Le pape François exige plus d’aide pour les victimes d’agressions sexuelles

Publié le 5 Mai 2023

Ouest-France.fr  nous montre que le pape François a demandé ce vendredi 5 mai 2023 que les victimes d’agressions sexuelles par des clercs soient davantage aidées dans les pays en développement, alors qu’il recevait des membres de sa très critiquée commission pour la protection des mineurs. Le pontife de 86 ans avait créé en 2014 cette Commission pontificale, en réponse au scandale des prêtres pédocriminels qui a discrédité l’Église catholique.

 

Vendredi, le pape François a de nouveau critiqué la «mauvaise gestion» par les dirigeants de l’Église catholique de ce qu’il appelle le «terrible fléau» de ces agressions. «Ne vous découragez pas quand il semble que peu de choses changent pour le mieux. Persévérez et allez de l’avant», a-t-il déclaré aux nouveaux membres nommés au sein de la Commission. «Vous utilisez vos compétences et votre expertise pour aider à réparer un terrible fléau dans l’Église en travaillant pour aider les diverses églises particulières» dans le monde, a-t-il déclaré.

 

Il a cité en particulier les inégalités en Afrique, en Asie et en Amérique du Sud, où les victimes ne bénéficient pas de la même aide que dans les pays de l’hémisphère nord et où les programmes de formation du clergé sont insuffisants. «Il n’est pas normal que les régions les plus prospères du monde disposent de programmes de prévention bien structurés et bien financés, où les victimes et leurs familles sont respectées alors que dans d’autres parties du monde, les victimes souffrent en silence, peut-être rejetées ou stigmatisées lorsqu’elles tentent de se manifester pour raconter les agressions qu’elles ont subies», a-t-il souligné.

 

Un autre sujet était les mesures déjà prises depuis la création de la Commission de protection de l'enfance il y a dix ans. Cela inclut également le décret du pape "Vos estis lux mundi" ("Vous êtes la lumière du monde"), qui a été récemment confirmé et renforcé. Les directives correspondantes régissent la marche à suivre en cas de suspicion d'abus et qui est responsable de quoi et quand. La commission papale doit surveiller le respect des nouvelles directives plus strictes du Vatican sur la protection de l'enfance et conseiller les conférences épiscopales nationales sur leur mise en œuvre. Des structures appropriées de protection contre les abus doivent être créées, en particulier dans les pays du Sud. Il s'agit d'un élargissement de l'étendue des tâches qui accompagne la restructuration de l'organisme 2022. Auparavant, la commission était principalement chargée de s'occuper des personnes touchées par les abus, d'élaborer des lignes directrices pour la prévention et de former le personnel de l'Église (https://www.domradio.de/artikel/papst-trifft-kinderschutzkommission-nach-zollner-ruecktritt).

 

Le pape François avait augmenté le nombre de membres de la commission fondée en 2014 pour un éventail plus large de tâches. À cette fin, il demande un rapport annuel sur la mise en œuvre et les progrès des efforts de l'Église dans la lutte contre les abus sexuels. Il a également fait référence à ce rapport dans son discours. Selon ses propres déclarations, la Commission de protection de l'enfance est actuellement encore en train de délibérer sur la méthodologie et le contenu du rapport lors de son assemblée générale à Rome. Le secrétaire du comité, Andrew Small, s'attend à une publication en 2024. Lors de la réunion actuelle de la commission, qui durera jusqu'à samedi, il y aura également une discussion sur les méthodes de travail, les rôles et les responsabilités (https://www.domradio.de/artikel/papst-trifft-kinderschutzkommission-nach-zollner-ruecktritt).

 

La Commission pontificale a été frappée par une série de problèmes depuis sa création, deux victimes ayant démissionné de l’organisation en 2017, tandis qu’en mars, son membre le plus influent, Hans Zöllner, a également renoncé à ses fonctions. Hans Zöllner, le dernier membre fondateur encore ne place, a accusé la commission de problèmes structurels et de manque de transparence. Le pape François a tenté de renforcer la commission en l’intégrant au département du Vatican chargé de traiter les cas d’agressions sexuelles commis par le clergé. La Commission a aussi conclu un nouvel accord en avril avec le dicastère (ministère) du Vatican chargé de l’évangélisation. Le chef du dicastère pour l’évangélisation, le cardinal Luis Antonio Tagle, a admis à l’époque que la communication des lois et des lignes directrices imposées par le Vatican aux églises d’autres régions constituait un défi.

 

Dans ses salutations au pape, le cardinal O'Malley a déclaré que l'Église doit travailler plus dur pour qu'"une culture de soins puisse se développer et devenir la norme dans toute notre Église". "Nous sommes un signe que le ministère de la sauvegarde nous appartient à tous car il fait partie du ministère de l'Église, en fait de l'évangélisation elle-même", a-t-il dit, et a cité plusieurs mesures récentes que la commission a prises pour renforcer les projets de sauvegarde à travers le monde, notamment dans les pays du Sud. O'Malley a déclaré que de nombreuses mesures ont déjà été prises, mais que "nous ne faisons que commencer !" "Vous restez un exemple à utiliser, d'atteindre les périphéries, d'être comme un hôpital de campagne pour les victimes d'abus sexuels et, peut-être, de ne rien laisser au hasard pour que ces petits soient en sécurité dans notre Église", a-t-il déclaré, et ont promis leur engagement au service de "ceux qui ont besoin de connaître la présence de l'Église et de son leadership d'une manière très réelle" (https://cruxnow.com/vatican/2023/05/pope-tells-safeguarding-body-not-to-be-discouraged-amid-setbacks).

 

Merci !

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Église, #Actualités

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