Becquart : Le nouveau document vise à promouvoir les échanges entre les églises locales

Publié le 8 Juillet 2025

katholisch.de nous montre ce mardi que le document du Vatican sur la phase de mise en œuvre du Synode vise à promouvoir le dialogue entre les Églises locales et le Secrétariat du Synode et à soutenir l'échange d'expériences synodales entre les Églises. La théologienne française et secrétaire du Synode, Nathalie Becquart, l'a déclaré dans une interview accordée lundi à Vatican News.

 

Chaque Église locale suit son propre chemin, mais ne peut être isolée. C'est pourquoi le document souligne l'importance cruciale de la coopération entre les différentes Églises locales. «Le Synode appelle à mettre davantage l'accent sur l'Église locale, tout en soulignant l'importance d'un dialogue accru entre elles», a déclaré Mme Becquart, nommée sous-secrétaire au Secrétariat général du Synode mondial par le pape François en 2021. Grâce à cette nomination, elle est devenue la première femme à obtenir le droit de vote complet au Synode mondial de par sa fonction.

 

Selon le document publié lundi, la phase de mise en œuvre sera divisée en cinq étapes. Dans un premier temps, les résultats seront mis en œuvre dans les diocèses, ainsi qu'aux niveaux national et international, d'ici décembre 2026. Suivront des assemblées au niveau diocésain au premier semestre 2027, et au niveau des conférences épiscopales et des conseils épiscopaux transnationaux au second semestre. La quatrième phase consistera en une évaluation lors des assemblées ecclésiastiques continentales au printemps 2028. La phase finale sera une «assemblée ecclésiastique générale» au Vatican en octobre 2028.

 

Dans ce contexte, Becquart a souligné que le pape Léon XIV non seulement parle de synodalité, mais l'a déjà adoptée avant même qu'elle ne soit formalisée. De plus, a-t-elle poursuivi, il exerce déjà sa fonction de pape selon un style synodal. Elle a également souligné qu'il cultive un style de leadership similaire à celui du pape François : «Il écoute avec une profonde spiritualité, car la synodalité naît en nous. C'est avant tout une attitude spirituelle, mais elle doit aussi se traduire par des structures et des actions concrètes», a déclaré la religieuse et théologienne, nommée parmi les 50 femmes les plus influentes du monde par le magazine Forbes en 2014.

 

Merci !

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Réforme de l'Église

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article