"Nous devons désarmer la Terre" Le pape François appelle à la fin des conflits dans le monde, dans une lettre écrite de sa chambre d’hôpital

Publié le 18 Mars 2025

"Nous devons désarmer les mots, pour désarmer les esprits et désarmer la Terre", écrit le pape François de sa chambre d’hôpital à Rome où il est soigné depuis plus de quatre semaines pour une double pneumonie. Un document daté du 14 mars et publiée ce mardi 18 mars 2025 par le journal de référence en Italie, Il Corriere della Sera comme nous le montre PS avec l’AFP dans ladepeche.fr.

 

Le souverain pontife y appelle à la fin des conflits armés sur la planète. "Nous avons un grand besoin de réflexion, de sérénité, de sens de la complexité […] La guerre apparaît plus absurde encore […] dans les moments de maladie", poursuit le jésuite argentin de 88 ans. "La fragilité humaine a le pouvoir de nous rendre plus lucides face à ce qui dure et ce qui passe, à ce qui fait vivre et ce qui fait mourir", dit-il encore, déplorant que les armes ne fassent que "dévaster les communautés et l’environnement, sans offrir de solution aux conflits". Le pape en appelle aux journalistes, "à tous ceux qui consacrent leur travail et leur intelligence à informer" : "saisissez toute l’importance des mots". "Ce ne sont jamais seulement des mots : ce sont des faits structurant les environnements humains. Ils peuvent rassembler ou diviser, servir la vérité ou abuser d’elle", martèle-t-il. De leur côté les religions, conclut le pape, "peuvent s’appuyer sur la spiritualité des peuples pour raviver le désir de fraternité et de justice, l’espoir de paix". Après une longue phase critique et de multiples crises respiratoires, l’état de santé du pape François est désormais stable et en voie d’amélioration, même s’il reste hospitalisé pour une durée que le Vatican n’a pas précisée. Et katholisch.de (https://www.katholisch.de/artikel/60224-kardinal-parolin-mit-papst-franziskus-nicht-ueber-ruecktritt-gesprochen) nous montre que la veille le cardinal secrétaire d'État Pietro Parolin affirme qu'il n'a pas parlé au pape malade de sa démission. «Non, pas du tout (en italien : No, assolutamente no)», a-t-il répondu lundi soir à la question d'un journaliste : «Avez-vous discuté d'une éventuelle démission ?» Le numéro deux du Vatican s'est exprimé en marge d'un événement interreligieux à l'occasion du mois de jeûne islamique du Ramadan à Rome.

 

Le numéro deux du Saint-Siège, le cardinal Pietro Parolin, avait été également interrogé comme le montre la-croix.com (https://www.la-croix.com/religion/toujours-hospitalise-le-pape-francois-lance-un-appel-au-desarmement-20250318) sur le plan «réarmer l’Europe» présenté début mars par la Commission européenne, et qui vise à mobiliser 800 milliards d’euros sur quatre ans, dont 150 milliards de prêts mis à disposition des pays membres de l’UE. «La politique du Saint-Siège, depuis la Première Guerre mondiale, a toujours été d’insister au niveau international pour qu’il y ait un désarmement général et contrôlé, donc nous ne pouvons pas être satisfaits de la direction que nous prenons», a déclaré le secrétaire d’État du Saint-Siège, qui a encore interrogé, face aux journalistes présents en marge d’un événement romain sur le Ramadan organisé par l’ambassade du Maroc près le Saint-Siège : «Ceux qui réarment, tôt ou tard, doivent utiliser les armes, n’est-ce pas ?». Vendredi 14 mars, le cardinal Pietro Parolin s’est ainsi entretenu au téléphone avec le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, au sujet du cessez-le-feu proposé par les États-Unis, auquel l’Ukraine a adhéré. «Le Saint-Siège, tout en renouvelant sa prière pour la paix en Ukraine, espère que les parties concernées saisiront l’occasion d’un dialogue sincère, non soumis à des conditions préalables de quelque nature que ce soit et visant à parvenir à une paix juste et durable», avait communiqué le Vatican, disant également encourager «à ce que tous les efforts soient faits pour libérer les prisonniers». Vendredi 14 mars, le cardinal Pietro Parolin s’est ainsi entretenu au téléphone avec le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, au sujet du cessez-le-feu proposé par les États-Unis, auquel l’Ukraine a adhéré. «Le Saint-Siège, tout en renouvelant sa prière pour la paix en Ukraine, espère que les parties concernées saisiront l’occasion d’un dialogue sincère, non soumis à des conditions préalables de quelque nature que ce soit et visant à parvenir à une paix juste et durable», avait communiqué le Vatican, disant également encourager «à ce que tous les efforts soient faits pour libérer les prisonniers».

 

Et katholisch.de (https://katholisch.de/artikel/60208-erste-bischoefliche-vikarin-mut-zu-neuem-ist-notwendig) nous montre que le processus synodal se poursuit comme on peut le voir avec le diocèse de Gurk-Klagenfurt qui a nommé Barbara Velik-Frank comme vicaire épiscopale, la première femme en Autriche. Depuis le 1er mars, la théologienne de 57 ans est responsable du développement de l'Église et de la synodalité. Dans une interview accordée au «Kleine Zeitung» (dimanche), Velik-Frank a décrit sa nomination comme un «signe symbolique fort» qui était également une reconnaissance du travail antérieur de l'équipe de développement de l'Église. Elle se sent encouragée par le pape François et veut relever de grands défis, car avec le chemin synodal initié par le pape François, de nouvelles normes de coopération au sein de l'Église ont été établie, elle a aussi évoqué des modèles alternatifs de direction paroissiale, l’introduction de nouveaux bureaux et services pour les laïcs et la promotion d’initiatives fondées sur la foi. Cela comprenait également des lignes directrices pour une utilisation responsable de la création.

 

Enfin, José Lorenzo dans religiondigital.org (https://www.religiondigital.org/teologia_para_una_iglesia_en_salida/Hunermann-diaconado-femenino-voluntad-Dios_0_2762123762.html) nous montre que Peter Hünermann, l’un des théologiens allemands les plus importants de la seconde moitié du siècle dernier, est très clair à ce sujet. Il n’y a aucun obstacle à l’accès des femmes au diaconat. Mais pas seulement cela : ni au sacerdoce. Professeur de dogmatique pendant des décennies à Munster et à Tübingen, il conserve à 96 ans sa lucidité et les arguments qui le conduisent à cette position, comme le démontre l'interview qu’il a accordée au portail Katholisch (https://www.katholisch.de/artikel/60070-dogmatiker-huenermann-frauen-sollen-endlich-in-den-klerus).

 

Merci !

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

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