Le pape François dénonce la corruption, et appelle les jeunes à s'impliquer dans l'avenir du pays

Publié le 3 Février 2023

L’Alsace.fr avec l’AFP nous montre que pour son troisième jour de visite en République démocratique du Congo, le pape François s'est d'abord adressé dans une ambiance surchauffé à la jeunesse du pays dans le stade de la capitale, Kinshasa, avant de rencontre le Premier ministre puis des religieux, l’appelant à être actrice de l'avenir de la République démocratique du Congo (RDC), en proie au chômage et à des violences endémiques.

 

Plus de 65 000 personnes, selon les organisateurs, ont participé à cette rencontre, avides de message de paix dans ce pays très catholique rongé par des exactions meurtrières à l'est. Face au «tribalisme» et à «l'individualisme», le pape François a appelé les fidèles à privilégier la «communauté», les invitant à prendre leur voisin par la main puis à faire silence en pensant «à des personnes qui (les) ont offensés». Le pape a aussi vilipendé la corruption, un fléau en RDC. «Tous ensemble disons : “pas de corruption” , a demandé le pape, pendant que certains fidèles lançaient un slogan hostile au président Félix Tshisekedi. «Tu es indispensable et responsable de ton Église et de ton pays. Tu appartiens à une histoire plus grande qui t’appelle à être acteur», a-t-il lancé alors que les conflits, le chômage et les luttes de pouvoir assombrissent l'avenir de la RDC, où environ 60% des habitants ont moins de 20 ans.

 

Le pape de 86 ans, qui se déplace en chaise roulante en raison de douleurs au genou, a ensuite rencontré le Premier ministre Jean-Michel Sama Lukonde à la nonciature apostolique, «ambassade» du Saint-Siège en RDC. Jeudi après-midi, lors d'une rencontre avec des prêtres et religieux à la cathédrale Notre-Dame du Congo, grande édifice de briques orangées construit en 1947, il a invité l'assemblée à ne pas céder à la «tentation du confort mondain». Malgré l'influence croissante des Églises évangéliques depuis les années 1990, l’Église catholique conserve un rôle majeur dans l'éducation, la culture, la politique ou la tenue des infrastructures socio-sanitaires en RDC, où elle a souvent fait office de contre-pouvoir.

 

Le pape François a rejoint ensuite le Soudan du Sud dans la matinée pour un «pèlerinage de paix». À Djouba, il sera accompagné des chefs des Églises d’Angleterre et d’Écosse, représentants des deux autres confessions chrétiennes de ce pays de 12 millions d’habitants. Les trois responsables religieux se sont personnellement engagés dans le processus de paix, malgré des dirigeants restés sourds aux appels à la réconciliation. En dépit d’un accord de paix en 2018 entre le président Salva Kiir et le chef rebelle Riek Machar, la violence perdure En 2019, le pape François les avait reçus au Vatican et s’était agenouillé pour leur embrasser les pieds en les suppliant de faire la paix, un geste symbolique fort qui avait marqué les esprits. Attendu à 15 h (13 h GMT), le jésuite argentin effectuera une visite de courtoisie au président et aux vice-présidents puis prononcera un premier discours au palais présidentiel devant les autorités et le corps diplomatique (https://www.jeuneafrique.com/1414750/politique/a-kinshasa-le-pape-francois-vilipende-la-corruption-avant-de-senvoler-pour-le-soudan-du-sud/).

 

Arrivé ce vendredi au Soudan du Sud afin de promouvoir la paix et la réconciliation dans le plus jeune pays du monde, déchiré par la guerre civile et l'extrême pauvreté, le pape François a appelé les dirigeants de l'État à un "nouveau sursaut" pour la paix.  Sans mâcher ses mots, Jorge Bergoglio a aussi fustigé le fléau de la corruption. "Circuits financiers injustes, intrigues cachées pour s'enrichir, affaires clientélistes, manque de transparence : voilà le fond pollué de la société humaine", a-t-il lâché. Il a aussi évoqué "l'urgence de prendre soin des citoyens" à travers "des politiques de santé adéquates", "l'alphabétisation et l'éducation" dans le pays indépendant depuis 2011, le plus jeune État du monde. Conscient de ses mots "francs et directs", le pape a aussi mis en garde les autorités devant "la tentation de servir ses propres intérêts" afin que les "ressources abondantes du pays" profitent à tous (https://www.france24.com/fr/afrique/20230203-au-soudan-du-sud-le-pape-fran%C3%A7ois-appelle-%C3%A0-un-nouveau-sursaut-pour-la-paix).

 

Le lendemain, samedi, il rencontrera des religieux catholiques et des déplacés internes et célèbrera une prière œcuménique, avant de présider une messe dimanche 5 février (https://www.jeuneafrique.com/1414750/politique/a-kinshasa-le-pape-francois-vilipende-la-corruption-avant-de-senvoler-pour-le-soudan-du-sud/).

 

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Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Église, #Actualités

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