Publié le 30 Septembre 2025

José Manuel Vidal nous montre ce mardi dans religiondigital.org que les Sœurs de la Charité de New York ont ​​dénoncé les éloges surprenants du cardinal Timothy Dolan à l'égard du controversé militant suprémaciste blanc Charlie Kirk, affirmant que «comparer M. Kirk à saint Paul risque de confondre le véritable témoignage de l'Évangile et de donner une approbation indue à des paroles et des actions qui blessent les personnes mêmes que Jésus nous appelle à aimer.». Le rapport, rédigé par Jack Jenkins et publié dans Global Sisters Report le 24 septembre révèle brutalement les tensions au sein de l'Église des États-Unis quant à savoir qui incarne véritablement le témoignage évangélique et la sainteté sur la place publique.

 

Elles ont souligné le bilan de Kirk : «Ce que le cardinal Dolan ignorait peut-être, c’est que nombre des propos de M. Kirk étaient empreints de rhétorique raciste, homophobe, transphobe et anti-immigrés, d’une défense violente des armes à feu et de la promotion du nationalisme chrétien. Ces propos empreints de préjugés ne reflètent pas les qualités d’un saint.» Les sœurs affirment qu'«en ce moment, nous réaffirmons notre mission : accompagner toutes les personnes pauvres et marginalisées, accueillir les immigrants et les réfugiés, défendre la dignité des personnes LGBTQ+ et œuvrer pour la paix dans un monde saturé de violence. Telles sont les caractéristiques d'un véritable disciple. Telles sont les qualités des saints.»

 

Dans le contexte de la politique d’alliance croissante entre Dolan et des personnalités proches de l’ancien président Trump, la déclaration représente la voix prophétique et rebelle des femmes religieuses au sein de l’Église américaine. Le rejet catégorique des Sœurs de la Charité rappelle que la sainteté ne réside ni dans le pouvoir ni dans les alliances idéologiques, mais plutôt dans la fidélité à l'Évangile et le service aux personnes victimes d'exclusion et de violence. En cette période de polarisation ecclésiale et politique aux États-Unis, ces religieuses renouvellent leur engagement en faveur de la «dignité des plus petits», restaurant ainsi la centralité évangélique dans le débat catholique.

 

Et alors que l’Église commémore en octobre le 60e anniversaire du document conciliaire Nostra aetate, le pape Léon XIV consacre son intention de prière «pour la collaboration entre les différentes traditions religieuses». Les religions ne doivent pas être utilisées «comme des armes ou des murs», mais «comme des ponts et une prophétie», affirme t-il, invitant tous les croyants à rechercher ce qui nous unit, «afin de défendre et de promouvoir la paix, la justice et la fraternité humaine» (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2025-09/intention-priere-pape-coctobre-religions-fraternite-humaine-paix.html).

 

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Publié le 30 Septembre 2025

La taxe Zucman permet de taxer à 2 % les plus hauts patrimoines de France et empêcher ainsi les effets d’évitement fiscal, pourtant dès qu’il faut toucher à la fortune de ces 1800 contribuables des plus aisés, les médias sont alors dans l’irrationnel avec le mot évocateur ‘La haine des riches’ en gros titre dans Le Point, et le JDD. Un propos d’une rare stupidité, car ce n’est pas la haine des riches qui est en cause ici, mais plutôt une juste répartition fiscale, surtout quand on sait que la concentration du pouvoir des grandes entreprises et des monopoles au niveau mondial contribue à creuser les inégalités, ce qui enrichit les plus riches qui ont intérêt à réaliser un maximum de profits pour eux-mêmes plutôt qu'à redistribuer les richesses entre les travailleurs et la société, et cela appauvrit donc les plus pauvres, une situation visible en France, où les revenus des ultrariches s’envolent, et les inégalités se creusent (https://fr.euronews.com/business/2024/01/15/les-1-les-plus-riches-de-la-planete-possedent-43-de-la-richesse-mondiale).

 

Pourtant, comme le signale Thérèse du Sartel dans lavie.fr (https://www.lavie.fr/idees/chroniques/impot-sur-les-ultra-riches-la-taxe-zucman-peut-elle-devenir-un-modele-mondial-101180.php), la taxe Zucman est une «mesure de justice fiscale est de plus en plus crédible et souhaitable» et pourrait faire boule de neige dans le monde. Et sudouest.fr (https://www.sudouest.fr/economie/impots/taxe-zucman-sept-prix-nobel-exhortent-la-france-a-adopter-un-impot-sur-les-ultra-riches-25157953.php) nous montre aussi que sept prix Nobel d’économie reconnus à l’international (Daron Acemoglu, Simon Johnson, Esther Duflo, Abhijit Banerjee, George Akerlof, Joseph Stiglitz, et Paul Krugman), «les ultrariches sont particulièrement prospères en France. Les milliardaires mondiaux possèdent en patrimoine l’équivalent de 14 % du PIB de la planète, d’après le magazine Forbes; les Français près de 30 % du PIB hexagonal». Taxer les patrimoines au travers d’un impôt plancher exprimé en pourcentage «est efficace, car il s’attaque à toutes les formes d’optimisation, quelle qu’en soit la nature», poursuivent ces économistes. «Il est ciblé, car il touche principalement, parmi les contribuables les plus fortunés, ceux qui ont recours à l’optimisation fiscale.» Les auteurs saluent aussi les discussions internationales allant en ce sens et la proposition au G20 d’instaurer un impôt minimal mondial sur les milliardaires équivalent à 2 % du patrimoine, rejetée l’an dernier. Malgré tout, «le mouvement international est lancé», affirment-ils, jugeant qu'«il n’y a pas de raison d’attendre la finalisation d’un accord international, il faut au contraire y œuvrer en montrant l’exemple, comme la France a su le faire par le passé» avec l’instauration de la TVA en 1954.

 

Et que pense Jésus de cette accumulation des richesses entre quelques mains ? Il n’en pense pas du bien comme le montre Luc 6,24-25 avec son fameux «Mais, malheur à vous, riches, car vous avez votre consolation! Malheur à vous qui êtes rassasiés, car vous aurez faim! Malheur à vous qui riez maintenant, car vous serez dans le deuil et dans les larmes!», et dans Matthieu 10,24,-25 avec son «Mes enfants, qu’il est difficile à ceux qui se confient dans les richesses d’entrer dans le royaume de Dieu! Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu.», après avoir dit à un jeune homme riche de vendre tout ce qu’il a, et de le donner aux pauvres. Pour Jésus l’attachement aux richesses ne permet pas d’entrer dans le royaume de Dieu, donc le partage des biens reçoit une certaine approbation de sa part, surtout dans une période comme le montre Maurice Sartre dans Le Haut-Empire romain : les provinces de Méditerranée orientale d’Auguste aux Sévères en 1997, durant laquelle il y avait une concentration des richesses dans une petite élite (l'aristocratie) qui accumule les domaines où les rendements sont meilleurs éliminant ainsi la petite propriété, tandis que la majorité de la population était appauvrie et se retrouvait sans terre avec un endettement pouvant mener à l’esclavage aggravé par la pressions fiscale que subissaient aussi fortement les artisans, et cette situation créa une tension permanente entre les riches propriétaires terriens et les paysans sans terre auxquels s’ajoutaient les artisans. Ce fut l'un des facteurs qui menèrent à la révolte juive de 66 et dont le premier exemple est l’incendie des bureaux d’enregistrement des dettes à Jérusalem.

 

Le gouvernement est sourd aux revendications populaires comme le montre le Premier ministre Sébastien Lecornu qui a fermé la porte, vendredi dans Le Parisien, à la taxe Zucman sur les hauts patrimoines, le rétablissement de l'impôt sur la fortune (ISF) ou la suspension de la réforme des retraites (https://www.franceinfo.fr/politique/gouvernement-de-sebastien-lecornu/sebastien-lecornu-est-favorable-a-ce-que-certains-impots-diminuent-en-faveur-du-travail_7521604.html). Il n’y a donc rien à attendre de ce gouvernent qui préfère miser, entre autres, sur une réduction du train de vie de l’État, la lutte contre les fraudes sociales et fiscales ou encore une meilleure maîtrise des dépenses sociales sans réelle égalité fiscale ce qui avait déjà valu la censure à Michel Barnier et François Bayrou (https://www.ouest-france.fr/politique/sebastien-lecornu/si-rien-ne-change-nous-censurerons-les-reactions-politiques-aux-annonces-du-premier-ministre-159b60de-9baf-11f0-ba76-fc23b95d5062). Les socialistes ne doivent pas se compromettre avec lui, et les partenaires sociaux prévoient une grève le 2 octobre. La discussion ne sert à rien, car le compromis sert juste à continuer la politique macroniste tant détestée. Ce n’est pas l’orgueil du président de la République qui doit jouer, mais ce qui est mieux pour les Français, et là, on n’y est pas.

 

Comme Jésus l’a dit : «Vous savez que ceux qu'on regarde comme les chefs des nations les tyrannisent, et que les grands les dominent. Il n'en est pas de même au milieu de vous. Mais quiconque veut être grand parmi vous, qu'il soit votre serviteur; et quiconque veut être le premier parmi vous, qu'il soit l'esclave de tous» (Marc 10,42-44). Le service avant tout au lieu de la domination, voilà la bonne solution pour gouverner. Mais, nous n’avons pas les élites politiques et économiques qui ont ce souci. Comme le pensait Martin Luther King la Constitution a été dévoyée par les puissants qui se sont approprié le pouvoir (https://www.liberation.fr/planete/2015/03/05/martin-luther-king-etait-un-revolutionnaire-non-violent_1214851/), et on doit éviter que le centre, la droite et l’extrême droite ne fassent devenir la France comme une nation hyperconsumériste, raciste, et arrogante. Comme le gouvernement n’est pas à l’écoute, la désobéissance civile est la bonne solution, et les manifestations collectives sont aussi un moyen de rendre leur dignité aux exclus, d'être debout, et d'oser dire qu'une loi est injuste. Les réformes ne sauraient être différées et pourquoi pas reprendre la campagne pour les pauvres (The Poor People’s Campaign) de Martin Luther King, une campagne de désobéissance civile massive et non violente pour perturber la gestion des affaires courantes à Washington jusqu’à ce que le gouvernement fédéral se préoccupe du haut niveau de pauvreté dans le pays (https://www.france24.com/fr/20180403-assassinat-martin-luther-king-memoire-selective-amerique-2018).

 

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Publié le 29 Septembre 2025

vaticannews.va nous montre qu’à l’occasion de la messe célébrée le dimanche 28 septembre 2025 place Saint-Pierre, dans le cadre du jubilé des catéchistes, le pape Léon XIV a conféré le ministère de catéchistes à 39 fidèles originaires du monde entier. Dans son homélie, il a souligné combien les catéchistes, disciples de Jésus, en deviennent les témoins et annonceurs de sa Bonne Nouvelle, tout en dénonçant le faux prosélytisme, et à éviter la cupidité et l’indifférence (https://www.religiondigital.org/vaticano/Leon-XIV-jubileo-catequistas-catecismo-guerras-proselitismo_0_2820317944.html). Il a dénoncé aussi la cupidité qui oublie la justice et la richesse aveugle «aux portes de l'opulence se trouve la misère de peuples entiers, ravagés par la guerre et l'exploitation» face à la douleur des misérables, postés aux portes de l'histoire, ramassant les miettes des puissants (https://www.religiondigital.org/vaticano/Leon-XIV-jubileo-catequistas-catecismo-guerras-proselitismo_0_2820317944.html). Pour lui, ce récit du riche et du pauvre Lazare demeure «toujours d’actualité» a estimé le Saint-Père.

 

Et les victimes portugaises et espagnoles d'abus sexuels au sein de l'Église catholique parmi eux les membres de Corazón Silencio, le principal groupe de victimes au Portugal, ainsi que des représentants de l'Association nationale des enfants volés (ANIR) et de Justice Initiative Espagne, sous une pluie battante ont dénoncé ce samedi à Lisbonne les retards dans le processus d'indemnisation et, dans le cas du Portugal, le manque d'action de l'État pour protéger et soutenir ces personnes (https://www.larazon.es/sociedad/victimas-abusos-iglesia-denuncian-retraso-indemnizaciones_2025092768d830243ce0ad1de88101bb.html).

 

Enfin, domradio.de (https://www.domradio.de/artikel/papst-leo-xiv-wirbt-fuer-gesunden-saekularismus) nous montre que ce lundi, le pape Léon XIV plaide pour que l'UE n'associe pas entre religion et politique, car «Cela signifie une manière de penser et d’agir qui affirme la valeur de la religion tout en maintenant sa distinction – ni séparation ni mélange – de la sphère politique.» Le chef de l'Église a fait cette déclaration lors d'un discours aux responsables politiques de l'UE déclarant que «Les institutions européennes ont besoin de personnes sachant vivre une laïcité saine.» Dans son discours, prononcé en anglais, le pape a également affirmé que les chrétiens engagés politiquement devraient être des «hommes et femmes de dialogue». Promouvoir le dialogue entre les cultures et les religions est un objectif essentiel pour les responsables politiques chrétien.

 

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Publié le 27 Septembre 2025

domradio.de nous montre ce samedi que le public associe souvent l'Église à ses plus hauts représentants ou à des théologiens célèbres. Mais en réalité, estime le pape, ce sont les croyants ordinaires qui sont les plus importants, et un grand espoir pour l'Église naît «lorsque de nouvelles intuitions surgissent au sein du peuple de Dieu». Ils possèdent une sorte de sixième sens, le «Sensus Fidei», et «Il existe donc une infaillibilité du Peuple de Dieu en matière de foi, dont l’infaillibilité du Pape est l’expression et le service.» Ainsi, le pape Léon XIV espère un renouveau de l'Église catholique par la base.

 

Pour illustrer cela, le pape a rappelé la vocation extraordinaire de l'évêque et docteur de l'Église, Ambroise de Milan (339-397), originaire de Trèves. Il fut élu évêque spontanément par acclamation par le peuple en 374, alors même qu'il n'avait pas encore été baptisé. Cela, a déclaré le pape, montre «comment l'espérance peut naître de l'intuition du peuple». Le peuple «a intuitivement reconnu que cet homme avait quelque chose de profond – et l'a élu. L'Église a ainsi acquis l'un de ses plus grands évêques, et un docteur de l'Église.» Le pape a poursuivi : «L'intuition est une forme d'espérance; ne l'oublions pas ! C'est une autre façon pour Dieu de permettre à son Église d'avancer : en lui montrant de nouvelles voies.»

 

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Publié dans #Réforme de l'Église

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Publié le 26 Septembre 2025

José Manuel Vidal nous montre ce vendredi sur religiondigital.org que dans la jungle curiale vaticane, où chaque mouvement résonne comme un message universel, le pape Léon XIV a lancé son premier grand rugissement. Le pape inaugure son pontificat par une nomination clé et symbolique : le carme Filippo Iannone prend les rênes du puissant Dicastère pour les évêques. Il ne s'agit pas seulement d'un changement de nom, mais de la réaffirmation d'une ligne de continuité et de confiance pastorale qui donnera le ton et l'empreinte de la nouvelle ère romaine. Ainsi débute le gouvernement du pape Léon XIV : une profonde sérénité, une volonté de relever de grands défis et une première signature qui rend visible son engagement pour une Église de dialogue, de réforme et de fidélité à l'Évangile, dans la continuité du pape François.

 

Le carme Filippo Iannone (Naples, 1957) est l'un des canonistes et administrateurs ecclésiastiques les plus expérimentés de la Curie romaine. Le carme était jusqu'à présent préfet du Dicastère pour les textes législatifs, ce poste étant devenu vacant. Iannone était chargé de légiférer sur la réforme de la Curie, en étroite collaboration avec le C9 et le pape Bergoglio; désormais, sous la direction de Prevost, il devra trouver des évêques pastoraux pour la mener à bien. Ils veilleront à ce que la Curie soit au service de l'Église, et non l'inverse (https://www.religiondigital.org/vaticano/Primer-Leon-XIV-Filippo-iannone-obispos-vaticano-curia_0_2819718013.html). Son profil révèle une tendance résolument modérée et dialoguiste. Iannone est perçu comme un canoniste de l'école postconciliaire, fidèle au Magistère récent et partisan de l'esprit de réforme introduit par le pape François : sensibilité pastorale aux défis des abus, ouverture à la synodalité et rigueur dans la transparence administrative. Elle s'éloigne des positions rigides ou disruptives et est marquée par sa tradition carmélitaine, qui la guide vers une spiritualité de proximité, de dialogue et d'accompagnement dans les processus, plutôt que de confrontation ou de dureté disciplinaire. Cette nomination réaffirme la continuité de l'orientation fixée par le pape François, qui avait déjà confié à Iannone la mise en œuvre de réformes dans le domaine du Droit canonique, en dotant l'Église de nouveaux outils juridiques et pastoraux pour répondre aux défis contemporains, tels que la protection contre les abus et la promotion de la synodalité.

 

Iannone a collaboré avec la Curie pendant des années sous l'impulsion réformatrice du pape argentin, étant l'un des architectes discrets de cette mise à jour doctrinale et normative qui a donné profondeur et flexibilité au gouvernement ecclésiastique. Par ailleurs, le pape Léon XIV maintient la ligne de travail de son équipe, qui a marqué le Dicastère des évêques. La confirmation du secrétaire Ilson de Jesús Montanari et du sous-secrétaire Ivan Kovač est un signe clair de stabilité et de confiance dans une approche cohérente et collaborative. Avec Iannone à la barre et soutenu par ceux qui ont déjà travaillé avec Prevost, la transition renforce le modèle de discernement pastoral et de sélection épiscopale, favorisant une gouvernance de l'Église cohérente et dialogique, ouverte aux sensibilités qui ont renouvelé le visage épiscopal ces dernières années.

 

La nomination de Iannone comme Préfet du Dicastère des Évêques s'inscrit donc dans la continuité des réformes structurelles, culturelles et spirituelles de l'ère François. L'engagement en faveur d'une approche technique mais équilibrée, sans affiliation à aucun courant extrême, est un signe de stabilité et de maturité institutionnelle. Le pape Léon XIV, par l'intermédiaire d'Iannone, cherche à assurer la transparence dans les nominations épiscopales, à promouvoir des évêques proches du peuple et, en même temps, à garantir que la gouvernance profonde de l'Église reste entre les mains de personnes dotées d'une sensibilité pastorale et d'une capacité de dialogue avec tous les secteurs. Cette nomination renforce également le caractère international et religieux de la Curie, en surmontant le cléricalisme de «carrière» et en promouvant une vision qui prend en compte à la fois la gouvernance et l’expérience de la vie consacrée. En bref : Filippo Iannone, avec sa discrétion, sa formation canonique et son esprit carmélitain, incarne un profil d'équilibre et de réforme sereine, capable d'interpréter les temps et de consolider une Église plus synodale, collégiale et fidèle aux grands défis du XXIe siècle, avec un pape libéré de toute anxiété.

 

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Publié le 25 Septembre 2025

domradio.de nous montre ce jeudi que finalement, les évêques réunis à Fulda ont réaffirmé leurs principes : oui à la protection de la vie en réponse au débat autour de la libéralisation de la réglementation sur l'avortement, et aux cérémonies de bénédiction rejetant l'accusation selon laquelle la bénédiction des couples homosexuels par l'Église en Allemagne violerait les directives du pape et expliquant que cette directive avait été élaborée en étroite collaboration avec l'autorité du Vatican en matière de doctrine de la foi, non aux spirales de violence au Moyen-Orient, en appelant que tous les otages doivent être libérés immédiatement et l’aide humanitaire doit pouvoir circuler sans entrave, et une paix durable n’est possible que par une solution politique, avec deux États vivant côte à côte dans la sécurité et la dignité. Une certaine autocritique a été observée dans la gestion de la pandémie de coronavirus, car de nombreux prêtres et diacres, surtout durant les deux premières années de la pandémie de coronavirus, ont eu beaucoup de mal à adopter de nouvelles formes de pastorale territoriale. Cela vaut également pour une grande partie des professionnels de la pastorale et des paroissiaux. Une commission d'enquête du Bundestag chargée de faire face à la pandémie de coronavirus a récemment débuté ses travaux.

 

Les évêques catholiques àe Fulda soutiennent les réformes sociales prévues, tout en mettant en garde contre les promesses politiques non tenues. Sans nommer spécifiquement l'AfD dans ce contexte, le président de la conférence s'est inquiété d'un éventuel désengagement de la société. Certaines forces cherchent délibérément à empoisonner le débat et à exacerber les tensions. Or, au lieu de cette polarisation, des débats fondés sur le respect mutuel sont nécessaires. L'Église catholique souhaite y contribuer. L'Église peut contrer la peur de l'avenir qui règne actuellement chez de nombreuses personnes grâce à son message chrétien d'espoir. Bätzing a également appelé les partis démocratiques à ne pas coopérer avec l'AfD. Il a ajouté qu'aucun autre signal ne devrait être envoyé à l'approche des prochaines élections régionales. Selon les évêques, l'élection d'un Premier ministre de l'AfD aurait également des conséquences dramatiques pour les Églises.

 

Hier, l'évêque de Dresde, Heinrich Timmerevers, a appelé les catholiques à ne pas cacher leur foi et à se déclarer chrétiens. Timmerevers a déclaré cela mercredi soir lors d'une cérémonie de l'Assemblée plénière des évêques à la cathédrale de Fulda. Malgré de nombreuses perturbations, il est important de ne pas perdre espoir en un nouveau départ. Il a cité comme exemple encourageant le nombre croissant de personnes baptisées à l'âge adulte (https://www.domradio.de/artikel/dresdner-bischof-ruft-katholiken-zum-bekenntnis-ihres-glaubens-auf). Et ce jeudi, l'évêque de Spire, Karl-Heinz Wiesemann, appelle à remédier à la pénurie de logements. L'Église ne doit pas rester indifférente, a-t-il déclaré, mais doit garder à l'esprit les besoins des gens, y compris leurs besoins spirituels. Sans citer nommément l'AfD, Wiesemann s'est élevé contre «ceux qui capitalisent sur la peur et l'incertitude des gens» (https://www.domradio.de/artikel/bischof-wiesemann-sieht-kirche-bei-wohnungsnot-mitverantwortung).

 

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Publié le 24 Septembre 2025

franceinfo.fr nous montre ce mercredi qu’un réseau intitulé "Preti contro il genocidio" a vu le jour en Italie. Il regroupe des centaines de prêtres italiens décidés à "s'engager" face au massacre perpétré par Israël à Gaza et qu'ils n'hésitent pas à qualifier de "génocide" en espérant être "un aiguillon" pour la hiérarchie vaticane.

 

"Prêtres contre le génocide", c'est le nom d'un nouveau réseau né lundi 15 septembre en Italie en réaction à la mort de dizaines de milliers de Palestiniens à Gaza. Il compte plus de 500 prêtres, la plupart italiens, quelques évêques et même un cardinal, celui de Rabat. Ce réseau organise une première mobilisation lundi 22 septembre à l'occasion de l'assemblée générale de l'ONU. Ils voient le visage du Christ dans les Palestiniens qui meurent à Gaza et face à cela, ils ne peuvent pas rester neutres. "Il faut s'engager, nous ne pouvons pas rester dans nos sacristies comme si rien ne se passait en dehors de notre église", soutient le père Piero Rossini, porte-parole du réseau. S'engager, y compris avec le mot "génocide" qui déclenche la polémique. "Il y a une intention claire d'éradiquer la population palestinienne et d'occuper sa terre", juge le père Rossini.

 

Le mouvement se présente comme émanant de la base. Les plus de 500 prêtres réunis en quelques jours estiment représenter les communautés qu'ils accompagnent au quotidien. Pas de soutien officiel de Rome, même si les animateurs du réseau citent le très influent cardinal Matteo Zuppi, à la tête de l'Église italienne, comme un soutien officieux. Si plusieurs cardinaux ont des mots de plus en plus forts et directs pour dénoncer ce qui se passe à Gaza, le pape Léon XIV n'est pas allé aussi loin que le pape François qui s'était ouvertement interrogé sur l'existence d'un génocide.

 

Comme le montre fr.news.yahoo.com (https://fr.news.yahoo.com/pr%C3%AAtres-%C3%A0-rome-marchent-parlement-090955182.html), leur manifestation a coïncidé avec des protestations nationales et une grève générale organisée par des syndicats de base, représentant des centaines de milliers de travailleurs. La grève a perturbé les écoles, les trains, les ports et les transports publics à travers l'Italie, avec des retards signalés dans les grandes villes, notamment à Rome. À Gênes et à Livourne, des sit-in ont ralenti ou bloqué le mouvement des marchandises dans des ports clés.

 

Des dizaines de milliers de personnes ont défilé en solidarité avec Gaza, y compris plus de 20 000 personnes qui se sont rassemblées devant la gare centrale de Rome. À Milan, des affrontements ont éclaté lorsque les manifestants ont envahi la gare centrale, tandis qu'à Bologne, la police a utilisé des canons à eau pour disperser les manifestants bloquant une autoroute. Les protestataires ont dénoncé ce qu'ils appellent l'inaction de l'Italie et de l'UE, alors que la pression augmente sur le gouvernement de la Première ministre Giorgia Meloni concernant sa position sur le conflit.

 

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Publié le 23 Septembre 2025

katholisch.de nous montre ce mardi que le cardinal José Cobo et l'évêque José Antonio Satué s'opposent fermement aux «thérapies de conversion» et réclament une plus grande inclusion au sein de l'Église. Le cardinal Cobo a souligné la nécessité pour l'Église d'«accompagner» les personnes qui s'identifient comme LGBT. L'évêque Satué, nommé à Malaga par le pape Léon XIV en juin, a également mis l'accent sur une approche pastorale qui évite les confrontations et se caractérise par l'inclusion.

 

Fin août, environ 160 participants venus de tous les continents se sont réunis à Madrid pour une conférence catholique LGBTQ. Une lettre du cardinal a été lue, dans laquelle il appelle l'Église à éviter toute forme de discrimination à l'égard des catholiques LGBTQ. Cobo est, entre autres, vice-président de la Conférence épiscopale espagnole.

 

Pour cela, ils reçoivent des éloges inhabituels de la part l'Organisation chrétienne homosexuelle (CRISMHOM), basée à Madrid, comme l'ont rapporté les médias espagnols dimanche. Tous deux «nous accueilleraient à bras ouverts, plutôt que de nous imposer une conversion qui nous obligerait à renoncer au don de l'arc-en-ciel dont nous avons été bénis», selon un communiqué du CRISMHOM. Les propos du groupe font suite aux déclarations des deux ecclésiastiques plus tôt ce mois-ci.

 

Enfin, comme le pape François a parlé des homosexuels de manière plus positive que ses prédécesseurs, cela semble avoir eu un effet : les prêtres qui apprécient l'œuvre du pape François ont donc moins de réserves à leur égard, même s'ils sont par ailleurs plutôt conservateurs, selon le sociologue américain Lucas Sharma, publiée dans la revue «Sociology of Religion» (https://www.katholisch.de/artikel/64537-priester-mit-sympathie-fuer-franziskus-offener-gegenueber-homosexuellen).

 

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Publié le 22 Septembre 2025

katholisch.de nous montre que selon les théologiens, la mort de Charlie Kirk alimente le nationalisme chrétien aux États-Unis, à l'image d'un renouveau religieux. Benjamin Dahlke, dogmaticien d'Eichstätt, a déclaré lundi à l'Agence de presse catholique (KNA) que la cérémonie commémorative de dimanche était une manifestation politique : «Il ne s'agissait pas seulement d'honorer l'œuvre de Charlie Kirk, mais aussi de renforcer le mouvement "Make America Great Again" de Trump.»

 

Lors de la cérémonie commémorative, la mort violente de Charlie Kirk a été décrite non seulement comme un meurtre, mais comme un sacrifice. «Cela ajoute une dimension théologique à la dimension juridique. Un sacrifice est destiné à apporter le bien à autrui. C'est pourquoi Kirk est souvent associé à Jésus-Christ, ou du moins aux martyrs chrétiens», a expliqué Dahlke. Trump a qualifié Kirk de chrétien et de patriote, soucieux de Dieu et de son pays. Le théologien a poursuivi : «Aux yeux du président, ce militant conservateur était un défenseur de la liberté américaine, voire un martyr de celle-ci.»

 

Le théologien américain Massimo Faggioli a déclaré à KNA que le désir de «ramener Dieu en Amérique» et «l'instrumentalisation de la religion par des personnes qui s'en moquent (comme Trump)» sont devenus inextricablement liés aux États-Unis. Ce faisant, les différences confessionnelles et dogmatiques s'effacent. «Les seules différences qui comptent sont celles d'idéologie politique et de croyance nationale ou nationaliste.» Pour Faggioli, c'est «une étrange façon de célébrer le christianisme à l'occasion de l'anniversaire du Credo de Nicée en 325».

 

Selon Dahlke, ce nationalisme chrétien se manifeste par l'utilisation de termes et de symboles religieux pour imposer un programme politique : les États-Unis doivent embrasser le christianisme pour être forts. Concrètement, cela implique de défendre la famille et la patrie. «Religion et politique sont indissociables», conclut le théologien.

 

Pour les Églises, la situation est très ambivalente, selon Dahlke : «Si elles participent, elles peuvent actuellement exercer une certaine influence sur l’orientation du pays. Cependant, elles courent le risque d’irriter certains de leurs membres et de favoriser encore davantage la sécularisation.» Faggioli précise que le catholicisme américain est «englouti» dans ce mélange. Certains évêques contribuent à rendre impossible la distinction entre catholicisme et «christianisme» nationaliste. «Une bataille silencieuse est en cours parmi les évêques américains; nous verrons ce qui se passera en novembre avec l’élection du nouveau président de la Conférence des évêques catholiques des États-Unis», a expliqué Faggioli.

 

Faggioli a décrit cette commémoration comme «une sorte d'examen religieux pour les classes dirigeantes européennes». Elle a démontré que cette évolution n'était pas anodine pour les Européens. «Cela devrait être un signal d'alarme pour les Européens – pour les politiciens, les chefs religieux et les universitaires.» Le trumpisme, a-t-il déclaré, est une forme de messianisme politique dont la portée est difficile à saisir dans l'Europe sécularisée et pour le catholicisme mondial.

 

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Publié le 21 Septembre 2025

José Manuel Vidal nous montre sur religiondigital.org ce dimanche 21 septembre 2025 que le pape Léon XIV a célébré l'Eucharistie dans l'église Sainte-Anne au Vatican, tenue par les Augustins, et dans son homélie il a loué l'Évangile de dimanche, rappelant que «l'Église prie pour que les dirigeants des nations soient libérés de la tentation d'utiliser la richesse contre l'homme, en la transformant en armes». Après avoir averti que «la soif de richesse risque de prendre la place de Dieu dans nos cœurs», le pape François dénonce une fois de plus que «des peuples entiers sont aujourd'hui écrasés par la violence et plus encore par une indifférence éhontée qui les abandonne à un sort de misère».

 

Et Youna Rivallain (avec AFP) nous montre dans la-croix.com (https://www.la-croix.com/religion/leon-xiv-sur-gaza-aucun-futur-ne-peut-se-fonder-sur-la-violence-l-exil-force-et-la-vengeance-20250921) que lors de la prière de l’Angélus, le pape face à un panneau «Pace per Gaza» (la paix pour Gaza) brandi par des fidèles sur la place Saint-Pierre s’est exprimé sur Gaza, rappelant sa proximité avec le peuple qui souffre «sur cette terre martyrisée», alors qu’Israël a encore intensifié ses opérations militaires dans le territoire plaestinien dévasté par bientôt deux années de guerre. Une déclaration à la veille de la reconnaissance de l’État de Palestine par plusieurs pays. «Il n’y a aucun futur qui puisse se fonder sur la violence, sur l’exil forcé et sur la vengeance. Les nations ont besoin de paix et de personnes qui œuvrent véritablement pour la paix.»

 

À la veille d’une journée qui doit voir la France reconnaître la Palestine, Emmanuel Macron pose ses conditions. Le chef de l’État demande la libération des otages retenus à Gaza par le Hamas comme l’un des préalables à l’ouverture d’une ambassade en Palestine. Emmanuel Macron en a fait part à l’occasion d’un entretien accordé à la chaîne américaine CBS, enregistré jeudi et diffusé ce dimanche 21 septembre (https://www.liberation.fr/politique/emmanuel-macron-exige-la-liberation-des-otages-a-gaza-pour-ouvrir-une-ambassade-en-palestine-20250921_5R4DZVFOINCR7JD35WU2JEO66Y/).

 

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Rédigé par paroissiens-progressistes

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