Les dix demandes du pape François pour un monde meilleur

Publié le 23 Février 2023

Anne-Françoise de Taillandier nous montre dans lavie.fr qu’à l’occasion des dix ans de son pontificat, le pape François adresse, dans un texte inédit, dix demandes au nom de Dieu pour l’avenir du monde, qui sont autant d’exhortations à recevoir personnellement au début de ce carême.

 

«Au nom de Dieu, je demande…» Chacun des dix chapitres de ce texte inédit du pape François, Au nom de Dieu, je vous le demande, dix chemins pour un monde meilleur (Artège) débute comme une prière. Dans ce livre, qui résume ses préoccupations depuis le début de son pontificat il y a dix ans, le pape s’adresse d’abord à Dieu, auquel il jette le cri d’un homme qui se laisse interpeller par les difficultés de son temps. «Avec Dieu, j’ai une relation comme tout homme, très humaine», écrit-il en guise d’introduction. Mais en scandant cette prière, le souverain pontife lance un appel à tous les hommes, croyants et incroyants, à prendre leurs responsabilités personnelle et collective face aux problèmes qu’il aborde, dans la droite ligne de ses deux encycliques Laudato si', et Fratelli tutti, adressées à toute l’humanité. «Avec ces dix demandes au nom de Dieu, je voudrais appeler tous les hommes et les femmes de bonne volonté à se joindre à moi pour espérer pour le monde à venir», encourage-t-il.

 

Le pape souligne cependant l’importance de l’engagement particulier de tous les catholiques, clercs et laïcs, dans la mission de salut qu’a l’Église à l’égard d’un monde qui vit de grands bouleversements. «Le monde d’aujourd’hui traverse un changement d’ère plutôt qu’une ère de changement», affirme-t-il. Un diagnostic déjà posé avant la pandémie et la guerre en Ukraine, et confirmé par ces derniers événements. Sans adhérer à toutes les modes du monde, les catholiques doivent se laisser interpeller par ces évolutions et ne peuvent rester en dehors des préoccupations de leur temps. «Que nous aimions ou non certains des changements que le monde a connus ces dernières années, c’est l’époque dans laquelle nous vivons, et nous ne pouvons pas rester sans rien faire.» Au contraire, les croyants ont à «se préparer à ce que la foi soit un mot significatif et créatif pour le nouveau contexte à construire», insiste le pape.

 

L’éradication de la culture de l’abus dans l’Église est donc la première demande que le successeur de Pierre adresse à tous au nom de Dieu. Il redit ensuite l’importance de la protection de «la Maison commune», à laquelle il avait déjà consacré son encyclique Laudato si'. Puis il souhaite soutenir «une communication qui combat les fake news et évite les discours de haine», il encourage «une politique mise au service du bien commun», appelle à «l’arrêt de la folie de la guerre», à «l’ouverture aux migrants et aux réfugiés», il désire «promouvoir la participation des femmes dans la société», «que soit permise et soutenue la croissance des pays pauvres», «que le nom de Dieu ne soit pas utilisé pour fomenter des guerres», et «un accès universel aux soins de santé».

 

Ces dix demandes, le pape François ne les énumère ni comme des grands rêves, ni comme un diagnostic encore à poser, mais il les adresse à tous, comme une mission commune pour se mettre au travail. Surtout, au-delà de ces constats objectifs énoncés avec réalisme, le pape invite à porter sur le monde un regard d’espérance. «Même dans des moments comme celui-ci, au milieu de tout ce qui se passe dans le monde, (…), il est important de hausser la voix de l’espérance : c’est la seule voix qui peut dévier le statu quo et nous mobiliser pour la réalité qui nous entoure», écrit-il en rappelant la devise «Pèlerins d’espérance», choisie pour le jubilé de 2025, «comme une invitation à marcher ensemble, en allant de l’avant». La traversée du désert vécue pendant le carême conduit toujours à la Résurrection.

 

Et rencontrant ce jeudi 23 février un groupe de jeunes prêtres et moines des Églises orthodoxes orientales, le pape François a établi un parallèle entre le chemin des disciples vers Emmaüs et celui œcuménique vers Pâques invitant les chrétiens à être unis, tels les disciples en direction d’Emmaüs, à travers le pèlerinage, le dialogue et le désir du vivre-ensemble. Le Souverain pontife en a également profité pour demander à ce que l’arrivée de l’aide humanitaire en Turquie et en Syrie, frappés par un séisme le 6 février dans lequel sont mortes plus de 45 000 personnes, ne soit pas entravée par les sanctions internationales (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2023-02/francois-eglises-orthodoxes-orientales-jeunes-turquie-syrie.html).

 

Merci !

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Église

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