Pérou : le Vatican expulse le fondateur de Sodalicio Luis Figari

Publié le 16 Août 2024

Salvatore Cernuzio dans vaticannews.va nous montre ce vendredi 16 août 2024 que déjà éloigné du mouvement il y a plusieurs années pour des accusations d'abus psychologiques et sexuels, y compris sur des mineurs, et pour des irrégularités financières, Luis Fernando Figari était interdit de retour dans son pays. Son expulsion de Sodalicio qu’il a fondé dans les années 1970 met un point final à l’affaire.

 

La mesure du dicastère pour la Vie consacrée a été rendue publique par la Conférence épiscopale péruvienne qui, conformément au canon 746 du code de droit canonique, établit l'expulsion de Figari du mouvement largement répandu en Amérique latine à travers ces communautés, appelées «sodálites», composées de laïcs et de prêtres consacrés qui vivent ensemble après avoir prononcé des vœux perpétuels de célibat et d'obéissance. Pendant des années, Sodalicio a été l'une des communautés les plus actives en matière d'évangélisation en Amérique du Sud. Jesús Bastante dans religiondigital.org nous montre (https://www.religiondigital.org/vaticano/expulsado-Sodalicio-figari-peru-abusos-scicluna-bertomeu-justicia-vaticano_0_2697330257.html) qu’avec cette déclaration, les évêques péruviens confirment une nouvelle attendue depuis des années et qui représente un avant et un après dans l'enquête menée par Jordi Bertomeu et Charles Scicluna, et une approbation des travaux journalistiques de Paola Ugaz et Pedro Salinas.

 

Comme le signale José manuel Vidal dans religiondigital.org (https://www.religiondigital.org/rumores_de_angeles/Papa-cobran-pieza-mayor-Iglesia-Bertomeu-Scicluna-Figari-Sodalicio_7_2697700209.html), en fin de compte, il est démontré, une fois de plus, que le soi-disant «printemps» de Jean-Paul II, avec son énorme prolifération d'associations et de mouvements religieux, était pourri à la racine, depuis ses bases de référence, depuis ses fondements mêmes et charisme. Une dizaine de fondateurs font l’objet d’enquêtes pour abus de pouvoir ou de conscience, corruption financière, problèmes émotionnels et abus sexuels en tout genre. Certains déjà punis, comme le Slovène Rupnik, le Chilien Karadima, le Mexicain Maciel (que Wojtyla a protégé et que Ratzinger a ordonné de mettre dans un monastère, mais sans l'obliger à cesser d'être prêtre), le Français Abbé Pierre et, maintenant, le Péruvien Figari. Certains ont été dénoncés par leurs propres organisations, mais la plupart étaient le résultat des enquêtes des deux agents spéciaux papaux, Jordi Bertomeu et Charles Scicluna.

 

Tout indique que le Sodalitium est marqué dès l'instant zéro par un non-charisme fondateur et que, dès lors, il est condamné à disparaître, puisque ses membres jurent d'accomplir les vœux de pauvreté, de chasteté et d'obéissance, mais ils ne sont pas pauvres, certains ne sont pas chastes et n'obéissent qu'aux commandes d'argent, qu'ils accumulent grâce aux mauvais arts et aux crimes, comme la pédophilie.

 

Merci !

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Église

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