Loi sur la fin de vie : «un enjeu immense pour notre pays», prévient le président des évêques de France
Publié le 16 Janvier 2024
LeParisien.fr avec l’AFP nous montre dans son article du lundi 15 janvier 2024 nous montre que le président de la Conférence des évêques de France (CEF) Éric de Moulins-Beaufort abordant lors de ses vœux «le défi de la discussion du projet de loi sur la fin de vie», a souligné lundi «l’enjeu immense» qu’abordera la loi attendue sur la fin de vie, et «Nous sommes convaincus que notre pays pourrait faire émerger une manière plus humaine, plus fraternelle, que plusieurs de ses voisins, d’accompagner les personnes en fin de vie ou atteintes de maladies incurables, et aider chacune et chacun à garder le goût de vivre plutôt que se laisser attirer pour un certain goût pour la mort», a-t-il ajouté, alors que le pape François vient de fustiger une «culture du rejet» imprégnant «certains choix politiques».
C’est sans doute un appel vain puisque des députés issus de différents groupes politiques de l'Assemblée nationale ont signé un texte intitulé "Légiférons sur la fin de vie" dans l'édition de La Tribune Dimanche publiée le 14 janvier. Dans cette lettre ouverte adressée au Premier ministre, ils demandent que le projet de loi, qui doit être présenté en Conseil des ministres en février, soit transmis dans la foulée au Parlement, afin qu'il puisse être voté "d'ici à fin 2024" (https://www.lcp.fr/actualites/fin-de-vie-des-deputes-demandent-le-vote-d-un-texte-d-ici-fin-2024-251799).
Abordant les violences faites aux femmes et aux enfants, Mgr de Moulins-Beaufort a plaidé pour «l’inscription dans la Constitution d’un engagement de la République à (les) protéger» et «à promouvoir leurs droits fondamentaux», selon lui «plus adéquate et prometteuse que celle d’un droit d’accès à l’avortement» comme l’a promis Emmanuel Macron. Il a aussi plaidé pour «approfondir encore et toujours les liens d’amitié entre juifs, chrétiens, musulmans», et exhorté à «guérir l’âme de notre pays de tout antisémitisme». Après le vote d’une loi durcie sur l’immigration, il a appelé au nom des responsables des cultes à ce que «les personnes migrantes (…) ne soient pas traitées comme des délinquants ou des criminels».
Un peu facile d’y mêler l’avortement, puisque déposé en décembre après des mois d’atermoiements gouvernementaux et une forte pression des féministes, ce texte visant à inscrire «la liberté» de recourir à une IVG dans la Constitution qui sera examiné en commission mercredi 17 janvier entend faire la synthèse entre les positions de l’Assemblée nationale et du Sénat, car dans la foulée du renversement de l’arrêt Roe v. Wade en juin 2022, qui sécurisait le droit à l’avortement aux États-Unis, six propositions de loi constitutionnelles avaient été déposées pour graver ce droit fondamental dans le marbre constitutionnel, car cette alerte venue d’outre-Atlantique a permis de poser les jalons d’une évolution législative majeure (https://www.liberation.fr/societe/droits-des-femmes/ivg-dans-la-constitution-le-projet-de-loi-examine-par-la-commission-des-lois-20240116_CG5HWANAWRHITA62GEUGYNZOIE/).
Merci !
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