Publié le 11 Mars 2025

Bahar Makooi vous montre le lundi 10 mars 2024 dans france24.com que des Françaises engagées dans la vie paroissiale ont lancé une grève inédite pour mettre en lumière l’importance de leur rôle au sein de l’Église catholique. Une initiative du Comité de la jupe, né en 2008, les appelle à se mettre en retrait des activités bénévoles qu’elles exercent dans les églises durant toute la période du Carême, qui a débuté le 5 mars, pour demander qu’elles ne soient plus mises de côté dans les décisions essentiellement prises par des hommes dans l’Église catholique. Le mouvement s’adresse aussi aux paroissiens, invités à manifester leur soutien en portant un badge de ralliement ou encore en glissant un mot dans la corbeille au moment de l’aumône. Du 5 mars au 12 avril, elles invitent aussi les fidèles à «réfléchir à la manière dont ils pourraient contribuer à aider l'Église à mieux reconnaître et valoriser les dons et les ministères des femmes» par le biais de discussions, de prières ou du retrait temporaire des missions (https://www.lepoint.fr/societe/inegalites-les-femmes-de-l-eglise-catholique-appelees-a-la-greve-pendant-le-careme-09-03-2025-2584282_23.php). Cette association, qui se préoccupe de l’égalité homme-femme dans les églises catholiques, relaie une mobilisation internationale de l’association américaine "Women’s Ordination Conference". Un mouvement qui trouve aussi écho en Inde, en Espagne ou même en Pologne.

 

Elles dénoncent le manque de reconnaissance de la place des femmes et de leur mise à l’écart des prises de décision à tous les niveaux de l’institution. Le Comité de la jupe explique qu'en France «les paroisses fonctionnent en grande partie grâce au travail bénévole des femmes» assurant la catéchèse, animant et préparant les célébrations, prenant en charge l'entretien des églises ou encore en participant à la préparation des funérailles. «Pourtant, la gouvernance, la hiérarchie est entièrement masculine parce que dans l'Église, pour avoir les charges de gouvernance, il faut être prêtre. Et pour être prêtre, il faut être un homme», dénonce Adeline Fermanian, coprésidente du Comité de la jupe sur France Info. Il compte déjà 300 adhérentes et des milliers de sympathisants comme Mathilde, avocate parisienne et pratiquante : «J'ai pris la décision de ne plus aller, ni à l'église, ni à la messe pendant quarante jours.» (https://www.lepoint.fr/societe/inegalites-les-femmes-de-l-eglise-catholique-appelees-a-la-greve-pendant-le-careme-09-03-2025-2584282_23.php). Il faut dire que le décalage se creuse entre l’institution et la société, souligne l’historienne Annie Crépin, coprésidente de la Commission d’étude sur la place des femmes dans l’Église et membre du Comité de la jupe. "La société française a bougé depuis une quarantaine d’années, mais pas l’Église catholique où les inégalités subsistent."

 

Cette grève, estime-t-elle, est l’aboutissement de plusieurs années de prises de conscience avec quelques évènements accélérateurs, comme le synode de 2023. L’initiative vise aussi à faire réagir les évêques, avec qui un dialogue officiel n’a jusqu’ici jamais été possible, car "la question des femmes provoque des blocages, notamment sur la possibilité d'accès des femmes au diaconat". Si quelques avancées ont été constatées ces derniers mois, comme la nomination pour la première fois d’une femme à la tête d’un ministère au Vatican, la tendance n’est pas à une ouverture, regrette l’association. Le Comité de la jupe a cartographié les églises jugées "accueillantes pour les femmes". Et il a constaté que deux tiers des paroisses de France n’autorisaient pas les petites filles à être enfant de chœur, bien que le service de l’autel soit devenu accessible aussi aux filles depuis 1962 (concile de  Vatican II). Derrière cette interdiction, ce qui dérange "c’est que des filles s’approchent de l’autel", s’inquiète Annie Crépin. "Il y a certainement cette vieille idée inconsciente que les femmes sont impures physiologiquement. Dans certaines paroisses, ce ne sont pas seulement les prêtres qui le demandent, ce sont des laïcs, il faut le reconnaître", regrette-t-elle.

 

Et l’historienne alerte sur l’émergence en France d’une nouvelle génération de "prêtres très conservateurs". "Les prêtres d'un certain âge sont d'une génération, au sein de laquelle il y avait beaucoup plus de catholiques pratiquants et de fait le recrutement était beaucoup plus diversifié. Mais le recrutement des prêtres s'est aujourd’hui effondré". Pour Annie Crépin, il y a urgence à s’ouvrir aux femmes. Elle estime que l’Église catholique court au suicide si elle n’entend pas leurs voix. "Certaines paroisses ont du mal à recruter et ne tiennent que par la présence des femmes". Sylvaine Landrivon ajoute même que les femmes sont "quand même la moitié de l'humanité, on a les mêmes compétences. Rien dans le Nouveau Testament ne nous interdit, au contraire, Jésus a montré que les femmes étaient très importantes, et lui, il avait demandé une horizontalité parfaite". "Les femmes sont, non pas au service de Dieu, mais au service des hommes, et c'est là que ça ne va pas", conclut-elle (https://www.bfmtv.com/societe/religions/le-jeune-du-patriarcat-pour-careme-les-femmes-catholiques-appelees-a-faire-greve-de-leur-service-benevole-en-paroisse_AN-202503090329.html). Tout comme les recommandations de la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église (Ciase), dans son rapport de 2021 sur les violences sexuelles au sein de l’Église, Annie Crépin estime aussi que la "présence des femmes dans les sphères décisionnelles" devient nécessaire pour empêcher ces abus.

 

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Publié le 10 Mars 2025

Jesús Bastante dans religiondigital.org nous montre ce lundi 10 mars 2025 que le pape François «a gagné la sympathie de nombreuses personnes au-delà des frontières de l’Église». Le président de la Conférence épiscopale allemande, Georg Bätzing, s'est dit "ému" par le "charisme" dont a fait preuve le pape durant son hospitalisation, lors de son discours à la session plénière de printemps de la Conférence épiscopale allemande. Et comme le montre sudouest.fr (https://www.sudouest.fr/societe/religion/pape-francois/sante-du-pape-francois-pronostic-vital-reserve-son-retour-est-il-possible-dans-les-prochains-jours-23580025.php), si l’état de santé du chef de l’Église catholique, qui a commencé à bien réagir à son traitement, a montré «de légères améliorations», son départ de l’hôpital n’est pas encore d’actualité. Dans la matinée, le pape François a suivi, depuis son fauteuil via une connexion vidéo, les exercices spirituels de la Curie romaine, une tradition qui se tient chaque année au début du Carême. Le pape a également été informé des inondations meurtrières en Argentine et «exprime sa proximité avec les personnes touchées», a fait savoir le Vatican.

 

Comme le rapporte Katholisch, l'évêque de Limbourg a également défendu le système d'indemnisation mis en place par l'épiscopat et critiqué par les victimes d'abus. «Nous sommes la première et la seule institution en Allemagne à répondre de cette manière aux abus et aux inquiétudes des personnes concernées. C'est un système solide», a-t-il insisté. Cependant, les victimes de prêtres pédophiles ne sont pas vraiment convaincues comme le montre katholisch.de (https://www.katholisch.de/artikel/60034-missbrauchsbetroffene-protestieren-beim-fruehjahrstreffen-der-bischoefe) puisqu’une vingtaine d'initiatives de victimes d'abus ont lancé une manifestation au monastère de Steinfeld, dans la ville de Kall, dans l'Eifel. Les évêques allemands y débuteront lundi leur réunion de printemps. Une corde de 50 mètres de long a été tendue le long du mur du monastère, sur laquelle étaient accrochées des listes comportant environ 88 000 signatures. Les signataires soutiennent une pétition demandant à l'Église catholique de ne pas invoquer le délai de prescription dans les demandes d'indemnisation déposées par les victimes de violences sexuelles.

 

Dans son discours, Bätzing a également salué les résultats des élections en Allemagne, appelant à «un gouvernement stable bientôt qui prendra en charge les problèmes de notre pays». «Nous voulons un pays ouvert sur le monde, où la dignité humaine et les droits de l'homme sont protégés. Cela ne s'applique pas seulement aux Allemands, mais à tous ceux qui vivent dans notre pays», a insisté M. Bätzing, qui a précisé que «nous ne voulons pas livrer notre pays aux forces extrémistes». «En tant qu’Église, nous ne sommes pas un parti politique, mais nous avons un mandat politique clair basé sur l'Évangile et nous ferons entendre notre voix», a déclaré l'évêque de Limbourg, critiquant durement la présidente de l'AfD. «J'ai été choquée par la manière éhontée avec laquelle (Alice Weidel) a présenté dans tous les médias toutes les positions que défend en réalité l'AfD : des positions clivantes, anti-européennes et pro-Poutine.»

 

Le chef de l'Église catholique allemande a également critiqué le durcissement prévu de la politique de «fermeture des frontières et de refoulements», qui va à l'encontre des frontières ouvertes de l'UE, et a passé en revue la situation mondiale, des États-Unis à Gaza, en passant par l'Ukraine, le Moyen-Orient et la Syrie. En outre, les évêques allemands continueront de discuter du chemin synodal. «Nous voulons créer un organe synodal national», a souligné Bätzing, qui a insisté sur le fait que «le Synode mondial nous a montré la voie».

 

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Publié le 9 Mars 2025

José Lorenzo nous montre sur religiondigital.org ce dimanche 9 mars 2025 que depuis le dixième étage de l'hôpital Gemelli, où il est hospitalisé depuis le 14 février, le pape François a envoyé un salut reconnaissant à tous ceux qui prient pour lui, a souligné la nécessité du "miracle de la tendresse" pour ceux qui - comme lui - traversent une période difficile, et n'a pas oublié de prier pour les pays qui connaissent également des situations particulièrement compliquées. "Frères et sœurs, durant ma longue hospitalisation, j'ai moi aussi fait l'expérience de l'attention et de la tendresse du service, surtout de la part des médecins et du personnel de santé, que je remercie du fond du cœur", indique le texte envoyé par le pape. «Et tandis que je suis ici, je pense à toutes ces personnes qui, de diverses manières, sont proches des malades et sont pour eux un signe de la présence du Seigneur. Nous avons besoin de cela, du «miracle de la tendresse» qui accompagne ceux qui traversent une période difficile et apporte un peu de lumière dans la nuit de la douleur.»

 

Auparavant, le texte du pape lu par le cardinal Michael Czerny, préfet du Dicastère pour le Service du Développement Humain Intégral, rappelait la célébration - quelques instants plus tôt sur la place Saint-Pierre - de la messe pour le Jubilé du volontariat, en définissant ceux et celles qui l'incarnent comme «prophétie et signe d'espérance, car il témoigne du primat de la gratuité, de la solidarité et du service aux plus démunis». Le pape exposa les trois caractéristiques de la tentation de Jésus, dans l’une d’elle il a rappelé que «le monde est aux mains de puissances mauvaises, qui écrasent les peuples avec l'arrogance de leurs calculs et la violence de la guerre», cependant il salue les bénévoles qui dans «les rues et dans les maisons, aux côtés des malades, des souffrants, des prisonniers, des jeunes et des personnes âgées, leur dévouement donne de l'espérance à toute la société», et «Dans les déserts de la pauvreté et de la solitude, de nombreux petits gestes de service gratuit font germer les germes d'une nouvelle humanité; ce jardin que Dieu a rêvé et continue de rêver pour nous tous» (https://www.religiondigital.org/vaticano/Misa-Jubileo-Voluntariado-papa-francisco_0_2759424037.html).

 

«Je voudrais remercier tous ceux qui m'ont montré leur proximité à travers la prière : je vous remercie tous du fond du cœur ! Moi aussi je prie pour vous», a déclaré le pape François, ajoutant que «je m'unis spirituellement à ceux qui, dans les prochains jours, participeront aux Exercices spirituels de la Curie romaine» et, comme c'est aussi la coutume, il nous a invités à continuer «à invoquer ensemble le don de la paix, en particulier dans l'Ukraine martyre, en Palestine, en Israël, au Liban, au Myanmar, au Soudan et en République démocratique du Congo». Et, signe qu'il suit de près les événements mondiaux, il a ajouté : «J'ai appris avec inquiétude que la violence a refait surface dans certaines zones de Syrie : j'espère qu'elle cessera définitivement, dans le plein respect de toutes les composantes ethniques et religieuses de la société, en particulier des civils.»

 

Enfin, francetvinfo.fr (https://www.francetvinfo.fr/societe/droits-des-femmes/les-femmes-de-l-eglise-catholique-appelees-a-la-greve-pendant-le-careme-pour-reclamer-plus-d-egalite_7118289.html) nous montre qu’au lendemain de la journée internationale des droits des femmes le 8 mars, un mouvement inédit émerge au sein de l'Église catholique. Une association de promotion de l'égalité entre les femmes et les hommes appelle à une grève depuis le mercredi 5 mars et jusqu'à la fin du Carême, le 17 avril, notamment dans les services bénévoles où les femmes sont appelées, si elles le souhaitent, à ne pas assurer que sont le catéchisme, l'entretien de l'église, les obsèques, et les préparations au mariage. Le Comité de la jupe relaie une mobilisation internationale. Pour que le mouvement soit plus suivi, chacun, dit l'association, peut continuer à assurer ses tâches en portant un badge ou un pin's par solidarité. L'objectif est de montrer à quel point les femmes font des tâches indispensables dans les églises sans avoir accès aux fonctions principales. Les femmes représentent plus de 80% des bénévoles au sein des églises, et cette grève peut donc avoir un impact potentiel.

 

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Publié le 8 Mars 2025

À l’occasion du 8 mars, Journée internationale des droits des femmes au moment où «Les régimes autoritaires essaiment avec en commun de professer des idéologies du rapport de force, en exaltant une toute-puissance viriliste. Corrélativement s’imposent des politiques massivement régressives à l’égard des femmes. Il se dit même, outre-Atlantique, qu’un bon moyen de revitaliser la société est d’y réinjecter de la masculinité. À quoi s’ajoutent, ailleurs, des sociétés acharnées à invisibiliser les femmes.», Anne-Marie Pelletier dans une tribune sans la-croix.com revient sur les progrès et résistances qui s’expriment dans l’Église catholique dans ce domaine.

 

Pour elle, «Le bilan est, en effet, ambigu. Incontestablement, la mise en avant de la synodalité par le pape François a fait passer dans l’Église le souffle régénérateur de l’égalité baptismale. La fraternité se fraie un chemin au milieu des distinguos cléricaux hautains. Les deux sessions du récent Synode romain ont bousculé l’ordre hiératique d’une Église hiérarchique.», «Avec cette décision inédite d’ouvrir le droit de vote aux participantes. À coup sûr, pareille expérience, où le spirituel s’incarne concrètement, aura créé de l’irréversible. À charge pour les communautés de cultiver ce type de nouvelles relations, comme dans ce diocèse d’Autriche qui annonce la nomination d’une théologienne à la fonction de vicaire épiscopal.» Et «Dans le même temps, la discrète entrée des femmes dans le monde de la Curie amorcée ces dernières années s’est accentuée. De seconds rôles, on est passé à des nominations en première ligne. Une religieuse, Raffaella Petrini, est désormais à la tête du gouvernorat de la Cité du Vatican ; une autre, Simona Brambilla, a reçu la charge du dicastère pour les institutions de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique. La nomination de celle-ci inverse la tradition séculaire, qui aura placé les religieuses sous la tutelle et la juridiction des hommes, supérieurs ou directeurs spirituels. Certes, elle s’accompagne ici de la création d’un poste de pro-préfet, qui revient à un évêque. Une doublure qui permettra d’éviter qu’une femme ait la main sur des institutions masculines. L’inverse n’ayant évidemment jamais posé de problème. Mais n’ignorons pas l’acquis.»

 

Et comme le montre María José Arana dans religiondigital.org (https://www.religiondigital.org/opinion/mujer-primera-cargo-prefecta-Vaticano-simona-brambilla_0_2756424345.html) la nomination de Simona Brambilla a aussi ses «limites». Tout d’abord, le pape a nommé le cardinal Ángel Fernández Artime comme préfet pour «l’accompagner» dans ses fonctions. C'est-à-dire, en tant que chef d'office, de célébrer l'Eucharistie et de célébrer et diriger d'autres fonctions sacramentelles que seuls les prêtres, c'est-à-dire les hommes, peuvent accomplir. Cela soulève déjà quelques doutes quant à d’éventuelles réductions du rôle royal que joueront les religieux. La deuxième difficulté vient de Suisse. La deuxième difficulté vient de Suisse. Martin Grichting, prêtre suisse et ancien vicaire général du diocèse de Coire, expert en droit canonique, a publié dans le média allemand Kath.net un article dénonçant la nomination de Sœur Simona Brambilla comme première femme à la tête d'un dicastère romain voit dans son impossibilité de recevoir le sacrement de l'Ordre la difficulté de pouvoir exercer pleinement le titre de préfet conféré à ladite sœur (http://www.belgicatho.be/archive/2025/01/13/index.html). Cependant, le cardinal du Honduras, Oscar Rodríguez Maradiaga, après l'étude canonique qui a été réalisée pour cette nomination, contredit ce prêtre suisse et affirme : «Il n'y a aucune objection canonique à ce que Simone Brambilla puisse être préfet» [comme il l'a déclaré à Religion Digital] et pour lui cette question serait valable et, en plus, «un signe merveilleux pour la vie religieuse» et cela signifie que c'est «vraiment un désir du Saint-Père de faire avancer «Praedicate Evangelium» et cela le remplit de satisfaction».

 

Cependant, «il est plus facile d’introduire des femmes dans la gouvernance de l’Église, même à haut niveau, plutôt que d’envisager qu’elles accèdent à des ministères ordonnés. À ce titre, la promotion aujourd’hui, par le magistère, de ministères institués au titre du baptême, est significative. C’est le cas avec l’acolytat et le lectorat, et encore avec l’apparition d’un ministère de catéchiste. Juste ce qui convient à des femmes, pour leur reconnaître des rôles pastoraux, qui les tiennent à distance de toute qualification sacramentelle. Juste de quoi arrêter leurs pas, à temps, pour préserver l’exclusivité masculine du service «sacré» de l’autel, y compris dans la pratique de l’homélie. Le danger est tel, manifestement, que les clignotants se mettent au rouge dès qu’il est question qu’elles accèdent à la grâce sacramentelle conférée par une ordination.» Elle s’inquiète que les portes qui s’ouvrent sur le partage de la gouvernance se referment aussitôt sur celles du sacerdoce, où le «nœud du débat sur un diaconat féminin» est en jeu. Et «Finalement, plus on progresse dans le partage de la gouvernance, plus se découvre la vraie nature de l’obstacle : celle d’une théologie du sacerdoce», prenant pour base des arguments usés et peu crédibles comme «Jésus ayant pris chair au masculin, le salut de l’humanité devrait s’attester en la personne d’un mâle. Et encore, on invoque le choix des douze. » Plus stupide encore avec un «autre argument moins sophistiqué, mais efficace : ne faut-il pas protéger les femmes du cléricalisme ? Un souci qui l’emporte manifestement sur celui de décléricaliser les hommes.» La théologie du sacerdoce doit être «en urgence d’être revisitée sous l’horizon de l’Église comme corps mystique, où les charges sont distribuées au profit de tous, sans considération de genre».

 

Enfin, comme le montre José Lorenzo dans son article dans religiondigital.org (https://www.religiondigital.org/mundo/millones-catolicas-llamadas-Cuaresma-Iglesias_0_2759124066.html), elles sont plus de 700 millions dans le monde (la moitié de la population qui se déclare catholique) et, à partir du 5 mars et pendant les quarante jours du Carême, elles sont appelés à une grève sans précédent pour «refuser notre temps, notre travail et nos ressources financières à l’Église catholique romaine». C'est ce que dit Kate McElwee, directrice de la Women's Ordination Conference (WOC), dans une conversation avec El Confidencial. «Les femmes sont l’âme de l’Église, coordonnant la grande majorité des tâches paroissiales à travers le monde et servant la communauté en tant que diacres et prêtres dans tous les endroits où le clergé est rare, sauf en nom». «Notre intention avec cette grève est de rendre visible ce qui est souvent invisible et d'insister pour que l'Église agisse rapidement pour ouvrir les rites d'ordination aux femmes», a déclaré l'activiste américaine désormais basée en Italie. En plus de la grève, elles manifesteront dans les rues le 9 mars, lors de ce qu'elles appellent la Journée d'action mondiale, à laquelle participeront des femmes d'Espagne, de Pologne, d'Irlande, d'Allemagne, du Royaume-Uni et d'Italie , ainsi que des États-Unis, de plusieurs pays d'Amérique latine, d'Australie et de Nouvelle-Zélande. «Notre grève répond à une question simple : que se passerait-il si les femmes disaient non ? Et au lieu d’attendre un «oui» du Pape, nous disons «non» aux systèmes de misogynie, de sexisme et de patriarcat qui cherchent à arrêter le Saint-Esprit. Et ce faisant, nous montrons à l’institution à quel point les femmes sont essentielles à sa survie», note-t-elle. «Sans notre présence, un travail essentiel ne serait pas accompli et les bancs des églises seraient vides», a déclaré McElwee.

 

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Publié le 7 Mars 2025

francetvinfo.fr nous montre que Fatiha Keloua Hachi, la présidente de la commission d'enquête parlementaire sur les violences dans les établissements scolaires (privés et publics), souligne vendredi 7 mars sur "ici Béarn Bigorre" (ex-France Bleu) le caractère exceptionnel de cette commission. Créée le 20 février dernier, elle fait suite aux révélations de violences et d'agressions sexuelles commises au sein du collège-lycée catholique Notre-Dame de Bétharram, dans le Béarn. "Cette commission d'enquête est absolument exceptionnelle. C'est la commission permanente des affaires de l'éducation qui se dote de pouvoirs d'enquêtes et cela arrive très rarement à l'Assemblée nationale", explique-t-elle.

 

Lundi 10 mars, la commission se réunira, et dans la foulée, les premières auditions auront lieu "dès la semaine prochaine", ajoute-t-elle. Interrogée sur le rôle de François Bayrou [accusé par certains d'avoir été au courant des violences commises à Bétharram, mais de n'avoir rien fait], la députée socialiste annonce vouloir également interroger le Premier ministre dans cette commission, même si, "notre urgence, c'est d'auditionner d'abord l'administration de l’Éducation nationale pour avoir des informations sur la façon dont les établissements sont contrôlés aujourd'hui". La commission, qui va mener ses travaux pendant 6 mois, a des "pouvoirs très importants", souligne Fatiha Keloua Hachi. Elle précise que l'ensemble des personnes convoquées ont l'obligation de se présenter devant cette commission, et de témoigner sous serment "donc si elles mentent, elles seront poursuivies pénalement", précise l'élue.

 

À ce jour, d'après les derniers chiffres communiqués par le collectif de victimes, 152 plaintes ont été déposées sur le bureau du procureur de la République de Pau, pour dénoncer des violences physiques et sexuelles survenues entre les années 1950 et 2010 au sein de l'établissement catholique.

 

Enfin, tf1info.fr (https://www.tf1info.fr/justice-faits-divers/video-reportage-on-partait-le-nez-en-sang-apres-l-affaire-betharram-d-anciens-eleves-d-etablissements-catholiques-temoignent-2357923.html) nous apprend que dans le sillage de l'affaire Bétharram, de nouvelles voix s'élèvent dans d'autres établissements catholiques du sud-ouest notamment celles d’anciens élèves de Notre-Dame-de-Garaison, marqués à vie par des méthodes éducatives violentes, notamment un d’entre eux qui vient de déposer la première plainte pour violences aggravées et viols. Dans un communiqué, la direction actuelle ne conteste pas les châtiments corporels par le passé, affirmant qu'ils sont totalement proscrits aujourd'hui. 

 

Dans le sillage de l'affaire Bétharram, de nouvelles voix s'élèvent aussi au collège Saint-François Xavier d'Ustaritz au Pays Basque notamment un quinquagénaire explique pour sa part avoir été violé à l'âge de 9 ans, dans la cour de récréation. La directrice actuelle de l'établissement affirme qu'elle découvre ces faits. Pas très loin, à Dax, cette fois dans l'ancien collège Sacré-Cœur, plusieurs anciens élèves relatent cette semaine des faits de viol par des prêtres jusqu'aux années 80. Il y a quatre ans déjà, deux autres avaient porté plainte. Si les faits étaient prescrits, l'Église les a indemnisés. 

 

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Publié le 6 Mars 2025

francetvinfo.fr avec l’AFP nous montrent des nouvelles assez rassurantes. Le pape François a passé une nuit "tranquille" et il "se repose encore" a communiqué le Vatican jeudi 6 mars, alors qu'il approche des trois semaines d'hospitalisation pour une pneumonie. Mercredi soir, son dernier bulletin de santé expliquait que son état était "resté stationnaire" et qu'il devait passer une troisième nuit d'affilée avec un masque à oxygène. Interrogées sur l'intention du Vatican de publier une image du pape à l'hôpital, les sources ont répondu que «chacun est libre de choisir comment et quand être vu, surtout lorsqu'il est hospitalisé». «On verra le moment venu, mais pour l'instant ce n'est pas disponible», ont-ils dit, ajoutant qu'«une photo ne suffira peut-être jamais pour certaines personnes» (https://www.religiondigital.org/vaticano/papa-gemelli-vaticano-neumonia-mejoria_0_2758524137.html). Mercredi, le pape a effectué quelques travaux le matin et l'après-midi, appelé le prêtre de la communauté catholique de Gaza et reçu la croix des cendres au début du Carême. Jeudi également, le Vatican a annoncé les décisions personnelles prises par le pape. Il nomma de nouveaux évêques pour Albacete (Espagne) et Cumana (Venezuela). Cela signifie que durant ses trois semaines de présence à la clinique, 29 nouveaux évêques ont déjà été nommés par le pape François dans le monde entier (https://www.domradio.de/artikel/zustand-des-papstes-ist-auf-niedrigem-niveau-stabil).

 

À l'hôpital Gemelli de Rome, où il est hospitalisé depuis le 14 février, le jésuite argentin alterne repos, prière, travail et physiothérapie pour venir à bout d'une pneumonie qui touche ses deux poumons et occasionne des épisodes de détresse respiratoire. Pendant ce temps, les prières du rosaire du soir se poursuivent sur la place Saint-Pierre; chacune dirigée par un cardinal différent de la Curie. Le Vatican a annoncé une grande messe dimanche pour marquer l'Année Sainte sur la place Saint-Pierre, qui sera présidée par le cardinal canadien Michael Czerny à la place du pape. Plusieurs milliers de volontaires de différents pays sont attendus. La plupart d'entre eux viennent d'Italie et sont dirigés par Domenico Giani, chef de longue date de la police du Vatican (Gendarmeria Vaticana). Il est à la tête de l'organisation faîtière Confederazione Nazionale delle Misericordie d'Italia depuis 2021. Avec plus de 600 000 membres, l’association s’engage avant tout à apporter une aide concrète aux personnes dans le besoin (https://www.domradio.de/artikel/zustand-des-papstes-ist-auf-niedrigem-niveau-stabil).

 

Jesús Bastante nous apprend aussi dans religiondigital.org (https://www.religiondigital.org/vaticano/Artime-Brambilla-Rosario-san-pedro-salud-papa-patriarcado-mujer-vaticano-curia_0_2758524126.html) qu’aucune femme ne dirigera la prière du rosaire pour la santé du pape à Saint-Pierre. Le mystère a été dévoilé ce matin, lorsque la Salle Stampa a annoncé que la prière de ce soir sera dirigée par le cardinal Ángel Fernández Artime, pro-préfet du Dicastère pour les Instituts de Vie Consacrée et les Sociétés de Vie Apostolique. La possibilité de voir Simona Brambilla à la tête du Rosaire est ainsi diluée. Une occasion manquée, étant donné que c'est Brambilla, et non Artime, qui est le préfet du dicastère, et que le Rosaire n'est pas une célébration sacramentelle, mais une prière mariale présidée quotidiennement par des femmes dans les paroisses du monde entier. Le moment, d'ailleurs, semblait propice : pour la première fois, une femme préside un dicastère du Vatican, et ce sont précisément les chefs des «ministères» qui conduisent, chaque nuit, les prières du saint peuple de Dieu pour prier pour le rétablissement de la santé du pape François.

 

Les préjugés ont prévalu, et peut-être simplement la routine, le «ça s'est toujours fait comme ça», et ce soir, ce ne sera pas Brambilla, mais son numéro deux, le cardinal Fernández Artime, qui présidera la prière. Il n'y avait rien à reprocher au cardinal asturien, à qui on avait sûrement dit que c'était son tour, et évidemment pas à Brambilla non plus, qui n'avait probablement même pas envisagé cette possibilité. Au-delà de l’intention, la vérité est que l’image d’une préfète dirigeant la récitation du Rosaire sur la plus grande place de la chrétienté aurait une puissance iconique impressionnante, et encore plus dans une situation d’incertitude comme celle que traverse l’Église, 21 jours après l’entrée en fonction du pape François qui a été celui qui a le plus promu le rôle des femmes dans les postes de direction de l’Église. Empêcher Brambilla de présider la cérémonie est, consciemment ou inconsciemment, une manière de perpétuer le patriarcat dans l’Église, précisément sur des questions qui ne devraient pas être sujettes à discussion : le violet n’est pas requis pour prier pour le pape. Parfois, il en reste de même.

 

Une telle situation permet de comprendre pourquoi les femmes catholiques lyonnaises sont en grève pour toute la durée du carême comme le montre Maïwenn Furic dans BFMTV.com (https://www.bfmtv.com/lyon/lyon-les-femmes-catholiques-appelees-a-se-mettre-en-greve-pendant-le-careme-pour-denoncer-les-inegalites_AV-202503050576.html). Les membres du Comité de la Jupe entendent bien faire reconnaître leur rôle clé dans l'Église, et obtenir les mêmes droits que les hommes. L'idée leur vient d'une association américaine. Elle pointe notamment du doigt le fait que les femmes ne puissent devenir prêtres. Alors, pour ces 40 jours de grève, les femmes catholiques sont invitées à participer à cette action tout en vivant le carême et en se rendant à la messe. Elles sont également invitées à refuser d'être lectrices ou acolytes. Ainsi, ces femmes entendent montrer leur importance "qui est vitale". Pour l'association, les femmes s'occupent effectivement de la préparation des célébrations et des funérailles. Ce sont aussi elles qui font la catéchèse. Par ailleurs, la co-présidente du Comité de la Jupe rappelle que rien dans la Bible n'empêche les femmes d'occuper certaines fonctions dans l'Église. L'association sera également présente lors de la manifestation du 8 mars, à l'occasion de la journée internationale de lutte pour les droits des femmes.

 

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Publié le 5 Mars 2025

Matthieu Lasserre, dans la-croix.com nous montre qu’à compter du mercredi 5 mars 2025, et tout au long du Carême, plusieurs collectifs catholiques militant reprenant le mot d’ordre de la Conférence pour l’ordination des femmes (WCO) pour une meilleure intégration des femmes dans l’Église, appellent à un mouvement de grève international en désertant les bancs des églises, en refusant le lectorat, et en suspendant ses actions bénévoles. La WCO, qui se revendique comme «une voix féministe intransigeante» dans l’Église catholique pour l’égalité homme-femme et qui milite pour l’accès de ces dernières au sacerdoce, lance ainsi un véritable appel à la «grève des femmes». Cette mobilisation est née du Synode sur la synodalité, achevé en octobre 2024 à Rome. Selon Kate McElwee, directrice exécutive de la WOC, l’absence de décision sur le diaconat féminin et le manque d’engagement clair pour une réforme de la gouvernance ecclésiale ont été perçus comme une trahison : «Le Carême est un temps de jeûne et de prière. Cette année, nous jeûnons du sexisme et du patriarcat pour une Église plus juste.» (https://www.charentelibre.fr/societe/les-femmes-catholiques-feront-elles-greve-dans-les-paroisses-pendant-le-careme-23487657.php). 

 

La WCO justifie cette interpellation par une situation ecclésiale dans laquelle «les hommes ordonnés décident des paramètres et du rythme de la synodalité, et de quand le temps est “mûr” pour les ministères féminins». Très militante, l’association estime en outre que «l’Église a perdu des générations de femmes qui ont enduré la douleur et l’humiliation de devoir prouver la validité de leur appel». Il faut dire que les femmes jouent un rôle clé dans la vie des paroisses, notamment en assurant : l’éducation religieuse (catéchèse), l’animation et la préparation des célébrations, l’entretien des églises et la prise en charge des funérailles. Toutefois, elles restent exclues des prises de décisions. Seuls les prêtres et évêques détiennent l’autorité ecclésiale, ce qui perpétue une structure patriarcale (https://www.charentelibre.fr/societe/les-femmes-catholiques-feront-elles-greve-dans-les-paroisses-pendant-le-careme-23487657.php).

 

Pour l’organisation féministe, qui avait déjà mené plusieurs initiatives à Rome en octobre 2024, lors de la phase finale du Synode sur la synodalité, les femmes dirigent et coordonnent «la grande majorité des ministères paroissiaux dans le monde». «Nous n’attendrons plus que des hommes ordonnés décident que le moment est venu» pour l’ordination des femmes : «Au lieu d’attendre un “oui” papal, nous lançons notre “non” aux systèmes de misogynie, de sexisme et de patriarcat qui cherchent à arrêter l’Esprit Saint», martèle le collectif. L’association américaine suggère notamment aux femmes de «suspendre (leur) temps de bénévolat» auprès de l’Église; de réorienter les dons à l’Église vers «des organisations pour la justice et l’égalité femmes/hommes»; de «refuser les occasions d’être lecteur, acolyte, ministre eucharistique, catéchiste, membre de la chorale»; ou encore de participer à la messe en ligne pour «que les bancs de (l’)église soient vides». Cette initiative se veut internationale. Sur son site Internet, la WCO recense de nombreux lieux où une grève des femmes sera observée durant le Carême. Aux États-Unis, en Allemagne, au Royaume-Uni, en Australie ou encore dans le nord de l’Italie, les initiatives sont nombreuses. En Suisse, la Ligue suisse des femmes catholiques (SKF) s’est associée à la mobilisation, dénonçant les discriminations structurelles empêchant une pleine égalité des sexes dans l’Église. En Afrique, elles apparaissent inexistantes – ou encore assez rares en Asie.

 

Un mode opératoire «coup-de-poing», dont certains questionnent la pertinence pour faire avancer les choses. Pour Christiane Joly, membre de la communauté apostolique Saint-François-Xavier et autrice d’un ouvrage sur le rôle des femmes dans l’Église, «ce type d’initiative s’inscrit dans un contexte de recherche d’un rôle qui soit une coopération avec le clergé, et non une soumission». Si ces actions peuvent parfois «mettre un coup de pied dans la fourmilière», cette dernière regrette qu’elles placent le sujet «sur le terrain de la revendication, et non de l’évangélisation et de la mission qui sont l’objectif de l’Église». «Si les femmes désertent la messe : ça fera peut-être réfléchir certains, mais est-ce que ça va faire changer les choses ?, s’interroge-t-elle encore. Ce serait peut-être plus constructif de recentrer le débat sur la pluriministérialité, par exemple, que de se concentrer uniquement sur l’ordination des femmes.» En France, l’appel à la grève, relayé notamment par l’association féministe catholique du Comité de la jupe, ne semble pour l’heure ne mobiliser qu’à Paris, selon le recensement de la WCO. Chez les fidèles français, on ne perçoit pour l’instant pas de frémissement en dehors de quelques cercles restreints.

 

Mais pour les militantes, cela n’a rien à voir avec la pertinence de leur action, mais plutôt le fait de donner une véritable place aux femmes dans l’Église, car l’enseignement officiel de l’Église, réaffirmé par le pape Jean-Paul II dans la lettre apostolique Ordinatio Sacerdotalis (1994) ne s’est pas montré très ouvert sur la place des femmes puisqu’il exclut l’ordination des femmes, une position confirmée par le pape Benoît XVI et le pape François. On peut alors comprendre que les militantes estiment que la hiérarchie évite un débat nécessaire. Elles accusent le Vatican de tactiques de retardement et affirment que l’étude interminable du rôle des femmes dans l’Église est une stratégie destinée à maintenir le statu quo. Ce mouvement, bien que minoritaire, bénéficie d’une forte amplification médiatique et pourrait influencer les prochains débats synodaux. Son objectif : mobiliser l’opinion publique et faire pression sur la hiérarchie catholique pour une réforme de fond (https://www.charentelibre.fr/societe/les-femmes-catholiques-feront-elles-greve-dans-les-paroisses-pendant-le-careme-23487657.php).

 

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Publié le 4 Mars 2025

Jean-Benoît Harel dans vaticannews.va (https://www.vaticannews.va/fr/eglise/news/2025-03/comece-eveques-de-l-ue-les-etats-europeens-soutenir-l-ukraine.html) nous montre qu’alors que les États-Unis viennent d’annoncer la suspension de l’aide à l’Ukraine, les évêques de l’Union européenne appellent les États membres à continuer à aider financièrement Kiev, face à «l'invasion massive et injustifiable de la Russie», tout en soulignant le soutien «humanitaire, politique, économique, financier et militaire», apporté par les «décideurs de l’Union européenne» ainsi que les nombreuses organisations de la société civile par des «gestes concrets de solidarité». Dans un communiqué publié ce mardi 4 mars, la Commission des épiscopats de l'Union européenne souhaite un accord de paix respectant le droit international, appuyé sur des garanties de sécurité, et impliquant «la victime de l’agression : l’Ukraine», car elle estime que l’issue de la guerre en Ukraine ne concerne pas le seul avenir de ce pays d’Europe de l’est, mais qu'elle sera «décisive pour le sort de l'ensemble du continent européen et d'un monde libre et démocratique». Car, rappellent-ils, «l'invasion de l'Ukraine par la Russie est une violation flagrante du droit international». Concernant la reconstruction, les évêques européens estiment que la communauté internationale doit participer, tout comme la Russie, «l’agresseur». De plus, ils appellent à accélérer l’intégration de l’Ukraine au sein de l’Union européenne, une réalité qu’Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, appelle de ses vœux avant 2030. Cet élargissement de l’UE pourrait ainsi permettre de «rester fidèle à sa vocation de promesse de paix et d'ancrage de la stabilité dans son voisinage et dans le monde».

 

John Lavenburg dans cruxnow.com (https://cruxnow.com/church-in-the-usa/2025/03/archbishop-broglio-calls-for-courageous-negotiations-to-secure-peace-in-ukraine) nous aussi montre que dans une nouvelle réflexion de Carême – publiée quelques jours seulement après une interaction tendue entre le président Donald Trump et le vice-président JD Vance avec le président ukrainien Volodymyr Zelenskyy – l’archevêque Timothy Broglio a appelé à des «négociations courageuses» pour garantir la paix en Ukraine. Broglio a également plaidé pour le respect de la liberté religieuse des Ukrainiens. Pour conclure son message, Broglio a souligné l'importance des prières et des sacrifices des catholiques pour l'Ukraine en cette période de Carême. Le message annonçait également la poursuite de la collecte annuelle du mercredi des Cendres organisée par la conférence pour l'Église d'Europe centrale et orientale. «En contribuant à cette collecte, les catholiques des États-Unis peuvent être assurés que leur aide aidera directement leurs frères et sœurs en difficulté en Ukraine, ainsi que dans plus de vingt autres pays de la région», a déclaré Broglio. «J'invite les catholiques américains, en union avec tous les hommes et femmes de bonne volonté, à prier pour la paix en Ukraine et à contribuer généreusement à aider cette nation courageuse et souffrante», a-t-il déclaré.

 

L’administration Trump accentue la pression sur Volodymyr Zelensky et met en pause l’aide militaire à Kiev pour réévaluation, a annoncé un responsable sous couvert d’anonymat. Washington attend des garanties sur l’engagement de Kiev pour la paix. Selon l’agence de presse Bloomberg, les équipements non livrés, y compris en transit, sont gelés. Le vice-président américain, J. D. Vance, se dit convaincu que Volodymyr Zelensky finira par discuter de la paix et ajoute que la porte de la Maison Blanche lui sera ouverte si «Zelensky est prêt à parler sérieusement de paix». Le meilleur moyen d’empêcher une nouvelle invasion russe est de permettre aux Américains de gagner de l’argent en Ukraine, affirme J. D. Vance. La décision américaine met l’Europe, l’Ukraine et la Pologne dans une situation plus difficile, affirme quant à lui le premier ministre polonais, Donald Tusk. Malgré le chantage de l’administration Trump, Denys Chmyhal, le premier ministre ukrainien, déclare que «l’Ukraine est absolument déterminée à poursuivre sa coopération avec les États-Unis» mais ne fera pas de concessions territoriales. L’Ukraine a dit «discuter» avec les Européens de la possibilité de remplacer l’aide militaire américaine. Et Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, a dévoilé mardi un plan pour «réarmer l’Europe» destiné à mobiliser près de 800 milliards d’euros pour sa défense, mais aussi à fournir une aide «immédiate» à l’Ukraine après le gel de l’aide américaine (https://www.lemonde.fr/international/live/2025/03/04/en-direct-guerre-en-ukraine-volodymyr-zelensky-propose-une-treve-dans-le-ciel-et-une-treve-maritime-immediate-si-la-russie-fait-de-meme_6572748_3210.html?_staled_=1).

 

francetvinfo.fr avec l’AFP (https://www.francetvinfo.fr/societe/education/affaire-de-violences-sexuelles-a-notre-dame-de-betharram/affaire-betharram-la-congregation-religieuse-qui-a-longtemps-dirige-l-etablissement-catholique-reconnait-sa-responsabilite-dans-les-souffrances-et-des-victimes-et-s-engage-a-les-indemniser_7109157.html) nous montre ensuite que la congrégation religieuse des Pères de Bétharram qui dirigeait l'établissement reconnaît sa "responsabilité" dans les "souffrances" des victimes. Elle annonce également le lancement d'une commission d'enquête indépendante pour identifier "les causes" de ces "abus massifs" qui se penchera aussi sur le fonctionnement de celle-ci dans les "différents pays" où elle est présente, et devra permettre la mise en place d'outils pour éviter un nouvel "aveuglement", et promet d'indemniser les victimes de violences sexuelles prescrites commises par des laïcs. La congrégation va créer un nouveau fonds, financé par "la vente des quelques biens immobiliers" lui appartenant sur la commune de Lestelle-Bétharram (Pyrénées-Atlantiques), a expliqué le prêtre Laurent Bacho. Elle veut aussi agir sur le plan "mémoriel", avec l'idée d'édifier un monument ou d'installer une plaque. Elle participera à un forum sur les violences sexuelles organisé le 15 mars à Bayonne par l'IFJD.

 

«C’est déjà un immense soulagement parce que depuis 15 mois, on se bat contre cette congrégation pour lui expliquer que ce qui s’est passé est inqualifiable, intolérable et inacceptable», a réagi son porte-parole Alain Esquerre auprès de journalistes comme le montre Libération.fr avec l’AFP (https://www.liberation.fr/politique/affaire-betharram-la-congregation-religieuse-reconnait-sa-responsabilite-et-va-lancer-une-commission-denquete-20250304_X5QAO54ZQVBKPBVVP6BEYQDAJE/). «Aujourd’hui, on franchit un pas de plus dans le processus de reconnaissance des victimes de violences sexuelles parce que jusqu’à présent, la congrégation refusait de prendre en charge leurs responsabilités concernant les laïcs», a-t-il estimé. Esquerre considère toutefois que «ce n’est toujours pas suffisant parce qu’il faut aussi accompagner les victimes de violences physiques perpétrées pendant des décennies dans cet établissement». Il a ajouté regretter le positionnement «contraint» et tardif d’une «congrégation acculée», qui «aurait dû reconnaître» ses responsabilités «depuis des décennies». Mais selon lui, «Bétharram va faire jurisprudence au niveau national pour toutes les violences physiques et sexuelles commises à la fois par des prêtres et par des laïcs».

 

Enfin, le pape François, hospitalisé à Rome depuis le 14 février pour une pneumonie, respirait sans masque ce mardi 4 mars après avoir souffert de deux crises respiratoires "aiguës" la veille, a indiqué le Vatican. En revanche, pas la moindre mention d'un petit-déjeuner ou d'autres détails n'a été faite. Une chose est sûre : l'inquiétude reste de mise à Rome après les deux nouvelles crises respiratoires "aiguës" la veille, lundi 3 mars. Des crises liées à d'importantes quantités de mucus dans ses bronches. Le pape bénéficie d'un appui constant en oxygène, poursuivant son traitement et sa physiothérapie respiratoire. S'il reste alerte et coopératif, a assuré le Vatican, tout le monde attend le bulletin médical chaque soir, après 19 heures, pour réellement prendre la mesure de la gravité de son état de santé (https://www.rtl.fr/actu/international/pape-francois-ce-que-l-on-sait-de-son-etat-de-sante-apres-ses-deux-crises-respiratoires-aigues-7900479319). Enfin, dans la vidéo de présentation, tournée avant son hospitalisation le 14 février à l’hôpital Gemelli, le pape François invite l’Église universelle à prier pour les familles en crise tout au long du mois de mars. Face aux difficultés causés par les différences au sein des familles, le Saint-Père assure que le pardon «renouvelle toujours la famille» et permet d’être libéré «de la tristesse et, surtout, du ressentiment» (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2025-03/en-mars-les-familles-en-crise-au-c-ur-des-intentions-de-priere.html).

 

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Publié le 3 Mars 2025

Paul Gratian nous montre sur Ouest-France.fr que les nouvelles sur l’état de santé du pape se poursuivent et elles ne sont pas très rassurantes. Le pape François a été touché par deux crises respiratoires «aiguës» ce lundi, a annoncé le Vatican ce 3 mars 2025. «Aujourd’hui, le Saint-Père a présenté deux épisodes d’insuffisance respiratoire aiguë, causés par une accumulation importante de mucus endobronchique et un bronchospasme consécutif», a indiqué le Vatican, précisant que le pronostic vital du pontife de 88 ans restait «réservé». Le pape «est toujours resté alerte, orienté et coopératif», ajoute le Vatican.

 

Des prières sont offertes quotidiennement au pape dans le monde entier, y compris une heure d'adoration quotidienne et deux messes quotidiennes à l'hôpital Gemelli. Un chapelet nocturne est également proposé à la Place Saint-Pierre, qui doit être dirigé lundi par le cardinal américain Robert Prevost, directeur du dicastère des évêques du Vatican (https://cruxnow.com/vatican/2025/03/pope-suffers-further-setback-put-back-on-ventilation).

 

Depuis l’hôpital Gemelli, le pape François a envoyé un message aux participants de l’assemblée générale de l’Académie pontificale pour la Vie qui se réunit du 3 au 5 mars à l’université Augustiniamum pour échanger et réfléchir sur le thème «Fin du monde? Crises, responsabilités, espérances», dans lequel il invite à lutter pour la mise en place d’un multilatéralisme «doté d’autorité pour assurer le bien commun mondial» et «qui ne dépend pas de l'évolution des circonstances politiques ou de l'économie» (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2025-03/pape-francois-message-academie-pontificale-pour-la-vie-hopital.html).

 

Enfin, dans la salle de presse du Saint-Siège, plusieurs participants ont présenté l'Assemblée générale de l'Académie pontificale pour la Vie qui se tient en cette première semaine de mars sur le thème «Fin du monde? Crises, responsabilités, espérances». Ils ont réaffirmé leur optimisme dans la résolution des crises toujours dans le respect de la vie humaine (https://www.vaticannews.va/fr/vatican/news/2025-03/l-academie-pontificale-pour-la-vie-crises-assemblee-generale.html).

 

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Publié le 2 Mars 2025

José Manuel Vidal nous montre dans religiondigital.org ce dimanche 2 mars 2025 qu’une catéchèse émouvante a été envoyée par le pape François pour l'Angélus dominical, dans laquelle il a fait écho à ses expériences hospitalières, «accompagné de médecins et d'agents de santé, que je remercie pour l'attention avec laquelle ils s'occupent de moi». Le pape confesse : «Je ressens toute votre affection et votre proximité et, en ce moment particulier, je me sens comme «porté» et soutenu par tout le peuple de Dieu. Merci à tous !»

 

Il dit aussi qu'il ressent «dans son cœur la ‘bénédiction’ qui se cache dans la fragilité», il remercie chaleureusement tout le monde et continue à demander des prières et à prier pour la paix dans un contexte de relations internationales tendues, deux jours après la violente altercation entre le président Volodymyr Zelensky et l’administration Trump (https://www.la-croix.com/religion/depuis-l-hopital-la-guerre-apparait-encore-plus-absurde-confie-le-pape-dans-son-angelus-20250302) : «D'ici, la guerre semble encore plus absurde. Prions pour l'Ukraine tourmentée, pour la Palestine, Israël, le Liban, la Birmanie, le Soudan, le Kivu».

 

Pour la deuxième journée consécutive, le Vatican a donné des nouvelles plutôt rassurantes du pape François. Il a passé «une nuit tranquille», a simplement commenté l’Église, ce dimanche matin. Des propos relayés par l’AFP (https://www.ouest-france.fr/societe/religions/pape-francois/le-pape-francois-a-passe-une-nuit-tranquille-deux-jours-apres-une-crise-respiratoire-d60d3344-f73e-11ef-b38f-dff807deb5c8). Le droit canonique ne prévoit aucune disposition en cas de problème grave qui altérerait sa lucidité. Cela relance également les conjectures sur la possible démission du pape François. Réfractaire aux vacances, Jorge Bergoglio a tenu à maintenir une cadence effrénée au Vatican malgré les mises en garde de ses médecins et affiche ces dernières années une santé chancelante, fragilisée par des alertes à répétition (https://www.la-croix.com/religion/sante-du-pape-l-etat-de-francois-est-stable-il-a-passe-une-nuit-tranquille-20250302).

 

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