Publié le 16 Juin 2023

religiondigital.org nous montre ce vendredi 16 juin 2023que le pape François exprime sa "honte et sa consternation" pour les cas d'abus de mineurs impliquant plusieurs prêtres, certains déjà décédés, en Bolivie, et pour "la négligence de ceux qui auraient dû surveiller" ces situations. "J'exprime mon ferme désir de répondre par la promesse de la disponibilité totale de l'Église à travailler avec le gouvernement de votre pays", a déclaré le pape dans une lettre signée le 31 mai et envoyée au président du pays, Luis Alberto Maple.

 

À la mi-mai, Arce a envoyé une lettre au pape François pour lui faire part des allégations d'abus sexuels et de pédophilie contre plusieurs prêtres et pour demander un examen conjoint des antécédents des religieux étrangers entrés dans le pays. En réponse à la lettre, le gouvernement bolivien a annoncé qu'il entamerait des contacts diplomatiques avec le Vatican pour travailler sur un mécanisme conjoint qui empêcherait les prêtres ayant des antécédents de pédophilie d'entrer dans le pays. Dans une déclaration aux médias, la ministre de la Présidence, María Nela Prada, a affirmé que le ministère des Affaires étrangères allait "prendre contact" avec le Saint-Siège pour "établir un mécanisme de travail conjoint" afin d'examiner également "le contexte de la prêtres qui sont en Bolivie. De même, Prada a précisé qu'il fallait "renforcer les mécanismes de contrôle" pour empêcher que des prêtres ayant des antécédents d'infractions sexuelles contre des mineurs soient envoyés dans le pays.

 

Les plaintes pour pédophilie en Bolivie sont intervenues fin avril après que le média espagnol El País a publié une enquête sur un journal appartenant au jésuite espagnol Alfonso Pedrajas. Dans ce texte, le religieux décédé en 2009 fait référence aux prétendus abus qu'il aurait perpétrés sur des dizaines d'enfants lorsqu'il était responsable de l'école Juan XXIII en Bolivie, depuis 1971. Un procès est également ouvert pour le cas que EFE a rapporté en février 2019 sur le jésuite Luis Roma, aujourd'hui décédé, qui a été dénoncé par un ancien membre de la Compagnie de Jésus, qui a requis l'anonymat, et qui a fondé les accusations sur une trentaine de photographies explicites dans laquelle il dit avoir reconnu l'agresseur de divers mineurs âgés de 6 à 12 ans.

 

Ces affaires ont mis en lumière d'autres accusations pour lesquelles un couple de prêtres est emprisonné, tandis que d'autres accusations font l'objet d'enquêtes devant les tribunaux, dans certains cas contre des prêtres décédés. Pour tout cela, à la mi-mai, le Gouvernement a transmis au Parlement une proposition de loi afin que les délits sexuels commis sur des mineurs ne soient pas prescrits. La veille, l'Église catholique avait annoncé la création de quatre commissions pour prévenir, enquêter et créer des "espaces sûrs" en milieu ecclésial.

 

Le pape François se veut combatif et actif contre la pédophilie cléricale plus encore en Bolivie où l’Église n’a pas joué son rôle ce qui a obligé le pouvoir politique à agir pour la pousser à faire son travail. C’est rude, et beaucoup de clercs ne semblent pas encore comprendre le grand problème que sont les abus sexuels sur mineurs qui ont terriblement secoué l’institution.

 

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Publié le 15 Juin 2023

Marie-Laurence Dalle nous montre ce jeudi 15 juin 2023 sur France Bleu La Rochelle (https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/violences-sexuelles-dans-l-eglise-l-eveque-d-angouleme-accuse-de-silence-par-mediapart-7344140) que Monseigneur Gosselin, l'évêque d'Angoulême est accusé d'avoir "fait régner le silence" sur des abus sexuels commis par son prédécesseur dans une communauté qu'il dirigeait en Bretagne de 2003 à 2015. Près de 50 femmes auraient été agressées selon Médiapart qui publie une enquête détaillée.

 

Hervé Gosselin, l'évêque d'Angoulême dirigeait entre 2003 et 2015 le Foyer de Charité de Tessaint, une "communauté nouvelle" installée près de Dinan, dans les Côtes-d'Armor. Une communauté de femmes laïques, où des violences sexuelles auraient été commises par son prédécesseur décédé en 2004. Médiapart publie ce jeudi une longue enquête dans laquelle le site d'information accuse l'évêque d'Angoulême d'avoir fermé les yeux sur une "affaire tentaculaire" : près de 90 femmes ont déclaré avoir été victimes d'agressions sexuelles de la part d'André-Marie Van Der Borght. Ces révélations interviennent au lendemain de la mise en cause de l'évêque de La Rochelle et Saintes (diocèse voisin) à l'encontre duquel une enquête portant "sur des faits de nature sexuelle" a été ouverte.

 

"Hervé Gosselin n'a pas accompagné les victimes qui s'étaient confiées à lui, ni informé les autorités judiciaires" affirme Médiapart, ce qu'avait déjà révélé fin 2022, le quotidien La Charente-libre. Pire, "avec l'autorité de son statut d'évêque, il a aussi fait pression sur son ancienne communauté" pour que les accusations ne soient pas rendues publiques et que personne n'aille se confier à la CIASE (Commission Indépendante sur les Abus Sexuels dans l'Église), mise en place en 2018. Deux victimes ont même subi les remontrances de l'évêque d'Angoulême selon les témoignages recueillis par Médiapart, "y compris par écrit".

 

Interrogé par le site d'information en ligne, Hervé Gosselin dément avoir intimidé les victimes et affirme que "travailler à l'apaisement des victimes, et servir la justice demeure [sa] priorité". Il indique n'avoir eu que de "manière indirecte et floue" les signalements sur le comportement de son prédécesseur dont il était très proche. Face aux témoignages présentés par Médiapart dans lesquels, en 2018 il aurait invité les membres du foyer à ne pas parler, préférant que ces affaires soient "réglées en famille", l'évêque d'Angoulême répond qu'il a "demandé de rester prudent et professionnel face à des accusations, des mis en cause et face à des faits qui restaient a minima à vérifier".

 

En 2018, lors de la publication de premiers témoignages, Hervé Gosselin déclare au quotidien catholique La Croix "ne pas avoir connaissance du dossier". Ce qui fait réagir quatre victimes que les enquêteurs de Médiapart ont retrouvées. Ces femmes affirment avoir raconté leur calvaire à l'actuel évêque d'Angoulême bien avant 2018, "ce qu'attestent des courriers écrits de la main d'Hervé Gosselin" selon le site d'informations. Hervé Gosselin leur répond "ah effectivement ce n'est pas bien, et il est passé à autre chose" pour l'une, "c'est ton attitude qui n'est pas juste et qui entraîne ces situations" pour l'autre.

 

Et l'évêque continue d'appeler au silence plusieurs années après. En 2023, il répond à la lettre d'une des plaignantes qui lui demandait de parler, de "mesurer [ses] propos, et de ne pas tirer des conséquences hâtives". Ce qui la fait bondir "pas une fois, il ne reconnait mon statut de victime". Selon Médiapart, Hervé Gosselin n'aurait pas non plus révélé un autre scandale dont il était informé : trois agressions sexuelles au sein de la même communauté de la part d'un laïc de 72 ans, condamné en novembre 2022 à dix mois de prison avec sursis par le tribunal judiciaire de Saint Malo.

 

Médiapart affirme avoir consulté des documents qui prouvent que l'attitude de l'évêque d'Angoulême avait été signalée aux autorités religieuses en France (Conférence des évêques de France, Commission indépendante des abus sexuels dans l'église) et à Rome. Dans un courrier, le président de la Conférence des Evêques de France (CEF) se déclare ainsi "très inquiet des signalements reçus au sujet de l'évêque d'Angoulême qui se corroborent". Selon Médiapart le président de la CEF a ensuite "évoqué avec Mgr Gosselin le fait que des personnes mettaient en cause sa façon de les avoir écoutées ou accompagnées. Mgr Gosselin lui a indiqué ne pas avoir entendu de faits précis avant que les plaintes ne soient rendues publiques". Le site d'information indique que "le Saint Siège a été informé" selon la CEF et qui lui a précisé "qu'il n'appartient pas au président de la CEF de nommer ou de démettre les évêques en France", "pouvoir qui relève directement du Saint-Père (pape)".

 

La Croix (avec l’AFP) (https://www.la-croix.com/Religion/Affaire-Rupnik-jesuites-excluent-pretre-slovene-accuse-dagressions-sexuelles-2023-06-15-1201271651) nous apprend aussi que la Compagnie de Jésus a annoncé, ce jeudi 15 juin, avoir exclu Marko Rupnik, un influent prêtre, théologien et mosaïste slovène. «Nous vous informons avec tristesse que, le 9 juin 2023, le Père supérieur général a destitué de la Compagnie de Jésus P. Marko Ivan Rupnik (…) conformément au droit canonique, en raison de son refus obstiné d’observer le vœu d’obéissance», a annoncé la Compagnie de Jésus dans un communiqué. Il est accusé d’«abus spirituels, psychologiques et sexuels» sur des femmes adultes, dont des religieuses. «Face au refus répété de Marko Rupnik» d’entrer «dans un chemin de vérité», «il ne nous restait malheureusement qu’une seule solution : sa révocation de la Compagnie de Jésus», a expliqué le père Johan Verschueren, responsable des maisons internationales des jésuites à Rome. Le prêtre dispose de trente jours pour faire appel.

 

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Publié le 14 Juin 2023

 cath.ch nous montre ce mercredi 14 juin 2023que le Saint-Siège devrait examiner «soigneusement» les accusations portées contre Mgr Georges Colomb, évêque de La Rochelle dont les médias catholiques Famille Chrétienne, La Croix et La Vie ont révélé le 13 juin l’ouverture d’une enquête préliminaire par le parquet de Paris, après un signalement des Missions étrangères de Paris (MEP) visant Mgr Colomb, car ce dernier est accusé par un homme de faits pouvant être assimilés à une agression sexuelle à l’époque où il était supérieur des MEP en 2013, et il fait l’objet non seulement d’une enquête judiciaire mais aussi d’une enquête canonique, mais nie catégoriquement les faits, et Mgr Gilles Reithinger, évêque auxiliaire de Strasbourg, ancien responsable des MEP, qui aurait été informé de l’agression à l’époque, ce qu’il conteste, avant de prendre une décision – notamment concernant la nomination d’un administrateur apostolique, a appris I.MEDIA d’une source vaticane le 14 juin 2023.

 

La décision, qui ne devrait pas être prise précipitamment, «est dans les mains du pape». Pour l’instant, le Saint-Siège a «choisi de laisser la conférence des évêques de France communiquer sans rien dire», assure-t-elle. Même si «normalement on ne laisse pas un diocèse dans une situation pareille», l’affaire sera «soigneusement examinée» à Rome avant l’annonce d’une décision. Les MEP ont également mandaté un cabinet indépendant pour dresser un bilan sur d’éventuelles violences sexuelles commises entre 1950 et 2023, ont-elles communiqué le 11 mai dernier. L’initiative fait suite à l’affaire d’un ancien missionnaire au Japon, curé dans le diocèse d’Angers placé en garde à vue le 5 avril 2023, puis relâché, pour des accusations de viols aggravés sur majeurs.

 

S’il est difficile de mesurer encore l’impact de ces affaires sur la communauté des MEP, forte de 150 prêtres et envoyant chaque année près de 100 volontaires en Asie et dans l’océan indien, le malaise est palpable chez de nombreux catholiques français. Sur les réseaux sociaux, beaucoup y vont de leur témoignage personnel, évoquant le comportement jugé ambigu de tel ou tel prélat mis en cause. Beaucoup disent surtout leur colère, ou expriment leur soulagement en voyant enfin se préciser des rumeurs qui circulaient depuis longtemps dans les milieux d’Église, surtout à Paris (https://www.lavie.fr/christianisme/eglise/crise-aux-mep-apres-la-mise-en-retrait-de-georges-colomb-une-onde-de-choc-durable-88927.php).

 

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Publié le 13 Juin 2023

Héloïse de Neuville avec Matthieu Lasserre nous montrent dans la-croix.com que trois enquêtes judiciaires concernant des prêtres issus des Missions étrangères de Paris sont en cours, dont une, pour violences sexuelles, visant un ancien supérieur général, Mgr Georges Colomb, évêque de La Rochelle et Saintes (Charente-Maritime) qui a annoncé vouloir demander au pape de le «mettre en retrait» de ses responsabilités mardi 13 juin, dont il se serait rendu coupable en 2013. Un administrateur diocésain devrait être nommé prochainement. La mise en cause récente de plusieurs prêtres des MEP interroge sur l’existence d’une culture du secret et de la transgression, propice à la commission de violences sexuelles. À l’écoute des témoignages, au fil de ces trois enquêtes, semble se dessiner un «mode opératoire» similaire, troublant, dans le déroulement des agressions décrites.

 

Ces dossiers font la lumière sur une série de dysfonctionnements quant aux alertes qui seraient parvenues à divers responsables d’Église, de la direction des Mep jusqu’à l’échelon épiscopal français et l’ancien nonce apostolique, alors même que l’ordination à l’épiscopat de Georges Colomb était en cours. Tout est présent aux Mep pour nourrir un terreau propice aux abus : «C’est une société directement reliée à Rome, qui s’inscrit dans les juridictions ecclésiales nationales sans s’y tenir vraiment. Leurs biens sont nombreux, ce qui n’est pas un souci en soi, mais l’affichage ostensible de ceux-ci devrait vraiment interroger. Ceux qui fréquentent les clercs Mep parisiens ne peuvent ignorer que la vie spirituelle, rue du Bac, comporte des déficiences et que les lieux fonctionnent en vase clos : il n’y a quasiment aucune femme présente dans la maison mère» (https://www.lavie.fr/christianisme/eglise/soupcons-dabus-et-violences-sexuelles-que-se-passe-t-il-aux-missions-etrangeres-de-paris-88613.php).

 

Depuis début avril 2023, elle fait l’objet d’une attention médiatique forte : à la suite d’une enquête ouverte 16 mois auparavant, une information judiciaire du parquet d’Angers est en cours pour des «chefs de viols aggravés» mettant en cause l’un de ses prêtres, Aymeric de Salvert. Les faits concerneraient un homme majeur et se seraient déroulés en 2014, dans une communauté religieuse à Rome. D’après les informations recueillies par La Vie, une enquête aurait été ouverte en 2022 à propos d’un autre prêtre des Mep, Philippe R., pour viols, à la suite de la plainte de Timothée, un Français expatrié pour des faits présumés qui se seraient déroulés en juillet 2022 au Japon, lieu de mission du clerc (https://www.lavie.fr/christianisme/eglise/soupcons-dabus-et-violences-sexuelles-que-se-passe-t-il-aux-missions-etrangeres-de-paris-88613.php).

 

Matthieu Lasserre nous montre aussi dans la-Croix.com (https://www.la-croix.com/Religion/Accuse-dagression-sexuelle-Mgr-Georges-Colomb-mettre-retrait-diocese-La-Rochelle-2023-06-13-1201271397) que les médias catholiques La Croix, La Vie et Famille Chrétienne ont révélé mardi 13 juin l’ouverture d’une enquête préliminaire par le parquet de Paris, après un signalement des Missions étrangères de Paris (MEP) visant Mgr Georges Colomb pour des faits pouvant être assimilés à une agression sexuelle. La victime, Nicolas, a rapporté à la société de prêtres missionnaires avoir subi une agression de la part de l’ancien supérieur général de la communauté en 2013.

 

Confirmant ces deux procédures, l’archevêque de Poitiers Mgr Pascal Wintzer, à la tête de la province dont fait partie le diocèse de La Rochelle a rappelé dans un communiqué que «le secret de l’instruction s’impose». «Je redis à tous ceux qui auraient besoin de parler, ma disponibilité. Je fais confiance à la justice de notre pays pour faire la lumière, a-t-il ajouté. Je redis ma sollicitude pour la personne plaignante et rappelle la présomption d’innocence à laquelle Mgr Colomb a légitimement le droit.»

 

De fait, les alertes dans l’Église ont convergé dans un contexte particulier, très codifié canoniquement : l’ordination épiscopale de Georges Colomb. Gilles Reithinger, son successeur, devenu évêque de Strasbourg, n’a pas été très judicieux avec une des victimes, même s’il a reçu des informations concernant «une relation sexuelle» que le prêtre mis en cause, Aymeric de Salvert, leur a toujours présentée comme consentie, lui prescrivant un temps de discernement, sans chercher à joindre la victime. Enfin, l’actuel supérieur général des Mep a annoncé avoir mis en place, depuis 2022, une enquête avec un cabinet de conseil extérieur, GCPS Consulting, qui avait accompagné le travail de vérité de l’Arche et des Focolari. Elle se terminera fin 2023 (https://www.lavie.fr/christianisme/eglise/soupcons-dabus-et-violences-sexuelles-que-se-passe-t-il-aux-missions-etrangeres-de-paris-88613.php).

 

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Publié le 12 Juin 2023

katholisch.de nous montre ce lundi 12 juin 2023 que l'ambassadeur du pape en Allemagne, le nonce Nicola Eterovic, a réitéré la position du Vatican sur le mariage, l'homosexualité et la transsexualité. Dimanche, lors d'un office religieux à Aix-la-Chapelle, il s'est référé aux paroles du pape François, selon lesquelles l'attitude "d'effacer la différence entre les sexes" n'est pas saine. L'homme doit respecter sa nature et ne peut "la manipuler à volonté".

 

Il a également souligné que, selon l'enseignement catholique, le mariage n'est possible qu'entre un homme et une femme en tant que communauté pour la vie qui sert, entre autres, à procréer des enfants : «L'Église catholique a toujours proclamé cet enseignement dans la fidélité au Seigneur et s'est opposé aux attaques anciennes et nouvelles, a tenu bon sur la famille, qui est la cellule primordiale de l'Église et de la société.»

 

L'évêque d'Aix-la-Chapelle, Helmut Diese, qui s'était prononcé à plusieurs reprises dans le passé pour le développement ultérieur de l'enseignement catholique et de la morale sexuelle. Il avait également décrit les partenariats homosexuels comme des "volontés par Dieu" et déclaré dans une interview qu'il n'y avait "pas de binaire à cent pour cent" dans l'affectation personnelle au sexe féminin ou masculin. Dès lors, on ne peut plus dire qu'il n'y a que deux sexes.

 

Dans une première réaction après le sermon d'Eterovic, Mgr Diesen a déclaré à l'agence de presse catholique (KNA) : "C'était à prévoir. Le nonce représente - et doit représenter - la lignée romaine officielle, mais il ne l'a pas fait de manière agressive". Il a ajouté qu'il pouvait dire oui à tout ce qu'Eterovic a dit et a ajouté: "Mais nous disons toujours quelques phrases de plus à certains endroits. Et c'est le point de discorde. Pouvez-vous faire le précédent sans mettre en danger ou remettre en question, aussi pour élargir ?" L'évêque d'Aix-la-Chapelle a souligné que c'est exactement la lutte que portent les processus de réforme en Allemagne : "Mais nous ne mettons pas en danger ce qu'a dit le nonce, bien au contraire".

 

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Publié le 11 Juin 2023

Céline Hoyeau dans la-croix.com nous montre pour la première fois depuis le début de son pontificat, le pape François n’a pas présidé publiquement la prière dominicale de l’Angélus, mais dans la chapelle privée de l’hôpital Gemelli après avoir suivi la messe télévisée en direct et recevoir l’Eucharistie. Il se rétablit toutefois normalement après l’opération subie mercredi dernier, selon le dernier bilan de santé publié ce dimanche 11 juin. Il a déjeuné en compagnie de l’équipe médicale qui l’assiste.

 

Le professeur Alfieri a aussi indiqué avoir demandé au pape de rester plusieurs jours supplémentaires à l’hôpital, parce que le pape François «n’est pas une personne qui s’épargne» et reprendra le travail immédiatement. «Nous espérons le convaincre de rester au moins toute la semaine prochaine, a souligné le médecin. Il est très important qu’il revienne en forme.»

 

Depuis l'hôpital Gemelli où il est hospitalisé, le pape François a également adressé un message au président du groupe du Parti populaire au Parlement européen (PPE) Manfred Weber, dans lequel il exhorte les parlementaires à prendre pleinement conscience de la responsabilité des hommes politiques chrétiens «pour traduire le grand rêve de fraternité en actions concrètes de bonne politique à tous les niveaux» et «celui de générer un espace où l'on puisse vivre dans la liberté, la justice et la paix, en se respectant dans la diversité» (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2023-06/le-pape-souhaite-un-projet-global-pour-l-unite-europeenne.html).

 

Et à l’occasion du 150e anniversaire de la naissance de sainte Thérèse de Lisieux (1873-1897), le pape François a annoncé vouloir prochainement dédier une lettre apostolique à cette figure spirituelle qui lui est chère (https://www.la-croix.com/Religion/pape-Francois-sainte-Therese-Lisieux-une-soeur-amie-maitresse-vie-spirituelle-2023-06-11-1201271019).

 

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Publié le 10 Juin 2023

ktotv.com nous montre dans son article du vendredi 9 juin 2023 qu’à 18h, Mgr Yves Le Saux, évêque d’Annecy a célébré une messe à l’intention des victimes de l’attaque au couteau survenue ce jeudi 8 juin, et de leurs familles. La célébration aura lieu dans la cathédrale d’Annecy. Après l’attaque de quatre enfants âgés de 22 mois à 3 ans et deux adultes, Mgr Le Saux a fait part de sa «profonde tristesse aux victimes et à leurs familles, ainsi qu'à tous les Annéciens éprouvés par ce drame» dans un communiqué du diocèse d’Annecy. Lors de la messe célébrée en la cathédrale d’Annecy, il a invité à prier «pour les enfants, pour les médecins qui les soignent, pour les mamans et papas, pour les familles touchées avec une extrême violence par cet acte incompréhensible, pour les adultes qui ont été blessés».

 

Mgr Yves Le Saux s’est dit «terriblement blessé et ému» que le suspect «a accompagné son geste, son crime, par les mots «au nom de Jésus». «Poser un tel acte de violence au nom de Jésus est une perversion», a insisté l’évêque d’Annecy. Il a convié à «faire face ensemble, quelles que soient nos croyances». La messe a été suivie d'un temps de prière. En assurant les Annéciens de la prière de l’ensemble de la communauté catholique, il a invité à combattre la violence présente dans notre société : «Ce drame nous interroge sur la violence qui traverse notre société et nous engage à travailler toujours davantage, ensemble, pour la combattre.»

 

Dans le même esprit, le pape François a publié un message à l’occasion de la rencontre sur la Fraternité humaine organisée samedi 10 juin sur la Place Saint-Pierre par la Fondation Fratelli Tutti. Il a appelé dans ce sens toute l’humanité à construire des relations fondées sur le respect, et à se considérer tous comme frères, et invite à un engagement concret en faveur de la paix dans un monde en proie aux guerres et conflits multiformes en plaçant l’être humain au centre de tout intérêt et toute action pour un bien universel, tout en manifestant sa reconnaissance pour leurs différents engagements en faveur de la paix et de la fraternité (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2023-06/la-fraternite-a-besoin-de-gestes-concrets-et-de-choix-partages-q.html).

 

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Publié le 9 Juin 2023

Théo Putavy dans son article pour BFMTV.com que Yves Le Saux pour qui c’est "Un drame terrible.", a apporté son soutien aux enfants blessés au soir de l'attaque au couteau à Annecy jeudi matin en Haute-Savoie de et s'est dit "bouleversé" par une "telle violence qui vise des enfants". L'évêque d'Annecy a également dénoncé la présence de "la violence verbale, médiatique et politique" dans notre société. "Ce contexte où au fond il n'y a aucune limite, je me dis: 'Est-ce que ce n'est pas un terreau pour que des personnes puissent passer à l'acte?'" Le religieux a conclu en annonçant qu'il organiserait ce vendredi un moment de recueillement pour tous les habitants de son diocèse afin de "manifester sa solidarité, sa fraternité".

 

Malheureusement, faisant fi de la décence et du respect pour les blessés et leurs familles, les récupérations politiques par la droite et l’extrême droite se sont multipliées après l’attaque de jeudi 8 juin (https://www.liberation.fr/politique/drame-dannecy-la-concorde-plutot-que-la-polemique-20230609_YJAYISZSXZA2XN4Y3MPJOMDJKA/). Et dès jeudi soir, quelques heures seulement après l’attaque au couteau qui a visé des enfants, des militants radicaux se sont retrouvés pour défiler à Annecy. Bien décidés à instrumentaliser le drame pour attiser la haine de l’étranger, les groupuscules ont prévu plusieurs manifestations ce week-end (https://www.liberation.fr/politique/attaque-a-annecy-lextreme-droite-radicale-multiplie-les-manifestations-racistes-20230609_7FZ4E7IHQ5CZ7BGTYRCIEXEQYE/).

 

De plus, des tags antimigrants sur une permanence d'un député LFI ont été découverts, ce vendredi, sur la permanence d'un député LFI dans la banlieue de Bordeaux. «Les xénophobes et les racistes ont des réflexes aussi moisis que leur pensée. Ils peuvent bien taguer ma permanence, mes convictions humanistes et antiracistes n'en sortent que renforcées», a réagi Loïc Prud'homme. Tandis que Le groupuscule d'ultra-droite Les Remparts a posé un panneau hostile aux migrants, à Lyon, faisant référence à l'attaque au couteau à Annecy et indiquant que le parc «est fermé jusqu'à nouvel ordre». La préfète de région Fabienne Buccio a annoncé avoir «procédé à un signalement» au parquet de Lyon. «Cette campagne de communication indigne est un procédé réitéré de ce groupuscule qui n'hésite pas à récupérer à son profit les événements tragiques et abominables» d'Annecy, a dénoncé la préfète, voyant dans «ces propos un appel à la haine des étrangers» (https://www.lepoint.fr/faits-divers/en-direct-attaque-a-annecy-deux-enfants-en-urgence-absolue-visite-des-macron-09-06-2023-2523641_2627.php).

 

Dans une prise de parole à la préfecture d’Annecy, Emmanuel Macron a déclaré : «S’attaquer à des enfants est l’acte le plus barbare qui soit et je crois que c’est ça qui nous a tous bouleversés», après l’attaque au couteau survenue à Annecy jeudi matin. Six personnes y ont été blessées, dont quatre enfants. «Nous pouvons nourrir vraiment le plus grand des espoirs pour les enfants et les adultes qui ont été touchés. Normalement, les choses vont continuer d’aller en s’améliorant», a ajouté avec optimisme le chef de l’État. Le chef de l’État, accompagné de son épouse, Brigitte Macron, a voulu «apporter le soutien de la nation tout entière à ces enfants et à leurs familles», et a dit sa «fierté» aux secouristes qui avaient pris en charge très rapidement les blessés. «En tant que président de la République, je suis très fier de vous, très fier de ce qui a été fait par des compatriotes qui simplement étaient là et très fier de la place et du rôle que chacun a pris (…). Vous avez fait votre devoir, mais en faisant chacune et chacun votre devoir, vous avez fait beaucoup plus», a-t-il poursuivi (https://www.lemonde.fr/societe/live/2023/06/09/attaque-au-couteau-a-annecy-en-direct-les-nouvelles-concernant-l-etat-de-sante-des-enfants-blesses-sont-positives-assure-macron_6176859_3224.html).

 

La mairie, dirigée par l'écologiste François Astorg, a annoncé vendredi dans un communiqué qu'une marche blanche sera organisée dimanche, en hommage aux six blessés. Le rassemblement débutera à 11 heures au parc du Pâquier, où les faits ont eu lieu (https://www.francetvinfo.fr/faits-divers/attaque-au-couteau-a-annecy/attaque-au-couteau-a-annecy-cinq-personnes-dont-quatre-jeunes-enfants-toujours-hospitalises-en-etat-d-urgence-absolue_5877374.html). Le maire souhaite saluer le travail de toutes les personnes ayant apporté une aide et les féliciter. « Il y a eu une chaîne de coopération de solidarité très réactive, très efficace. Et c’est toute cette chaîne de solidarité et le temps de réaction de toutes les équipes qui [ont] permis probablement de sauver, en tout cas on l’espère, ces enfants et ces adultes », a-t-il souligné (https://www.lemonde.fr/societe/live/2023/06/09/attaque-au-couteau-a-annecy-en-direct-les-nouvelles-concernant-l-etat-de-sante-des-enfants-blesses-sont-positives-assure-macron_6176859_3224.html).

 

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Publié le 8 Juin 2023

katholisch.de nous montre ce jeudi 8 juin 2023 que l'évêque d'Augsbourg, Bertram Meier, s'est prononcé contre l'exclusion de la communion. "Dans les discussions sur la diversité et l'orientation sexuelle, nous échouons quand nous voulons décider qui est autorisé à venir et qui ne l'est pas en ce qui concerne la communion", a déclaré Meier, selon le manuscrit sur le Corpus Christi dans la cathédrale d'Augsbourg. "Ne refusons pas la communion à qui la demande !" Meier a ajouté que vouloir rester dans son propre cercle n'est pas un style de vie eucharistique. "Notre position aux côtés du Seigneur signifie quitter la mentalité de bunker et s'ouvrir." L'évêque a ajouté : "Ce que le pape François répète inlassablement devrait aussi être notre norme : ne jugeons pas les autres ! Nous ne sommes pas des videurs devant la salle de banquet de l'Eucharistie".

 

Tandis que l'évêque du Limbourg, Georg Bätzing, a souligné le rôle des repas communs pour la fête du Corpus Christi. "Vous vous réunissez autour d'une table - et ce que vous avez vécu, ce qui vous rend heureux et ce qui vous déprime est mis sur la table", a déclaré l'évêque. L’évêque a poursuivi en disant, selon le manuscrit, que l'attente de nourriture augmente l'anticipation et transforme le besoin naturel en une expérience de communauté humaine. Presque toutes les religions ont développé des rituels alimentaires et "en ont fait assez souvent le centre d'une pratique religieuse commune". Bätzing a poursuivi en disant dans le sermon que l'attente joue un rôle important dans la célébration de la communion. "Seule l'attente fait de l'Eucharistie une célébration si précieuse qui renforce la communauté chrétienne." En vue du déroulement de ces services, en commençant par la lecture, l'écoute et l'interprétation des écritures jusqu'à la collecte et la préparation des dons, Mgr Bätzing a ajouté : "Ce n'est qu'ensuite que nous préparons les repas, et même alors nous ne faisons pas que bondir sur le pain et le vin, pour satisfaire notre faim spirituelle. Nous retardons délibérément, les déposons sur l'autel, les considérons avec respect comme des fruits de la terre et du travail humain" (https://www.katholisch.de/artikel/45446-bischof-baetzing-beim-essen-kommen-freude-und-leid-auf-den-tisch).

 

Le Corpus Christi est célébré par l'Église catholique le deuxième jeudi après la Pentecôte. Le nom signifie quelque chose comme la "Solennité du Corps et du Sang du Christ". Il est dérivé du vieux haut allemand. "vron" signifie "seigneur" et "licham" pour "corps". Avec la fête, les catholiques manifestent publiquement leur foi. Ils expriment que Dieu est au milieu d'eux dans le pain et le vin. Comme signe visible, un ostensoir richement décoré avec une hostie consacrée est porté à travers les rues dans une procession solennelle. Les catholiques professent que Jésus-Christ, en tant que Fils de Dieu, est en permanence et corporellement présent dans ce morceau de pain lorsqu'il est consacré par un prêtre à la messe. Le Corpus Christi est un jour férié dans le Bade-Wurtemberg, la Bavière, la Hesse, la Rhénanie du Nord-Westphalie, Rhénanie-Palatinat, Sarre et dans certaines communes de Saxe et de Thuringe. Les Églises issues de la Réforme ne célèbrent pas la fête du Corpus Christi.

 

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Publié le 7 Juin 2023

katholisch.de nous montre ce mercredi 7 juin 2023 que les femmes font un travail important dans les paroisses de la région amazonienne. Maintenant, ils ont demandé au pape de faire reconnaître leur travail par l'Église. Cependant, leur demande n'est pas associée à un rejet des hommes.

 

Les femmes autochtones ont appelé à la reconnaissance de leur travail diaconal au Vatican. La vice-présidente de la Conférence des Églises de la région amazonienne (CEAMA), Sœur Laura Vicuña Pereira Manso, a souligné que les femmes d'Amérique latine "offrent déjà à l'Église un service diaconal" qui nécessite une reconnaissance de l'Église, comme l'a rapporté le portail "Religion Digital" mardi. Il ne s'agit pas du sacerdoce des femmes, mais d'un ministère diaconal spécifique dans la région amazonienne.

 

Sœur Laura Vicuña Pereira Manso a rendu compte d'une audience avec le pape François, au cours de laquelle le travail environnemental, éducatif et pastoral global des femmes a été un thème. Environ 90% de ces services seraient fournis par des femmes en Amazonie. La reconnaissance par l'Église de ce rôle est nécessaire : "Nous, les femmes, sommes majoritaires, et nous ne voulons pas rejeter les hommes en le faisant, mais nous voulons suivre le chemin que l'Église nous propose, le chemin de la synodalité, en surmonter nos différences ensemble", a déclaré la religieuse.

 

Elle est arrivée à Rome avec la deuxième vice-présidente du CEAMA, Patricia Gualinga, et la vice-présidente du REPAM, Yesica Patiachi, après que les trois femmes ont écrit une lettre au pape François en mars pour discuter de la reconnaissance du travail des femmes parlantes en Amazonie. La réponse du pape n'a mis que cinq jours à venir. La secrétaire du Dicastère pour le développement humain intégral, la religieuse Alessandra Smerilli, a souligné l'importance de porter la voix des peuples autochtones au Vatican et a remercié les femmes latino-américaines pour leur témoignage, selon le rapport.

 

La présence des femmes dans la forêt amazonienne est extrêmement importante, car il y a très peu de prêtres, les distances géographiques sont immenses, et beaucoup se déplacent sans cesse. Les femmes sont en revanche une présence constante et aident à développer des projets. Deux tiers des communautés indigènes sans prêtres sont guidées par des femmes. Pour mettre en valeur leur travail, il faut des choses concrètes comme le diaconat des femmes alors qu’elles peuvent déjà occuper tous les ministères non ordonnés (https://ici.radio-canada.ca/espaces-autochtones/1342333/eglise-catholique-amazonie-femmes-pretrise-diaconat).

 

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