Publié le 23 Décembre 2025

Arnaud Gonzague nous montre dans nouvelobs.com dans son article du mardi le 21 décembre 2025 que plus inventifs et plus démonstratifs que leurs aînés, ces jeunes chrétiens progressistes bataillent contre les réacs d’extrême droite et les dégâts du capitalisme tout en militant pour l’écologie et ont décidé de détacher du christianisme le visage médiatique droitard des plateaux de CNews ou des ensoutanés pullulant sur les réseaux sociaux comme en octobre dernier, lorsque le dernier livre d’Eric Zemmour s’est vu affubler d’un drôle de marque-page couleur vert pomme qui proclamait : «J’étais un étranger et vous m’avez accueilli», la phrase d’un dangereux défenseur de la «subversion migratoire» nommé Jésus-Christ, énoncée au sein d’un recueil gauchiste, l’Évangile selon saint Matthieu (25,35), et quelques jours plus tard, ils sont aussi allés, armés de guitares, bousculer une séance de dédicaces de l’auteur du «Suicide français», avant de se faire sortir par la sécurité, quand d’autres faisaient des «cercles de silence» protestataires devant le siège parisien de Fayard.

 

Et ils prouvent que la foi chrétienne ne penche pas forcément à droite et ces jeunes chrétiens qui se retrouvent dans de nouveaux espaces catholiques écolos de gauche comme Anastasis qui a qui d’ailleurs publié un ouvrage en 2021, «la Communion qui vient» (Seuil), dont les titre fait clairement référence à «l’Insurrection qui vient» (La Fabrique, 2007), essai des militants de l’ultragauche du Comité invisible, encore qu’on a vu, au printemps 2023, sous un Abribus parisien, en train de «cirer les pompes» – littéralement, à grands coups de brosse à reluire – des manifestants défilant contre la réforme des retraites, et un joli coup médiatique, montrant leur attachement à la question sociale tout en reproduisant un geste christique (laver les pieds des disciples), Lutte et Contemplation qui amené ces opérations contre Eric Zemmour pour l’empêcher d’instrumentaliser la religion chrétienne, et certains se réunissent au Dorothy à Paris, un café-atelier associatif animé par des chrétiens et ouvert à tous dans un esprit de fraternité, et ils ont envie de dénoncer l’entreprise nauséabonde de réappropriation de leur foi par l’extrême droite, et veulent surtout rappeler que le devoir de tout chrétiens est d’accueillir l’autre, le vulnérable, le précaire, le marginal, plutôt qu’un «sursaut judéo-chrétien» voulu par Eric Zemmour.

 

Ces jeunes chrétiens réussissent à essaimer avec le Festival des poussières qui articule, quelques jours chaque été, des temps de formation intellectuelle, des temps de prière et des temps festifs. Ils tentent d’incarner leur sensibilité dans l’espace public, comme par exemple lors du rassemblement chrétien œcuménique contre l’extrême droite de juin 2024 qui a réuni de nombreuses organisations issues de la tradition du christianisme social, ou tout récemment lors de la prière pour la vérité, la justice et la paix en Palestine-Israël inspirée de la théologie de la libération palestinienne (https://laviedesidees.fr/Chretiens-et-a-gauche). Et ils ne se cachent plus d’adorer Jésus : prières collectives, chants religieux au Festival des Poussières, Christ coloré, bras écartés, en couverture du premier numéro du «Cri» (dont le titre en dit long)… Ils partagent une adhésion sans équivoque au mariage homosexuel et à la lutte contre la transphobie (les défilés cathos contre le mariage pour tous, en 2012-2013, ont provoqué chez la plupart d’entre eux la honte que l’Église verse dans l’homophobie la plus primaire, tandis la question de la fin de vie suscite une opposition chez Anastasis, mais il s’est prononcé en faveur de l’IVG (son «interdiction ne peut être que meurtrière et injuste» en raison des avortements clandestins, dit un texte du collectif) – même s’il précise que ce n’est pas un «geste anodin», et Lutte & Contemplation, lui, «ne [s’est] pas prononcé» sur ces questions. 

 

 

Qu’ont-ils lu au juste ? Bien entendu, les Évangiles… mais pas n’importe quels passages : ceux qui, par exemple, proclament que Dieu «renverse les puissants de leurs trônes et élève les humbles» (Luc 1,52) ou affirment : «Vous ne pouvez pas à la fois servir Dieu et Mamon [l’Argent]» (Matthieu 6,24). Beaucoup d’entre eux vénèrent aussi «Laudato si’», l’encyclique écolo du pape François publiée il y a dix ans, et défendent un concept méconnu de la doctrine catholique : celui de «destination universelle des biens». Autrement dit, la conviction qu’ici-bas «les biens de la Création doivent équitablement affluer entre les mains de tous» (dixit le texte «Gaudium et Spes», publié après le concile Vatican II en 1965) et que la propriété privée, sans être abolie, doit s’effacer devant ce droit. Les inspirateurs protestants ne sont pas oubliés par le mouvement, comme l’autoproclamé «chrétien anarchiste» Jacques Ellul (1912-1994) dont l’un des concepts, notamment, qui doit nourrir le combat des chrétiens de progrès : celui d’«espérance» qui mise sur  l’élan et s’oppose à l’espoir qui est passif. On notera enfin que dans le panthéon intellectuel des jeunes chrétiens de gauche, les penseuses occupent une place notable parmi elles, l’ardente Simone Weil (1909-1943), philosophe juive convertie au christianisme qui, au milieu des années 1930, a choisi d’aller trimer sur une chaîne d’usine pour partager le sort des damnés de la terre, avant de se diriger vers l’Espagne, pour batailler contre le franquisme, puis de rejoindre la Résistance à Londres, l’Américaine Dorothy Day (1887-1980), penseuse et activiste américaine qui, en plus de théoriser le «communisme catholique», accueillait dans des refuges les miséreux de New York, et il y a encore la militante afroféministe américaine bell hooks (1952-2021).

 

L’inépuisable énergie de cette jeune garde cacherait presque qu’ils sont, pour le moment, bien moins audibles et visibles, notamment sur les réseaux sociaux, que les partisans d’un retour à la bigoterie. Et aussi fort peu nombreux. Combien au juste ? Difficile de se prononcer : 600 participants au Festival des Poussières, 4000 inscrits à la newsletter de Lutte & Contemplation et 2500 abonnés au «Cri», le nouveau mensuel, revendiqué « chrétien, joyeux et radical », lancé en novembre dernier. « Bien sûr, nous sommes, dans les faits, plus nombreux que cela. Mais c’est vrai que nous jouons à David contre Goliath face aux milliardaires cathos d’extrême droite [Bolloré et Stérin], plaisante Paul Piccarreta, 38 ans, directeur de la publication du “Cri”. On assume d’être minoritaires parmi une minorité, car nous nous sentons davantage fidèles au message du Christ.» Cette authenticité, cette relation au «vrai» Christ est d’ailleurs une constante : «Un Eric Zemmour l’a avoué [sur un plateau de RMC en 2018] : “Je suis pour l’Église contre le Christ”, souligne Théophane Durand. L’extrême droite se réclame d’un ordre figé, dur, du catholicisme. Nous nous réclamons, comme Jésus, de la justice et de l’égalité.»

 

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Publié le 22 Décembre 2025

SudOuest.fr avec l’AFP nous montre ce lundi 22 décembre que le pape Léon XIV qui a axé son discours presque entièrement sur l'exhortation apostolique de 2013 du pape François, Evangelii Gaudium , «La joie de l'Évangile» (https://cruxnow.com/vatican/2025/12/in-annual-speech-to-curia-leo-challenges-ad-intra-divisions), qui sera l'un des quatre principaux points abordés lors de son consistoire extraordinaire des cardinaux les 7 et 8 janvier, a invité lundi les membres du gouvernement de l’Église à rejeter toute «soif de domination», reprenant l’appel de son prédécesseur le pape François à davantage d’humilité chez ses collaborateurs, sur un ton plus modéré.

 

Les membres de la Curie, le gouvernement central du Saint-Siège, peuvent «constater avec déception que certaines dynamiques liées à l’exercice du pouvoir, à la soif de domination, à la défense de ses propres intérêts, ne changent pas facilement», a déclaré le pape américain lors de ses premiers vœux de fin d’année au Vatican. «Dans la fatigue quotidienne, il est beau de trouver des amis en qui nous pouvons avoir confiance, lorsque les masques et les subterfuges tombent, lorsque les personnes ne sont pas utilisées ni ignorées, lorsque l’on s’entraide», a-ajouté.

 

Au cours de ses 12 ans de pontificat, le pape François avait pris pour habitude, dans ses vœux de Noël, d’appeler la Curie romaine à rompre avec les logiques de pouvoir et à s’interroger sur ses comportements, pointant du doigt ses erreurs et ses résistances, et pour lancer des appels véhéments à un changement de mentalité (https://cruxnow.com/vatican/2025/12/in-annual-speech-to-curia-leo-challenges-ad-intra-divisions), au risque de s’attirer la rancune de ses collaborateurs. En décembre 2014, lors d’un discours au ton particulièrement acide, le jésuite argentin avait dressé «un catalogue» cinglant des 15 maladies menaçant la Curie, dont «l’Alzheimer spirituel», «la fossilisation mentale et spirituelle», «le terrorisme des bavardages» ou «le narcissisme faux».

 

Connu pour son caractère plus doux et diplomate, le pape Léon XIV a délivré un message similaire en adoptant un ton bien plus mesuré, préférant insister sur la recherche d’unité et sur la communion. Face à «la logique de l’égoïsme et de l’individualisme», le pape a exhorté à faire le choix de «la solidarité réciproque», appelant au passage les institutions de l’Église à rester  missionnaires» plutôt que de s’alourdir par les lenteurs administratives. Quelques minutes plus tard, devant les salariés du Vatican, l’évêque de Rome a de nouveau appelé à adopter «le style de la simplicité, de l’humilité».

 

Après son premier discours de Noël à la Curie vaticane dans lequel il demande aux membres de la Curie romaine que leur travail devrait être de se connecter aux réalités locales tout en promouvant la communion dans un monde divisé tout en évoquant le décès du pape François en début d'année, déclarant que «sa voix prophétique, son style pastoral et son riche magistère ont marqué le cheminement de l'Église ces dernières années, nous encourageant avant tout à placer la miséricorde de Dieu au centre, à donner un nouvel élan à l'évangélisation et à être une Église joyeuse, accueillante envers tous et attentive aux plus pauvres.» (https://cruxnow.com/vatican/2025/12/in-annual-speech-to-curia-leo-challenges-ad-intra-divisions), nombreux sont ceux qui penseront désormais que, sous la musique enveloppante du pape américain, se cachait un air familier, un écho du bandonéon d'un vieux tango d'un pape argentin (https://www.religiondigital.org/vaticano/primer-sobresalto-curia-vaticana-leon_1_1437608.html).

 

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Publié le 21 Décembre 2025

religiondigital.org nous montre que le quatrième dimanche de l'Avent, avant la prière de l'Angélus, le pape, dans sa catéchèse, a évoqué la figure de saint Joseph, le dépeignant comme «un homme fragile et faillible – comme nous – et, en même temps, courageux et fort dans la foi» qui a joué un rôle de premier plan dans «une très belle page de l'histoire du salut». «Piété et charité, miséricorde et abandon; telles sont les vertus de l’homme de Nazareth que la liturgie nous propose aujourd’hui, pour nous accompagner en ces derniers jours de l’Avent, vers le saint Noël», a souligné le pape dans son allocution depuis la fenêtre du Palais apostolique, devant les fidèles rassemblés pour l’écouter et admirer la crèche géante et le sapin de Noël installés au cœur de la place Saint-Pierre. «Ce sont là des attitudes importantes, qui éduquent le cœur à la rencontre du Christ et de nos frères et sœurs, et qui peuvent nous aider à être les uns pour les autres une crèche accueillante, un foyer chaleureux , un signe de la présence de Dieu», a remarqué le pape Léon XIV, invitant chacun «en ce temps de grâce, à ne manquer aucune occasion de les mettre en pratique : pardonner, encourager, donner un peu d’espoir aux personnes avec lesquelles nous vivons et à celles que nous rencontrons; et renouveler dans la prière notre abandon filial au Seigneur et à sa Providence, en lui confiant tout avec confiance.» Lors des salutations, le pape Prévost a eu des paroles aimables pour les enfants et les jeunes de Rome, rassemblés sur la place pour la bénédiction des figurines de l'Enfant Jésus destinées aux crèches de leurs maisons, et leur a demandé de «prier devant la crèche pour les intentions du Pape et, surtout, pour que tous les enfants vivent en paix».

 

katholisch.de (https://katholisch.de/artikel/66458-papst-leo-xiv-staerkt-die-arbeitsrechtliche-behoerde-im-vatikan) nous montre aussi que les droits des employés au Vatican sont uniques. Il n'existe pas de droit de grève et le droit du travail n'est pas conçu pour gérer les conflits. Un bureau spécial, l'Autorité indépendante du travail du Vatican (ULSA) est dédié aux litiges, et le pape Léon XIV a récemment proposé des modifications à son fonctionnement. Conformément aux nouveaux statuts de l'ULSA, un plus grand nombre de salariés doivent désormais être représentés au sein du conseil consultatif de l'autorité, chargée notamment du règlement des conflits du travail. Pour la première fois, un salarié de la Caisse de pension du Vatican, un du Service de santé du Vatican et un du Vicariat de Rome disposeront d'un siège et d'une voix au sein de ce conseil. Le préambule du nouveau statut, signé par le cardinal secrétaire d'État Pietro Parolin, précise que le pape Léon XIV souhaitait, par cette nouvelle réglementation, garantir une meilleure représentativité au sein de l'institution. De plus, il favorise la conciliation dans les conflits du travail. La rapidité avec laquelle le pape Léon XIV a approuvé un nouveau statut pour l'ULSA est inhabituelle. Son prédécesseur, le pape François, n'a décrété un nouveau règlement que lors de sa quatrième année de pontificat, et il a fallu cinq ans au pape Benoît XVI avant qu'il ne s'attaque à la question.

 

En Irlande, l'Association des prêtres catholiques a critiqué les évêques irlandais pour leur silence face à la décision du Vatican d'interdire l'ordination des femmes comme diacres, selon l'hebdomadaire britannique The Tablet mercredi, alors que plusieurs évêques soutenaient en privé le diaconat féminin, mais «hésitent à le rendre public et contestent les conclusions de la Commission [du Vatican], même si ces conclusions sont intenables», et affirme que la décision de la Commission vaticane «portera un préjudice important à la synodalité et à la crédibilité de l'Église». En revanche, un membre de l'Association des prêtres catholiques d'Irlande s'est demandé si le processus décisionnel concernant les femmes diacres avait été mené de manière synodale «tenant compte des nombreuses présentations faites sur le rôle des femmes», faisant remarquer que le résultat était «représentatif d'une vision excessivement anthropocentrique et réductionniste de Jésus-Christ et de sa dualité», et qu'il n'avait encore lu ni entendu «aucun argument théologique convaincant en faveur de l'exclusion des femmes du diaconat ou du sacerdoce», selon la publication hebdomadaire (https://www.religiondigital.org/mundo/irlanda-sacerdotes-catolicos-piden-exclusion_1_1437232.html).

 

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Publié le 20 Décembre 2025

José Lorenzo  nous montre dans religiondigital.org ce samedi 20 décembre 2025 que le lendemain de la clôture du Jubilé de l'Espérance, le pape Léon XIV présidera les 7 et 8 janvier le premier consistoire extraordinaire de son pontificat, auquel participeront des cardinaux du monde entier pour, conformément à ce qu'il leur a dit lors de la première rencontre qu'il a eue avec ceux qui avaient participé au conclave qui l'a élu le 8 mai dernier, solliciter leur aide et leurs conseils pour le gouvernement de l'Église catholique.

 

Le Saint-Siège l’a annoncé ce matin par le biais d’un communiqué de son Bureau de presse, qui a précisé que «la rencontre durera deux jours et sera marquée par des moments de communion et de fraternité, ainsi que par des moments de réflexion, d’échange et de prière.» Ces moments, poursuit le communiqué officiel, «viseront à favoriser un discernement partagé et à offrir soutien et conseils au Saint-Père dans l’exercice de sa haute et importante responsabilité de gouvernement de l’Église universelle». «Le Consistoire», souligne le Bureau de presse, «fait partie intégrante de la vie et de la mission de l’Église et vise à renforcer la communion entre l’évêque de Rome et les cardinaux, appelés à collaborer tout particulièrement dans leur souci du bien de l’Église universelle».

 

La déclaration ne fournit aucune information supplémentaire concernant l'ordre du jour de ces deux jours, bien que des spéculations aient circulé ces dernières semaines selon lesquelles la liturgie – et en particulier la célébration de la messe tridentine – serait au cœur des discussions. Cependant, le bref texte n'en fait aucune mention, bien qu'il contienne les mots «communion», «discernement partagé», «fraternité», «soutien» et «conseil». Le contenu de la lettre envoyée aux cardinaux les informant de ce premier consistoire extraordinaire du pape Prévost n'a pas non plus été officiellement révélé – le dernier du genre, convoqué par son prédécesseur, s'est tenu les 29 et 30 août 2022 pour discuter de la réforme de la Curie – bien que certains articles de presse affirment que trois thèmes occuperont la majeure partie des discussions, et dans cet ordre : l'évangélisation, la synodalité et la liturgie.

 

Ce dernier point a suscité une grande joie parmi les milieux traditionalistes, qui attendent une correction complète du pape François, lequel a imposé des restrictions à la messe tridentine en 2021 par le biais de la lettre apostolique Traditionis Custodes , sans vouloir tenir compte du fait que, sur la base des mêmes informations avancées par Il Giornale, le pape Léon XIV les exhortait, concernant les deux premiers points, à relire Evangelii Gaudium (la feuille de route du pontificat de Bergoglio, que l'on retrouve également dans celui de Prévost) et Praedicate evangelium, la constitution apostolique par laquelle le pape François a promulgué en 2022 la réforme de la Curie vaticane.

 

Si ces informations se confirment, il ne semble pas que la question liturgique – pourtant essentielle à la vie de l’Église – occupera une place centrale dans les délibérations de ce consistoire extraordinaire. Toutefois, compte tenu de la ferveur combative des défenseurs les plus fervents de la messe en latin, et des messages et lettres qu’ils ont adressés au pape – comme Prevost l’a lui-même reconnu –, ils ne tarderont pas à faire connaître leur désaccord. Cela est d’autant plus vrai si l’accent est mis sur la réflexion autour de deux des documents fondateurs du pontificat du pape argentin. L’avenir nous le dira.

 

Enfin, le pape a présidé la dernière audience jubilaire sur la place Saint-Pierre, qui a débuté en janvier sous le pontificat du pape François, où il a axé sa méditation sur le thème «Espérer, c’est créer», et au cours de laquelle il a assuré que «le Jubilé touche à sa fin, mais l’espérance que cette année nous a donnée ne s’éteint pas». À ce propos, il a ajouté, en se référant au passage de l'Évangile : «La création est un cri. Mais beaucoup de puissants n'entendent pas ce cri : les richesses de la terre sont entre les mains de quelques-uns, très peu nombreux, de plus en plus concentrées – injustement – ​​entre les mains de ceux qui, souvent, ne veulent pas entendre le cri de la terre et des pauvres», et a souligné que «Dieu a destiné les biens de la création à tous, afin que tous puissent en bénéficier. Notre tâche est de créer, non de voler.» (https://www.religiondigital.org/vaticano/tarea-generar-no-robar-papa_1_1437464.html).

 

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Publié le 19 Décembre 2025

katholisch.de nous montre ce vendredi que le théologien Matthias Remenyi, de Wurtzbourg, professeur de théologie fondamentale et d'études comparées des religions à l'université Julius-Maximilians depuis 2017, a remis en question la pertinence des arguments du Vatican contre l'ordination des femmes. Le rapport final de la commission théologique vaticane, publié début décembre, révèle que «le principal argument avancé au plus haut niveau en faveur de l'impossibilité de l'ordination des femmes» n'a pas recueilli la majorité au sein de la commission, a commenté Remenyi vendredi sur le portail catholique «Kirche und Leben» (Église et Vie).

 

«Sur la question de savoir si la masculinité des personnes ordonnées fait partie intégrante de l’identité sacramentelle du ministère ordonné parce qu’elle représente la masculinité de Jésus-Christ, la commission est parvenue à une impasse, avec cinq voix pour et cinq contre», écrit le théologien. Le fait que la commission n’ait pu se prononcer précisément sur ce point «révèle la rigueur de l’argumentation et la force de persuasion des détracteurs de l’ordination des femmes en général», souligne-t-il.

 

Remenyi accuse le Vatican de retarder la question de l'ordination des femmes en multipliant les commissions. Il explique que se référer uniquement à des faits historiques ne suffit pas à résoudre ce sujet controversé : «L'argument du “c'est comme ça depuis toujours” est insuffisant.» Le débat doit porter sur des arguments de fond qui reflètent la compréhension actuelle. L'argument de la justice et de l'absence de discrimination, fondé sur l'égale dignité, est à cet égard un argument extrêmement convaincant.

 

Pour le diaconat féminin, le pape Léon XIV devrait écouter ce qu’il dit surtout au moment où il choisit un nouvel archevêque comme Mgr Richard Moth, 67 ans, pour remplacer le cardinal à la retraite Vincent Nichols, 80 ans, en tant qu'archevêque du plus grand diocèse britannique basé à Londres, celui de Westminster. Il a fait ces commentaires le mois dernier dans un discours devant les évêques italiens, affirmant que l’église doit «se renouveler constamment» pour faire face aux défis d’aujourd’hui. "Nous devons empêcher l'inertie de ralentir le changement nécessaire, même pour de bonnes intentions", a-t-il déclaré en novembre (https://cruxnow.com/church-in-uk-and-ireland/2025/12/pope-names-new-archbishop-of-westminster-in-london).

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Publié le 18 Décembre 2025

la-croix.com (avec l’AFP) nous montrent que le pape Léon XIV a accepté la démission de l’archevêque de New York, le cardinal Timothy Michael Dolan, 75 ans qui a présenté sa démission conformément au droit canonique, a annoncé ce jeudi 18 décembre  2025 le Vatican, écartant ainsi une figure majeure du camp conservateur américain. Il est remplacé par un évêque de 58 ans originaire de l’Illinois, Ronald Hicks qui dirige le diocèse de Joliet depuis septembre 2020, après avoir été évêque auxiliaire de Chicago entre 2018 et 2020 et vicaire général de l’archidiocèse pendant trois ans, de 2015 à 2018. Il s’agit de la nomination d’évêque la plus importante depuis l’élection du pape Léon XIV à la tête de l’Église catholique en mai, laissant entrevoir la volonté d’une plus grande fermeté de l’Église face aux décisions de l’administration américaine, notamment en matière de défense des droits humains.

 

Mgr Hicks apparaît lui aussi comme un fervent défenseur de la doctrine catholique traditionnelle. Le journal National Catholic Register (NCR) le décrit notamment comme «pro-vie» et favorable à la messe tridentine. Il a toutefois été très proche du cardinal Blase Cupich, une figure associée à une pastorale plus centrée sur la justice sociale, l’accueil des migrants, et l’inclusion, dans la ligne du pape François. Ronald Hicks s’est aussi impliqué dans des initiatives sociales comme des messages unifiés de l’épiscopat sur l’immigration, en se référant à la doctrine sociale de l’Église plutôt qu’à une ligne politique partisane. En 2021, il a été parmi les signataires d’une lettre demandant que les prêtres ne refusent pas la communion aux politiciens «pro-choix». De premiers éléments qui semblent montrer que Mgr Hicks se place dans la ligne «ouverte et modérée» que le pape Léon XIV suit jusqu’à, présent (https://www.cath.ch/newsf/a-new-york-le-pape-nomme-leveque-centriste-ronald-hicks/).

 

En novembre, Ronald Hicks avait fait part de sa "solidarité avec tous nos frères et sœurs" à l'occasion de la publication d'une lettre des évêques américains critiquant la politique antimigrants de la Maison Blanche. Donald Trump s'est engagé dès janvier dans une campagne musclée contre ce qu'il qualifie d'immigration clandestine, évoquant une "invasion" des États-Unis par des "criminels venus de l'étranger" et communiquant abondamment sur les expulsions. Dans la lignée de son prédécesseur argentin le pape François, le pape Léon XIV a appelé à un accueil des réfugiés et au respect des droits humains, allant jusqu'à dénoncer le traitement "extrêmement irrespectueux" des migrants par Washington. Le nouveau cardial partage d'autres points communs avec le pape Léon XIV : il a exercé son ministère dans plusieurs paroisses de l'archidiocèse de Chicago, la ville natale de Robert Francis Prevost, et a servi pendant cinq ans au Salvador, en Amérique centrale, tandis que le pape Léon XIV a passé vingt ans au service du Pérou. Dans une interview à Vatican News jeudi, il a confié avoir l'intention d'exercer sa charge "non pas de manière clivante ou en déchirant les gens mais en recherchant des voies d'unité et en trouvant des moyens de coopérer les uns avec les autres", dans ce diocèse de premier plan qui rassemble plus de 2,5 millions de personnes (https://www.france24.com/fr/am%C3%A9riques/20251218-new-york-le-pape-accepte-la-d%C3%A9mission-du-cardinal-conservateur-timothy-dolan). 

 

Ancien président de la Conférence épiscopale américaine, Mgr Dolan, qui était archevêque de New York depuis 2009, a présenté sa démission à l’âge de 75 ans conformément au droit canonique, bien que les cardinaux soient traditionnellement laissés en poste quelques années supplémentaires. Figure emblématique et médiatique de l’Église américaine, ce fervent opposant à l’avortement, très présent sur les réseaux sociaux, a tenté d’endiguer la diminution du nombre de fidèles et de faire reculer la sécularisation. Ce dernier est un proche de Donald Trump. Il a notamment dirigé la prière d’ouverture à l’investiture du républicain en 2017 et à sa nouvelle inauguration en janvier 2025. Le cardinal a réalisé un certain nombre de commentaires positifs sur Donald Trump. Il a notamment salué le fait que ce dernier prenne au sérieux sa foi chrétienne. Le prélat n’a pour autant pas pris de positions publiques de soutien clair à la politique du président, restant au contraire réticent sur la répression contre les immigrés (https://www.cath.ch/newsf/a-new-york-le-pape-nomme-leveque-centriste-ronald-hicks/). En septembre, le cardinal avait suscité la polémique au moment de l'assassinat du militant politique conservateur Charlie Kirk. Il l'avait alors comparé à un "héros" et un "Saint-Paul des temps modernes" dans un entretien avec la chaine de télévision Fox (https://www.france24.com/fr/am%C3%A9riques/20251218-new-york-le-pape-accepte-la-d%C3%A9mission-du-cardinal-conservateur-timothy-dolan).

 

Sa démission intervient quelques jours après la création d’un fonds de 300 millions de dollars destiné à indemniser les victimes de violences sexuelles ayant porté plainte contre l’Église dans l’État de New York – soit environ 1300 personnes selon les médias américains. «Nous espérons dégager plus de 300 millions de dollars de fonds (...) pour indemniser les victimes d'abus sexuels», a indiqué le cardinal archevêque de New York Timothy Dolan, dans une lettre adressée aux fidèles et publiée sur internet. «Notre objectif a toujours été, et demeure, de régler rapidement toutes les plaintes fondées, de fournir le montant maximal d'indemnisation au plus grand nombre de victimes et de les aider à guérir et à aller de l'avant», a insisté le cardinal Dolan. Pour rassembler cette somme, le cardinal a pris «une série de décisions financières très difficiles», notamment des licenciements dans l'archidiocèse et une réduction de 10% de son budget de fonctionnement. Mgr Dolan envisage également de vendre «des actifs immobiliers importants», dont l'ancien siège de l'archidiocèse, sur la Première avenue à Manhattan, déjà cédé pour plus de 100 millions de dollars, selon le New York Times. «Les abus sexuels commis sur des mineurs il y a longtemps ont couvert notre Église de honte», a rappelé le prélat, demandant une nouvelle fois «pardon» aux victimes (https://www.lorientlejour.com/article/1487814/usa-300-millions-de-dollars-pour-les-victimes-dabus-sexuels-a-new-york-eglise.html).

 

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Publié le 17 Décembre 2025

katholisch.de nous montre dans son article du mardi 16 décembre 2025 que la controverse autour de la liturgie pré-Vatican II continue de susciter de vives réactions au sein de l'Église catholique. Le pape Léon XIV semble vouloir consulter les cardinaux sur la marche à suivre. Un autre sujet majeur figure également à l'ordre du jour du prochain consistoire. Il  n'est pas pressé, mais il entend que chacune de ses décisions soit prise avec fermeté. Il possède une vision claire, qu'il présentera à tous les cardinaux du monde lors d'un consistoire extraordinaire, le premier de son pontificat, qui se tiendra les 7 et 8 janvier (https://www.religiondigital.org/leon-xiv/plan-prevost-sera-consitorio-extraordinario_1_1435437.html).

 

D'après les médias italiens, la première réunion des cardinaux sous le pontificat du pape Léon XIV sera consacrée à la célébration de la messe traditionnelle. Une lettre de vœux sera adressée à tous les cardinaux cette semaine, a rapporté mardi le quotidien Il Giornale. Les délibérations du consistoire devraient se tenir à Rome les 7 et 8 janvier, précise le journal. L'occasion est loin d'être anodine : une fois l'Année jubilaire terminée, le pontificat d’un pape François prendra fin et celui du pape Léon XIV commencera, en toute liberté. Un pontificat de continuité, mais aussi d'un style bien à lui. Parmi ses marques de fabrique, il y a celle d’«obliger» les cardinaux à l’assister dans la gouvernance universelle de l’Église, engagement que Mgr Prévost a pris après le conclave (https://www.religiondigital.org/leon-xiv/plan-prevost-sera-consitorio-extraordinario_1_1435437.html). Le pape François (2013-2025) a intensifié la controverse avec les traditionalistes le 16 juillet 2021 avec sa lettre «Traditionis custodes». Par ce décret, il a considérablement restreint les possibilités de célébrer la messe pré-Vatican II, une décision maintes fois critiquée par les traditionalistes.

 

Selon le rapport, la réunion de deux jours rassemblant plus de 200 cardinaux de l'Église catholique abordera également la question de la synodalité. Celle-ci concerne la participation des évêques, des prêtres et des laïcs, une participation que le pape François a fortement encouragée. Plus récemment, en octobre 2024, le Synode des évêques et d'autres membres du clergé, ainsi que des laïcs ayant le droit de vote, ont adopté des résolutions de réforme pour l'Église universelle. Celles-ci incluaient de nouvelles règles concernant la responsabilité des évêques. Le pape François a ensuite, et de façon surprenante, mis en œuvre ces résolutions à la lettre. Selon le quotidien «Il Giornale», le pape Léon XIV avait fait envoyer l'invitation au premier consistoire en novembre par le doyen du Collège des cardinaux, Giovanni Battista Re. Cependant, les sujets à l'ordre du jour n'ont été inclus que maintenant dans la lettre de Noël du pape aux cardinaux, précise le journal.

 

Ce consistoire sera donc l'occasion pour les cardinaux de montrer s'ils entendent poursuivre le processus synodal initié par le pape François pour l'ensemble de l'Église. Le pape Léon XIV est prêt à écouter, à prendre des notes et à parler peu. Son pontificat est marqué par la concision et la réflexion. Après le consistoire, la réforme de la Curie débutera, à commencer par le Secrétariat d'État et se poursuivra au sein des différents dicastères. Le Dicastère pour la Vie Consacrée et les Œuvres de Vie Apostolique est particulièrement préoccupant, car les attaques contre Simona Brambilla affectent durement la première femme préfète de l'histoire de l'Église – un symbole que le pape Léon XIV ne veut pas perdre. Il en va de même pour «Tucho» Fernández, harcelé par les mêmes groupes ecclésiaux d'extrême droite qui avaient tenté d'influencer le conclave précédent et qui, après leur défaite, s'étaient regroupés (https://www.religiondigital.org/leon-xiv/plan-prevost-sera-consitorio-extraordinario_1_1435437.html).

 

Enfin, le pape a adressé ce mercredi un message fort, exhortant les gens à ne pas perdre de vue que le véritable trésor ne réside pas dans les coffres-forts, mais dans «l'amour du prochain», car «Notre prochain nous demande de ralentir, de le regarder dans les yeux, parfois de revoir nos projets, voire de changer de cap», et mettant en garde contre un «activisme frénétique» dans les préparatifs des fêtes de Noël (https://www.religiondigital.org/vaticano/enloquecidas-e-idolatradas-precio-sangriento_1_1437061.html).

 

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Publié le 16 Décembre 2025

france24.com nous montre que le pape Léon XIV a appelé lundi 15 décembre 2025 à mettre un terme à la "violence antisémite" et à la "haine" au lendemain de l'attentat perpétré à Sydney par un père et son fils qui ont ouvert le feu sur un millier de personnes rassemblées sur la place de Bondi pour la fête juive de Hanouka, qui a fait au moins 15 morts et 42 blessés (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2025-12/le-pape-confie-au-seigneur-les-victimes-de-l-attentat-de-sydney.html). "Je confie au Seigneur les victimes de l'attentat terroriste perpétré hier contre la communauté juive de Sydney. Assez de ces formes de violence antisémite! Nous devons extirper la haine de nos cœurs", a lancé le pontife américain dans un discours au Vatican.

 

Quelques heures plus tard, le Secrétaire d’État du Saint-Siège a signé un télégramme au nom du pape et adressé à Mgr Anthony Fisher, l’archevêque de Sydney qui a affirmé dimanche que l'attaque terroriste «doit conduire à un changement», condamné «une attaque contre nous tous», et exhorté la communauté catholique à mettre fin à l'antisémitisme en recourant à l'éducation et la prédication (https://www.vaticannews.va/fr/monde/news/2025-12/tuerie-australie-reaction-pretre-bondi-et-archeveque-de-sydney.html).  

 

Le cardinal Pietro Parolin traduit la profonde tristesse de Léon XIV causée par «l’horrible attaque» et «sa proximité spirituelle» pour «toutes les personnes touchées par cet acte de violence absurde». «Avec un espoir renouvelé que ceux qui sont tentés par la violence se convertissent et cherchent la voie de la paix et de la solidarité, Sa Sainteté prie pour la guérison de ceux qui sont encore en convalescence et pour le réconfort de ceux qui pleurent la perte d'un être cher» a écrit le Secrétaire d’État, assurant que le Saint-Père invoquait les bénédictions divines de paix et de force pour tous les Australiens (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2025-12/le-pape-confie-au-seigneur-les-victimes-de-l-attentat-de-sydney.html).

 

L'attentat a relancé le débat sur le port des armes dans le pays. Le Premier ministre australien Anthony Albanese a déposé des fleurs sur le lieu de l’attaque, «un acte purement maléfique, antisémite et terroriste» auquel il propose déjà de répondre par une législation plus stricte sur les armes. Dans le pays, les drapeaux sont en berne (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2025-12/le-pape-confie-au-seigneur-les-victimes-de-l-attentat-de-sydney.html). L’Australie n’avait pas connu de telle tuerie depuis 1996. Le Conseil national des imams australien a pour sa part appelé «tous les Australiens, y compris la communauté musulmane australienne, à se serrer les coudes dans l’unité, la compassion et la solidarité» (https://www.liberation.fr/international/asie-pacifique/australie-suspects-motifs-victimes-ce-quil-faut-savoir-sur-lattentat-antisemite-sur-une-plage-de-sydney-20251215_M47AYIP45ZEMFAPZF5M32CAIPQ/).

 

Finalement, deux jours après l’attentat sur la plage de Bondi, à Sydney, les autorités australiennes poursuivent leur enquête, tandis que des centaines de personnes continuent à se recueillir et à déposer des gerbes de fleurs en hommage aux victimes. La communauté juive, elle, exprime sa colère à l’égard du gouvernement, qu’elle accuse de ne pas avoir pris suffisamment au sérieux la montée de l’antisémitisme en Australie depuis maintenant deux ans. Depuis dimanche 14 décembre, des moyens importants ont été mis en place pour renforcer la sécurité autour des lieux fréquentés par la communauté juive (https://www.rfi.fr/fr/asie-pacifique/20251216-on-a-besoin-de-plus-de-s%C3%A9curit%C3%A9-en-australie-la-communaut%C3%A9-juive-traumatis%C3%A9e-par-l-attentat-de-sydney).

 

Le Premier ministre s'est rendu mardi au chevet d'Ahmed al-Ahmed, un vendeur de fruits qui a réussi à arracher le fusil d'un des assaillants. "Nous sommes un pays courageux. Ahmed al-Ahmed incarne ce que notre pays a de meilleur", a souligné Anthony Albanese. Grièvement blessé, et cloué au lit avec des tubes dans le nez, Ahmed al-Ahmed a brièvement remercié en arabe les personnes qui lui souhaitent du bien dans une vidéo circulant sur les réseaux sociaux (https://www.france24.com/fr/asie-pacifique/20251216-fusillade-sydney-bondi-semble-motivee-ideologie-etat-islamique-premier-ministre-australie-anthony-albanese).

 

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Publié le 15 Décembre 2025

francebleu.fr nous montre ce lundi 15 décembre 2025 qu’il avait créé la polémique en novembre en organisant une messe à Verdun en hommage à Philippe Pétain, Jacques Boncompain est convoqué le 4 mars devant la justice pour contestation de crime contre l'humanité.

 

Le 15 novembre dernier à Verdun, une poignée d'admirateurs de Philippe Pétain assistaient à une messe pour rendre hommage à sa mémoire. Déjà polémique, l'événement, qui avait suscité la protestation de nombreux élus locaux, avait d'autant plus provoqué l'indignation par les propos proférés à sa sortie. Président de l'Association pour défendre la mémoire du Maréchal Pétain (ADMP) et organisateur de cette messe autorisée par le Diocèse, Jacques Boncompain affirmait ainsi que Pétain avait été "le premier résistant de France" et qu'il avait "sauvé" des juifs durant l'Occupation. Des propos signalés à la justice qui avait ouvert une enquête pour contestation de crime contre l'humanité.

 

Il est convoqué le 4 mars 2026 devant le tribunal pour s'en expliquer, indique à Ici Lorraine la Procureure de la République Delphine Moncuit. Les propos révisionnistes sont passibles d’une peine pouvant aller jusqu’à un an d’emprisonnement et 45 000 € d’amende. Ils sont définis comme la négation, la minoration ou la banalisation de façon outrancière d’un crime de génocide, de crime de guerre ou de crime contre l’humanité (https://www.sudouest.fr/societe/l-organisateur-d-une-messe-pour-petain-juge-en-mars-pour-contestation-de-crime-contre-l-humanite-27111856.php). 

 

Considéré comme le "vainqueur de Verdun", Philippe Pétain, prit en 1940 la tête du régime de Vichy qui collabora avec l'Allemagne nazie. Il a été frappé d'indignité nationale en 1945 et condamné à mort, une peine commuée en prison à vie. Il est mort en détention en 1951.

 

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Publié le 14 Décembre 2025

domradio.de nous montre ce dimanche que lors du dernier grand événement de l'Année Sainte 2025 à Rome, le pape Léon XIV a repris les revendications de son prédécesseur, espère une amnistie pour les prisonniers dans de nombreux pays du monde, et a critiqué les conditions de détention dans les prisons du monde entier comme la surpopulation, les efforts encore insuffisants pour garantir des programmes éducatifs solides en vue de la réinsertion, ainsi que des perspectives d’emploi, qui, dans de nombreux endroits, étaient préoccupantes, et il y a aussi, entre autres, «le poids du passé» et «les déceptions, l’infinie patience dont on a besoin envers soi-même et envers les autres lorsqu’on s’engage sur le chemin de la repentance». Le chef de l'Église a appelé à la compassion, à l'attention, à la sagesse et à la responsabilité : «Que personne ne se perde ! ​​Que tous soient sauvés !» Et il a également lancé un appel à la société dans son ensemble : «Nombreux sont ceux qui ne comprennent toujours pas qu’après chaque chute, il faut pouvoir se relever, que nul ne doit être réduit à ce qu’il a fait, et que la justice est toujours un processus de réparation et de réconciliation.» Des détenus des prisons italiennes, des proches de prisonniers et des membres du personnel pénitentiaire ont participé à la cérémonie à la basilique Saint-Pierre.

 

Le pape Léon XIV a aussi condamné les violences qui se poursuivent dans l'est du Congo. Tout en assurant les populations touchées de sa proximité et de sa solidarité, il a appelé les parties belligérantes à cesser toute forme de violence. Dans le respect du processus de paix en cours, un dialogue constructif doit être recherché, a insisté le chef de l'Église catholique après la prière de midi, dimanche, sur la place Saint-Pierre, devant des milliers de pèlerins. Malgré un accord de paix entre la République démocratique du Congo et le Rwanda, les combats se poursuivent dans l'est du pays, riche en ressources naturelles. Selon les Nations Unies, des dizaines de milliers de personnes seraient déplacées (https://www.domradio.de/artikel/papst-ruft-zu-einem-ende-der-gewalt-im-ostkongo-auf).

 

Enfin, Sergio Coto nous montre dans huffingtonpost.es (https://www.huffingtonpost.es/politica/el-presidente-obispos-pide-mocion-censura-elecciones-replica-sanchez-han-visto-venir-vaticano-f202512.html) ce dimanche 14 décembre que le Premier ministre Pedro Sánchez a profité d'un meeting du PSOE en Estrémadure pour répondre aux propos du président de la Conférence épiscopale espagnole, Luis Argüello, qui affirmait que l'avenir de l'Espagne reposait sur trois options : un vote de confiance, une motion de censure ou des élections anticipées. Sánchez a ainsi trouvé dans les déclarations d'Argüello, dimanche, un argument fédérateur et réactif pour le PSOE, en pleine crise interne liée à une série de scandales de corruption et de harcèlement sexuel, et ce, en pleine campagne électorale en Estrémadure. Il a également tenté de relancer son discours de campagne contre le démantèlement de l'État-providence et des services publics, qu'il a de nouveau imputé à la «coalition négationniste» du PP et de Vox (https://www.lavanguardia.com/politica/20251214/11361523/sanchez-replica-argueello-obispos-interferian-politica-acabo-empezo-democracia.html).

 

Dans un entretien accordé dimanche au journal La Vanguardia, M. Argüello a réitéré ce qu'il avait déjà déclaré en juillet dernier. «En juillet, j'ai tenu ces propos après ma visite au Congrès des députés. Avec M. Cáritas, nous souhaitions promouvoir une initiative législative citoyenne sur la régularisation des immigrés, mais elle n'a pas abouti », a-t-il expliqué. Le président de la Conférence épiscopale a maintenu que le groupe socialiste leur avait indiqué que «la situation est dans l'impasse» et a affirmé que «ce constat se confirme aujourd'hui». «La situation est encore plus bloquée. Je réitère donc ce que j'ai dit en juillet : un vote de confiance, une motion de censure ou donner la parole au peuple. Autrement dit, ce que prévoit la Constitution», a-t-il conclu.

 

Après ces propos, Sánchez a tenu à répondre à Luis Argüello, et il l'a fait avec vigueur. «Le président de la Conférence épiscopale affirme aujourd'hui que l'Espagne a trois options : une motion de censure, une motion de confiance ou des élections anticipées. Voilà ce qu'affirme le président de la Conférence épiscopale», a-t-il souligné. «C'est curieux. Quand la droite est au pouvoir, elle ne réclame ni l'avancement des élections, ni le dépôt d'une motion de censure ou de confiance. Au contraire, elle exige le respect du mandat de quatre ans», a-t-il déclaré. Mais Sánchez a proposé une quatrième option à Argüello. «Il s'agit de respecter les résultats des élections, même si vous ne les approuvez pas», a-t-il expliqué, avant d'élever la voix en réponse à la demande. «L'époque où les évêques s'immisçaient dans la politique est révolue depuis l'avènement de la démocratie dans ce pays», a déclaré le chef de l'Exécutif, dans une réplique inattendue, même au Vatican.

 

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