Publié le 3 Décembre 2025

La rédaction de ledauphine.com avec l’AFP nous montrent que le chef de file de l'Église catholique en France, Mgr Jean-Marc Aveline, a fermement dénoncé le mardi 2 décembre 2025 l'«impasse» du «tout carcéral». Les prisons françaises comptaient 85 373 détenus au 1er novembre, soit une densité carcérale de 136,2 %, selon des chiffres publiés lundi par le ministère de la Justice. La France figure parmi les plus mauvais élèves en Europe en termes de surpopulation carcérale, derrière la Slovénie et Chypre, selon une étude du Conseil de l'Europe en juillet. «Le "tout carcéral" est une impasse», martèle le président de la Conférence des évêques de France (CEF) dans ce texte co-signé avec Jean-Luc Brunin, évêque référent de l'aumônerie catholique des prisons, en rappelant le «seuil historique» atteint par la population carcérale en France.

 

Cette surpopulation «contribue à une prise en charge dégradée – sentiment d'humiliation, augmentation de la violence et de l'oisiveté, perte du sens du travail pour les agents pénitentiaires», affirment les évêques dans une tribune dans le quotidien catholique La Croix. Selon eux, «elle empêche que les personnes détenues ressortent meilleures qu'au moment de leur incarcération et génère ainsi plus de récidive que de sécurité ». Devant ce constat «alarmant et inquiétant», ils souhaitent «interpeller les responsables politiques et les juges» pour trouver «des voies nouvelles pour exercer la justice», affirmant qu'«il existe d'autres manières de sanctionner en respectant vraiment la dignité des personnes, tout en permettant un changement de comportement». «Des prisons qui débordent sont des prisons qui détruisent», affirment-ils, estimant que «personne ne peut être réduit à l'acte qu'il a commis, quel qu'il soit».

 

Ce texte pour inviter les catholiques et toutes les personnes de bonne volonté à s’engager au service de l’espérance pour les détenus (https://eglise.catholique.fr/espace-presse/communiques-de-presse/567971-plaidoyer-eveques-jubile-detenus/), est publié à l'occasion du «Jubilé des détenus», l'une des manifestations organisées dans le cadre de l'«Année sainte» célébrée tous les 25 ans par le Vatican. Pour l'occasion, les évêques seront «largement présents» le 14 décembre dans 102 établissements pénitentiaires à travers la France pour «permettre aux personnes détenues de vivre pleinement cet événement» malgré l’impossibilité de se rendre à Rome (https://www.lanouvellerepublique.fr/a-la-une/l-eglise-de-france-deplore-l-impasse-du-tout-carceral-face-a-la-surpopulation-dans-les-prisons-1764673110), a précisé la CEF.

 

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Publié le 2 Décembre 2025

RFI.fr nous montre ce mardi qu’environ 150 000 personnes sont présentes, mardi 2 décembre, à la messe en plein air présidée par le pape Léon XIV à Beyrouth, moment fort de sa visite au Liban où il a été accueilli avec ferveur et a délivré un message de paix et d'unité, appelant à «de nouvelles approches au Moyen-Orient» pour y faire prévaloir la paix, tout en disant que «Le Moyen-Orient a besoin de nouvelles approches afin de rejeter la mentalité de vengeance et de violence, de surmonter les divisions politiques, sociales et religieuses, et d'ouvrir de nouveaux chapitres au nom de la réconciliation et de la paix». Il a également appelé les chrétiens d'Orient à faire preuve de «courage». Le pape Léon XIV a commencé sa journée par une visite à l’hôpital de la Croix, le plus grand établissement psychiatrique de la région, géré par des sœurs franciscaines, qui manque cruellement de moyens, car l’État ne verse pas les subventions. Une visite auprès des plus démunis et des malades qu’il tenait à inclure dans son programme chargé. Le chef de l'Église catholique a également tenu une prière silencieuse sur le site de l'explosion du port de Beyrouth, le 4 août 2020, une catastrophe qui a fait plus de 230 morts et des milliers de blessés. Le pape Léon XIV a relayé «la soif de vérité et de justice» des proches des victimes de l'explosion meurtrière au port de Beyrouth en 2020, qu'il a rencontrés mardi matin au Liban.

 

Dans un discours avant de quitter le pays, le pape a déclaré que cette visite au port l'avait «profondément touché». «J'ai prié pour toutes les victimes et je porte en moi la douleur et la soif de vérité et de justice de tant de familles, de tout un pays», a-t-il affirmé. Pour beaucoup de Libanais, cette prière du pape sur le port en fait aussi un lieu de mémoire, alors qu'aucun mémorial n'a été érigé. La messe a été centrée, comme toute la visite du pontife, sur la paix et la réconciliation. L'explosion a dévasté des parties entières de la capitale et fait plus de 230 morts.  Le pape a également appelé à l'arrêt «des attaques» au terme de sa visite au Liban, soumis à des frappes israéliennes régulières malgré le cessez-le-feu proclamé il y a un an. «Que cessent les attaques et les hostilités», a lancé le chef de l'Église catholique dans un discours à l'aéroport de Beyrouth avant de prendre l'avion. «Les armes tuent, tandis que la négociation, la médiation et le dialogue construisent. Choisissons tous la paix comme chemin (...)», a-t-il ajouté. Aux côtés du pape lors de la cérémonie d’adieu à l’aéroport de Beyrouth, le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé que «cette visite marquera la mémoire du Liban». «Vous avez exprimé un message d’espoir et de paix. (…) Nous avons perçu votre volonté de voir ce pays rester un havre de réconciliation et de paix. Je vous dis que votre message a été bien reçu», a développé l’homme d’État, lui même chrétien maronite, dans un discours retranscris par le site L’Orient-Le Jour (https://www.lemonde.fr/international/live/2025/12/02/en-direct-visite-du-pape-au-liban-en-francais-leon-xiv-appelle-au-desarmement-des-coeurs-et-a-combattre-l-idolatrie-de-l-argent_6655653_3210.html).

 

Lors du vol de retour du Liban vers Rome, le pape Léon XIV a rencontré les journalistes et parlé du rôle du Saint-Siège qui travaille «en coulisses» aux négociations de paix afin que les parties déposent les armes. Il a répondu à une question sur sa réaction à son élection au conclave et sur sa spiritualité : donner sa vie à Dieu et laisser que lui soit «le chef». Au sujet de l'Ukraine, il a souligné l'implication de l'Europe et l'importance du rôle que pourrait jouer l'Italie. Il espère également aller en Algérie pour «pour visiter les lieux de Saint Augustin, mais aussi pour poursuivre le dialogue, la construction de ponts entre le monde chrétien et le monde musulman» et il pense aussi aller en  en Argentine, Uruguay, et au Pérou, et pour le Venezuela, il espère qu’il y aura le dialogue afin d’éviter une invasion du territoire vénézuélien. Il aimerait qu’en Europe et en Amérique du Nord ça se passe au Liban où «l'islam et le christianisme sont tous deux présents et se respectent, et où il est possible de vivre ensemble et d'être amis» et donc demande de chasser la crainte pour avoir «la possibilité d'un dialogue et d'une amitié entre musulmans et chrétiens». Pour le chemin synodal en Allemagne, il pense qu’il est «donc nécessaire de poursuivre le dialogue et l'écoute au sein même de l'Allemagne» et «qu'il y aura quelques ajustements des deux côtés en Allemagne». Enfin, pour le pape «il y a ici un message très important à transmettre à tout le monde: l'unité, l'amitié, les relations humaines, la communion sont extrêmement importantes et extrêmement précieuses» (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2025-12/voyage-apostolique-turquie-liban-pape-conference-presse-avion.html).

 

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Publié le 1 Décembre 2025

courrierinternational.com avec l’AFP nous montrent ce lundi que le pape Léon XIV a appelé lundi les chefs des différentes communautés religieuses libanaises, réunis à l'occasion de sa visite, à combattre l'intolérance et la violence dans le pays multiconfessionnel qui l'a accueilli avec ferveur.

 

Au deuxième jour de son déplacement, le pape américain a été acclamé par des milliers de fidèles qui ont attendu pendant des heures sous la pluie battante pour l'apercevoir lors de ses déplacements. Certains poussent des youyous, d'autres lancent du riz en signe de bienvenue, au passage de la papamobile. Cette visite "nous a rendu le sourire (…) après toutes les difficultés que nous avons traversées", dit à l'AFP Yasmine Chidiac. Moment fort de la journée, une rencontre interreligieuse s'est tenue dans une immense "tente de la paix" érigée pour l'occasion sur la place des Martyrs au centre de Beyrouth, un espace emblématique symbole de mémoire nationale. "Vous êtes appelés à être des artisans de paix : à affronter l'intolérance, à surmonter la violence et à bannir l'exclusion", a déclaré le pape dans ce pays profondément divisé. Tour à tour, les représentants des douze communautés chrétiennes et quatre musulmanes se sont succédé pour souligner l'importance du vivre ensemble au Liban, qui a connu une longue guerre civile (1975-1990).

 

Auparavant, le pape s'était rendu au monastère de Annaya, au nord de Beyrouth, où il s'était recueilli sur la tombe de Saint Charbel Makhlouf (1828-1898). Ce moine-ermite maronite, canonisé en 1977, est très populaire chez des Libanais de toutes les communautés dont beaucoup croient en ses miracles. "Tout le monde va à Rome pour voir le pape, mais il est venu chez nous, et c'est la plus grande bénédiction (…) et un espoir pour le Liban", confie Thérèse Darouni, 65 ans. La visite papale suscite un vif enthousiasme au Liban, au moment où le pays craint un retour de la guerre avec Israël. En dépit d'un cessez-le-feu intervenu il y a un an entre le Hezbollah pro-iranien et le pays voisin, l'armée israélienne a intensifié ces dernières semaines ses frappes au Liban. Les autorités ont proclamé deux jours fériés à l'occasion de la venue de Léon XIV, troisième pape à se rendre en visite officielle au Liban, après Jean-Paul II en 1997 et Benoît XVI en 2012.

 

Le souverain pontife s'est également rendu au sanctuaire de Harissa, au pied de la statue de Notre-Dame du Liban qui surplombe la baie de Jounieh, sur la Méditerranée. Dans son discours prononcé en français, le pape Léon XIV a invité les Libanais à "continuer à espérer", "même lorsque le bruit des armes gronde aux alentours et que les exigences de la vie quotidienne deviennent un défi". "Nous avons vécu près de deux ans et demi de guerre, mais jamais sans espoir", confie à l'AFP le père Tony Elias, 43 ans, prêtre maronite du village de Rmeich, tout proche de la frontière israélienne. Le pape "porte en lui un véritable message de paix (…) Le Liban est las, il ne peut plus supporter 50 ans de guerre, et il aspire à la paix", ajoute le prêtre, qui porte un foulard blanc frappé des drapeaux du Vatican et du Liban. "Au moment où nous sommes confrontés à de nombreux problèmes économiques, sociaux et politiques, nous avons besoin d'espoir", renchérit Elias Abou Nasr Chaalan, 44 ans. "Nous devons nous unir en tant que Libanais, comme le pape a réuni les responsables et les chefs religieux lors de son arrivée, car c'est en restant unis que nous pouvons surmonter toutes les difficultés", ajoute ce père de deux enfants.

 

Le mardi 2 décembre, au dernier jour de sa visite au Liban, le pape Léon XIV commencera par une rencontre à l’hôpital de La Croix, le plus grand hôpital psychiatrique de toute la région, géré par des sœurs franciscaines et qui manque cruellement de moyens. Puis avant la grande messe en plein air sur le front de mer à Beyrouth, il ira se recueillir en prière silencieuse sur le port de Beyrouth, où s’est produite la double explosion le 4 août 2020 qui a fait plus de 230 morts et des milliers de blessés. Une prière silencieuse pour marquer la mémoire de ces souffrances alors qu'aucun mémorial n'a été érigé par les autorités.

 

Le Liban est la seconde étape du premier déplacement international du pape Léon XIV, après une visite en Turquie marquée par le dialogue pour l'unité des chrétiens. Il a enfin rencontré près de 14 000 jeunes en début de soirée au patriarcat de Bkerké (nord). Après avoir écouté leurs nombreux témoignages, le pape Léon XIV les a exhortés à ne pas céder au désespoir, mais plutôt à cultiver des amitiés fondées sur un amour sincère et à conserver l'enthousiasme nécessaire pour «changer le cours de l'histoire» (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2025-12/pape-voyage-apostolique-liban-jeunes-bkerke-maronite-chretiens.html).

 

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