Kazakhstan. Une visite du pape François sur fond de guerre en Ukraine

Publié le 11 Septembre 2022

Alan Le Bloa dans son article pour Ouest-France.fr nous montre que ce dimanche 11 septembre les routes du pape François et de Xi Jinping vont se croiser à Noursoultan, capitale du Kazakhstan, mercredi 14 septembre. Le président chinois vient y conclure des accords bilatérauxLe souverain pontife, qui rencontrera le président kazakhe Kassym-Jomart Tokaïev mardi soir à son arrivée, participera les 14 et 15 septembre au VIIe Congrès des dirigeants de religions mondiales et traditionnelles. Avec cette visite, le Saint-Siège cherche aussi à renouveler un accord historique signé en 2018 avec la Chine. Son président Xi Jinping se trouvera en effet à Noursoultan au même moment mais aucune rencontre n'a été annoncée entre les deux hommes (https://www.lalibre.be/international/asie/2022/09/10/le-pape-au-kazakhstan-pour-une-visite-eclair-sous-le-signe-du-dialogue-CTUY3KJILVBP3DF2KXO62LJLGQ/).

 

Comme le montre José Lorenzo dans religiondigital.org (https://www.religiondigital.org/vaticano/Papa-angelus-ucrania-kazajistan-paz_0_2486451335.html) le pape  a noté : «Après-demain, je partirai pour un voyage de trois jours au Kazakhstan, où je participerai au Congrès des religions mondiales et traditionnelles. Ce sera l'occasion de rencontrer un maximum de représentants religieux et de dialoguer comme des frères, animé par le désir commun de paix, paix dont le monde d'aujourd'hui a tant besoin». "Je vous demande à tous de vous joindre à moi dans la prière pour ce pèlerinage de paix", a ajouté le pape François, après avoir adressé ses salutations aux autorités et à la population de "ce vaste pays", et remercié les organisateurs pour tous les préparatifs de la rencontre interreligieuse. Il n'a pas non plus oublié aujourd'hui de nous inviter à "continuer à prier pour le peuple ukrainien, afin que le Seigneur le réconforte et lui donne l'espérance", et a rappelé la visite (la quatrième), que le préfet du dicastère pour le Service de la Charité menait l'Ukraine pour «témoigner de la proximité du Pape et de l'Église» avec ce pays en guerre.

 

Cet alignement des calendriers alimente les spéculations autour d’une rencontre entre les deux hommes. Mais la venue d’un pape à ces rencontres interreligieuses, lancées en 2003 par Noursoultan Nazarbaïev, à la tête du pays de 1990 à 2019, constitue avant tout «une première». Elle «rappelle les rencontres d’Assise en Italie, où, en 1986, Jean-Paul II a réuni toutes les religions du monde afin de prier pour la paix. Une nouvelle fois, le pape manifeste son intérêt pour les zones de fractures. Des pays en proie à des problèmes sociaux et où vivent des minorités chrétiennes», souligne François Euvé, théologien et rédacteur en chef de la revue Études.

 

En janvier, des émeutes d’une rare violence ont éclaté dans le pays sur fond de hausse des prix du gaz et des produits alimentaires. L’allié russe avait, alors, volé au secours du régime en déployant 2000 soldats sur place. «Nous pensons que la visite du Saint-Père contribuera fortement à la fin de la guerre en Ukraine et à l’obtention de la paix tant attendue», a précisé sur Vatican News l’archevêque de Noursoultan, Mgr Tomasz Peta. Le fait d’envisager rencontrer sur place le Patriarche Kirill de Moscou, proche du Kremlin, «a sans doute motivé le pape à effectuer ce voyage», souligne François Euvé. Mais l’orthodoxe, qui a apporté son soutien à l’invasion russe de l’Ukraine, ne viendra pas…

 

Voyant la porte se refermer, le pape, qui a toujours cherché «la médiation avec le patriarcat de Moscou», pourrait être tenté de précipiter une visite en Ukraine. En dépit de tensions régulières entre Rome et Kiev, depuis le début de la guerre, le Vatican a encore récemment confirmé que l’option était sur la table. «Bien que minoritaire, l’église gréco-catholique ukrainienne, affiliée au Vatican, joue un rôle significatif. Et François est proche du patriarche de Constantinople» auquel sont rattachées les Églises orthodoxes indépendantes de la tutelle russe.

 

La guerre en Ukraine devrait être l'un des thèmes majeurs de ce 38e voyage à l'étranger dans cette ancienne république soviétique frontalière de la Russie, qui a obtenu son indépendance en 1991 avec la chute de l'URSS. Le président Kassym-Jomart Tokaïev, 69 ans, qui a succédé en 2019 à Noursoultan Nazarbaïev, est un allié de Moscou mais des tensions sont apparues entre les deux pays depuis l'invasion de l'Ukraine en février. M. Tokaïev a refusé de soutenir cette offensive, alors qu'une importante communauté russe vit dans le nord du Kazakhstan, faisant craindre le retour d'ambitions impériales de Moscou dans ces territoires (https://www.lalibre.be/international/asie/2022/09/10/le-pape-au-kazakhstan-pour-une-visite-eclair-sous-le-signe-du-dialogue-CTUY3KJILVBP3DF2KXO62LJLGQ/).

 

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Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

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