Publié le 20 Novembre 2024

la-croix.com nous montre dans son article du mercredi 20 novembre 2024 (https://www.la-croix.com/international/guerre-ukraine-russie-jour-1001-point-conflit-ukrainien-poutine-aujourdhui-20241120) que le pape François a marqué les 1000 jours depuis le début de l’invasion russe en Ukraine, y voyant un «anniversaire tragique» et «un désastre honteux pour l’humanité», en présence de la première dame ukrainienne, Olena Zelenska.

 

«Hier marquait le millier de jours depuis l’invasion de l’Ukraine. Un anniversaire tragique pour les victimes et les destructions qu’elle a provoquées», a déclaré le pape argentin à la fin de son audience générale hebdomadaire au Vatican. «Mais en même temps, (c’est) un désastre honteux pour toute l’humanité», a-t-il ajouté devant les milliers de fidèles réunis sur la place Saint-Pierre, où se trouvait notamment Olena Zelenska aux côtés des premières dames de l’Arménie, de la Lituanie et de la Serbie. «Toutefois, cela ne doit pas nous dissuader de rester proches du peuple ukrainien martyrisé, d’implorer la paix et de travailler pour que les armes cèdent la place au dialogue, et le conflit à la rencontre», a encore déclaré le pape.

 

La première dame d'Ukraine, Olena Zelenska, a discuté avec le pape François des 1001 jours écoulés depuis l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par la Russie, la mort de 592 enfants et plus de 30 000 missiles et drones russes ciblant les civils ukrainiens. Elle a souligné les raids aériens quotidiens, les explosions et les atrocités commises par la Russie, notamment les abus et les meurtres de prisonniers de guerre. Zelenska a remercié le pape pour ses prières et son soutien à l'Ukraine, soulignant le rôle du Saint-Siège dans la libération des prisonniers et les efforts de récupération des enfants (https://english.nv.ua/life/zelenska-meets-pope-francis-discusses-ukraine-s-suffering-and-calls-for-peace-50468041.html).

 

Ce mercredi 20 novembre, la Russie a de nouveau menacé d’attaque nucléaire l’Ukraine, après l’utilisation de missiles longue portée. Les dirigeants craignent une escalade de la situation et plusieurs ambassades ferment leurs portes à Kiev, alors que le pouvoir dénonce une opération «psychologique» russe (https://www.ouest-france.fr/europe/ukraine/direct-guerre-en-ukraine-zelensky-craint-une-defaite-si-laide-americaine-sarrete-d5d4505f-0a77-4e44-893d-12643bed4a59).  

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost0

Publié le 19 Novembre 2024

Matthieu Lasserre dans la-croix.com nous montre que mardi 19 novembre 2024, dans une lettre adressée au nonce apostolique en Ukraine, Mgr Visvaldas Kulbokas, à l’occasion des mille jours de l’invasion russe, le pape François déclare s’unir «au cri» quotidien des Ukrainiens pour la paix. En espérant, dit-il, que ce mot «résonnera bientôt dans les familles, les foyers et les places de la chère Ukraine».

 

«Malheureusement, du moins pour l’instant, ce n’est pas le cas, déplore le pape François. Mes paroles ne se veulent pas de simples paroles», poursuit le pape, «mais (…) une invocation sincère à Dieu», dans l’espérance qu’il  convertisse les cœurs et les rende capables d’entamer des chemins de dialogue, de réconciliation et de concorde».

 

Rappelant la minute de silence quotidienne respectée à neuf heures à travers toute l’Ukraine en mémoire des victimes du conflit qui ravage depuis plus de deux ans le pays, le pape indique s’unir à ses habitants «afin que le cri qui monte vers le ciel, d’où vient le secours, soit plus fort», pour que cesse cette «terrible tragédie» et alors que la situation militaire s’aggrave sur le terrain pour l’armée de Kiev.

 

L'Ukraine a juré ce mardi, millième jour de l'invasion russe, de ne «jamais» se soumettre à la Russie, qui a, elle, agité de nouveau le spectre du recours à l'arme nucléaire et promis de remporter cette guerre. Kiev a également frappé la région frontalière russe de Briansk avec des missiles américains de longue portée ATACMS, c'est ce qu'a confirmé un haut responsable ukrainien après une annonce de Moscou en ce sens (https://www.rfi.fr/fr/europe/20241119-au-milli%C3%A8me-jour-de-l-agression-russe-l-ukraine-affirme-qu-elle-ne-se-soumettra-jamais).

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost0

Publié le 16 Novembre 2024

katholisch.de nous montre ce samedi 16 novembre 2024 jusqu'à présent, seuls les hommes étaient autorisés à être ordonnés diacres dans l'Église. Cependant, Mgr Franz-Josef Overbeck est favorable à ce que les femmes puissent devenir diacres, car pour ce dernier «L'Église doit être heureuse d'avoir chaque femme capable de bien prêcher, de diriger une congrégation et d'administrer certains sacrements». Dans le diocèse d'Essen, 47 femmes et hommes parmi les agents communautaires et pastoraux ont été formés et chargés de baptiser. Lors du Synode mondial qui s'est récemment terminé au Vatican, certains ont jugé que l'approche du diocèse de la Ruhr était correcte. Dans le document final du Synode mondial, il est indiqué que la question de l'accès des femmes au diaconat reste ouverte, a déclaré Overbeck. "Pour l'Eglise d'Allemagne, qui est consciente de cette question depuis longtemps, ce n'est qu'un petit pas. Mais c'est un grand pas pour l'Eglise universelle."

 

Il ne peut pas dire quand cela se produira. "L'uniformité sur cette question n'est plus garantie dans l'Église catholique." Overbeck a soutenu : «Dans la compréhension des gens d'aujourd'hui, la tradition a beaucoup à voir avec la crédibilité et le soin pastoral.» Ces mesures montrent comment l’Église évolue actuellement. "En ce sens, la question de la crédibilité est un critère plus élevé que les considérations dogmatiques". Overbeck a déclaré qu'il ne pouvait pas dire où mènerait la discussion sur le rôle des femmes dans l'Église. "Mais j'ai l'impression que beaucoup de gens essaient de créer par eux-mêmes le profil classique du prêtre. Mais cela ne réussira pas, tout simplement parce qu'il y aura un manque d'hommes célibataires qui sont ou veulent devenir prêtres."

 

Overbeck a également commenté la guerre en Ukraine. Pour lui, la résistance violente de l'Ukraine aux attaques russes était justifiée, car "On ne peut pas tolérer le recours à la force militaire, mais en dernier recours, cela est parfois inévitable sans que la force elle-même soit bonne." «La guerre d’agression russe a finalement et dangereusement affaibli un ordre international qui était en danger depuis longtemps», a déclaré Overbeck. C’est pourquoi une paix juste doit rester l’objectif. En outre, la société doit à nouveau se concentrer davantage sur les critères d’une guerre juste. Selon lui, cela ne signifie pas que l'on suivra uniquement la logique militaire. Overbeck a reconnu que la violence peut toujours conduire à davantage de violence.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost0

Publié le 15 Novembre 2024

 katholisch.de nous montre ce vendredi 15 novembre 2024 qu’établir des réseaux communs solides dans le but de garantir que les abus ne se reproduisent plus – tel est l'objectif d'une conférence sur «La protection dans l'Église catholique en Europe» promue par la Commission pontificale pour la protection des mineurs qui se déroule actuellement à Rome (13-15 novembre), dans laquelle 100 responsables d'Église et experts en charge de la protection des mineurs en provenance de 25 pays européens consolident un réseau lancé à Varsovie en 2021, afin de partager notamment leurs bonnes pratiques (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2024-11/message-pape-conference-commission-pontificale-protection-abus.html). Luis Manuel Ali Herrera, secrétaire de la Commission pontificale pour la protection des mineurs, a déclaré aux représentants de toutes les conférences épiscopales européennes : "Nous savons que personne n'a besoin de belles paroles qui restent ensuite sur des pages inamovibles". L'agence de presse catholique italienne SIR l'a rapporté jeudi.

 

Au début, le cardinal Sean O'Malley, président de la Commission pontificale pour la protection des mineurs, a encouragé les participants : «Nous faisons des progrès dans nos efforts pour prévenir le fléau des abus». Selon l'agence, des victimes et des survivants d'abus participeront également à la réunion, parrainée par la Commission pontificale pour la protection des mineurs. Le cardinal a ajouté que chaque pays d'Europe se trouve à un stade différent dans l'élaboration de politiques et de procédures visant à protéger les enfants. La psychologue Chiara Griffini a souligné qu'elle est convaincue que l'Église peut faire une réelle différence si elle fait sa part pour dire non à toutes les formes de violence. Le président du Service national pour la protection des mineurs de la Conférence épiscopale italienne a appelé l'Église à devenir leader en matière de protection, soulignant : «Notre avenir est en jeu, en tant que citoyens et en tant que croyants».

 

À l’ouverture de la conférence, le mercredi 13 novembre à Rome, le pape, dans son message les a encouragés à apporter «réconfort et assistance à ceux qui ont souffert, en signe de la préoccupation de l'Église pour la justice, la guérison et la réconciliation», et a vu leur engagement qui est «un signe des efforts continus de l'Église pour protéger les personnes vulnérables». Par ailleurs, la Conférence - souligne le Souverain pontife - est certainement l'occasion d'une «compréhension plus complète» et d'un «engagement plus profond» en faveur de la protection des mineurs et des personnes vulnérables. Le pape espère que leurs efforts pour créer un réseau de personnes et de bonnes pratiques constitueront «un forum indispensable pour partager les connaissances, se soutenir mutuellement et faire en sorte que les programmes de protection soient efficaces et durables» (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2024-11/message-pape-conference-commission-pontificale-protection-abus.html).

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost0

Publié le 14 Novembre 2024

katholisch.de nous montre ce jeudi 14 novembre 2024 nous montre qu’en marge du Synode mondial, une conférence a eu lieu à Rome au cours de laquelle des catholiques LGBTQ ont parlé de leurs expériences dans l'Église. Le cardinal Stephen Chow Sau-yan, évêque de Hong Kong, était également présent. Il a raconté ce qui l'avait impressionné lors de la réunion ce sont les messages simples, personnels et sincères. Ils étaient sincères et respectueux de l’Église et transmettaient de l’espoir. Chow a poursuivi en écrivant qu'il avait assuré dans la prière d'ouverture que l'Église, qui devrait refléter la communion et l'amour de la Sainte Trinité, se soucie et aime la communauté LGBTQ.

 

L'évêque de Hong Kong a souligné que devenir une Église synodale nécessite d'être à l'écoute de différents groupes sociaux, «y compris ceux avec lesquels nous pouvons avoir du mal à nous identifier». Les préjugés, l’ignorance, la peur et la haine ne font que refléter le refus d’écouter des voix que l’on considère comme fausses. La réunion en marge du synode "a mis en relation ces sœurs et frères avec nous, les auditeurs de leur église. La connexion devrait être un résultat important de la synodalité qui est nécessaire pour initier la guérison et la réconciliation entre nous".

 

Cependant, tous n’ont pas cette ouverture d’esprit comme l'ambassadeur pontifical en Allemagne, Nikola Eterovic, a mis en garde contre une crise de la civilisation occidentale. Face au déclin de la foi chrétienne en Europe, Eterovic a déploré une «culture de mort» à travers l'avortement et l'euthanasie. L'évolution démographique de l'Europe est un «signe de suicide». Eterovic a également décrit la guerre d’agression russe contre l’Ukraine comme un signe de suicide social, notamment parce que deux pays chrétiens s’y battaient (ce qui est normal dans toute les guerres qui ont eue lieu en Europe, dans la plupart des cas elles ont toujours opposée des pays chrétiens qui s’en sont toujours relevés). Eterovic a également mis en garde contre une «idéologie du genre» (qui n’existe pas, ce sont les études de genre) et une «colonisation idéologique» du continent qui vont à l’encontre de l’image chrétienne de la famille (https://www.katholisch.de/artikel/57526-nuntius-eterovic-warnt-vor-einem-selbstmord-europas).

 

Le nonce n’a pas beaucoup d’imagination, il ne fait que reprendre  la déclaration Dignitas infinita (Infinie dignité), publiée lundi 8 avril 2024, qui a pris cinq ans. Le texte se prononce sur des sujets nouveaux épinglant pingle «la théorie du genre» (les études de genre) classée comme «très dangereuse» et qui «sape la base anthropologique de la famille», réaffirme son opposition à l’avortement, soulignant que le «caractère intrinsèque» de la «dignité humaine» vaut «depuis le moment de» la conception jusqu’à la «mort naturelle», et réaffirme en particulier l’opposition du Vatican au suicide assisté (https://www.ouest-france.fr/societe/religions/meres-porteuses-avortement-fin-de-vie-le-vatican-concretise-son-dogme-sur-la-dignite-humaine-48ca1966-f73a-11ee-b61a-805a85d39d9d). L’opposition à l’avortement, à l’euthanasie et aux études de genre (qui ne sont pas une théorie et une idéologie), ont montré leur limite, car les catholiques ne suivent plus l’Église sur ces sujets qui méritent une vision moins binaire.

 

Plus intéressante est l’initiative du sociologue et prêtre pragois Tomas Halik qui a proposé la tenue d'un synode œcuménique mondial l'année prochaine. Selon un article paru mercredi à Bonn dans l'Evangelische Zeitung, Halik a déclaré qu'il écrirait une lettre au pape et suggérerait d'organiser un synode œcuménique mondial des théologiens l'année prochaine. L’année prochaine marquera le 1700e anniversaire du Concile de Nicée. En 325, l'empereur Constantin a invité les gens au premier concile œcuménique à Nicée, dans l'actuelle Iznik en Turquie, pour clarifier des questions fondamentales de la foi chrétienne. Selon Halik, pour l'anniversaire de 2025, il convient de trouver d'authentiques réponses chrétiennes aux défis de l'époque «en appliquant la méthode synodale d'écoute mutuelle et de conversation dans l'esprit» en temps de guerre et de division (https://www.katholisch.de/artikel/57519-theologe-halik-schlaegt-oekumenische-synode-im-kommenden-jahr-vor).

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Repost0

Publié le 13 Novembre 2024

Michael Sean Winters dans son article de NCRonline.org du mardi12 novembre 2024 nous montre que les élections pour le trésorier de la conférence et les présidents des comités lors de la réunion de la conférence des évêques américains de cette année ont constitué un rejet de certains des candidats les plus conservateurs en faveur d'évêques plus centristes, ou du moins de centre-droit.

 

Lors de la course au poste de trésorier de la conférence, l'archevêque Bernard Hebda de St. Paul et Minneapolis associé à aucun «camp» a battu à plate couture l'évêque David Malloy de Rockford , plus respectueux des autorités romaines conservatrices de l’époque de Jean-Paul II et Benoît XVI (élu au poste de  secrétaire général de la conférence en 2005) et ambitieux, qui se concentrait davantage sur l’avortement que sur d’autres questions d’importance publique, dans l'Illinois, par un vote de 156 à 84. Sa victoire significative peut être interprétée comme un vote contre l'idéologie. L'archevêque Alexander Sample de Portland, dans l'Oregon, était candidat à la présidence du Comité du culte divin, mais son affinité de longue date avec  le rite pré-Vatican II était un pont trop loin pour le reste des évêques. Il a perdu face à l'évêque auxiliaire de Cleveland, Mgr Michael Woost, par 112 voix contre 128, la marge la plus serrée. Mgr Woost n'est évêque que depuis deux ans, sa victoire ne peut donc être interprétée que comme un rejet de Sample.

 

L'évêque Ronald Hicks de Joliet, dans l'Illinois, a été choisi à la légère pour diriger le Comité du clergé, de la vie consacrée et des vocations, battant l'évêque Juan Miguel Betancourt, évêque auxiliaire de Hartford, dans le Connecticut, par 146 voix contre 94. Hicks est une étoile montante de la conférence, ayant travaillé en étroite collaboration avec le père Robert Barron de l'époque au séminaire St. Mary of the Lake à Mundelein, dans l'Illinois, l'un des plus grands séminaires du pays. L’évêque James Conley de Lincoln, dans le Nebraska, est l’un des évêques les plus conservateurs du pays. Il a perdu la course à la présidence du Comité des laïcs, du mariage, de la vie de famille et de la jeunesse, en recueillant seulement 91 voix contre 147 pour l’évêque de Dallas Edward Burns. Conley est un protégé de l’archevêque à la retraite Charles Chaput, auquel Conley a rendu hommage dans un article récent du National Catholic Register. Aucun évêque n’a fait plus pour entraîner l’Église catholique dans les guerres culturelles que Chaput. Burns, comme Hebda, prêtre du diocèse de Pittsburgh, n’est pas libéral, mais le résultat de ces élections était clairement un vote pour s’éloigner de l’approche de la guerre culturelle.

 

L'archevêque Sheldon Fabre de Louisville, dans le Kentucky, a remporté le plus de votes en battant l'évêque Kevin Sweeney de Paterson, dans le New Jersey, par 158 voix contre 81. L'archevêque deviendra le président du Comité pour la justice intérieure et le développement humainFabre est un homme brillant, à la voix douce, qui a dirigé la rédaction de la déclaration des évêques de 2018 sur le racisme. En 2023 Fabre a présidé un service de prière interreligieux à la cathédrale de l'Assomption  après une fusillade de masse, et ses prières d'ouverture et de clôture étaient œcuméniques dans le meilleur sens du terme, incluant la communauté interreligieuse mais aussi distinctement catholiques dans leur ton et leur contenu. Les résultats de l'élection du nouveau président de la Commission des migrations sont sans appel. Les évêques ont choisi l'évêque Brendan Cahill de Victoria, au Texas, contre l'évêque Joseph Tyson de Yakima, dans l'État de Washington, par 155 voix contre 85. Compte tenu des craintes croissantes concernant d'éventuelles «déportations massives» et d'autres mesures anti-immigrés que l'administration Trump pourrait mettre en place, les évêques ont voté pour un évêque plus proche de la frontière.

 

Dans deux élections, les évêques les plus associés à l’aile guerrière de la culture ont perdu, et dans les quatre autres élections, les évêques ont sélectionné des candidats dont les références pastorales sont plus évidentes que toute préférence idéologique. Il n'est jamais facile de faire le tri dans les décisions prises lors d'une réunion d'une conférence épiscopale, mais les élections aux postes de direction sont l'un des rares moyens de jauger la direction que la conférence souhaite prendre dans son ensemble. Les votes sont publics mais se déroulent à bulletin secret, de sorte que les évêques n'ont pas à se sentir obligés de se conformer et que le reste d'entre nous peut voir les résultats en temps réel. Ces résultats indiquent-ils un basculement vers l’équipe du pape François ? Pas exactement. Mais ils représentent bel et bien un rejet de l’équivalent épiscopal de l’alt-right. Sample et Conley sont les champions d’un programme plus extrême, plus guerrier de la culture – tout comme l’archevêque de San Francisco Salvatore Cordileone,  qui a été battu à plate couture l’année dernière lorsque la conférence des évêques a choisi un nouveau président du Comité des activités pro-vie. La conférence des évêques reste résolument de centre-droit, et de nombreux évêques sont toujours incapables ou peu disposés à s’engager réellement dans le programme du pape François. Pourtant, la première étape pour trouver un nouveau centre est de se débarrasser des extrêmes. Il n’y a personne d’extrême gauche lors d’une réunion d’évêques, mais l’organisme dans son ensemble a décidé de se débarrasser de son extrême droite. C’est un progrès.

 

Brian Braga dans NCRonline.org nous montre ce mercredi 13 octobre (https://www.ncronline.org/news/bishops-stress-their-support-migrants-start-annual-meeting-baltimore) que l'Église catholique continuera de soutenir les migrants qui traversent la frontière sans documents légaux malgré les projets du président élu Donald Trump d'expulser massivement des immigrants, a déclaré le président de la Conférence des évêques catholiques des États-Unis le 12 novembre. Tout en précisant que les évêques américains «n'encouragent certainement pas l'immigration illégale», selon l'archevêque Timothy Broglio, de l'archidiocèse américain des services militaires, qui a déclaré que les dirigeants de l'Église resteront conscients de l'impératif de l'Évangile de prendre soin «des affamés, des assoiffés, des nus, des sans-abri, des étrangers ou des malades». S'adressant plus tard aux journalistes, Broglio a déclaré que l'Église catholique aux États-Unis «prendra certainement soin de ceux qui viennent dans ce pays et représentent le visage du Christ dans leurs besoins». Les remarques de Broglio interviennent dans un contexte d'inquiétudes accrues au sein des communautés immigrées depuis l'élection le 5 novembre de Trump, l'ancien président dont la campagne avait promis de lancer un programme d'expulsion massive d'immigrants sans papiers à son retour à la Maison Blanche. On  estime à 11 millions le nombre d’immigrants vivant aux États-Unis sans documents légaux.

 

L'évêque Mark Seitz d'El Paso, au Texas, qui a récemment occupé le poste de président du comité des migrations de la conférence des évêques, a déclaré aux journalistes le 12 novembre que les dirigeants de l'Église «attendent de voir exactement ce qui va se passer» en ce qui concerne la stratégie d'application des lois sur l'immigration de la nouvelle administration Trump. Selon le Centre d'études sur les migrations, un groupe de réflexion scalabrinien, les déportations massives menacent de briser près de 5 millions de familles américaines et porteraient préjudice à des communautés établies de longue date dans tout le pays. Broglio a ajouté qu'un programme de déportation massive ne serait pas non plus «très judicieux économiquement» étant donné la demande de main-d'œuvre que les migrants répondent dans de nombreux secteurs d'activité. Concernant les promesses de Trump d'utiliser l'armée pour faire respecter les lois sur l'immigration, Broglio a déclaré que si les membres du service militaire sont tenus de suivre les ordres légaux, ils ne peuvent pas non plus être contraints d'agir contre leur conscience.

 

Au début de la séance publique de l'assemblée plénière des évêques, du 11 au 14 novembre à Baltimore, ils ont également entendu le cardinal Christophe Pierre, ambassadeur du Vatican aux États-Unis, qui a commenté la récente élection présidentielle. «Nous vivons un cycle électoral intense, qui nous a mis au défi de témoigner de l'Évangile de la paix au milieu d'un climat politique qui ressemble à une sorte de guerre», a déclaré Pierre. Dans leur lettre au pape François, les évêques catholiques américains lui ont demandé de prier «pour le peuple des États-Unis pendant cette période de transition». Lue par le père Michael Fuller, secrétaire général de la conférence des évêques, la lettre stipule : «Nous prions pour que la transition du pouvoir se fasse de manière pacifique et que la nouvelle administration puisse promouvoir la vie et la dignité de tous.» Lors de leur séance de l'après-midi du 12 novembre, les évêques ont reçu une mise à jour sur le synode sur la synodalité, le processus consultatif de trois ans qui s'est terminé le 26 octobre à Rome. Le rapport final du synode a appelé tous les catholiques baptisés à façonner l'avenir de l'Église, ainsi qu'à une transparence et une responsabilité accrues. Le cardinal Robert McElroy, évêque de San Diego, a proposé que la conférence des évêques crée un groupe de travail pour mettre en œuvre les processus synodaux au sein de la conférence, une idée qu'une majorité d'évêques, par vote oral, ont déclaré soutenir.

 

Les évêques ont également reçu une présentation sur le 10e Congrès eucharistique national, qui s'est tenu du 17 au 21 juillet à Indianapolis. Environ 50 000 personnes ont participé à ce rassemblement de cinq jours qui a comporté des liturgies, l'adoration du Saint-Sacrement, des représentations musicales et théâtrales, des tables rondes, une procession et des présentations individuelles sur divers sujets liés à l'Eucharistie. L'évêque auxiliaire de Washington, Roy Campbell Jr., qui est également président du Congrès national des catholiques noirs, a présenté une vidéo sur l'histoire du congrès et sa mission dans l'Église. L'évêque catholique ukrainien Stepan Sus, de la curie archiépiscopale majeure, a évoqué la situation critique de l'Église dans une Ukraine déchirée par la guerre et a remercié les évêques américains pour leur soutien. Il a reçu une ovation debout après sa présentation.

 

Cette inquiétude des évêques américains n’est pas infondée surtout après le casting de sa future administration. Marco Rubio, un "faucon" anti-Chine à la diplomatie, Mike Waltz l’élu républicain de Floride, et ancien militaire des forces spéciales, est un «faucon» à la sécurité nationale, Kristi Noem, une gouverneure "tueuse de chiens" à la sécurité intérieure, Pete Hegseth un ancien major dans l'armée américaine et actuel présentateur sur Fox News, la chaîne préférée des conservateurs aux États-Unis, à la Défense, l'ex-gouverneur Mike Huckabee, ambassadeur en Israël pro-israélien, pasteur baptiste devenu homme politique, figure de la droite chrétienne conservatrice et opposant notoire aux droits LGBT+, Steven Witkoff, un investisseur new-yorkais spécialiste de l'immobilier, comme émissaire spécial des États-Unis pour le Moyen-Orient, un ministère ( l'"efficacité gouvernementale") nouvellement créé pour un milliardaire, Elon Musk : après avoir désigné trois de ses lieutenants que sont  Elise Stefanik, une pro-Trump et ardente soutien d'Israël, Lee Zeldin, un de ses proches, ancien représentant de l'État de New York, à la tête de l'Agence américaine de protection de l'environnement (EPA), et Tom Homan, un tenant de la ligne dure sur le contrôle de l’immigration, à l'ONU, à l'Environnement et à l'Immigration Donald Trump continue mardi 12 novembre de dévoiler le casting de sa future administration (https://www.france24.com/fr/am%C3%A9riques/20241111-tom-homan-immigration-elise-stefanik-onu-trump-nomme-fid%C3%A8les-postes-cl%C3%A9s-%C3%A9tats-unis).

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost0

Publié le 13 Novembre 2024

RFI.fr nous montre que depuis la semaine dernière, le chef de l’Église anglicane était poussé au départ après la publication d’un rapport sur les violences commises dans les années 1970 et 1980 par un aumônier John Smyth, sur environ 130 garçons, en Angleterre, au Zimbabwe et en Afrique du Sud. John Smyth «est sans doute l'agresseur en série le plus prolifique associé à l'Église d'Angleterre», affirme ce rapport, qui détaille les souffrances physiques, sexuelles et psychologiques «brutales et horribles» infligées à ses victimes. Il faisait par exemple venir de jeunes garçons à son domicile du sud de l'Angleterre où il les battait avec une canne, parfois jusqu'au sang, invoquant des justifications théologiques.

 

Ce rapport publié la semaine dernière accuse Justin Welby de ne pas avoir alerté les autorités, et ainsi retardé l’ouverture d’une enquête. Il estime que cette inaction a retardé l’ouverture d’une enquête. John Smyth est décédé en 2018 avant la conclusion de celle-ci. L’affaire n’a finalement éclaté qu’après la diffusion d’un documentaire par la chaîne Channel 4 en 2017 (https://www.lemonde.fr/international/article/2024/11/12/justin-welby-chef-de-l-eglise-anglicane-demissionne_6390085_3210.html). Si le sommet de l'Église a été officiellement informé de ces faits en 2013, des responsables du culte en avaient eu connaissance dès le début des années 1980, mais les ont tus dans le cadre d'une «campagne de dissimulation», a conclu une enquête commanditée par l'Église, dans un rapport publié jeudi dernier.

 

«Je dois prendre mes responsabilités, sur le plan personnel et institutionnel», indique Justin Welby dans son communiqué de démission publié ce 12 novembre 2024. Il reconnaît ainsi ne pas avoir suffisamment réagi en 2013, et il espère «que cette décision montre clairement à quel point l'Église d'Angleterre comprend la nécessité d'un changement, et notre engagement profond à créer une Église plus sûre». «Ces derniers jours ont ravivé le profond sentiment de honte que j'éprouve depuis longtemps face aux échecs historiques de l'Église d'Angleterre en matière de protection. Pendant près de douze ans, je me suis efforcé d'apporter des améliorations. Il appartient à d'autres de juger ce qui a été fait», a encore déclaré l'archevêque de Canterbury. Justin Welby, qui avait il y a quelques jours présenté ses excuses dans cette affaire, a qualifié ces agressions d'«odieuses.» «En démissionnant, j’unis ma douleur à celle des victimes et des survivants», écrit Justin Welby.

 

Les victimes justement l’accusaient d’avoir tenté d’étouffer l’affaire et de minimiser leurs souffrances. Depuis la publication du rapport, elles réclamaient son départ – l’archevêque de Canterbury a d’abord rejeté cette possibilité. À la mi-journée mardi, une pétition pour sa démission rassemblait 10 000 signatures – soutenue par une partie du clergé. Plusieurs responsables religieux anglicans appelaient aussi depuis plusieurs jours l’archevêque de Canterbury à démissionner. S’il a immédiatement présenté ses excuses, c’est un coup dur pour cet homme de 68 ans au visage bien connu des Britanniques pour avoir officié durant plusieurs événements royaux majeurs ces dernières années, dont les obsèques de la reine Elizabeth II ou le couronnement du roi Charles III (https://www.lemonde.fr/international/article/2024/11/12/justin-welby-chef-de-l-eglise-anglicane-demissionne_6390085_3210.html).

 

Plus largement, cette affaire écorne une nouvelle fois l’institution religieuse anglicane, déjà accusée il y a quatre ans dans un précédent rapport d’avoir laissé perdurer une «culture» permettant aux auteurs de violences sexuelles sur mineurs de se «cacher» et d’échapper à la justice. Selon ce rapport, parti d’une enquête plus large portant sur diverses institutions du pays, 390 personnes liées à l’Église d’Angleterre ont été condamnées pour des infractions sexuelles commises entre les années 1940 et 2018 (https://www.lemonde.fr/international/article/2024/11/12/justin-welby-chef-de-l-eglise-anglicane-demissionne_6390085_3210.html).

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost0

Publié le 11 Novembre 2024

Moins de plaintes, plus de coexistence : dans un nouveau livre, l'auteur bénédictin et à succès Anselm Grün commente, entre autres, comment l'Église devrait gérer la crise en Europe comme nous le montre katholisch.de le 11 novembre 2024. Il a critiqué parce qu'elle se concentre trop sur elle-même et sur ses structures. De plus, pendant longtemps, elle a parlé de manière moralisatrice et exigeante et a perdu sa puissance spirituelle. Elle peut retrouver son «pouvoir de guérison» si elle connecte les gens les uns aux autres : «les vieux et les jeunes, les locaux et les migrants, ceux qui sont fidèles à l’Église et ceux qui ne le sont pas, les hommes et les femmes». Il répète également un vieil espoir qu'à l'avenir, il y ait aussi des femmes prêtres et diacres dans l'Église.

 

Cependant, un véritable changement ne peut pas se produire «uniquement par des décisions trépidantes». Selon le bénédictin, ses livres ne touchent pas seulement un public chrétien. Malgré des traditions et des idées théologiques différentes, chrétiens et musulmans ont beaucoup en commun, explique le prêtre bénédictin qui vit dans l'abbaye de Basse-Franconie de Münsterschwarzach. Ce que toutes les religions ont aujourd’hui en commun, c’est qu’elles donnent un sens au monde. Ils doivent défendre l’environnement, les pauvres et les droits de l’homme. De plus, leur tâche est d’éveiller le sentiment de transcendance.

 

katholisch.de (https://www.katholisch.de/artikel/57428-vatikan-schraenkt-alte-messe-in-stricklands-frueherer-dioezese-ein) nous montre aussi que l'évêque et critique du pape Joseph Strickland a été à sa tête jusqu'en novembre 2023 : le petit diocèse texan de Tyler est désormais à nouveau dans le collimateur du Vatican. Cette fois, il s'agit de la liturgie préconciliaire c’est ce qui ressort d’une lettre de l'administrateur apostolique, Mgr Joe Vásquez, datée du 6 novembre qui indique que la célébration des services religieux et des sacrements selon le missel de 1962 n'est désormais autorisée que pour la paroisse du personnel de Saint-Joseph à Tyler, qui fait partie de la Fraternité Sacerdotale Saint Pierre.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Repost0

Publié le 11 Novembre 2024

L’AFP nous montre le dimanche 10 novembre 2024 que les évêques français ont renvoyé à leur prochaine réunion prévue en mars la présentation de leur dispositif destiné aux victimes de violences sexuelles à l'âge adulte, a annoncé le président de la Conférence des évêques de France (CEF) Eric de Moulins-Beaufort dimanche à Lourdes. "Si le principe est acquis, nous voyons qu'il nous reste encore du travail avant de décider des modalités de mise en œuvre", a-t-il affirmé dans son discours de clôture de l'assemblée plénière de la CEF, en assurant que "les cinq mois qui nous séparent de l’assemblée de mars nous permettront de préciser les points qui restent incertains".

 

Les évêques avaient acté en mars le principe d'un dispositif "d'écoute et d'orientation" pour ces victimes, qu'ils espéraient pouvoir présenter dès novembre. "Je pressens que des personnes victimes seront déçues et blessées de ce retard et je les assure de notre détermination à avancer", a affirmé Mgr de Moulins-Beaufort. Lors de leur réunion d'automne les évêques ont "longuement débattu" de "deux voies" possibles, avec chacune "ses avantages et ses inconvénients", a-t-il ajouté, sans donner de détail. De source proche de plusieurs évêques, il s'agirait soit d'instaurer une instance unique centralisée, soit de confier la mission à des structures sur le terrain dans les provinces ecclésiastiques. "Nous voulons ouvrir une voie de reconnaissance et de réparation solide et durable" et que les prêtres mis en cause "assument leurs responsabilités", a assuré Mgr de Moulins-Beaufort. C’est pourquoi "le premier chemin doit être celui de la justice républicaine, s'il est possible", avec un recours également à la justice de l'Église. Pour les cas où l'auteur est mort ou les faits sont prescrits, "nous ne pouvons créer un ordre juridique différent de celui de notre pays", a-t-il relevé. Reste alors la voie de la justice restaurative mais "nous savons qu'elle n'est pas exempte de critiques" et "il nous faut être sûrs de la compétence" des personnes chargées de cette mission, a-t-il souligné.

 

Ce rapport amène des mécontentements. "Il y a une vraie crise et les perdants sont les catholiques et toute la société", déplore la théologienne Anne Soupa, sur franceinfo (https://www.francetvinfo.fr/societe/harcelement-sexuel/violences-sexuelles-dans-l-eglise-il-y-a-une-vraie-crise-et-les-perdants-sont-les-catholiques-deplore-la-theologienne-anne-soupa_6889496.html), dimanche 10 novembre, après le report des annonces sur l'accompagnement des adultes victimes de violences sexuelles dans l'Église, par la Conférence des évêques de France, "à fin mars, début avril". "Le processus est en train de s'enliser", affirme celle qui a cosigné, fin 2021, un appel à la démission des évêques après la remise du rapport Sauvé. "Avec les évêques, le problème, ce n'est pas ce qu'ils disent, le problème, c'est ce qu'ils ne disent pas, c'est le silence qu'ils maintiennent sur de nombreux sujets", assène-t-elle. Anne Soupa dénonce une "volonté de rester entre les acteurs cléricaux et de ne pas associer suffisamment les laïcs au processus de réforme", un "système mis en cause par rapport de la Ciase" (Commission indépendante sur les abus sexuels dans l'Église) en 2021. La théologienne explique que le "travail de réforme n'est toujours pas entrepris", alors que "le système est obsolète" et "ne crée que du vide à l'intérieur de l'Église". Selon elle, "l'institution actuelle n'arrive pas à assurer le bien des fidèles et l'annonce de l'évangile". Elle affirme, par ailleurs, que les évêques "ont mis au point mort tous les groupes de travail qui avaient été décidés après le rapport de la Ciase".

 

Revenant sur les révélations d'agressions sexuelles concernant l'Abbé Pierre, Mgr de Moulins-Beaufort a souligné combien les évêques avaient été "bouleversés et déstabilisés". Il a aussi évoqué la condamnation d'un prêtre pour des "crimes de pédophilie très graves" vendredi à Aurillac, après un autre en mai à Orléans : "une fois de plus des responsables ecclésiaux n’ont pas agi comme il aurait fallu", a-t-il déclaré, assurant que l'Église travaillait "pour que de telles cécités ne soient plus possibles". Au sujet des révélations d'agressions sexuelles visant l'Abbé Pierre, Anne Soupa affirme qu'il est "évident" que les évêques "n'ont pas fait tout ce qu'ils pouvaient pour limiter l'emprise de l'Abbé Pierre sur les femmes en particulier". "Les archives ont été ouvertes, mais les archives s'arrêtent dans les années 1970, après le dossier est vide, donc on peut se poser des questions", souligne-t-elle. La théologienne "constate que les églises se vident, que les rangs des fidèles s'éclaircissent". "Malheureusement l'image que l'Église donne aujourd'hui, c'est une image négative d'acteurs qui ne vont pas de l'avant dans un processus de réforme clair et direct", alors que "la situation est critique", ajoute-t-elle (https://www.francetvinfo.fr/societe/harcelement-sexuel/violences-sexuelles-dans-l-eglise-il-y-a-une-vraie-crise-et-les-perdants-sont-les-catholiques-deplore-la-theologienne-anne-soupa_6889496.html).

 

Sur Notre-Dame de Paris, il a remercié les autorités "qui se sont mobilisées" pour sa réouverture le 8 décembre qui représente un "jour de lumière" pour les fidèles. "Si en plus, il s’avérait que le pape François vienne à Ajaccio la semaine suivante, comme le bruit en court, nous en recevrions une stimulation de plus", a-t-il affirmé. Enfin, Eric de Moulins-Beaufort a estimé que "rien ne saurait justifier la prise et la détention d’otages, ni en Israël, ni en Ukraine" ni ailleurs. "Nous ne pouvons pas nous résigner à ce que des États puissants provoquent des destructions, des veuves, des orphelins, des traumatisés et des mutilés. Le Dieu d’Israël (...) ne le permet pas".

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost0

Publié le 9 Novembre 2024

Marie-Lucile Kubacki dans lavie.fr nous montre le vendredi 8 octobre 2024 qu’en ouverture de la traditionnelle assemblée plénière de la Conférence des évêques de France (CEF), quatre évêques et cardinaux africains ont fait entendre leur point de vue sur les échanges de prêtres Fidei donum (qui sont envoyés en mission mais toujours attachés à leur diocèse d’origine) entre la France et l’Afrique lors de la séquence sur la mission le 6 novembre (https://eglise.catholique.fr/conference-des-eveques-de-france/cef/assemblees-plenieres/assemblee-pleniere-des-eveques-francais-de-novembre-2024/). Ils pointent un certain nombre de limites.

 

Le cardinal Ambongo, l’archevêque de Kinshasa (République démocratique du Congo), et Mgr Sayaogo, l’archevêque de Koupela (Burkina Faso) pointent assez bien la nécessité de penser l’inculturation dans les deux sens, et de ne pas reproduire des schémas anciens de non prise en compte de la culture des pays d’arrivée. Le diagnostic de ces évêques est lucide. Ils évoquent notamment des aspects trop peu évoqués, comme l’impact de ces départs de prêtres sur les Églises en Afrique et sur les prêtres eux-mêmes, le fait que certains choisissent de rester en Occident au bout de quelques années. Ce dernier élément est un point aveugle, car ceux qui restent le font souvent parce qu’ils sont habitués à des réalités culturelles et ecclésiales différentes de celles de leur pays d’origine. Le décalage entre les réalités est décrit sans ambages.

 

L’archevêque de Koupela soulève également un autre point peu évoqué, celui de l’asymétrie des échanges…La réalité ne correspond pas au rêve de symétrie entre Églises sœurs que l’on pourrait avoir. Mgr Sayaogo soulève la question du «monopole», celui «des Églises occidentales sur les Églises du tiers-monde, sur le plan financier, le plan de l’information et l’approfondissement scientifique ainsi que dans les choix des organismes internationaux. La coopération entre les Églises n’a pas encore atteint la communion qui exige de développer une effective coresponsabilité et un échange réciproque des dons.» Ce monopole pose question pour les Églises en Afrique. Certains diocèses congolais, par exemple, ont plus de prêtres en Europe que dans leurs diocèses… Mais personne ne réfléchit à cela.

 

La séquence de travail sur la mission le 5 novembre a vu les interventions du père Serge Sollogoub, prêtre orthodoxe présent à Lourdes "si on veut avoir une parole qui porte, il faut être unique. On ne peut pas parler du Christ, Dieu fait amour, si on n'est pas capable de parler ensemble, si on n'est pas capable de se retrouver ensemble et de porter un témoignage commun.", qui s’émeut du fait que nous ne sommes pas dans un pays majoritairement orthodoxe, ni plus vraiment un pays chrétien, et du Métropolite Dimitrios, le Métropolite de France du Patriarcat de Constantinople a expliqué que "la Mission est une œuvre de service, une diaconia permanente au service d'autrui. Dans le prochain, nous ne voyons pas uniquement l'image de Dieu, mais l'icône du Christ serviteur et souffrant." (https://www.rcf.fr/articles/actualite/a-lourdes-une-assemblee-des-eveques-aux-dimensions-universelles).

 

La séquence de travail sur a mission du 6 novembre a vu la séance de travail en petits groupes, et la séance enjeux du scoutisme, avec les interventions des trois mouvements scouts - les Scouts et Guides de France, les Guides et Scouts d’Europe et les Scouts Unitaires de France - que les évêques ont reçu et les chefs et aumôniers ont partagé aux évêques la vocation missionnaire du scoutisme, et celle du 7 novembre a vu la séance de travail sur en nouveaux pôles de la CEF et sur la lutte contre les violences sexuelles de l’Église et l’accompagnement des personnes victimes majeures qui est un rappel de la mesure votée en Assemblée plénière de mars 2024 concernant les victimes à l’âge adulte : à la suite des conclusions du groupe de travail conduit par Madame Corinne Boilley sur les personnes victimes de violences sexuelles à l’âge adulte dans l’Église, l’Assemblée a confié au Conseil permanent le soin de proposer à l’Assemblée plénière de novembre 2024, un dispositif ad hoc leur assurant un chemin de reconnaissance et de restauration (https://eglise.catholique.fr/conference-des-eveques-de-france/cef/assemblees-plenieres/assemblee-pleniere-des-eveques-francais-de-novembre-2024/, et https://www.rcf.fr/articles/actualite/les-scouts-les-nouveaux-missionnaires).

 

Le 8 novembre a continué la séance sur la lutte contre les violences sexuelles de l’Église : accompagnement des personnes victimes majeures, suivi de la séance sur la formation continue des évêques avec l’état d’avancement et les premiers retours d’expérience de celle-ci, et par celle sur l’Enseignement catholique, que les évêques sont veulent défendre comme un lieu d’annonce de l’Évangile suite aux diverses polémiques, autour notamment du collège parisien Stanislas ou encore de l’Immaculée-Conception à Pau, ont placé l’enseignement privé catholique sous le feu des critiques, auxquels s’ajoutent le 9 novembre la séance sur le patrimoine religieux avec l’aboutissement des États généraux du Patrimoine religieux (EGPR), destinés à mieux connaître et à valoriser le patrimoine religieux de l’Hexagone et ses suites avec la mise en place des solutions proposées par les EGPR qui attend l'Église, et celle informatique et numérique (https://eglise.catholique.fr/conference-des-eveques-de-france/cef/assemblees-plenieres/assemblee-pleniere-des-eveques-francais-de-novembre-2024/, https://fr.aleteia.org/2024/11/08/les-eveques-de-france-explorent-les-moyens-de-sauvegarder-le-patrimoine-religieux, et https://www.la-croix.com/religion/enseignement-catholique-les-eveques-veulent-defendre-le-caractere-propre-20241107).

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Repost0