Les bienfaits spirituels de la littérature selon le pape François
Publié le 5 Août 2024
Aurélien Vurli dans la-croix.com nous montre ce lundi que dans une lettre adressée aux candidats au sacerdoce, et plus largement à tous les chrétiens, publiée dimanche 4 août, le pape François souligne l’importance de la littérature, et entend «réveiller l'amour de la lecture» et surtout «proposer un changement radical de rythme», parce que la littérature peut «éduquer le cœur et l'esprit du pasteur» à «l'exercice libre et humble de la rationalité» et à la «reconnaissance fructueuse du pluralisme des langues humaines», elle peut élargir la sensibilité humaine et conduire à «une grande ouverture spirituelle» (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2024-08/pape-litterature-coeur-esprit.html).
En outre, la tâche des croyants, et des prêtres en particulier, est de «toucher le cœur de l'homme contemporain pour qu'il s'émeuve et s'ouvre à l'annonce du Seigneur Jésus», et dans tout cela, «la contribution que la littérature et la poésie peuvent offrir est d'une valeur inestimable», car la littérature a à voir «avec ce que chacun de nous désire de la vie» et «entre en relation intime avec notre existence concrète, avec ses tensions essentielles, ses désirs et ses significations» (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2024-08/pape-litterature-coeur-esprit.html).
S’appuyant sur la parole de Dieu, des théologiens et des auteurs classiques comme Proust, Borges, T.S. Eliot, ou C. S. Lewis, il affirme que la lecture fait «partie du chemin vers la maturité personnelle» et loue l’ouverture sur soi, sur les autres et Dieu que permet la lecture. Pour ce dernier les livres ouvrent de nouveaux espaces intérieurs, enrichissent, aident à affronter la vie et à comprendre les autres (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2024-08/pape-litterature-coeur-esprit.html).
Le pape François a également encouragé à la lecture en notant qu’un bon livre peut tenir éloigné «d’autres choix moins sains» et ouvrir les esprits «piégés par quelques pensées obsessionnelles». Il juge également que la lecture nécessite plus d’engagement que regarder un film ou la télévision. Le souverain pontife qui, à 28 ans, a enseigné la littérature dans un lycée jésuite et s’est heurté à la résistance des étudiants quant à certains choix de lecture, estime que même les textes difficiles ou ennuyeux ont de la valeur. Il explique comment il a convaincu ses étudiants, rétifs à lire “Le Cid” et qui préféraient les ouvrages contemporains, de s’ouvrir à une littérature et une poésie plus exigeantes (https://www.sudouest.fr/societe/religion/proust-borges-les-tragedies-l-ardent-plaidoyer-du-pape-pour-la-lecture-20873539.php).
Merci !
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