Publié le 9 Mai 2022

religiondigital.org nous montre ce lundi 9 mai 2022 que l'Église ne rejette pas les homosexuels, mais les "gens de l'Église" oui, dit le pape François en réponse à une lettre envoyée par le prêtre jésuite américain James Martin sur les questions les plus courantes posées par les catholiques LGBTQ et leurs familles.

 

 "Dieu est un père et ne renie aucun de ses enfants", écrit le pontife dans sa brève réponse, publiée aujourd'hui dans le média "Outreach", accompagnée des questions du père Martin : Que diriez-vous est la chose la plus importante que les personnes LGBT ? Que voudriez-vous que les personnes LGBT sachent à propos de Dieu ? Et que dites-vous à un catholique LGBT qui a été rejeté par l'église ? Le résultat est une "mini-interview", comme l'a défini le prêtre, militant pour les droits des catholiques LGBTQ, rédacteur en chef du magazine jésuite America et nommé par le pape François comme consultant au secrétariat des communications du Vatican en 2017. "En ce qui concerne vos questions, je peux penser à une réponse très simple ", écrit le pape dans une lettre manuscrite en espagnol qui apparaît publiée dans les médias américains avec le texte anglais.

 

À la première question, le pape répond que «Dieu est un Père et ne renie aucun de ses enfants. Et le 'style' de Dieu est 'la proximité, la miséricorde et la tendresse'. Sur ce chemin, vous trouverez Dieu», tout en considérant ce qu'il aimerait que la communauté LGTBQ connaisse l'Église et déclare qu'«ils lisent le livre des Actes des Apôtres. Il y a l'image de l'Église vivante». Le pape François est clair sur ce qu'il dirait à un catholique de cette communauté qui a subi le rejet de l'Église. "Cela lui ferait voir que ce n'est pas 'le rejet de l'Église' mais des 'gens de l'Église' à la fête : 'justes, pécheurs, riches et pauvres, etc.', l'Église des "sang-purs", n'est pas la Sainte-Mère Église, mais une secte", affirme-t-il.

 

Le pape a condamné à de nombreuses reprises le rejet des personnes homosexuelles et en janvier dernier, lors d'une audience générale, il a demandé aux parents d'accompagner un enfant qui a une orientation sexuelle différente et de ne pas se cacher derrière des comportements de condamnation. Tout au long de sa papauté de près de dix ans, le pape François a tenté à plusieurs reprises d'étendre un accueil plus chaleureux aux personnes LGBT, mais l'année dernière, il a approuvé un décret interdisant aux prêtres de bénir les couples homosexuels, qui déclarait que Dieu "ne peut pas bénir le péché" (https://www.ncronline.org/news/vatican/pope-francis-gay-catholics-god-does-not-disown-any-his-children), même s’il n’a jamais été appliqué.

 

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Publié le 8 Mai 2022

José Manuel Vidal nous montre sur religiondigital.org ce dimanche 8 mai 1945 que comme à l'accoutumée dans son enseignement, le pape François centre sa catéchèse du Regina Coeli sur trois verbes : «Écouter, savoir, suivre». Après avoir constaté que «submergé par les mots et par la hâte» il est très difficile de s'écouter, il assure que le Christ «tout en 'nous lisant à l'intérieur', nous aime», nous écoute et nous connaît. De telle sorte qu'"il sait pleurer avec ceux qui pleurent, il tend la main à son prochain, il le porte sur ses épaules" et, par conséquent, on ne peut continuer à le considérer comme "un Dieu lointain et distant, indifférent à mes affaires, mais comme mon bon berger, qui me connaît et m'aime". Dans les salutations après le Regina Coeli, le pape a prié pour les victimes de l'explosion de l'hôtel de La Havane et, surtout, pour celles de la guerre en Ukraine. Le pape "à la Sainte Vierge, je présente en particulier les souffrances et les larmes du peuple ukrainien" et a exhorté les responsables à ne pas perdre les sentiments du peuple qui veut la paix et sait bien que les armes ne l'apportent jamais.

 

katholisch.de (https://www.katholisch.de/artikel/34199-kardinal-koch-verhalten-von-kyrill-i-erschuetternd) nous monte que le cardinal de la curie Kurt Koch a critiqué le comportement du patriarche orthodoxe russe Kirill Ier en Ukraine. Si une guerre aussi terrible est même religieusement légitimée, "un tel comportement doit ébranler tous les cœurs œcuméniques", a déclaré Koch au portail suisse "kath.ch" (week-end). Dans ce contexte, les relations entre le Vatican et l'Église orthodoxe russe avaient «pris un tout autre caractère», selon le cardinal responsable des questions œcuméniques. Kirill est considéré comme un proche allié du président russe Vladimir Poutine. Ces dernières semaines, l'ecclésiastique a justifié l'invasion de l'Ukraine, entre autres, comme une "bataille métaphysique" entre le bien et le mal de l'Occident. Le patriarche a également défendu le point de vue de Moscou dans une liaison vidéo avec le pape François à la mi-mars. Francis lui a demandé plus tard dans une interview de ne pas se faire "l'acolyte de Poutine". Koch a décrit l'annulation par le pape d'une réunion prévue des deux dirigeants d'église à la mi-juin comme logique. Il s'est réjoui que la rencontre n'ait pas eu lieu car "elle aurait probablement été mal comprise pour la plupart". Néanmoins, le dialogue doit être poursuivi. A cette fin, Le pape François a voulu "laisser toutes les portes ouvertes" afin de contribuer à une solution pacifique.

 

Pendant ce temps, Kirill Ier a rejeté les critiques sur sa position sur la guerre d'agression de la Russie contre l'Ukraine. "Mes propos ne sont pas un discours militariste du patriarche, comme veulent l'appeler nos opposants. Tout cela n'a aucun sens", a-t-il déclaré dimanche. Le chef de l'Église a souligné que ses proches étaient morts pendant la Seconde Guerre mondiale, par exemple lors du blocus allemand de la Wehrmacht sur Leningrad. Kirill Ier a également affirmé que la Russie n'avait jamais mené de guerre d'agression et ne voulait nuire, occuper ou piller aucun pays. Il a rappelé aux soldats présents au service que la liberté et l'indépendance de la Russie dépendaient de la manière dont ils défendaient leur patrie. Ils devraient être disposés à donner leur «âme» pour leurs amis, comme Dieu l'a commandé. Dans son sixième paquet de sanctions, la Commission européenne propose également une interdiction d'entrée pour Kirill Ier et le gel de ses avoirs. Pour que cela entre en vigueur, tous les pays membres devraient être d'accord. Cependant, le Premier ministre hongrois Viktor Orban rejette les sanctions contre le patriarche orthodoxe russe. Il s'en est justifié dans une interview accordée à Liberté religieuse vendredi.

 

Au 73e jour de l'invasion russe en Ukraine, les pays du G7 se sont mis d'accord lors d'une réunion par visioconférence pour arrêter «progressivement» leurs achats de pétrole russe. Pour les derniers combattants retranchés à Marioupol, «capituler n'est pas une option», tandis que le président ukrainien Volodymyr Zelensky a prononcé un discours à l'occasion du jour de la Victoire, où l'Europe commémore la reddition officielle de l'Allemagne lors de la Seconde Guerre mondiale dans lequel il fait un parallèle entre l'invasion russe et la guerre contre les nazis, alors que le président russe aussi a présenté ses vœux à l'occasion de ce 8 mai. Assurant que «comme en 1945, la victoire sera à nous», comme son homologue ukrainien, il a multiplié les comparaisons entre la Seconde Guerre mondiale et le conflit en Ukraine (https://www.rfi.fr/fr/europe/20220508-en-direct-guerre-en-ukraine-les-derniers-civils-ont-pu-sortir-d-azovstal-mais-le-si%C3%A8ge-n-est-pas-termin%C3%A9).

 

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Publié le 7 Mai 2022

Olivier Bonnel, à la Cité du Vatican, nous montre dans vaticannews.va qu’en recevant le samedi 7 mai 2022 les membres de l'institut pontifical Saint Anselme de Rome, le pape François a invité à ne pas s'enfermer dans les querelles à propos de la liturgie, car «Trois dimensions se dégagent clairement de la volonté du Concile de renouveler la vie liturgique, a t-il relevé, la première est la participation active et fructueuse à la liturgie ; la deuxième est la communion ecclésiale animée par la célébration de l'Eucharistie et des sacrements de l'Église; la troisième est l'élan donné à la mission évangélisatrice par la vie liturgique qui implique tous les baptisés». Pour le pape, «La liturgie n'est pas une possession, non, ce n'est pas une profession : la liturgie s'apprend, la liturgie se célèbre». Le pape a donc invité l'Institut Saint-Anselme à «respirer» cet héritage.

 

La participation à la liturgie doit se traduire «par un plus grand sens de l'Église, qui nous fait vivre évangéliquement en tout temps et en toute circonstance» a poursuivi le pape François qui a aussitôt mis en garde contre «la tentation du formalisme liturgique». Le pape a ainsi déploré la volonté de certains de «rechercher les formes, les formalités plutôt que la réalité, comme nous le voyons aujourd'hui dans ces mouvements qui tentent de revenir en arrière et de nier le Concile Vatican II». L'évêque de Rome a ainsi regretté que dans certaines liturgies antéconciliaires soient «quelque chose sans vie, sans joie».

 

Le pape François a ensuite salué le dévouement de l'Institut Saint-Anselme dans sa capacité à faire grandir ses élèves «dans la communion ecclésiale». Le troisième aspect de la vie liturgique est l'envoi en mission. «Ce que nous vivons et célébrons nous amène à aller à la rencontre des autres, à la rencontre du monde qui nous entoure, à la rencontre des joies et des besoins de tant de personnes qui vivent peut-être sans connaître le don de Dieu» a poursuivi le pape, soulignant combien l'Eucharistie poussait toujours à la charité.

 

Le pape François a tenu à insister sur le fait que «la vie liturgique, et son étude, doivent conduire à une plus grande unité ecclésiale», et a tenu à préciser que «Quand la vie liturgique est un peu l'étendard de la division, il y a l'odeur du diable là-dedans», car «Il n'est pas possible d'adorer Dieu et en même temps de faire de la liturgie un champ de bataille pour des questions qui ne sont pas essentielles, voire dépassées, et de prendre parti, à partir de la liturgie, pour des idéologies qui divisent l'Église».

 

Enfin, le pape François a souhaité rappeler les fruits du Concile Vatican II, un Concile, a t-il précisé, qui «a voulu préparer abondamment la table de la Parole de Dieu et de l'Eucharistie, pour rendre possible la présence de Dieu au milieu de son Peuple». Ainsi, par la prière liturgique, l'Église prolonge l'œuvre du Christ au milieu des hommes et des femmes de tous les temps. «Il faut étudier la liturgie tout en restant fidèle à ce mystère de l'Église» a exhorté le pape. «Les défis de notre monde et du moment présent sont très forts. L'Église a besoin, aujourd'hui comme toujours, de vivre de la liturgie» a t-il conclu, expliquant que «nous devons poursuivre cette tâche d'être formés par la liturgie».

 

Est-ce la réponse du pape à ces mères de prêtres tradis qui lui ont remis des milliers de lettres lui demandant de revenir sur son motu proprio Traditionis custodes ? Sans doute.

 

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Publié le 6 Mai 2022

vaticannews.va nous montre qu’en recevant les membres du Conseil Pontifical pour la promotion de l’Unité des Chrétiens, le pape François a rappelé ce vendredi 6 mai 2022 dans une rencontre qui n'avait pu se tenir ces deux dernières années en raison de la pandémie de Covid-19, qui pour la pape a été «une occasion de renforcer et de renouveler les relations entre chrétiens», et il n'a pas caché son inquiétude devant certains phénomènes de repli : «Dans certains pays, on assiste à des réveils égocentriques - pour le dire ainsi - de certaines communautés chrétiennes, ce qui constitue un retour en arrière et l'impossibilité d'avancer»

 

Et combien le conflit actuel en Ukraine qui «a une dimension plus grande et menace le monde entier, et ne peut manquer d'interpeller la conscience de chaque chrétien et de chaque Église», devrait pousser les différentes Églises à développer une communauté mondiale capable de vivre dans la paix et la fraternité. «Soit nous marchons ensemble, soit nous restons immobiles» a t-il expliqué. Pour lui, «Aujourd'hui, face à la barbarie de la guerre, cette aspiration à l'unité doit être nourrie à nouveau.»

 

Le pape est aussi revenu sur les fruits du premier concile œcuménique de Nicée, à redécouvrir pour faire face aux défis actuels. Le premier Concile œcuménique a manifesté, au niveau de l'Église universelle, «la synodalité comme forme de vie et d'organisation de la communauté chrétienne», a encore rappelé le pape François, qui s’est félicité que lors du processus synodal en cours, le Conseil Pontifical pour la promotion de l’Unité des Chrétiens ait choisi d'écouter, «les voix des frères et sœurs d'autres confessions sur les questions qui interpellent la foi et la diaconie dans le monde d'aujourd'hui». Et le pape a conclu : «Marchons comme des frères, dans la prière commune, dans les œuvres de charité, dans la recherche de la vérité. En tant que frères. Et cette fraternité est pour nous tous» a t-il conclu. 

 

Au 72e jour de guerre en Ukraine, les opérations d’évacuation de civils doivent se poursuivre à Marioupol. Les pays occidentaux ont promis plus de six milliards d’euros de dons supplémentaires à destination de Kyiv (https://www.liberation.fr/international/europe/en-direct-guerre-en-ukraine-retrouvez-les-dernieres-actualites-sur-linvasion-russe-20220506_TXEARTG44FFT7LUR5LIEWNSMXA/).

 

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Publié le 5 Mai 2022

cath.ch nous montre qu’au terme de deux mois de pèlerinage de Paris à Rome, les mères de prêtres traditionalistes de l’association «La Voie romaine» ont déposé leur demande entre les mains du pape François, à l’audience générale du 4 mai 2022. Satisfaites de leur rencontre, elles espèrent que le pontife lèvera les restrictions sur la messe latine tridentine imposées par le motu proprio Traditionis custodes («gardiens de la tradition», en latin) le 16 juillet 2021.

 

Parties le 6 mars dernier de la capitale française, des mères de prêtres célébrant en rite Tridentin ont parcouru les 1500 kilomètres les séparant de la Ville éternelle, pour supplier en personne le chef de l’Église catholique de permettre la pratique de ce rite. Et à leur heureuse surprise, ce dernier semblait être au courant de leur démarche. Premier signe vu comme un encouragement : lors de son tour en papamobile à son arrivée sur la place Saint-Pierre, le pape s’est arrêté auprès du groupe qui tenait des bannières devant les rambardes de sécurité, pour bénir deux enfants. Puis l’évêque de Rome a nommé expressément l’association «La Voie romaine» lors des salutations aux francophones, après sa catéchèse. Dans le cadre des entrevues individuelles au terme de l’audience, l’une des mères a pu s’approcher du pontife – resté assis sur son siège en raison de son genou souffrant –, lui parler au nom de toutes et lui remettre une lettre présentant leur demande en faveur du rite préconciliaire. La Voie romaine a également déposé «un gros sac» contenant près de 3000 lettres de fidèles catholiques attachés au rite Tridentin, auprès d’un collaborateur du pape. Par cette initiative, l’association souhaite que l’exception accordée par le pape à la Fraternité Saint Pierre le 11 février dernier soit étendue à tous.

 

«Nous sommes très heureux de lui avoir remis la lettre (des mères de prêtres) en main propre», a confié à l’agence I.MEDIA Pauline Debay, jeune bénévole très impliquée dans l’association. «En entendant la présentation deLa Voie romaine, le pape a répondu ‘Je connais, je connais’». «Très souriant» avec la représentante du groupe, le pontife n’a cependant rien dit de plus, rapporte Pauline. S’il demeure une légère déception qu’une seule mère ait été reçue par le pape, tous les membres de l’association se disent «très, très heureux» et «touchés». Cinq femmes ont réalisé toute la marche, soutenues par une solide équipe logistique et rejointes par 80 autres marcheuses pour des portions de route. Aussitôt l’audience terminée, chacune a déjà repris la route vers la France. «Nous sommes plein d’espérance, car nous avons senti que le pape n’est pas indifférent», conclut Pauline Debay. «On ne sait pas ce qu’il va se passer, mais on espère qu’il y aura des suites et on va continuer de prier pour l’Unité de l’Église», assure-t-elle.

 

Une référence à la justification du motu proprio (lettre apostolique émise par le pape de sa propre initiative) par le pape François, qui avait insisté sur sa volonté de défendre «l’unité de l’Église». Il souhaitait éviter que la différence liturgique ne cache un rejet du Concile Vatican II. À rebours, les membres de «La Voie romaine» assurent que l’environnement de la messe tridentine est «sain» et affirment leur fidélité au Successeur de Pierre.

 

Cependant, en restreignant fortement l’utilisation du rite préconciliaire, le pape François a voulu contrer une menace pour l’unité de l’Église, craignant ce qu’il identifie comme une forme de «rigidité» (https://www.la-croix.com/Religion/Comment-pape-Francois-voit-tradis-2022-01-17-1201195382), et cela même si l’acte papal limitant strictement la célébration selon la liturgie préconciliaire est toujours très difficilement accepté chez les fidèles de cette forme (https://www.la-croix.com/Religion/Chez-tradis-restrictions-messe-latin-toujours-mal-passer-2022-05-04-1201213404).

 

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Publié le 4 Mai 2022

Brian Fraga nous montre dans NCRonline.org ce mercredi 4 mai 2022 que la Cour suprême des États-Unis n'a pas encore annulé Roe v. Wade, mais cela n'a pas empêché certains évêques catholiques comme l'évêque Joseph Strickland de Tyler, au Texas, un prélat conservateur qui s'oppose ouvertement à l'avortement légal, l'évêque Michael Olson de Fort Worth, au Texas, l'archevêque de San Francisco Salvatore Cordileone, un autre prélat conservateur au franc-parler, des prêtres, des militants anti-IVG comme Abby Johnson, l'ancienne responsable de Planned Parenthood et convertie catholique controversée de haut niveau, ou Brian Burch de CatholicVote.org, une organisation politique à but non lucratif de droite, qui a déclaré que son équipe "travaillait avec des alliés et des organisations pro-vie pour répondre au barrage médiatique à venir", et d’autres comme la Conférence catholique du Texas de réagir avec espoir à un projet de décision divulgué qui indique que la Cour suprême est sur le point de supprimer le droit constitutionnel à l’avortement.

 

Quelques chefs d'Église et experts ont exprimé leur désapprobation que quelqu'un ait divulgué le projet à Politico, qui a publié le texte de la décision préliminaire du juge Samuel Alito le 2 mai. Mais ils ont également loué le projet de 98 pages pour sa conclusion juridique selon laquelle la cour s'est trompée dans Roe v. Wade et que la décision historique de 1973 "doit être annulée", ainsi que la décision de 1992 dans Planned Parenthood v. Casey qui a confirmé Roe v. Wade. «Roe s'est trompé de manière flagrante dès le départ», écrit Alito dans son projet, qui a été distribué à d'autres juges en février. "Il est temps de respecter la Constitution et de renvoyer la question de l'avortement aux élus du peuple." La Cour suprême devrait rendre sa décision officielle plus tard cet été dans Dobbs v. Jackson Women's Health Organization, qui concerne une loi du Mississippi qui interdit la plupart des avortements après 15 semaines de grossesse. Les avocats qui ont plaidé pour la loi ont demandé au tribunal d'annuler ses précédents dans Roe et Casey. Le projet d'Alito indique que l'aile conservatrice de la cour pourrait avoir les voix pour le faire. Dans une déclaration préparée, le juge en chef John Roberts a confirmé le 3 mai l'authenticité du projet d'avis, bien qu'il ait ajouté que le projet "ne représente pas une décision" de la cour "ou la position finale" de l'un des neuf juges. Roberts a déclaré qu'il avait ordonné au marshall de la Cour suprême d'enquêter sur la fuite.

 

Mais toutes les réponses catholiques au brouillon divulgué n'ont pas pris des notes triomphales. Emily Reimer-Barry, professeur d'éthique chrétienne à l'Université de San Diego, a déclaré à NCR qu'elle craignait vraiment qu'une telle décision ne crée des obstacles supplémentaires aux soins de santé pour les femmes confrontées à de graves complications pendant la grossesse, y compris une fausse couche. Le président Joe Biden, un démocrate catholique qui soutient le droit à l'avortement, a déclaré aux journalistes le 3 mai que le projet d'avis représentait une décision "radicale" qui représenterait "un changement fondamental dans la jurisprudence américaine" et saperait les autres précédents du tribunal fondés sur le droit à la vie privée, y compris le mariage homosexuel. "Je pense que la codification de Roe a beaucoup de sens", a déclaré Biden, qui, dans une déclaration préparée séparément, a ajouté qu'il incomberait "aux élus de notre pays à tous les niveaux de gouvernement de protéger le droit de choisir d'une femme". La présidente de la Chambre des représentants Nancy Pelosi, une autre démocrate catholique qui soutient le droit à l'avortement, et le chef de la majorité au Sénat Chuck Schumer ont tous deux condamné le projet divulgué. La Chambre a adopté un projet de loi pour codifier Roe vs Wade dans la loi fédérale. Schumer a déclaré que le Sénat votera également sur un projet de loi visant à codifier Roev. Wade, mais les démocrates n'ont pas les 60 voix nécessaires pour briser une obstruction républicaine.

 

Tous les catholiques ne feront pas la queue avec des organisations comme CatholicVote.org. Le 3 mai, des militants de Catholics for Choice, une organisation à but non lucratif qui soutient l'avortement légal, ont manifesté devant la Cour suprême. Jamie Manson, la présidente du groupe, a fait référence à une enquête Pew de 2020 en disant qu'elle faisait partie des "68% des catholiques qui ne veulent pas que Roe v. Wade soit annulé". "Le moment est venu pour la majorité silencieuse des catholiques et anciens catholiques pro-choix d'être francs et enhardis dans leur soutien à l'accès à l'avortement pour ceux qui le choisissent", a déclaré Manson dans des remarques préparées. Pendant ce temps, Reimer-Barry a également déclaré à NCR qu'une grande partie du débat du pays sur les droits à l'avortement, y compris dans les contextes catholiques, a eu tendance à ignorer ou à minimiser les droits des femmes à l'autonomie, ainsi que les impacts du racisme structurel et des facteurs socio-économiques qui sont souvent en jeu lorsque les femmes sont confrontées à des décisions difficiles concernant le maintien d'une grossesse. Elle a déclaré que certaines parties du projet d'Alito semblaient "totalement déconnectées des réalités du paysage juridique et des défis quotidiens auxquels les mères enceintes et qui travaillent sont actuellement confrontées". Pour Reimer-Barry, "Nous devrions penser à cela à travers un cadre qui offre des soutiens aux femmes, et ces soutiens devraient venir avant les sacrifices. Mais nous ne voyons pas ces soutiens en ce moment; ces soutiens ne sont pas déjà en place même si le mouvement pro-vie a eu plus de 50 ans pour établir ces soutiens. Le GOP avec lequel [les dirigeants pro-vie] se sont alignés n'a pas été un bon partenaire pour construire les soutiens sociaux pour établir la culture de la vie dont parlait Jean-Paul II."

 

Comme le montre 20minutes.fr (https://www.20minutes.fr/monde/3282927-20220504-etats-unis-consequences-retour-cinquante-ans-arriere-avortement) la décision finale de la Cour suprême est attendue d’ici à début juillet. Si rien ne change, 26 États conservateurs, principalement dans le Sud et dans le Midwest, devraient aussitôt interdire l’avortement ou drastiquement réduire le délai légal à six ou huit semaines, selon un décompte de l’institut progressiste Guttmacher. Treize Etats ont passé des «trigger laws», des lois prêtes à être dégainées dès la publication de la décision. Le reste a des anciens textes d’avant 1973 qui s’appliqueraient, y compris dans des Etats plus modérés comme le Michigan ou le Wisconsin. La plupart des États autoriseraient l’avortement en cas d’urgence vitale pour la mère, mais beaucoup ont supprimé les exceptions en cas de viol ou d’inceste. Les premières pénalisées seraient les classes les plus pauvres, dans lesquelles on trouve une part disproportionnée de femmes de couleur. Pour certains États, interdire l’avortement n’est que la première étape. Dans le Missouri, un projet de loi veut ainsi lutter contre les IVG réalisées dans un État voisin, notamment en autorisant des poursuites contre toute personne apportant son aide, du docteur réalisant la procédure à un proche conduisant le véhicule. Une douzaine d’États, comme la Californie, veulent toutefois devenir des «sanctuaires» et mettre en place des programmes d’aides, y compris pour les non-résidentes. Avec les «midterms» (législatives) de novembre 2022 qui se profilent, chaque camp rallie ses troupes. Des milliers de personnes ont défilé à New York mardi, et Joe Biden a appelé les électeurs à se battre «via les urnes». Galvanisés par la probable annulation de Roe v. Wade par la Cour suprême, les activistes «pro-life», eux, rêvent d’aller plus loin : selon le Washington Post, un groupe de sénateurs conservateurs travaille sur un projet de loi qui interdirait l’avortement dans tout le pays après six semaines de grossesse, et ils se coordonnent avec de possibles candidats républicains à la présidentielle de 2024.

 

Et c'est la très offensive procureure générale de l'État de New York, l'élue démocrate Letitia James, qui a sonné la mobilisation générale devant des milliers de femmes et d'hommes, plutôt jeunes, rassemblés en force sur une place du sud de Manhattan, qui abrite le palais de justice du tribunal fédéral. Devant une marée humaine, Mme James a lancé "un appel à l'action". L'avant-projet de décision de la Cour suprême est "une alerte et ce n'est pas le moment de garder le silence (...) Nous devons nous mettre en colère", a harangué la magistrate en qualifiant la défense du droit à l'avortement  "d'un des plus grands combats à mener". "Nous ne reculerons pas, nous ne retournerons pas à l'époque où nous utilisions des cintres. Plus jamais !", a-t-elle promis en jugeant que "le droit de contrôler (son) corps était un droit fondamental". Dans la foule, nombre de jeunes femmes brandissaient des pancartes frappées de slogans tels que "mon corps, mon choix", "l'avortement est un droit humain", "stop à la guerre contre les femmes" ou "j'aurai moins de droits que ma mère" (https://fr.euronews.com/2022/05/04/stop-a-la-guerre-contre-les-femmes-mobilisation-aux-etats-unis-pour-le-droit-a-l-avortemen).

 

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Publié le 3 Mai 2022

religiondigital.org nous montre ce mardi 3 mai 2022 que le cardinal de Cologne Rainer Maria Woelki n'a pas enfreint le droit canonique en finançant deux avis juridiques sur le traitement des victimes d'abus sexuels avec des fonds destinés à indemniser les survivants, tout en refusant de participer à l'enquête menée par un audit indépendant, selon l'avis du Congrégation pour les évêques qui a été présenté ce matin à un groupe de journalistes allemands.

 

Plus précisément, il s'agit de 2,8 millions d'euros appartenant au fonds BB, qui selon le Vatican Woelki pouvait dépenser sans demander. À son tour, Rome a également approuvé le comportement du vicaire général du cardinal, Markus Hofmann. Ce fonds devait servir à indemniser les victimes de la pédophilie cléricale, mais il servait également à payer les dettes de jeu de certains clercs.

 

Dans son avis, la Congrégation pour les évêques a souligné que Woelki pouvait faire de l'argent ce qu'il jugeait bon pour les intérêts de l'Église, sans avoir à consulter aucun autre organisme. L'autorité vaticane a également analysé le travail effectué par l'administrateur apostolique pendant les cinq mois pendant lesquels le cardinal était absent de son diocèse.

 

Dans un communiqué, Woelki a exprimé son "soulagement" face à la décision, annonçant que le financement serait audité par un cabinet indépendant. Dans le même temps, il a précisé que l'argent dudit fonds ne sera plus utilisé pour aider les prêtres dans des situations d'urgence, comme cela s'est produit dans le cas récent d'un prêtre avec plus d'un demi-million d'euros de dettes de jeu, qui ont été assumées avec le Fond BB.

 

Ensuite, dans une interview accordée au journal italien Corriere della Sera, le pape François dévoile qu’il n’a pas l’intention, pour l’heure, de se rendre à Kyiv. Il a toutefois proposé au président russe Vladimir Poutine une rencontre et attend sa réponse. «Le premier jour de la guerre, j’ai appelé le président ukrainien Zelensky au téléphone. Poutine, au contraire, je ne l’ai pas appelé», a rappelé le souverain pontife. «J’ai demandé au cardinal Parolin, après vingt jours de guerre, d’envoyer à Poutine le message que j’étais prêt à me rendre à Moscou, a poursuivi le pape. Nous n’avons pas encore reçu de réponse et nous insistons toujours. Je crains que Poutine ne puisse et ne veuille pas se rendre à cette réunion pour le moment. Mais comment ne pas mettre fin à une telle brutalité ? Il y a vingt-cinq ans, avec le Rwanda, nous avons vécu la même chose» (https://www.liberation.fr/international/europe/en-direct-guerre-en-ukraine-retrouvez-les-dernieres-informations-sur-linvasion-russe-20220503_7G7VUTIAIBE5PENSEK2HWZWYHE/).

 

Au 69e jour de la guerre en Ukraine, la tension est toujours forte autour de l’usine d’Azovstal, près de Marioupol. Le ministère de la Défense russe a annoncé avoir lancé une offensive sur le bâtiment où 200 personnes sont encore retranchées, selon les autorités locales. Pour la première fois depuis sa réélection, le président Emmanuel Macron s’est à nouveau entretenu avec le dirigeant russe, Vladimir Poutine (https://www.ouest-france.fr/monde/guerre-en-ukraine/carte-guerre-en-ukraine-assaut-sur-azovstal-appel-entre-poutine-et-macron-le-point-au-69e-jour-5132a69e-cac4-11ec-b8ac-24494cad7a04).

 

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Publié le 2 Mai 2022

cath.ch nous montre ce lundi 2 mai 2022 que Les évêques espagnols ont annoncé fin avril 2022 qu’ils ne participeront pas à la commission d’enquête parlementaire sur les abus sexuels dans l’Église. L’épiscopat critique le fait que les investigations ne visent que l’institution ecclésiastique.

 

Le congrès espagnol a voté début mars 2022 en faveur de la création d’une commission d’experts chargée de mener la première enquête nationale sur les abus sexuels commis dans un contexte ecclésial dans le pays. L’impulsion en ce sens avait été donnée par le journal El Pais, qui, en l’absence de données officielles, avait lancé sa propre enquête en 2018. Le média avait identifié 1246 victimes d’abus dans l’Église depuis les années 1930.

 

Quelques jours avant le vote du parlement, la Conférence épiscopale avait annoncé qu’elle mènerait sa propre enquête, à l’instar de ce qu’ont fait les évêques aux États-Unis, en Irlande et en France, rapporte l’agence d’information américaine Crux. «Le fait de mener une enquête sur les abus uniquement au sein de l’Église, alors qu’il est clair que sur les 15 000 cas ouverts en Espagne, seuls 69 font référence au contexte ecclésial, est une décision surprenante», a justifié Mgr Luis Argüello, porte-parole de la Conférence épiscopale espagnole.

 

Les évêques ont ainsi informé le gouvernement le 29 avril 2022 que l’enquête parlementaire serait menée sans aucune présence institutionnelle de l’Église, même si ses instances «collaboreront avec les autorités civiles» dans le cadre exigé par la loi espagnole. Mgr Argüello a fait valoir qu’une autre enquête ouverte par le gouvernement régional de Catalogne était «plus cohérente». La commission catalane doit en effet examiner l’ensemble des institutions de la région, y compris l’Église.

 

Le cabinet d’avocats «Cremades» a été mandaté pour mener à la fois l’enquête de l’Église et celle de l’État espagnol. Certaines associations de victimes se méfient toutefois de ce cabinet, car il est fondé et dirigé par un membre de l’Opus Dei. Mgr Argüello a ainsi appelé toutes les victimes à «utiliser tous les canaux qu’elles jugent nécessaires pour dénoncer» les abus, qu’il s’agisse de la justice, des médias ou de l’Église.

 

Le porte-parole a estimé que le plus important était que la société dans son ensemble puisse réaliser ce travail de vérité sans que l’Église «assume le rôle de bouc émissaire. Afin qu’une prise de conscience se produise dans la société et que le problème des abus soit abordé dans toute son ampleur».

 

Enfin comme le signale José Manuel Vidal dans religiondigital.org (https://www.religiondigital.org/rumores_de_angeles/Obligados-investigar-obispos-victimas-minimizan-abusos-Espana-Iglesia_7_2446025393.html) : «la hiérarchie espagnole semble vouloir opter pour la voie la plus facile : le lifting, jouer la victime et gifler, une fois de plus, les victimes que leur clergé a crucifiées. Et, une fois crucifié, il veut leur donner, tout au plus, «une éponge imbibée de vinaigre», comme le Christ. Et même si le Pape leur a dit que «les victimes sont au centre» et que «rien ne sera fait sans les victimes». Où sont les victimes ? Et où sont les prophètes ? N'y a-t-il personne qui enlève les couleurs de ces évêques ? Oseront-ils ? Rome et le pape François le permettront-ils ?»

 

Enfin, le 68e jour de guerre en Ukraine, l'armée ukrainienne dit avoir détruit deux patrouilleurs russes en mer Noire, et de leur côté, les autorités russes affirment avoir détruit plusieurs cibles grâce à des missiles balistiques de haute précision. Enfin, la Russie ne cherche pas à terminer la guerre en Ukraine le 9 mai, célébré comme le jour de la Victoire, a déclaré son ministre des Affaires étrangères, alors que des analystes estimaient une fin possible du conflit à cette date (https://fr.euronews.com/2022/05/02/guerre-en-ukraine-evacuation-des-civils-a-marioupol-destruction-de-patrouilleurs-russes).

 

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Publié le 1 Mai 2022

LeMonde.fr (https://www.lemonde.fr/international/live/2022/05/01/guerre-en-ukraine-en-direct-une-centaine-de-civils-ont-ete-evacues-de-l-acierie-d-azovstal-a-marioupol-annonce-le-president-volodymyr-zelensky_6124314_3210.html) nous montre ce dimanche 1er mai 2022 que le pape François a renouvelé dimanche son appel à l’ouverture de couloirs humanitaires pour évacuer les civils de la ville ukrainienne de Marioupol, «bombardée et détruite de manière barbare». «Mes pensées vont à la ville ukrainienne de Marioupol, ville de Marie, bombardée et détruite de manière barbare. Je renouvelle ma demande d’ouverture de couloirs humanitaires sécurisés», a déclaré le pape lors de la prière de l’Angélus sur la place Saint-Pierre au Vatican.

 

 Une évacuation des civils de la cité portuaire pourrait être possible dimanche, selon les autorités locales. Le conseil municipal de Marioupol et le gouverneur local ont demandé aux habitants qui souhaitaient partir pour la ville ukrainienne de Zaporijia de se rassembler à un point d’évacuation à Marioupol à 16 heures, heure locale (15 heures, heure française).

 

Au 67e jour de l'invasion russe en Ukraine ce dimanche, Nancy Pelosi, la présidente de la chambre des représentants américaine, a rencontré Volodymyr Zelensky lors d'une visite à Kiev. Le président ukrainien a affirmé qu'une centaine de civils avaient pu être évacuée de l'usine Azovstal assiégée par les forces russes à Marioupol (https://www.rfi.fr/fr/europe/20220501-en-direct-guerre-en-ukraine-premi%C3%A8re-%C3%A9vacuation-de-civils-de-l-usine-azovstal).

 

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