Le pape, à l'occasion de la Journée mondiale des pauvres : « La pauvreté est un scandale. Quand le Seigneur reviendra, il nous demandera compte.»
Publié le 19 Novembre 2023
«La pauvreté est un scandale. Quand le Seigneur reviendra, il nous demandera des comptes», a crié le pape François à l'occasion de la Journée mondiale des pauvres, devenue l'une des caractéristiques de son pontificat comme le montre José Manuel Vidal dans religiondigital.org ce dimanche 19 novembre 2023. Il y a un avant et un après pour les pauvres dans l'Église après le pontificat de Bergoglio. Et, sur leurs traces, l'Église entière apprend concrètement que les pauvres sont «les vicaires du Christ» et qu'il nous sera demandé de rendre compte de nos talents : «Faisons circuler la charité, partageons notre pain, multiplions l'amour.» Parce que «remplis de dons, nous sommes appelés à devenir un don». Cadeau pour «les pauvres devenus invisibles, dont le cri de douleur est étouffé par l’indifférence générale d’une société très occupée et distraite».
katholisch.de (https://www.katholisch.de/artikel/48820-fleischbaellchen-mit-dem-papst-franziskus-begeht-welttag-der-armen) nous apprend qu’environ 5000 personnes ont participé à la cérémonie, dont de nombreuses personnes dans le besoin. Environ 1200 d'entre eux ont ensuite déjeuné avec le Pape dans la salle des audiences du Vatican. Le "Pranzo" dans la salle des audiences du Vatican a lieu chaque année à l'occasion de la Journée catholique mondiale des pauvres. Cette année, les plats ont été servis par la chaîne hôtelière Hilton. Le menu comprenait des cannellonis farcis à la ricotta et aux épinards, des boulettes de viande à la crème de tomates et basilic avec une purée de chou-fleur et, en dessert, du tiramisu et des petits fours des meilleurs pâtissiers italiens.
Le pape François a instauré la Journée catholique mondiale des pauvres à la fin de l'Année sainte de la Miséricorde 2016. Elle a été célébrée pour la première fois dans le monde entier en 2017. La devise de cette année est : «Ne détournez votre visage d’aucun pauvre». Selon le pape, cette journée doit être avant tout l'occasion d'actions et de rencontres concrètes. Les communautés ecclésiales et les associations doivent inviter les pauvres et les écouter. Chaque année, à l'occasion de la Journée mondiale, le Vatican organise des campagnes et des offres d'aide supplémentaires, comme des soins médicaux gratuits pour ceux qui en ont besoin.
José Manuel Vidal nous montre aussi dans religiondigital.org (https://www.religiondigital.org/vaticano/Papa-fabricantes-armas-Ucrania-Palestina-Israel_0_2616638317.html) que depuis la chaise de sa fenêtre, le pape François explique au peuple la parabole des talents, qui, selon lui, représente deux manières différentes de s'approcher de Dieu : la peur ou la confiance. Et bien sûr, l’attitude qui compte est la seconde : «La confiance libère, la peur paralyse. La peur bloque, la confiance libère les capacités. Et cela réjouit le cœur du Père, qui se réjouit de voir ses enfants qui ne le craignent pas, mais qui l'aiment». Dans ses salutations après l'Angélus, le pape a rappelé tous les peuples souffrant de la guerre, du Myanmar (où fin octobre, plusieurs groupes armés ont lancé une opération terrestre sur plusieurs fronts dans l’État Shan, au nord du pays, contre la junte militaire au pouvoir depuis le coup d’État de 2021) à l'Ukraine, en passant par la Palestine et Israël. Et il s'écria encore : «La paix est possible. Il faut de la bonne volonté. La paix est possible. Ne nous résignons pas à la guerre. Et n’oublions pas que la guerre est toujours, toujours, toujours une défaite. Seuls les fabricants d’armes gagnent.»
Merci !
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