Publié le 11 Novembre 2025

José Manuel Vidal nous montre dans religiondigital.org le lundi 10 novembre 2025 org que le Vatican a ouvert, pour la première fois en Espagne, une enquête canonique contre un évêque en exercice pour des allégations d'abus sexuels sur mineurs. L'évêque en question est Rafael Zornoza, évêque du diocèse de Cadix et Ceuta, accusé d'avoir abusé sexuellement à plusieurs reprises d'un mineur dans les années 1990, alors qu'il était prêtre et directeur du séminaire diocésain de Getafe. Cette affaire, révélée et documentée par Julio Núñez et Íñigo Domínguez pour El País, marque un tournant dans la lutte contre la pédophilie cléricale dans le pays et met en lumière les mécanismes de contrôle et de signalement de l'Église, tout en confirmant les rumeurs qui circulaient depuis un certain temps au sujet de ce prélat. Selon des informations publiées, le plaignant s'est adressé directement au Dicastère pour la Doctrine de la Foi du Vatican cet été, détaillant les abus qu'il aurait subis entre 14 et 21 ans. Le rapport décrit des attouchements inappropriés, des baisers et des manipulations psychologiques, ainsi que l'imposition d'une thérapie de conversion pour «guérir» l'homosexualité du jeune homme. Pendant des années, Zornoza aurait abusé de son pouvoir pour blâmer et isoler la victime, contrôlant son accès au séminaire et à ses confessions. Après une longue période sans contact, une rencontre récente avec Zornoza a révélé que l'évêque a reconnu les «manipulations et les abus», bien qu'il ait nié toute intention de nuire.

 

Cette affaire, prescrite au civil, sera traitée ecclésiastiquement par l'archevêque de Séville – supérieur de Zornoza au sein de la hiérarchie ecclésiastique – et pourrait aboutir à un procès canonique à Rome. Conformément aux usages en vigueur, la procédure prévoit le recueil des déclarations de toutes les parties et des témoins potentiels avant de décider de l'ouverture ou du classement de l'affaire. Cette affaire dépasse le cadre d'un cas isolé et met en cause le fonctionnement du diocèse de Cadix, connu pour son manque de transparence dans le traitement des signalements de pédophilie. Comme le révèle El País, entre les audits internes, les rapports du Médiateur et ses propres bases de données, au moins cinq cas d'abus ont été recensés au sein du diocèse de Cadix, et seule une infime partie des victimes a obtenu réparation. De plus, Zornoza et d'autres prélats figurent parmi les évêques accusés d'avoir étouffé des affaires antérieures, et la plainte actuelle est ajoutée comme preuve possible de l'existence d'une «culture du silence» au sein de la hiérarchie. Cette enquête intervient alors que les victimes et la société civile exercent des pressions croissantes sur l'Église espagnole pour qu'elle adopte des mesures réalistes, transparentes et proportionnées, et qu'elle collabore activement aux processus de réparation judiciaire et sociale. À ce jour, les modèles proposés par la Conférence épiscopale ont une portée très limitée et restent controversés.

 

L'affaire Zornoza révèle au grand jour les procédures internes du Vatican et la réticence de l'Église espagnole à assumer publiquement sa responsabilité dans les abus. Comme le soulignent Julio Núñez et Íñigo Domínguez dans El País, la plainte et l'ouverture officielle de l'enquête marquent un tournant et démontrent la nécessité d'une transformation profonde de la culture institutionnelle, du traitement des victimes et de la transparence face à l'un des problèmes les plus graves et persistants de l'Église en Espagne. D’ailleurs le diocèse de Cadix-Ceuta a eu le culot de publier un communiqué officiel en réponse à l'article paru dans El País (et relayé par RD) concernant l'ouverture d'une enquête canonique sur des accusations d'abus sexuels sur mineurs commis par l'évêque Rafael Zornoza. Dans ce communiqué, le diocèse qualifie les accusations, qui font référence à des faits survenus il y a près de trente ans, de «très graves et, de surcroît, fausses». Selon le communiqué, l'affaire a été présentée la semaine dernière au Tribunal de la Rote romaine de la Nonciature apostolique en Espagne, et celle-ci exprime sa «pleine confiance dans le système judiciaire» et son engagement à coopérer pleinement. Le communiqué souligne également qu'«il est nécessaire de rappeler la présomption d'innocence à laquelle toute personne a droit» (https://www.religiondigital.org/espana/obispado-Cadiz-Ceuta-acusaciones-Zornoza-abusos_0_2833216652.html).

 

Le président de la Conférence épiscopale espagnole, Luis Argüello, a jugé «plausibles» les accusations d'abus visant l'évêque de Cadix et Ceuta, Rafael Zornoza, révélées aujourd'hui par El País, qui ont conduit à l'ouverture d'une enquête par la Rote romaine. S'adressant aux médias avant de donner une conférence à l'Institut supérieur de théologie des îles Canaries, Mgr Argüello a exprimé sa «tristesse» face à «un tel événement». À ce sujet, M. Argüello a déclaré que «l'Église ouvre une procédure car elle souhaite connaître la vérité et ainsi compatir à la douleur des deux parties : celle de la victime potentielle et celle de la personne – en l'occurrence, un évêque – qui pourrait avoir été accusée à tort.» Et, tout en admettant la «plausibilité» de la plainte, le président des évêques a souligné la nécessité de ne pas condamner Zornoza avant la fin de l'enquête (https://www.religiondigital.org/espana/Arguello-considera-verosimil-acusacion-Zornoza-cadiz-abusos-obispo_0_2833216668.html). L’archevêque de Madrid, José Cobo, a reconnu que l’accusation portée contre l’évêque de Cadix et Ceuta, Rafael Zornoza, pour abus sexuels présumés sur mineur, est une «tragédie», tout en exprimant sa «grande confiance» dans l’enquête du Saint-Siège et son aboutissement rapide. Mgr Cobo a fait ces déclarations après avoir participé à un petit-déjeuner de prière organisé par l’Association catholique des propagandistes (ACdP) et la Fondation de l’Université San Pablo CEU, en présence également du président de l’Assemblée de Madrid, Enrique Ossorio, et du chargé d’affaires de la nonciature apostolique en Espagne, Roman Walczak (https://www.religiondigital.org/espana/Cobo-verosimilitud-acusaciones-Zornoza-investigacion_0_2833516634.html).

 

Enfin, la Conférence épiscopale espagnole (CEE) a exprimé sa confiance dans le système judiciaire concernant l'évêque espagnol Rafael Zornoza, supérieur du diocèse de Cadix et Ceuta, visé par une enquête du Vatican suite à des accusations de pédophilie remontant aux années 1990. Des sources au sein de la CEE ont indiqué à l'agence EFE qu'elles «respectent» le travail du Tribunal de la Rote romaine et de la Nonciature apostolique en Espagne, chargés de l'enquête, selon un article paru lundi dans le quotidien El País. Pour sa part, le diocèse de Getafe affirme, dans un communiqué, qu’«il est à la disposition des tribunaux compétents pour toute collaboration qui pourrait nous être demandée.» (https://www.religiondigital.org/espana/Conferencia-Episcopal-Cadiz-Confianza-Tribunal-Zornoza_0_2833216659.html). Cependant, le scandale des abus sexuels impliquant l'actuel évêque de Cadix et Ceuta, Rafael Zornoza, pourrait déclencher une vague de changements épiscopaux au sein de l'Église espagnole, qui attend l'arrivée imminente du nouveau nonce apostolique, Piero Pioppo. Auparavant, selon certaines sources, Mgr Zornoza, qui a déjà présenté sa démission en juillet 2024 à l'âge de 75 ans, pourrait prendre une retraite progressive. Actuellement, un nom est sérieusement envisagé pour lui succéder : celui de l'évêque de Guadix, Francisco Jesús Orozco. Ainsi, l'arrivée d'Orozco à Guadix pourrait également avoir des répercussions sur les diocèses des îles Canaries, où Mgr José Mazuelos et son auxiliaire, Cristóbal Déniz, pourraient envisager une mutation sur le continent. Ces mouvements, initialement prévus avant l'arrivée du nouveau nonce apostolique, Piero Pioppo, pourraient être précipités par la publication des accusations d'abus (https://www.religiondigital.org/diocesis/Zornoza-sucesion-episcopal-Cadiz-Getafe-orozco-gines-abusos_0_2833516622.html).

 

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Publié le 10 Novembre 2025

domradio.de nous montre dans son article du dimanche 9 novembre 2025 que pour marquer son 30e anniversaire, le mouvement de réforme catholique «Nous sommes l’Église» entend renforcer ses liens avec la jeune génération, car «Il s'agit de transmettre le message de Jésus aux générations montantes.», et à cette fin, une équipe dédiée pourrait être constituée pour traiter cette question à l'avenir. Les réformateurs continuent de considérer leurs revendications comme pertinentes. Les thèmes centraux du mouvement restent d’actualité : «La participation et une Église véritablement fraternelle, l’égalité des sexes, le ministère au sein de l’Église, le célibat et la morale sexuelle.» Le mouvement prévoit de continuer à s’exprimer sur ces sujets, notamment en collaboration avec d’autres organisations. Le nouveau pape Léon XIV, avec son engagement en faveur de la synodalité et son exhortation apostolique «Dilexi te», offre un espoir – «mais le défi demeure». Le mouvement souhaite instaurer une rencontre et une coopération entre croyants et non-croyants, sur un pied d'égalité, car l'Église doit s'ouvrir à la conception moderne de l'humanité. Enfin, l'organisation «Nous sommes l’Église» a également élu une nouvelle équipe nationale et un nouveau président

 

Tandis que fr.euronews.com (https://fr.euronews.com/2025/11/09/vatican-le-pape-leon-xiv-a-recu-des-victimes-dabus-sexuels-du-clerge-en-belgique) nous montre dans son article de dimanche que le pape Léon XIV a rencontré samedi après-midi 15 personnes venues de Belgique, victimes d'abus sexuels commis par des membres du clergé dans les années 2000. La rencontre, qui a duré près de trois heures, s'est déroulée dans un climat de "proximité, d'écoute et de dialogue, profond et douloureux" et s'est achevée par un moment de prière, comme le rapporte le Bureau de presse du Saint-Siège. Le groupe était accompagné par la Commission pontificale pour la protection des mineurs, qui travaille avec l'Église belge sur cette question. La Commission avait déjà rencontré le groupe vendredi pour poursuivre un dialogue entamé en juillet. La rencontre avec le pape Léon XIV intervient un an après le voyage du pape François en Belgique en septembre 2024. À cette occasion, les victimes avaient partagé leur histoire et leur douleur, exprimant leurs attentes quant à l'engagement de l'Église. Le pape François avait écouté leur souffrance, exprimé sa gratitude pour leur courage et un sentiment de honte pour ce qu'elles avaient subi, en prenant note de leurs demandes. 

 

Enfin, la prochaine Assemblée plénière des évêques américains a lieu du 10 au 13 novembre à Baltimore est examinée avec une attention particulière par de nombreux catholiques et observateurs de l'Église à travers le monde (https://www.ncronline.org/news/us-bishops-choose-new-president-discuss-immigration-enforcement-health-care), et devrait élire son prochain président dont les favoris sont l'évêque Daniel Flores de Brownsville, au Texas, en continuité avec le pape François, et l’évêque Robert Barron de Winona-Rochester, au Minnesota, de sensibilité conservatrice surnommé «l'évêque d'Internet» (https://www.ncronline.org/news/us-bishops-choose-new-president-discuss-immigration-enforcement-health-care), ce qui aura des conséquences au-delà de l'Église américaine. Première grande réunion des évêques depuis l’élection du pape Léon XIV, elle se déroule dans le contexte d’un épiscopat américain divisé, notamment sur sa posture face à Donald Trump (https://www.la-croix.com/religion/trump-immigration-heritage-de-francois-les-eveques-americains-se-reunissent-dans-un-climat-de-tension-20251110), et ces derniers vont discuter de la loi sur l'immigration et des directives éthiques et religieuses pour les services de santé catholique (https://www.ncronline.org/news/us-bishops-choose-new-president-discuss-immigration-enforcement-health-care).  

 

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Publié le 9 Novembre 2025

Comme le signale Bernadette Sauvaget dans Libération.fr le samedi 8 novembre 2025 l’événement issu des courants charismatiques de l’Église catholique se tient jusqu’au dimanche 9 novembre dans la grande salle parisienne, mais peine à faire le plein. Au lieu des 30 000, il n’y a eu que jusqu’à 10 000 catholiques. Les gradins de l’Accor Arena à Paris sont peu ou prou désertés, le samedi 8 novembre au matin, ce qui ne désespère pas les participants sur place qui nous vendent que ce Congrès serait «inclusif», un mot devenu à la mode dans l’Église catholique, mais rien dans celui-ci qui demande une Église plus égalitaire qui ne juge pas une personne selon son origine ethnique, son genre, son orientation sexuelle, son statut…, alors que les catholiques classiques doivent cohabiter avec des courants charismatiques exubérants, mais l’organisation a dû déjà supprimer une journée, celle du dimanche, à cause officiellement de la défection d’un important sponsor, mais selon les informations de Libération, les inscriptions, à une dizaine de jours de la tenue de l’événement, franchissaient à peine le cap des 3500, et les messages circulaient dans les milieux catholiques pour mobiliser les troupes (https://www.liberation.fr/societe/religions/une-organisation-identitaire-dextreme-droite-sinvite-parmi-les-exposants-dun-grand-salon-catho-parisien-20251031_NR3HT6DXEZBTDM5FYRFJWANFVY/).

 

Mais ce show à l’américaine s’inspirant “méga-églises” évangéliques américaines, avec des synthés sur scène, des religieuses en habit, une multitude d'associations et des catholiques à la foi décomplexée, n’est pas très attirant surtout que l'événement est issu de la mouvance du renouveau charismatique, qui emprunte des méthodes faisant immanquablement penser aux évangéliques. Et certains présents au Congrès nous disent que les évangéliques ont beaucoup à leur apprendre sur la façon de parler du Christ, et leur langage leur semblent plus approprié aux générations d'aujourd'hui, malgré des méthodes parfois "plus intrusives, directives". Mais, ce n’est pas l’exemple à suivre, car dans les églises évangéliques le phénomène d’emprise peut être favorisé par l’engagement très fort qui est demandé aux fidèles : des exigences en matière de pratique religieuse, d’assiduité aux cultes, de soutien financier et de prosélytisme. Qui se fait parfois au prix d’un contrôle accru (https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/le-zoom-de-france-inter/le-zoom-de-france-inter-du-jeudi-05-decembre-2024-4494610). 

 

En marge de la grande scène, plus de cent exposants sont présents, depuis une application pour mariages chrétiens au café citoyen Dorothy, en passant par la communauté de l'Emmanuel, sous le coup d'une enquête du Vatican depuis fin octobre. Tout en disant allégrement que "leur but est de représenter le monde catholique dans toute sa diversité", comme l’affirme à l'AFP Raphaël Cornu-Thenard, l'un des organisateurs. "On s'appuie beaucoup sur la Conférence des évêques de France qui nous accompagne de près".  Oubliant comme si de rien n’était, un début de polémique qui a éclaté, avant le début du Congrès, autour de la participation de l'association identitaire Academia Christiana -- finalement déprogrammée (https://fr.news.yahoo.com/catholiques-affichent-foi-au-congr%C3%A8s-193455355.html). Pourtant, on y entend des personnes qui se sentent découragées dans leur mission, et d'autres qui cherchent leur engagement dans l'Église. Et pour les abus, on écoute des témoignages, et on s'interroge sur les abus sexuels mais aussi spirituels, de conscience, et d'autorité dans l'Église, mais le cadre porte au recueillement, car une parole trop véhémente pourrait donner l'impression “qu'on tape sur l'Église.” Cette démarche est très décevante (https://www.lepelerin.com/religions-et-spiritualites/lactualite-de-leglise/plongee-au-coeur-du-congres-mission-qui-a-rassemble-jusqua-10-000-catholiques-a-paris-13560).  

 

Pas plus emballant, de trouver  à côté des nombreuses tables rondes, une "école de prédication" qui tenait dans l'après-midi un atelier "lève-toi et prêche" pour une cinquantaine de participants pour en gros, aller dans la rue pour prêcher, avec dans la soirée, une sortie est prévue dans les rues de Paris pour mettre en pratique ces enseignements. "L'idée ce soir est d'entrer en interaction, en distribuant des images, un chapelet...", explique l'un des formateurs Samuel Pruvot, de l'association Ain Karem (https://fr.news.yahoo.com/catholiques-affichent-foi-au-congr%C3%A8s-193455355.html). Encore une autre méthode qu’utilise les évangéliques américains, mais qui ne fait pas non plus l’unanimité. Enfin, dans la soirée, un pèlerinage de jeunes que tout oppose a lieu à travers Paris avec les différents mouvements du scoutisme catholique français, un groupe de jeunes catholiques des banlieues, et un groupe accompagné par Notre-Dame de Chrétienté pour se rendre à l’Accor Arena (https://www.lepelerin.com/religions-et-spiritualites/lactualite-de-leglise/plongee-au-coeur-du-congres-mission-qui-a-rassemble-jusqua-10-000-catholiques-a-paris-13560).

 

Au lieu de voir ailleurs, et si nous recentrions sur l’essentiel comme le propose le pape Léon XIV qui à l’occasion de l’anniversaire de sa consécration, a évoqué dans son homélie l’Église comme un chantier «qui évoque l'activité, la créativité et l'engagement, mais aussi l'effort et les problèmes à résoudre, parfois complexes» et la phase de mise en œuvre du Synode mondial, «où ce qui a mûri au fil des années doit être concrétisé par la comparaison et l'évaluation», tout en a exhortant ceux qui servent le Royaume de Dieu à ne pas agir avec précipitation ni superficialité «indépendamment des critères du monde, qui exige trop souvent des résultats immédiats car il ignore la sagesse de l’attente» (https://katholisch.de/artikel/65561-papst-leo-xiv-bei-lateran-weihetag-kirche-ist-wie-eine-baustelle).

 

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Publié le 8 Novembre 2025

L’AFP nous montre que le nouveau président de l'épiscopat français Jean-Marc Aveline a plaidé vendredi  7 novembre 2025 pour que l'Église "garde sa liberté de parler" afin de "ne pas être à la remorque des idées dominantes". "L'Église n'a pas d'adversaire, mais elle a un message, et elle doit le dire, que soit facile ou pas", a affirmé Mgr Aveline lors d'un point presse à Lourdes où il présidait pour la première fois l'assemblée plénière de la Conférence des évêques de France (CEF). Il a souligné l'importance "que l'Église garde sa liberté de parler, à temps et à contretemps, d'exprimer son opinion quand elle n'est pas d'accord, qu'elle a quelque chose à dire à cause de l'Évangile".

 

"Avec la période qui vient, électorale, il y aura besoin de liberté, pour ne pas être à la remorque des idées dominantes ou de je ne sais quoi", a-t-il ajouté lors de ce point presse diffusé en ligne. Mgr Aveline a aussi évoqué "l'attrait d'une plus claire identité chrétienne dans une société très plurielle, l'attrait de racines traditionnelles dans un contexte où les repères manquent". "Il ne faut pas le regarder négativement" mais "chercher comment cela peut nourrir la communion dans l'Église", a-t-il affirmé. Mardi, déjà, dans son discours d'ouverture de l'assemblée, à Lourdes, le cardinal avait estimé que "si le désir d'identité est parfaitement légitime, l'extrémisme identitaire en est une caricature dangereuse".

 

Sur l'école, qui était l'un des sujets majeurs de cette assemblée, le vice-président de la CEF Benoît Bertrand a annoncé que l’Église allait "se donner trois années de réflexion". Un groupe de travail a été chargé de proposer en mars prochain une "feuille de méthode", a-t-il ajouté. "L'école catholique doit être ouverte à tous", mais elle "doit aussi avoir un projet un peu clair, un peu net sur ce qu'on appelle le caractère propre", a affirmé Mgr Bertrand. Car "il est important que ces écoles puissent manifester à tous ceux et toutes celles qu'elle accueille l'importance de l'annonce de l’Évangile", a ajouté l'évêque de Pontoise.

 

L'assemblée d'automne a aussi été l'occasion d'un "point d'étape" sur la lutte contre les violences sexuelles et "bien évidemment le travail va se poursuivre", a affirmé l'autre vice-président, Mgr Vincent Jordy. Sur l'accompagnement des personnes victimes à l'âge adulte ainsi, les membres de cellules d'accueil "vont être formés", a-t-il ajouté, espérant que le dispositif "sera fonctionnel au début de l'année 2026".

 

Enfin, ktotv.com (https://www.ktotv.com/video/00457562/flash-assemblee-pleniere-de-la-cef-du-8-novembre-2025-5-5) nous montre que du fait des liens étroits entre la France et la Terre sainte, les évêques français souhaitent apporter un soutien concret et spirituel aux communautés chrétiennes, marquées par deux années de guerre. Cet engagement fait suite à la visite de la présidence de la Conférence des évêques de France en Terre Sainte l’été dernier, et à l’intervention du cardinal Pizzaballa et du Consul de France à Jérusalem durant leur assemblée plénière d’automne 2025.

 

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Publié le 7 Novembre 2025

Sarah Belouezzane nous montre dans LeMonde.fr ce vendredi que l’Accor Arena, louée pour l’occasion accueille vendredi et samedi, à Paris, le congrès Mission, qui naguère a pu avoir lieu dans des églises ou salles paroissiales modestes, revendique une «mission d’évangélisation» et entend réunir toutes les chapelles de l’Église, selon la volonté des promoteurs de l’événement. Mais faire parler entre elles toutes les chapelles de l’Église est difficile avec Lutte et Contemplation, qui a mené récemment des actions contre l'ancien candidat d'extrême droite à la présidentielle Eric Zemmour, que tout oppose à Academia Christiana, une organisation d’extrême droite identitaire, dont on a heureusement retiré le stand. La salle, longtemps connue sous le nom de Palais omnisports de Paris-Bercy, devait accueillir vendredi et samedi des catholiques de toute la France venus discuter et prier ensemble. Messe géante présidée par le cardinal Dieudonné Nzapalainga, archevêque de Bangui (Centrafrique), pièce de théâtre avec Aurore dans la Nuit qui trace le parcours d’une femme brisée par l’abandon, qui trouve peu à peu un sens nouveau à sa vie, des films comme Le Roi des rois, un dessin animé librement inspiré du roman de Charles DickensLa Vie de notre Seigneur Jésus-Christ, qu’il rédigea pour ses propres enfants, ou encore le très contesté Sacré-Cœur, un docu-fiction spirituel cofinancé et largement promu par les médias du milliardaire conservateur, Pierre-Edouard Stérin qui a eu le droit à des polémiques autour de la laïcité et ne méritait pas une telle publicité, et concert du groupe de louanges pop Glorious sont prévus pour dynamiser ce grand rassemblement.

 

Moyennant l’achat d’un ticket, les participants peuvent déambuler entre des stands d’associations ou de communautés comme celles de l’Emmanuel, placée sous tutelle par le Vatican, et dans cette association religieuse notamment basée à Paray-le-Monial, des abus sexuels et des abus de pouvoir ont été dénoncés à Rome (https://www.francebleu.fr/emissions/l-info-d-ici-6h30-8h30-ici-bourgogne/saone-et-loire-la-communaute-de-l-emmanuel-sous-une-enquete-du-vatican-6594587) du Chemin neuf, à qui on prêtre des dérives sectaires, et des Béatitudes, dont le Vatican a fini par se méfier (https://www.lecanardenchaine.fr/societe/50204-bayrou-beat-face-aux-derives-sectaires-des-beatitudes-de-nay), la Communauté Catholique Shalom, observé avec une grande prudence par l’AVREF (https://www.avref.fr/les-communautes-bresiliennes-palavra-viva.html), Anuncio, Oykos, Ain Karem, le parcours Alpha, le Mouvement des Focolari, les Chevaliers de Colomb, les Bénédictines du Sacré-Cœur de Montmartre, les Foyers de la Charité, l’Ordre séculier du Carmel, l’Abbaye de Solesmes, le Collège des Bernardins, les Dominicains, les Jésuites, Naïm Espérance, l’Association pour l’amitié, le Secours catholique, Anastasis, et Lutte et contemplation, ou encore des stands de différentes organisations de scouts comme la Patrouille de France, et Guides et Scouts d’Europe (https://paris.congresmission.com/), et même de médias catholiques comme La Vie qui a fêté en juillet 2025 ses 80 ans d’existence, ou le Groupe Bayard, dans lequel les salariés ont fait plier leur direction en une petite semaine de mobilisation entre le 28 novembre et le 2 décembre 2024, les obligeants à se retirer du projet controversé de rachat de l’école de journalisme parisienne, et renoncer à l’embauche de l’ancien collaborateur de Pierre-Edouard Stérin, Alban du Rostu (https://www.liberation.fr/economie/medias/cadeau-de-noel-le-groupe-bayard-renonce-a-ses-parts-dans-lesj-paris-et-au-recrutement-dalban-du-rostu-20241202_UO5QGR6FR5DJHIIRHZY2LIC36Q/), ou ceux plus conservateurs comme Famille Chrétienne, France catholique, et Radio Maria (https://paris.congresmission.com/).   

 

Des tables rondes et des forums sont aussi prévus sur des sujets tels que l’intelligence artificielle, la justice sociale, la vie consacrée ou les missionnaires, où l’on peut voir parmi les intervenants aux profils très différents montrant cette diversité voulue par les créateurs  mais que tout oppose allant de la droite, au centre et à la gauche catholique comme une journaliste de La Vie, la créatrice de l’Institut Talenthéo, un réseau de coachs catholiques, un membre d’Anuncio, la coresponsable du Mouvement des Focolari en France, un journaliste membre d’Ain Karem, une membre du parcours Alpha, un membre de la communauté des Béatitudes pour Youpray, et le fondateur de TopChrétien, les fondateurs de Misericordia, qui a pour vocation de servir les plus pauvres à travers des projets sociaux de compassion et d’annoncer aux plus fragiles la bonne nouvelle de la miséricorde à travers des projets d’évangélisation, une membre d’Oykos qui favorise l'émergence de projets innovants de vie collective dans d'anciens lieux religieux, un maître de conférences en théologie pratique aux Facultés Loyola Paris,  une membre de Lutte et Contemplation, le fondateur de l’Association pour l’amitié, une mère de famille qui a conçu et animé les sessions «Vivre Laudato Si’ en famille» au centre spirituel jésuite de Penboc’h, et un membre du collectif Anastasis, (https://paris.congresmission.com/programme/?journee=samedi#programme). Le tout se terminera avec une Messe d'action de grâce présidée par Monseigneur Laurent Ulrich (https://paris.congresmission.com/programme/?journee=dimanche#programme). 

 

À cette occasion, le père Paul-Antoine Drouin, s’alarme des tensions dans l’Église de France déjà visible avant le Congrès Mission, et au moment où on transpose un cap dans le concept parfois flou et complexe de la nouvelle évangélisation. Il propose le besoin d’une vision évangélique commune. Et pour lui le pape en donne les contours très clairs dès sa première exhortation apostolique : « Une Église qui ne met pas de limites à l’amour, qui ne connaît pas d’ennemis à combattre, mais seulement des hommes et des femmes à aimer, est l’Église dont le monde a besoin aujourd’hui » (Dilexi te, n° 120), et «En accueillant cette vision du pontife romain, on devrait pouvoir gagner un temps précieux. Mais les catholiques de France, jeunes et moins jeunes, ont-ils suffisamment d’humilité pour reconnaître cette grâce de l’objectivité et de l’universalité du ministère du successeur de Pierre ?» (https://www.la-croix.com/a-vif/pour-evangeliser-on-doit-d-abord-apprendre-a-aimer-le-monde-avant-de-lui-annoncer-levangile-20251107). Le doute est permis.

 

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Publié le 6 Novembre 2025

Dans le sillage de l’affaire Spina à Toulouse, au moment où les évêques de France commencent, jeudi 6 novembre, à Lourdes, un travail d’approfondissement sur la question très délicate de la réinsertion dans l’Église des prêtres condamnés pour violences sexuelles, et monte dans l'opinion publique l'idée qu'un prêtre condamné pour violences sexuelles ne sera plus jamais un prêtre comme les autres (https://www.la-croix.com/religion/reinsertion-des-pretres-condamnes-a-lourdes-le-dilemme-des-eveques-20251105), rcf.fr nous montre dans ce qu’il faut retenir dans l’actualité ce jeudi (https://www.rcf.fr/articles/actualite/ce-quil-faut-retenir-de-lactualite-chretienne-ce-jeudi-6-novembre-2025) qu’après l’affaire Betharram, Le secrétaire général de l’enseignement catholique, Guillaume Prévost, a annoncé hier le lancement d’une «mission» pour décliner une feuille de route sur dix ans pour lutter et prévenir les violences physiques et sexuelles dans les établissements. Revenant sur l’audit des 600 internats annoncé au printemps, Guillaume Prévost a assuré qu’«à l’été 2027, on devrait être en mesure d’avoir passé en revue l’ensemble» d’entre eux. 

 

Comme le montre Libération.fr (https://www.liberation.fr/societe/religions/les-tres-petits-pas-de-lenseignement-catholique-pour-faire-face-aux-violences-systemiques-du-passe-20251106_XG3YF3ZJJJGRFMUU6LQHXASSFY/) cet ancien militaire et énarque de 42 ans, qu’est Guillaume Prévost a pris ses fonctions à la rentrée dernière. Et connu des débuts assez chaotiques, comme le remarquent plusieurs évêques. Il s’est pris les pieds dans le tapis en affirmant qu’un enseignant pouvait faire prier ses élèves en début de cours, revendiquant haut et fort l’identité catholique. «Cela est caractéristique d’une nouvelle génération plus identitaire que la précédente», explique un évêque. Par ses propos, le secrétaire général s’est aussi mis à dos les associations de victimes de violences sexuelles, lors d’une rencontre mardi 4 octobre au siège de l’épiscopat à Paris. Pour tenter d’effacer ce rendez-vous raté, une nouvelle rencontre est programmée à la fin novembre. Ce qui pose question, tant le contexte est explosif, et a valu la réponse du ministère de l’éducation pour qui la prière est «contraire à la loi» si elle «est imposée»,  et si elle est facultative, «le temps de prière est considéré comme un enseignement religieux et ne peut pas empiéter sur le temps des cours» (https://www.lesechos.fr/politique-societe/education/priere-en-cours-liberte-pedagogique-la-nouvelle-position-tres-tranchee-de-lenseignement-catholique-2187988).  

 

Mgr Rougé le nouvel évêque référent pour l’enseignement catholique a de son côté fait le point sur le millier d’inspections annoncées avant l’été par l’ancienne ministre de l’éducation Élisabeth Borne. «850 ont eu lieu». Témoignant de celles qui ont eu lieu dans son diocèse de Nanterre, Mgr Rougé les a jugé « parfois excessivement vigoureuses » mais qui ont abouti ensuite à des « rapports extrêmement positifs », a-t’il conclu. Il se veut apaisant : «J’ai été témoin dans mon propre diocèse d’inspections assez toniques, mais qui ont abouti ensuite à des rapports extrêmement positifs.» Mais La situation de l’enseignement catholique est loin d’être sereine. Alors ministre de l’Éducation nationale, Elisabeth Borne avait programmé, en mai 2025, «mille contrôles dans l’enseignement privé sous contrat». Cette mesure faisait suite au scandale de l’affaire de Bétharram (https://www.liberation.fr/societe/religions/les-tres-petits-pas-de-lenseignement-catholique-pour-faire-face-aux-violences-systemiques-du-passe-20251106_XG3YF3ZJJJGRFMUU6LQHXASSFY/).

 

Tandis que l’ancien évêque de Verdun, Jean-Paul Gusching, a été forcé de démissionner en raison de «relations  avec «des femmes», après une enquête ouverte par le Vatican. Il reconnaît une relation consentie avec une femme, ayant duré «de 2015 à 2022 environ», affirmant qu’il s’agit de la seule affaire et au sujet d’autres relations qui lui sont prêtées, il affirme qu’«on veut ma peau». Jean-Paul Gusching avait d’abord justifié, fin septembre, sa renonciation pour des raisons de santé. L’ancien évêque se défend face au communiqué et dénonce une situation «dégueulasse», motivée par des «jalousies» pouvant provenir d’Amiens, son diocèse d’origine, liées au fait d’avoir hébergé, en 2024, un jeune homme de 14 ans, dans un entretien au journal L’Est républicain publié mercredi 5 novembre 2025 (https://www.ouest-france.fr/societe/religions/lancien-eveque-de-verdun-force-a-demissionner-par-le-pape-pour-des-relations-avec-des-femmes-40c56770-baed-11f0-b227-510f72443e00).

 

Enfin, SudOuest.fr avec l’AFP (https://www.sudouest.fr/international/moyen-orient/gaza/le-pape-leon-xiv-recoit-mahmoud-abbas-dans-un-contexte-de-crise-humanitaire-a-gaza-26618415.php) nous montrent que le pape Léon XIV a reçu jeudi le président palestinien Mahmoud Abbas pour la première fois, dans un contexte humanitaire toujours très précaire dans la bande de Gaza, près d'un mois après l'entrée en vigueur de la trêve. «Lors de cette rencontre cordiale, il a été reconnu l'urgence d'apporter une aide à la population civile de Gaza et de mettre fin au conflit en poursuivant une solution à deux États», a indiqué le Saint-Siège. Cette visite intervient près d'un mois après un cessez-le-feu fragile entre Israël et le mouvement islamiste Hamas, après deux ans de guerre dévastatrice déclenchée par l'attaque du 7-octobre. L'ONU continue d'appeler Israël à ouvrir les points de passage vers le territoire où les habitants, épuisés, luttent pour s'approvisionner en eau et en nourriture. Mercredi, peu après son arrivée dans la capitale italienne, Mahmoud Abbas s'est rendu à la basilique Sainte-Marie-Majeure pour se recueillir devant la tombe du pape François, décédé en avril, et y déposer des fleurs. «Je suis venu le voir parce que je ne peux pas oublier ce qu'il a fait pour le peuple palestinien», a-t-il déclaré aux journalistes.

 

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Publié le 6 Novembre 2025

Du 7 au 9 novembre, se tiendra à Paris la 10e édition du Congrès Mission, dont l’association d’extrême droite Academia Christiana a finalement été déprogrammée. Raphaël Cornu-Thénard, fondateur du Congrès Mission, dans ses propos recueillis par Gonzague de Pontac dans la-croix.com, revient sur cette polémique se donnant comme excuse que «ce sont les associations qui réservent leur stand elles-mêmes pour participer. Academia Christiana s’est inscrite très tardivement, alors qu’on était dans le rush final de l’organisation. Nous ne les connaissions pas et n’avions pas conscience que cette candidature pouvait être sensible.», ce qui est difficile à croire car de nombreux articles ont décrit ce groupe identitaire et ses méthodes (https://reporterre.net/Tiers-lieux-enracines-le-nouveau-visage-de-l-extreme-droite-a-la-campagne, https://www.liberation.fr/politique/sous-la-menace-dune-dissolution-les-identitaires-cathos-dacademia-christiana-multiplient-les-associations-20250824_MVPUDQDENZADPFLZTBBM6ULQ2I/, et https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/la-terre-au-carre/la-terre-au-carre-l-actu-du-lundi-23-juin-2025-2541117), tout en avançant qu’«En revanche, le Congrès Mission n'est pas le lieu d'un militantisme politique. C'est cette ambiguïté qui a pu brouiller notre message», mais on peut douter de ce propos quand on le voit accepter de venir sur Europe 1, où sont diffusés les thèmes d’extrême droite, dans l’émission Christine Kelly et vous le 16 octobre 2025 (https://www.europe1.fr/emissions/christine-kelly-et-vous/congres-mission-2025-les-jeunes-sont-leglise-daujourdhui-insiste-raphael-cornu-thenard-791269) et faire la promotion sur sa page linkedin du film Sacré-Cœur, financé par l’extrême droite grâce à un des médias appartenant au groupe du milliardaire conservateur Vincent Bolloré (https://fr.linkedin.com/in/rapha%C3%ABl-cornu-thenard-33a5a72), et aussi sur l’enjeu de l’unité dans la diversité porté par cet événement, car «Au Congrès, on croise des associations portées aussi bien sur l'annonce explicite que l'accueil des migrants, ou d'autres encore de sensibilité différentes.», et ce souci de montrer que l'Église catholique repose sur sa pluralité est louable, mais pour que cela soit juste il ne fallait pas accepter qu’Academia Christiana ait un stand, puisque cette association ne souhaite pas la pluralité ni l’unité dans la diversité.

 

Le président de la Conférence des évêques de France ne fait pas face à un tel aveuglement comme le montre france3-regions.franceinfo.fr (https://france3-regions.franceinfo.fr/provence-alpes-cote-d-azur/bouches-du-rhone/marseille/la-democratie-semble-etre-en-danger-le-cardinal-aveline-inquiet-face-a-des-crispations-identitaires-3244504.html). Pour son premier grand discours à la tête de l’Église de France et devant des centaines d'évêques, le cardinal marseillais Jean-Marc Aveline a livré mardi à Lourdes une analyse inquiète de la situation du pays, marqué selon lui par des "crispations identitaires" et une instabilité politique inédite. "Notre pays traverse une période d’instabilité politique inhabituelle", a déclaré l’archevêque de Marseille à l’ouverture de l’assemblée d’automne de la Conférence des évêques de France (CEF). Une période où "la démocratie elle-même semble être en danger", a-t-il ajouté, en évoquant "la recrudescence de l’antisémitisme" et "l’attraction exercée par des populismes devenus menaçants grâce à des propagandes savamment orchestrées". S’appuyant sur une citation d’Albert Camus, le nouveau président de la CEF, élu en juillet, a tenu à distinguer le besoin d’identité légitime de ses dérives radicales. "Si le désir d’identité est parfaitement légitime, l’extrémisme identitaire en est une caricature dangereuse", a-t-il affirmé, mettant en garde contre toute instrumentalisation : "Il faut veiller à ce qu’il ne soit pas récupéré pour servir d’alibi à de dangereuses crispations identitaires." Ces tensions identitaires, selon le cardinal Aveline, s’inscrivent dans un contexte plus large de "difficultés économiques et sociales", qu’il considère comme "l’une des plus grandes priorités dans les années qui viennent". Ce constat, dressé devant des évêques réunis en partie à huis clos, souligne la préoccupation d’une Église elle-même en crise mais soucieuse de rester un acteur du dialogue social. Dans un pays traversé par les doutes et les fractures, le cardinal Aveline a ainsi appelé à un "sursaut" collectif, rejoignant les mots du patriarche de Constantinople pour qui "se joue là l’avenir de l’Europe, son intégrité non seulement territoriale mais aussi morale".

 

Le salut ne viendra pas du Congrès Mission, mais plutôt chez certains qui cherchent à vivre de nouvelles utopies, comme le Frère François, moine-paysan ermite du Cantal pour qui l'Église n'a pas à conquérir un empire, mais à être le signe très discret d'un royaume par des choses toutes simples, qui invente ici une nouvelle manière d’être catholique, ou plus simplement une nouvelle manière de vivre l’Évangile, et les plus jeunes qui cherchent à incarner autrement leur foi dans la société inspirés eux aussi par la théologie de la libération, qui réinvestissent le champ politique dans une optique de gauche, voire révolutionnaire, se réclamant de l’Église, mais en dehors des mouvements classiques, et engagés dans la lutte des classes, l’écologie, le féminisme ou encore l’inclusivité (https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/lsd-la-serie-documentaire/nouvelles-utopies-3186145).

 

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Publié le 5 Novembre 2025

katholisch.de nous montre dans son article du mardi 4 novembre 2025 que le Vatican met en garde les catholiques et les théologiens contre tout excès dans leur dévotion mariale. Une note doctrinale publiée mardi par le cardinal Víctor Fernández, préfet du Dicastère pour la Doctrine de la Foi, vise spécifiquement «certains titres mariaux qui font référence à la participation de Marie à l'œuvre du salut». Dans ce texte, intitulé «Mater populi fidelis» (Mère du peuple fidèle), le gardien de la foi recommande explicitement d'éviter des titres tels que «Co-Rédemptrice» ou «Médiatrice de la Grâce» dans la dévotion et la théologie mariales. Il justifie cette recommandation en affirmant que de telles désignations entravent «une juste compréhension du message chrétien dans sa totalité harmonieuse». Des titres tels que «Mère des croyants», «Mère spirituelle», «Mère du peuple fidèle», sont particulièrement appréciés, lit-on dans la note (https://www.vaticannews.va/fr/vatican/news/2025-11/note-doctrinale-ddf-titres-mariaux.html).

 

Par ce document, le Vatican tente de mettre fin à un débat interne à l'Église qui perdure depuis le milieu du XXe siècle et qui a connu un regain d'intérêt considérable sous le pontificat de Jean-Paul II (1978-2005). Le pape polonais avait souvent évoqué le rôle de «Marie comme Co-Rédemptrice», sans toutefois préciser sa pensée. Or, le cardinal Joseph Ratzinger, alors autorité doctrinale de l'Église – et futur pape Benoît XVI – avait déjà déclaré en 2002 que la formule «Co-Rédemptrice» s'écartait du langage biblique et engendrait des malentendus. Ratzinger ajoutait : «Marie, elle aussi, est tout ce qu'elle est par le Christ. Le terme «Co-Rédemptrice» occulterait cette origine.» Le pape François a exprimé au moins trois fois une position clairement opposée à l'utilisation du titre de co-rédemptrice (https://www.vaticannews.va/fr/vatican/news/2025-11/note-doctrinale-ddf-titres-mariaux.html). Fernández, proche collaborateur du défunt pape François (2013-2025), partage désormais cet avis, expliquant : «Étant donné la nécessité de démontrer la subordination de Marie au Christ dans l’œuvre de rédemption, l’emploi du titre de Co-Rédemptrice est toujours inapproprié pour définir sa participation.» Ce titre risque d’«occulter la médiation unique du Christ dans le salut» et peut donc prêter à confusion.

 

Fernández rejette également clairement l'idée de considérer Marie comme une «médiatrice» de la grâce divine. Il écrit : «Le rôle de médiation appartient exclusivement à l'humanité du Christ.» Compte tenu de la «clarté de la Parole révélée de Dieu», «une prudence particulière s'impose lorsqu'on qualifie Marie de “médiatrice”». Le Vatican explique en outre : «Aucun être humain, pas même les apôtres ou la Mère de Dieu, ne peut être un dispensateur universel de la grâce. Seul Dieu peut accorder la grâce, et il le fait par l'humanité du Christ.» Bien que Marie soit «pleine de grâce», elle agit «par une participation dérivée et subordonnée». Par conséquent, toute affirmation selon laquelle Marie serait la médiatrice de la grâce doit être comprise en relation avec la médiation unique du Christ. Dans la préface, Fernández précise que ce texte vise à approfondir la dévotion mariale et à clarifier «la place de Marie» à la lumière du mystère unique du Christ, seul médiateur et rédempteur. Cela exige «une profonde fidélité à l’identité catholique et, simultanément, un engagement œcuménique particulier».

 

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Publié le 4 Novembre 2025

Bernadette Sauvaget nous montre ce mardi 4 novembre 2025 dans libération.fr qu’en assemblée plénière cette semaine, les évêques devront affronter le lourd dossier des violences sexuelles, alors que plusieurs affaires ont mis en cause des dignitaires catholiques ces derniers mois. Fragilisé après avoir été élu triomphalement en mars, leur nouveau président, Jean-Marc Aveline, cardinal de Marseille, est très attendu après avoir essuyé à peine entré en fonction, deux ou trois grosses tempêtes, comme l’affaire Dominique Spina à Toulouse, et lui-même est visé par une enquête portant sur la gestion des abus et violences sexuelles dans la province de Marseille a été publiée le 18 septembre 2025 dans «Paris Match».

 

Et lanouvellerepublique.fr  (https://www.lanouvellerepublique.fr/a-la-une/il-delegue-beaucoup-maintenant-il-va-falloir-qu-il-parle-a-lourdes-le-bapteme-du-feu-pour-le-cardinal-jean-marc-aveline-1762255224) nous montre que l’Assemblée d’automne des évêques de France s’est ouverte mardi 4 novembre, à Lourdes, sur fond de mise en cause médiatique et de questionnements sur l’enseignement catholique. Pour le nouveau chef des catholiques français, c’est un baptême du feu. Président depuis juillet de la Conférence des évêques de France (CEF), l’archevêque de Marseille Jean-Marc Aveline a ouvert, ce mardi à Lourdes, l’Assemblée d’automne des évêques de France. Cette réunion bisannuelle, organisée essentiellement à huis clos, accueille cette année le patriarche œcuménique de Constantinople, Bartholomée Ier.

 

«Dans quelques semaines, le pape effectuera chez vous son premier voyage apostolique ; un esprit commun vous anime au service de l’unité dans l’Église et de la paix dans le monde», a lancé Jean-Marc Aveline, alors que le pape Léon XIV se rendra en Turquie et au Liban du 27 novembre au 2 décembre. Le chef spirituel de l’orthodoxie a de son côté déploré en Ukraine «une guerre injuste, d’une cruauté insensée, et qui précipite malheureusement la Russie, pourtant si pieuse, dans un abîme d’impiété». «C’est une chose de reconnaître la nature singulière des nations […], mais autre chose de sacraliser l’appartenance à un peuple au point d’en faire un tribalisme ethnique et une arme conquérante», a-t-il ajouté, en dénonçant une «nouvelle alliance entre le trône et l’autel» qui est «fondamentalement contraire à l’Évangile». Il a toutefois vu un «sursaut» dans le fait que «l’État, l’Église et l’opinion en France comprennent que se joue là l’avenir de l’Europe, son intégrité non seulement territoriale mais aussi morale».

 

Une déclaration commune de la Conférence des responsables de culte en France (CRCF) était ensuite attendue sur le sujet de la COP30, qui commence le 10 novembre à Bélem au Brésil. L’un des gros chantiers de cette assemblée débutera mercredi, avec deux sessions consacrées à l’enseignement catholique, qui reste éclaboussé par les révélations de violences sexuelles et physiques dans plusieurs établissements, notamment Notre-Dame de Bétharram. Sur ce sujet, l’Église «doit mieux faire», avait affirmé Mgr Aveline en avril lors de la précédente assemblée plénière.

 

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Publié le 3 Novembre 2025

domradio.de nous montre ce lundi que la nomination de Sarah Mullally (63 ans) à la tête de l'Église anglicane d'Angleterre pourrait nuire au dialogue entre catholiques et anglicans. C'est ce qu'a clairement indiqué le cardinal Kurt Koch, préfet du Dicastère pour le service de l'unité des chrétiens, lors d'un symposium qui s'est tenu dimanche à Vallendar, près de Coblence.

 

Les positions de l'évêque sur l'éthique sexuelle ont provoqué une scission entre l'alliance conservatrice Global Anglican Future Conference (GAFCON) et l'Église mère anglicane, a expliqué Koch. Cela soulève la question pour l'Église catholique de savoir qui sera son partenaire œcuménique à l'avenir : «Avec qui dialoguerons-nous si la Communion anglicane est si profondément divisée ?» Ces inquiétudes surgissent alors que le roi Charles III, considéré comme le chef spirituel de la communion anglicane, est venu à Rome le 23 octobre 2025 pour rencontrer le nouveau pape Léon XIV. La prière qu’ils ont effectuée ensemble dans la chapelle Sixtine a été un événement historique qui a ouvert une nouvelle ère entre les deux confessions chrétiennes (https://www.cath.ch/newsf/nouveau-primat-anglican-le-cardinal-koch-sinquiete-pour-le-dialogue-oecumenique/).

 

Le cardinal Kurt Koch a oublié qu’il avait félicité et soutenu la nouvelle Primat de l'Église anglicane. Dans une lettre adressée à l’évêque Mullally, le cardinal Kurt Koch a exprimé le soutien de l’Église catholique à son nouveau ministère. «Ayant appris votre nomination, je vous écris pour vous féliciter et vous exprimer les meilleurs vœux de l’Église catholique alors que vous vous apprêtez à assumer cette importante fonction au sein de votre Église», écrit-il dans sa lettre. Il a également  souligné la solidité et la durabilité du dialogue théologique entre la Communion anglicane et l’Église catholique, basé sur la compréhension et l’affection mutuelles depuis près de soixante ans. Il a rappelé l’étroitesse des relations entre les deux Églises, qui fut de nouveau manifeste lors du pontificat du pape François. «J’espère sincèrement que cette proximité se poursuivra dans les années à venir, alors que nous continuons à cheminer ensemble. Soyez assurés de mes prières pour vous et votre famille», a-t-il déclaré (https://www.cath.ch/newsf/nouveau-primat-anglican-le-cardinal-koch-sinquiete-pour-le-dialogue-oecumenique/).

 

Pourtant, Sarah Mullally apparaît pourtant comme une figure plutôt modérée. Elle reste favorable à la doctrine traditionnelle du mariage telle que l’Église l’a définie jusqu’à présent, c’est-à-dire entre un homme et une femme. Elle ne pousse pas à un changement doctrinal radical en faveur du mariage religieux pour les couples de même sexe. Par contre, le nouveau primat est clairement favorable à l’inclusion des personnes LGBT dans la vie de l’Église, et à leur accompagnement pastoral (https://www.cath.ch/newsf/nouveau-primat-anglican-le-cardinal-koch-sinquiete-pour-le-dialogue-oecumenique/).

 

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