En Normandie, un prêtre renvoyé parce qu’il est père de famille

Publié le 3 Mai 2023

Ouest-France.fr avec l’AFP nous montre ce mercredi  3 mai 2023 que le décret papal date du 23 mars 2023. Dans celui-ci, «le souverain pontife le pape François a renvoyé de l’état clérical l’abbé Wenceslas Munyeshyaka, rapporte l’évêque Christian Nourrichard, dans un communiqué dont l’AFP a eu connaissance. Une décision suprême et sans appel qui n’est susceptible d’aucun recours».

 

En décembre 2021, le diocèse d’Évreux avait annoncé priver le prêtre de ses fonctions. Trois mois plus tôt, celui-ci avait reconnu la paternité d’un fils âgé alors de 11 ans. Wenceslas Munyeshyaka, de nationalité rwandaise, avait «le 6 septembre 2021, fait inscrire dans les registres d’état civil de Gisors une reconnaissance de paternité sur un fils, né en juillet 2010, d’une liaison qu’il a entretenue à Gisors», précisait à l’époque le diocèse. L’abbé était alors administrateur de la paroisse de Saint-Martin-de-la-Risle, à Brionne (Eure), après avoir été prêtre à Gisors pendant vingt ans.

 

À l’époque, un «dossier canonique avait été envoyé à Rome, en lien avec la paternité» de l’abbé Munyeshyaka, complète, ce mercredi, le diocèse d’Évreux. Selon le communiqué de Mgr Nourrichard, la décision du pape implique que l’abbé rwandais «perd automatiquement tous les droits propres à l’état clérical». Il est notamment «exclu de l’exercice du ministère sacré» et «doit éviter les lieux où son statut antérieur est connu».

 

Lors de son arrivée en France, l’abbé Wenceslas Munyeshyaka avait été accusé d’avoir joué un rôle dans les massacres de 1994 au Rwanda, avant de bénéficier d’un non-lieu en France en 2015. Il a obtenu le statut de réfugié politique fin juillet 2021, 27 ans après son arrivée en France en 1994 (https://www.paris-normandie.fr/id410514/article/2023-05-03/dans-leure-un-pretre-est-renvoye-de-letat-clerical-suite-sa-paternite). La décision du pape «n’est pas en lien avec le passé de cet abbé, en l’occurrence au Rwanda», il s’agit de «la conclusion d’un dossier en cours», initié en décembre 2021, tient à préciser le diocèse.

 

En réalité, la majorité des clercs ne respecte plus la discipline du célibat. L’Église déplace les prêtres géniteurs, fait adopter leurs enfants par des pères de substitution, achète le silence des mères. De plus en plus de prêtres rejettent ces arrangements indignes et refusent de mener une vie sentimentale clandestine. Pour sauver les paroisses qui se vident, les progressistes réclament la fin du célibat obligatoire. Certains défient Rome et nomment des hommes ou des femmes mariés pour célébrer les messes. D'autres rejoignent des Églises catholiques dissidentes dans lesquelles ils peuvent fonder une famille (https://lcp.fr/programmes/celibat-des-pretres-le-calvaire-de-l-eglise-partie-1-173701).

 

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Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Église

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