Publié le 6 Juin 2023

religiondigital.org nous montre ce mardi 6 juin 2023 que le cardinal espagnol Julián Herranz, 93 ans, a dénoncé des tentatives de "manipulation du prochain conclave" en ciblant un "groupe de milliardaires" qui a promu un fonds économique en 2018 pour payer d'anciens agents du FBI dans le but de préparer des "rapports sur les plus 'papable' et le plus influent parmi les cardinaux électeurs". "La même idéologie qui, depuis le début de son pontificat, s'est opposée au pape François, s'est poursuivie jusqu'à la tentative de manipulation du prochain conclave, presque dans le style avec lequel en d'autres temps les monarques des nations catholiques l'ont fait", souligne le cardinal Herranz dans le livre Dos Papas, publié par Ediciones Rialp en Espagne.

 

Herranz, que le pape Benoît XVI a inclus en 2012 dans la commission cardinalice qui a enquêté sur la diffusion de documents confidentiels du Saint-Siège, dans l'affaire dite des 'Vatileaks', met ainsi en lumière l'existence d'un projet appelé 'Red Hat Report'.  De plus, il montre que les tentatives «flagrantes» d'influencer le prochain conclave comprenaient, à l'été 2020, la publication par des éditeurs catholiques de deux livres.  Il s'agit de «The Next Pope», du théologien George Weigel et auteur d'une biographie de Jean-Paul II; et celle du journaliste Edward Pentin, correspondant à Rome du National Catholic Register (du groupe EWTN), qui a publié en août 2018 un manifeste de l'ancien nonce aux États-Unis, Carlo Maria Viganò, qui appelait à la démission du pape François, l'accusant sans preuves, entre autres considérations critiques à l'encontre de son ministère, d'avoir protégé l'ancien cardinal Theodore McCarrick, coupable de multiples abus sur mineurs et jeunes.

 

Selon Herranz, un cardinal non identifié des États-Unis a envoyé le livre de George Weigel, publié par Ignatius Press, comme cadeau personnel à tous les cardinaux du monde, qui proposait un profil différent de celui du pape François pour le prochain pontife. "Ce ne pouvait pas être - selon Weigel - un pontife comme les précédents, un pape 'conciliaire' (de Vatican II), mais un pape 'de transition' ouvert à la 'nouvelle ère' du 21ème siècle (...)", intervient Herranz. Par ailleurs, il souligne que de son côté, le journaliste Edouard Pentin a confié à certains journalistes italiens que la pape François "pourrait démissionner très prochainement, il était donc indispensable de réfléchir à d'éventuels successeurs".

 

Le livre du cardinal Julián Herranz est présenté comme un mémoire en 21 chapitres, allant du pontificat de Benoît XVI à François, mais rappelant d'autres papes qui ont influencé sa vie, qu'il a également servis. "Après le conclave au cours duquel Benoît XVI a été élu, vous avez invité le cardinal Hummes et moi à déjeuner", dit le livre Deux papes dans son prologue, réalisé par le pape François. «Les commentaires portaient sur la façon dont nous étions édifiés par sa personnalité d'homme d'Église. Par contre, les commentaires de quelqu'un qui était au courant du déjeuner étaient plus ou moins comme ceci : «Herranz est très intelligent : il pense à le prochain conclave», ajoute-t-il. "J'avoue que le 13 mars 2013 (lorsqu'il a été élu pape), je me suis souvenu du déjeuner et du commentaire", a déclaré le pape. Le pape François écrit également -de sa propre écriture-, un remerciement au cardinal espagnol pour son "travail et ses efforts" pour la réalisation de son œuvre. «J'admire sa mémoire et sa vieille jeunesse », affirme-t-il après avoir souligné qu'il est un « homme d'Église, un homme au cœur ecclésial».

 

Et les ennemis du pape espèrent le remplacer vu que la santé de Jorge Bergoglio, élu en 2013, alimente régulièrement les spéculations sur l’éventualité d’une renonciation à sa charge et sa succession. Il a déclaré à plusieurs reprises qu’il envisagerait de démissionner - comme son prédécesseur Benoît XVI, décédé en décembre - si sa santé venait à faiblir, mais il a affirmé récemment que ce n’était pas d’actualité. Malgré ces rebondissements, le pape François continue de voyager: le Vatican a publié mardi le programme de sa visite au Portugal du 2 au 6 août, à l’occasion des Journées mondiales de la Jeunesse (JMJ), qui verra le souverain pontife se rendre à Lisbonne et au sanctuaire marial de Fatima. Le pape doit également se rendre en Mongolie début septembre, ainsi qu’à Marseille le 23 septembre (https://www.sudouest.fr/le-pape-francois-admis-a-l-hopital-pour-des-examens-de-controle-15464693.php).

 

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Publié le 5 Juin 2023

Christine Ravier dans france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/haute-garonne/toulouse/ ce lundi 5 juin 2023 que des catholiques ne se reconnaissent plus dans l'Église, notamment à Toulouse (Haute-Garonne), et organisent des messes à domicile accueillant chez eux, dans leur maison, des prêtres qui donnent des messes pour des petits groupes. Ces catholiques ne se reconnaissent plus dans l'Église. Une manière de "protester" suite aux abus sexuels dans l'Église systémiques dans l'institution qu'a mis en lumière la commission Sauvé notamment et surtout de reconquérir un espace d'échange et de paroles. C'est aussi pour eux une manière de renouer avec le partage et la liberté de s'exprimer.

 

Depuis 3 ans, Annie Dreuille accueille chez elle, dans sa maison, trois fois par mois un prêtre qui officie chez elle. Ces messes à domicile pratiquées en Haute-Garonne, mais ailleurs en France également, constituent un mouvement nouveau en forme de contestation. Aujourd'hui, ils sont dix-sept. La célébration a lieu dans la pièce à vivre. Le prêtre qui officie, Jean-Marie Miquel, se dit très content : "je n'oppose pas les deux (la messe à l'église et la messe à domicile). C'est la même eucharistie, c'est toujours le Seigneur ressuscité qui nous appelle à sa table.).Cette forme, parce qu'on n'est pas nombreux, permet le partage". La propriétaire des lieux abonde dans ce sens. Annie Dreuille trouve les dernières années austères et n'était pas satisfaite de la vie de sa paroisse qu'elle a, comme beaucoup dit-elle, abandonnée. "Moi, je ne pouvais plus supporter", affirme-t-elle. "On ne vous demande pas votre avis, on vous dit ce qu'il faut penser. Or l'Évangile pour moi c'est la découverte de la liberté. On peut interpréter, en parler et écouter. Ce qu'il faut, c'est partager et écouter. Le partage, c'est l'enrichissement."

 

La cause de cette désaffection des paroisses est claire selon Annie Dreuille, qui regrette l'élan de liberté donné par Vatican II à la fin des années 50. "On a vu arriver des générations de clercs qui ont tout coupé, regrette-t-elle. Leur formation est beaucoup plus rigoriste et on a une église traditionnelle, une église institution, une église qui gouverne, qui a le pouvoir et qui ne donne pas la parole". Ces croyants ont déserté leurs paroisses regrettant l'élan de liberté donné par Vatican II à la fin des années 50. Même constat pour les autres participants. "Quand j'ai vu nos églises se vider, quand j'ai senti qu'il n'y avait pas de liens entre la vie de semaine et l'heure que l'on passait à la messe, quand nous avons senti que nos enfants prenaient la fuite par rapport aux assemblées paroissiales, quand on a commencé à se plaindre du fait que tout était en train de se refermer, on nous a dit qu'on pouvait  partir" constate Frédérique Pasturel, l'une des pratiquantes.

 

Inquiétude pour l'avenir "Il faut faire quelque chose, poursuit-elle, pour redonner espoir à toutes les personnes qui se sont senties ostracisées parce qu'homosexuels, parce que divorcées remariées, parce que dans une famille qui avait accès à la PMA, qui ont été comme moi absolument ulcérées par un cléricalisme infantilisant pour les laïcs et pour les femmes... On s'est dit qu'il fallait vraiment faire quelque chose." Frédérique comme Annie témoignent d'une grande inquiétude pour l'avenir de leur église. Mais cette pratique des messes en petits groupes qui remonte aux origines du christianisme, peut signifier un renouveau. Elle réunit actuellement une cinquantaine de personnes à Toulouse et tend à se développer, à s'ouvrir...

 

Enfin, on apprend aussi plus de 300 catholiques des Pyrénées-Atlantiques se disent inquiets pour l'avenir du diocèse apprenant lors d'une réunion à la mi-mars, qu'une congrégation de chanoines de tendance traditionnaliste – les chanoines de Lagrasse – va s'installer à Pau dans les nouveaux locaux du futur centre diocésain du Béarn, rue Montpensier, dans d'anciens locaux jésuites. Ils ont entamé une démarche pour se faire entendre, et demandent une médiation avec Mgr Aillet, l'évêque de Bayonne, Lescar et Oloron. Ils pointent aussi du doigt une décision prise sans concertation et qui pour eux est un mauvais signal alors que l'Église est engagée sous la houlette du pape François dans une démarche qui vise à donner plus de places aux laïcs. Cet épisode, c'est la goutte qui fait déborder le vase pour ces frondeurs. Depuis des années déjà, certaines prises de positions et décisions de l'évêque suscitent l'incompréhension et surtout fracturent la communauté catholique du département. Beaucoup estiment que sa gouvernance ne tient pas compte des orientations de Vatican II qui en 1962 ont permis à l'Église de s'ouvrir au monde moderne, et favorise les courants conservateurs. Un collectif de fidèles a été mis en place et une médiation, ou rencontre avec observateur, avec l'évêque devrait être organisée rapidement (https://www.francebleu.fr/infos/societe/malaise-chez-les-catholiques-des-pyrenees-atlantiques-une-demande-de-mediation-avec-l-eveque-4283765).

 

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Publié le 4 Juin 2023

José Manuel Vidal nous montre dans religiondigital.org ce dimanche 4 juin 2023 que depuis la chaise près de la fenêtre, le pape François explique le mystère de la Trinité avec l'image d'"une famille réunie à table", car "notre Dieu est une communion d'amour". Pour cette raison, Bergoglio invite les croyants à faire le signe de la croix, signe de l'amour de Dieu «qui nous enveloppe complètement, de haut en bas, de gauche à droite» et, en outre, à se demander : «Si Dieu est amour, est-ce que nos communautés en témoignent ? Savent-ils aimer ? Sont-ils comme des familles ? Avons-nous toujours la porte ouverte, savons-nous accueillir tout le monde ? Car l'Église est ou devrait être comme "comme une maison où l'on aime en famille"

 

Après l’angélus du dimanche 4 juin, le pape François a fait part de ses prières et de sa solidarité avec les indiens touchés par le drame ferroviaire survenu vendredi 2 juin, qui a fait au moins 288 morts. Mais le bilan pourrait être beaucoup plus lourd et atteindre 380 morts, selon le directeur général des services d'incendie de l'État d'Odisha, Sudhanshu Sarangi. «Je suis proche des blessés et de leurs familles. Que le Père céleste accueille les âmes des défunts dans son royaume», a-t-il prié. Samedi déjà, le pape François avait fait parvenir un télégramme de condoléances au nonce apostolique en Inde, Mgr Leopoldo Girelli, se disant profondément attristé d'apprendre «l'immense perte de vies humaines» causée par cette collision entre trois trains dans l’État d’Odisha, à l’est du pays. Dans ce message, il assure de sa proximité spirituelle toutes les personnes touchées par la tragédie, confiant les âmes des défunts à la miséricorde de Dieu (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2023-06/pape-francois-appel-angelus-inde-accident-train.html).

 

Enfin, le pape a participé à l'émission "A Sua Immagine", programme religieux de la télévision publique italienne, enregistrée le 27 mai dernier et diffusée dimanche 4 juin. À partir de témoignages, le Souverain pontife s’exprime sur des thèmes variés, tels que la guerre déclarant que «C'est une histoire vieille comme l'humanité: avec la paix on gagne toujours, peut-être peu mais on gagne, avec la guerre on perd tout. On perd tout. Tout! Et les soi-disant gains sont des pertes», pensant aujourd’hui au conflit en Ukraine qui blesse l'Europe, mais aussi à toutes les guerres et violences à travers le monde, l’éducation des enfants par la douceur mais aussi aux limites, ou encore les apparitions mariales en soulignent la place centrale du Christ est importante pour discerner la véracité de celle-ci, qui ne sont pas toujours authentiques (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2023-06/pape-francois-emission-tv-rai-a-sua-immagine.html).

 

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Publié le 3 Juin 2023

rtp.pt nous montre ce samedi 3 juin 2023 que les cas d'abus sexuels au sein de l'Église catholique feront l'objet des Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) à Lisbonne, un geste du pape étant attendu à l'égard des victimes portugaises.

 

Mgr Américo Aguiar, président de la Fondation JMJ Lisbonne 2023, est certain que ce geste aura lieu, bien qu'il ne soit pas encore connu, beaucoup s'attendant à ce que le pape François ait une rencontre personnelle avec certaines des personnes abusées par des membres du clergé au cours des dernières décennies. "Le pape, comme cela s'est produit lors d'autres voyages et dans d'autres contextes, je suis sûr qu'il fera aussi un geste, une décision, une rencontre, quelque chose d'autre en ce qui concerne la question des abus, certainement", a déclaré Américo Aguiar dans une interview avec l'agence Lusa, sans donner plus de détails. Selon l'évêque chargé d'organiser la rencontre mondiale des jeunes avec le pape à Lisbonne, ce geste devrait être connu "d'ici quelques jours", lors de l'agenda du pontife pour les journées où il sera au Portugal du 02 au 06 août. Au terme de l'Assemblée plénière extraordinaire de la Conférence épiscopale portugaise (CEP) chargée d'analyser le rapport de la Commission indépendante pour l'étude des abus sexuels sur mineurs dans l'Église catholique au Portugal, il a été annoncé qu'«une commémoration aura lieu durant la Journée mondiale de la jeunesse et ensuite perpétué dans un espace extérieur de la Conférence épiscopale portugaise».

 

Interrogé sur ce processus, Américo Aguiar a évoqué le président du CEP, José Ornelas, qui «en temps voulu», partagera «avec tout le monde» la décision prise. Sur la question des abus, l'évêque auxiliaire de Lisbonne préfère souligner le protocole établi entre la Fondation JMJ Lisbonne 2023 et l'Association portugaise d'aide aux victimes (APAV), "qui travaille (...) sur la préparation et la prévention avec (...) volontaires et travailleurs" du voyage. L’APAV «formera des bénévoles, des chefs d'équipe de bénévoles, sera avec nous pendant le Voyage et travaillera avec nous pendant un certain temps après le Voyage, non pas dans le foyer fermé de la question de la maltraitance des mineurs, mais, malheureusement, dans tous les possibilités de ce que signifie l'existence de victimes dans une rencontre avec tant de personnes», a déclaré Américo Aguiar. Interrogé sur d'éventuelles protestations de secteurs insatisfaits de la réponse de l'Eglise aux cas d'abus sur mineurs, le prélat assure ne pas relativiser la question, mais met l'accent sur les actions menées. "Non, je ne relativise pas. Absolument. Ce que j'ai dit, et je le répète, c'est que l'Église fait ce qu'elle doit faire. On peut réfléchir sur les 'timings', les circonstances et ne pas être visible, toutes ces choses. Maintenant, ce qui a été fait devait être fait et ce qui est fait doit être fait et continuer à être fait», a déclaré l'évêque.

 

Pour Américo Aguiar, l'Église a pu, "plus ou moins immédiatement, placer les victimes à la place qui leur revient" et reprend la parole du pape pour souligner que, dans ces cas, "la douleur ne se prescrit pas". "Nous devons tous être conscients (...) que la douleur de ceux qui vivent quelque chose comme ça ne se prescrit pas. Et ça me fait très mal qu'aujourd'hui encore, (...) nous allons voir un journal (...) et cela continue à se produire. Cela continue à se produire signifie que nous, l'Église, nous, la société, nous les citoyens, n'avons pas encore pu empêcher que des cas d'abus continuent de se produire". La tolérance zéro et la transparence totale demandées par le pape, "doivent définitivement prendre effet. (...) Je ne suis pas concerné (...) la notoriété, le bruit autour de la journée ou en dehors de la journée ou dans l'église. Ça inquiète (...) ces gens ont vécu ça", a-t-il ajouté.

 

Sur près d'un an, la Commission indépendante dirigée par le pédopsychiatre Pedro Strecht, a validé 512 des 564 témoignages reçus, pointant, par extrapolation, un nombre minimum de victimes d'environ 4815. La période analysée a été délimitée entre 1950 et 2022. Suite à ces résultats, certains diocèses ont prudemment retiré certains prêtres du ministère. Cependant, après la fin des travaux de cette Commission, le CEP a créé le Groupe VITA, le groupe de surveillance des situations d'abus sexuels d'enfants et d'adultes vulnérables dans le contexte de l'Église catholique au Portugal, dirigé par le psychologue Rute Agulhas. Cet organisme a un horizon de fonctionnement de trois ans, avec «la mission d'accueillir, d'écouter, de surveiller et de prévenir les situations d'abus sexuels d'enfants et d'adultes vulnérables dans le contexte de l'Église au Portugal, en prêtant attention aux victimes et aux agresseurs», selon le CEP.

 

D’ailleurs, le groupe VITA a déjà commencé à recevoir des demandes d'aide de victimes d'abus sexuels dans le cadre de l'Église catholique. Rute Agulhas, le coordinateur de ce groupe, mais il a révélé que des contacts ont été pris sur Internet car la ligne d'assistance téléphonique ne fonctionne pas encore (https://www.rtp.pt/noticias/pais/abusos-na-igreja-pedidos-de-ajuda-ja-comecaram-a-chegar-ao-grupo-vita_v1487917). Le problème a été résolu puisque la ligne téléphonique créée pour soutenir les victimes d'abus sexuels dans l'Église catholique a reçu 16 contacts et demandes d'aide en une semaine seulement. Des témoignages viennent de tout le pays (https://www.rtp.pt/noticias/pais/abusos-na-igreja-comecam-a-chegar-pedidos-de-ajuda-na-linha-de-apoio-as-vitimas_v1489856).

 

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Publié le 2 Juin 2023

José Lorenzo nous montre dans religiondigtal.org ce vendredi 2 juin 2023 que la colère au sein du Comité central des catholiques allemands (ZdK). Ses membres seraient irrités par un rapport publié selon lequel certains évêques allemands seraient réticents à fournir les fonds nécessaires au Comité synodal prévus par les délibérations adoptées dans leur démarche par la Voie synodale allemande.

 

"Une écrasante majorité des évêques ont voté pour le Comité synodal" dans ce processus qui s'est déroulé ces dernières années dans plusieurs réunions conjointes entre les délégués du Chemin synodal, composé de laïcs, de religieux, de prêtres et d'évêques, ces derniers avec droit de veto, a souligné la présidente du ZdK, Irme Stetter-Karp. "Le non-respect de la parole détruit la crédibilité", a-t-elle ajouté, visiblement vexée, pour laquelle elle espère "que les évêques allemands poursuivent le processus de réforme de la Voie synodale".

 

Et c'est que, tel que publié par Katholisch, citant des informations de l'Agence de presse catholique, "en avril, une décision financière sur les ressources humaines et matérielles du Comité synodal a été reportée. Et en vue de la prochaine réunion du Conseil permanent de Évêques diocésains à Berlin, à la mi-juin, il n'est pas encore clair s'il y aura un accord sur le financement prévu, selon l'Association responsable des diocèses allemands (VDD), dans laquelle les diocèses ont leurs activités communautaires en commun, et où les questions financières doivent être décidées à l'unanimité."

 

Pour le ZdK, derrière cette incertitude quant à l'aide financière, il y aurait les fortes réticences expliquées par les cardinaux Parolin, Ladaria et Ouellet à certaines questions approuvées par le chemin synodal, parmi lesquelles le lancement de ce comité synodal, qui à Rome le comprennent comme une organisation chargée de superviser le travail des bergers allemands eux-mêmes. Le ZdK a tenté de dissiper ces craintes en soulignant que ce nouvel organe ne supplantera pas les évêques. «Il s'agit de poursuivre le chemin fructueux que nous avons entrepris avec les évêques allemands. Les causes du scandale des abus ne peuvent être traitées qu'à long terme par des réformes comme celles dont nous avons discuté au cours des trois dernières années», déclare Stetter-Karp.

 

En tout cas, et après la publication de ce rapport qui pourrait mettre un terme aux projets du Chemin synodal par suffocation économique, le combative présidente du ZdK en vient à dire que les mécanismes de prise de décision dans l'Église aussi ils doivent être réexaminé en matière financière. Le vice-président du ZdK, Wolfgang Klose, a lui aussi exprimé son inquiétude et lancé un appel aux évêques : "Je suis convaincu que la Conférence épiscopale ne se laissera pas bloquer par quelques évêques dans leur souci de concrétiser maintenant les résolutions du Chemin synodal."

 

C’est triste de voir que certains évêques allemands ont toujours un esprit clérical au lieu de ‘sentir comme leurs brebis’, et donc ne pas financer les réformes montrent que ces derniers vivent toujours dans l’illusion l’ancien modèle peut durer, mais la crise des abus montre que ce n’est plus le cas, et qu’il faut une réforme radicale au lieu de vivre dans le passé.

 

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Publié le 1 Juin 2023

Jesús Bastante nous montre sur religiondigital.org ce jeudi 1er juin 2023 que José Cobo, l'évêque auxiliaire de Madrid, à 57 ans, fait face à un long pontificat, dans lequel il devra piloter un nouveau projet d'Église, tant dans la capitale que dans le reste de l'Espagne, très réticente aux réformes mises en œuvre par Bergoglio.

 

Malgré les tentatives de placer Argüello, Cerro ou Ginés García Beltrán, Le pape François n'avait que deux noms en tête : Cobo et l'évêque de Zamora, Fernando Valera. Le pape François a attiré l'attention du Nonce après l'une des présélections présentées, qui comprenait Jesús Sanz, Mario Iceta... et Martínez Camino ! La possibilité d'un prêtre, d'un missionnaire, était également sur la table. Enfin, le pape François a opté pour un pasteur qui connaît parfaitement le diocèse, avec une vocation pastorale claire et responsable de la pastorale des migrations dans l'Église espagnole, qui est appelé à agir comme un «contrepoids» à l'écart conservateur attendu en mars, après qu'Omella a annoncé qu'il ne se représenterait pas.

 

La récente résolution des tribunaux exonérant totalement le diocèse de toute responsabilité dans la soi-disant «affaire des Fondations», a également servi à lever de tout doute le pontificat d'un Carlos Osoro qu'il verra comme l'un de ses hommes de confiance, José Cobo, cela lui arrivera à Madrid, et il le fera avec le temps qui lui a peut-être manqué pour pouvoir mener à bien les réformes nécessaires dans le plus grand diocèse d'Espagne. Et, au passage, essayez de les «exporter» vers une Église espagnole qui continue d'être l'une des plus réfractaires aux réformes du pape François. Le pape des surprises.

 

Jesús Bastante nous montre aussi sur religiondigital.org  (https://www.religiondigital.org/espana/Cesar-Garcia-Magan-pederastia-abusos-menores-dolor-verguenza-lacra-instruccion-datos_0_2565343455.html) que porte-parole de la Conférence épiscopale, César García Magán, a ouvert la conférence «Protection des mineurs : nous continuons à marcher», au cours de laquelle a été présentée l'Instruction de l'Église espagnole sur les abus. Il y avait des victimes présentes à l'acte, bien que parmi le public. Pas de visage, pas de voix. Le ton utilisé par le secrétaire général de la CEE était beaucoup plus retentissant qu'à l'accoutumée.

 

L'évêque auxiliaire de Tolède a marqué trois étapes franchies, en tant qu'Église, au cours de la dernière année : en novembre 2022, l'approbation du protocole-cadre pour la prévention et l'action contre les abus sur mineurs ; en mars, s'est achevée la préparation du rapport "Pour faire la lumière" sur la pédophilie, dont les données seront présentées cet après-midi ; en avril, l'approbation de l'instruction CEE sur les abus sexuels, obligatoire pour les diocèses et les congrégations religieuses.

 

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