Schönborn : C'est pourquoi je n'ai pas protesté contre l'ouverture des Jeux olympiques

Publié le 12 Août 2024

katholisch.de nous montre ce lundi 1é août 2024 que selon le cardinal Christoph Schönborn, archevêque de Vienne, les Jeux Olympiques de Paris ont montré : «Le sport relie les gens du monde entier. Un comportement juste, le respect mutuel, des règles de concurrence strictes : tout cela contribue à promouvoir l'humanité», écrit Schönborn dans le «Kronen Zeitung» (dimanche).

 

Lors d'un tel événement "avec la grandiose cérémonie d'ouverture et de clôture" dimanche, il est inévitable qu'"un ou deux incidents surviennent". Un petit problème, selon Schönborn, est qu'un surfeur brésilien s'est vu interdire d'utiliser des planches de surf avec les emblèmes de Jésus parce qu'elles seraient en contradiction avec les règles olympiques.

 

Dans son interprétation de l'Évangile du dimanche, le cardinal a considéré la prétendue satire de la "Cène" de Léonard de Vinci lors de la cérémonie d'ouverture, très critiquée par l'Église, comme "un problème majeur". En ce qui concerne Jésus, il s'est toutefois abstenu de protester bruyamment "contre cette farce triste et irrespectueuse", "même si cela m'a blessé ainsi que de nombreux croyants".

 

Schönborn a déclaré qu'on lui avait demandé pourquoi il ne s'était pas exprimé de manière critique. Pour cela, il a utilise le passage de l'Évangile de Jean (Jean 6, 41-51) concerne le scepticisme des croyants juifs quant à la déclaration de Jésus selon laquelle il était le pain descendu du ciel qui donnait la vie éternelle. Jésus s'attendait à la critique, au rejet et à l'hostilité. "Ne murmurez pas ! Personne ne peut venir à moi si le Père qui m'a envoyé ne l'attire", sont les paroles de Jésus dans Jean. Cette réponse le rend très réfléchi et le fait hésiter à protester bruyamment, dit Schönborn.

 

En réalité, ce n’est pas la Cène qui est représenté mais Le "Festin des Dieux" peint vers 1630 par le Néerlandais Jan van Bijlert qui repose au Musée Magnin à Dijon, depuis 1938. C'est lui qui aurait inspiré Thomas Jolly pour le tableau avec Philippe Katerine lors de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques. On voit dans ce tableau, un festin qui réunit des dieux dans l'Olympe. Au premier plan, un satyre dansant et une figure de Bacchus que l'on peut appeler aussi Dionysos s'apprêtant à porter à sa bouche une grappe de raisin. Depuis, il est devenu l'œuvre phare du musée, des visiteurs venant spécialement pour voir ce tableau, et certains se prenant en selfie devant l’œuvre.

 

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Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

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