi informé le gouvernement le 29 avril 2022 que l’enquête parlementaire serait menée sans aucune présence institutionnelle de l’Église, même si ses instances «collaboreront avec les autorités civiles» dans le cadre exigé par la loi espagnole. Mgr Argüello a fait valoir qu’une autre enquête ouverte par le gouvernement régional de Catalogne était «plus cohérente». La commission catalane doit en effet examiner l’ensemble des institutions de la région, y compris l’Église.
Le cabinet d’avocats «Cremades» a été mandaté pour mener à la fois l’enquête de l’Église et celle de l’État espagnol. Certaines associations de victimes se méfient toutefois de ce cabinet, car il est fondé et dirigé par un membre de l’Opus Dei. Mgr Argüello a ainsi appelé toutes les victimes à «utiliser tous les canaux qu’elles jugent nécessaires pour dénoncer» les abus, qu’il s’agisse de la justice, des médias ou de l’Église.
Le porte-parole a estimé que le plus important était que la société dans son ensemble puisse réaliser ce travail de vérité sans que l’Église «assume le rôle de bouc émissaire. Afin qu’une prise de conscience se produise dans la société et que le problème des abus soit abordé dans toute son ampleur».
Enfin comme le signale José Manuel Vidal dans religiondigital.org (https://www.religiondigital.org/rumores_de_angeles/Obligados-investigar-obispos-victimas-minimizan-abusos-Espana-Iglesia_7_2446025393.html) : «la hiérarchie espagnole semble vouloir opter pour la voie la plus facile : le lifting, jouer la victime et gifler, une fois de plus, les victimes que leur clergé a crucifiées. Et, une fois crucifié, il veut leur donner, tout au plus, «une éponge imbibée de vinaigre», comme le Christ. Et même si le Pape leur a dit que «les victimes sont au centre» et que «rien ne sera fait sans les victimes». Où sont les victimes ? Et où sont les prophètes ? N'y a-t-il personne qui enlève les couleurs de ces évêques ? Oseront-ils ? Rome et le pape François le permettront-ils ?»
Enfin, le 68e jour de guerre en Ukraine, l'armée ukrainienne dit avoir détruit deux patrouilleurs russes en mer Noire, et de leur côté, les autorités russes affirment avoir détruit plusieurs cibles grâce à des missiles balistiques de haute précision. Enfin, la Russie ne cherche pas à terminer la guerre en Ukraine le 9 mai, célébré comme le jour de la Victoire, a déclaré son ministre des Affaires étrangères, alors que des analystes estimaient une fin possible du conflit à cette date (https://fr.euronews.com/2022/05/02/guerre-en-ukraine-evacuation-des-civils-a-marioupol-destruction-de-patrouilleurs-russes).
Merci !
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