Publié le 31 Janvier 2026

domradio.de nous montre ce samedi que les membres du Chemin synodal pour l'avenir de l'Église catholique en Allemagne entendent poursuivre les efforts de réforme, lutter contre les abus et communiquer de manière crédible les valeurs chrétiennes. Évêques, membres des ordres religieux et laïcs ont adopté une déclaration en ce sens samedi à Stuttgart, à l'issue de la dernière assemblée plénière de ce projet de réforme mené sur six ans. 

 

L’assemblée affirme que le chemin synodal a été marqué par une «attitude fondamentale d’espérance». Elle poursuit : «Une Église pleine d’espérance, qui ne dissimule plus rien et se renouvelle, peut plus efficacement œuvrer pour un monde d’avenir.» Il était nécessaire de «dénoncer les actes blessants, les structures qui facilitent les abus et sa propre complicité. Ce processus d’apprentissage a été caractérisé par un engagement profond.»

 

Les membres du synode ont reconnu que tout ne s'était pas déroulé sans heurts. «Des tensions, des revers et des crises ont jalonné le parcours; des efforts ont été contrariés et des personnes ont été blessées. Pourtant, à bien des égards, le processus a été une réussite. Une nouvelle façon de travailler ensemble, de nouvelles formes de synodalité, l'importance de la responsabilité et de la transparence, ainsi que la possibilité d'une participation accrue ont été mises en œuvre.» Cela s'applique non seulement au niveau national; des impulsions ont également été données aux diocèses, aux paroisses, aux associations et aux communautés ecclésiales.

 

Le chemin synodal est «loin d'être un projet achevé». Avec la Conférence synodale, nouvel organe consultatif et décisionnel national composé d'évêques et de laïcs, l'Église catholique en Allemagne se dotera d'un instrument «pour lutter durablement contre les abus de pouvoir systémiques». L'objectif est «de garantir la participation, la transparence et la responsabilité, de combattre la discrimination et de promouvoir l'égalité des genres».

 

Des élans se sont fait sentir à tous les niveaux : diocèses, paroisses, associations et communautés. Cependant, le Chemin synodal est loin d'être achevé. Et sous réserve de l'approbation des évêques et du Vatican, la conférence synodale devrait débuter en novembre Or, la question de la responsabilité, en particulier, est apparue clairement à l'issue du dialogue sur la réforme : il s'agit d'un exercice d'équilibriste. (https://katholisch.de/artikel/67051-am-ende-des-synodalen-wegs-bilanz-mit-fragezeichen).

 

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Publié le 30 Janvier 2026

domradio.de nous montre ce vendredi que depuis des années, le Chemin synodal et le Vatican s'efforcent d'établir un nouvel organe de gouvernement de l'Église. Cet organe réunirait évêques et laïcs pour délibérer et prendre des décisions. L'approbation de Rome semble imminente, c’est que noud dit l’évêque Franz-Josef Overbeck d’Essen. S’exprimant vendredi à Stuttgart auprès de l’agence de presse catholique KNA, il a déclaré : «Je suis convaincu que Rome approuvera les statuts de la future Conférence synodale pour l’Église en Allemagne.» Sans l’approbation du Vatican, ce nouvel organe n’aura aucun statut canonique.  Overbeck a annoncé qu'il se rendrait à Rome dans quelques semaines afin de préparer la reconnaissance de la «Conférence synodale» lors d'une dernière réunion de clarification. La veille, l'évêque avait fait rapport à l'assemblée plénière du Chemin synodal, réunie à Stuttgart, sur les nombreuses tentatives menées ces dernières années pour obtenir un vote sur la question.

 

«Rome a été tenue pleinement informée à chaque étape du projet», a déclaré l'évêque, qui a mené les négociations au nom de la Conférence des évêques catholiques allemands. Il a souligné qu'une «nouvelle ouverture et une nouvelle confiance» envers le projet de réforme du Chemin synodal allemand s'étaient développées au Vatican au cours des discussions. Outre des rencontres personnelles à Rome, plusieurs vidéoconférences et des échanges de lettres y avaient également contribué. À Rome, l'archevêque Filippo Iannone, principal expert du Vatican en matière de droit canonique, était l'interlocuteur privilégié. Nommé préfet du dicastère pour les évêques par le pape Léon XIV le 26 septembre, il demeure, à ce titre également, un interlocuteur important pour les Allemands. Plus récemment, selon Overbeck, le président de la Conférence des évêques catholiques Allemands, Georg Bätzing (Limbourg), a réexaminé le projet dans une lettre adressée au cardinal secrétaire d'État Pietro Parolin à la mi-janvier. Ce dernier avait insisté, à plusieurs reprises, dans des conversations et des courriers, sur le fait qu'un nouvel organe décisionnel ne devait pas remettre en cause la structure hiérarchique de l'Église catholique.

 

Et domradio.de (https://www.domradio.de/artikel/synodale-ziehen-gemischte-bilanz-zu-missbrauchsaufarbeitung) nous montre que les avis restent partagés quant aux progrès accomplis dans la lutte contre les abus sexuels au sein de l'Église catholique. Les participants au Chemin synodal sur l'avenir de l'Église catholique en Allemagne sont parvenus à une conclusion mitigée lors de la session finale du projet de réforme, vendredi à Stuttgart. Certains estiment que les avancées sont insuffisantes. Le scandale des abus sexuels a été l'un des éléments déclencheurs du Chemin synodal; les facteurs systémiques qui ont facilité les abus au sein de l'Église ont été un sujet récurrent des débats ces six dernières années. Johannes Norpoth, membre du comité consultatif pour les victimes auprès de la Conférence des évêques allemands, a déploré d'importantes lacunes persistantes. Il a toutefois relevé certains points positifs : «Le fait que nous soyons réunis aujourd'hui pour discuter ouvertement du pouvoir et de la séparation des pouvoirs, de l'égalité des sexes, de la doctrine sexuelle de cette Église et du mode de vie du clergé est un acquis précieux.» Norpoth a également souligné les progrès accomplis en matière de prévention, avec des milliers de personnes formées et sensibilisées. «Malgré tous les efforts, le chemin vers une véritable empathie envers les victimes est encore long.» Il a critiqué, par exemple, le système d'indemnisation dont l'Église est responsable, le jugeant insuffisant et susceptible de retraumatiser les victimes.

 

La veille, lors de la dernière Assemblée synodale, une évaluation de l'Université catholique d'Eichstätt a été présentée, examinant les effets du Chemin synodal du point de vue des participants. Environ la moitié des membres du Synode y avaient participé. D’après le sondage, la majorité des personnes interrogées estimaient que le Chemin synodal n’avait apporté qu’une contribution mineure à la lutte contre les causes systémiques des violences sexuelles et au rétablissement de la confiance perdue au sein de l’Église. Cependant, elles considéraient que le Chemin synodal avait apporté une contribution majeure à la déstigmatisation de ces problèmes et à la reconnaissance des groupes discriminés.

 

Vendredi, l'évêque Helmut Dieser d'Aix-la-Chapelle a présenté les avancées réalisées dans le cadre du traitement des abus passés. Depuis 2020, un comité consultatif de victimes est en fonction au sein de la Conférence des évêques allemands. Fin 2024, un conseil d'experts a entamé ses travaux; ses membres sont sélectionnés par une commission indépendante, sans intervention de l'Église. Il s'agit de contrôler les mesures mises en place dans les diocèses pour protéger les personnes contre les abus sexuels et les violences. Cela comprend la collecte annuelle de données et des enquêtes approfondies, comme il les a qualifiées, dans trois diocèses par an. Des commissions indépendantes d'enquête sur les abus ont été mises en place dans la quasi-totalité des diocèses. Il a expliqué : «Il restera important de solliciter constamment une expertise extérieure.» La participation des personnes concernées est désormais bien établie. «Nous nous considérons comme une organisation apprenante dans ce domaine.»

 

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Publié le 29 Janvier 2026

domradio.de nous montre ce jeudi que le chemin synodal vers l'avenir de l'Église catholique en Allemagne, lancé à la suite du scandale des abus sexuels, touche à sa fin à partir de ce jeudi, avec la sixième et dernière Assemblée synodale, réunissant évêques, religieux et laïcs, qui se tient à Stuttgart pendant trois jours pour faire le point. L'accent est mis sur l'évaluation de ce projet parfois controversé. Le Chemin synodal a été initié par la Conférence des évêques allemands en collaboration avec le Comité central des catholiques allemands (ZdK). La présidente du ZdK, Irme Stetter-Karp, et le président de la Conférence des évêques, Georg Bätzing, en sont les coprésidents. Cependant, l'évêque de Limbourg a récemment annoncé qu'il ne se représenterait pas à la présidence de la Conférence des évêques allemands à la fin du mois de février (https://www.domradio.de/artikel/synodaler-weg-zieht-bei-seiner-letzten-versammlung-stuttgart-bilanz).

 

Les travaux de fond du Chemin synodal se sont achevés lors de la cinquième Assemblée synodale en mars 2023. Cette instance, composée d'environ 230 membres, a adopté 15 documents. Parmi ses aboutissements figurent des lois du travail plus libérales et la bénédiction des couples de même sexe. La session finale débute ce jeudi.  Et figureront les principaux sujets abordés comme le pouvoir, le rôle des femmes, la morale sexuelle et la vie sacerdotale. Cependant, de nombreux sujets – tels que l'ouverture du célibat aux prêtres, la réévaluation par le Magistère de l'homosexualité et l'accès des femmes aux offices sacramentels – n'ont pas pu, et ne peuvent toujours pas, être tranchés localement. Ces préoccupations ont été portées à l'attention du Vatican. Tout au long du processus, le Vatican a souligné à plusieurs reprises les limites du projet. Cependant, les réserves de Rome n'ont pas entraîné de nouveaux obstacles ni une interdiction totale, mais plutôt un dialogue intensif avec les représentants de la Curie romaine (https://katholisch.de/artikel/66910-synodaler-weg-das-letzte-treffen-und-die-offene-bilanz). Deux critiques notoires du Chemin synodal, le cardinal Rainer Maria Woelki de Cologne et l'évêque Rudolf Voderholzer de Ratisbonne, ne participent pas à la séance de clôture. Ils font partie de ceux qui avec l’évêque Stefan Oster (Passau), et l'évêque émérite Gregor Maria Hanke (Eichstätt), portent un regard critique sur le projet. Bien qu'ayant participé aux sessions du Chemin synodal, n’ont décidé de ne pas siégé au Comité synodal, invoquant des réserves de Rome (https://www.domradio.de/artikel/synodaler-weg-zieht-bei-seiner-letzten-versammlung-stuttgart-bilanz).

 

Ces deux dernières années, un organe intérimaire, le Comité synodal, a préparé la mise en place d'une Conférence synodale nationale. Cette conférence vise à établir un forum permanent de consultation et de prise de décision conjointes entre les évêques et les laïcs. Sous réserve de l'approbation de Rome, la Conférence synodale pourrait se réunir en novembre. Par ailleurs, l'Assemblée synodale de Stuttgart prépare l'élection des membres restants de la future Conférence synodale. Outre les 27 évêques diocésains et les 27 représentants du Comité central des catholiques allemands (ZdK), 27 autres catholiques y siégeront également (https://www.domradio.de/artikel/synodaler-weg-zieht-bei-seiner-letzten-versammlung-stuttgart-bilanz). Plusieurs documents de politique générale ont également été adoptés, que chaque évêque diocésain pouvait mettre en œuvre localement dans son diocèse, même «sans l’aval de Rome», bien que ces documents ne soient pas juridiquement contraignants. Il s’agissait notamment d’un document sur un traitement plus strict des auteurs d’abus et de la réforme, désormais achevée, du droit du travail ecclésiastique. Les personnes transgenres et intersexes devraient également pouvoir modifier leur acte de baptême, et les parents devraient pouvoir déclarer le genre de leur enfant comme «divers». Un autre succès partiel fut le texte sur les cérémonies de bénédiction pour les couples de même sexe et les divorcés remariés. Là aussi, le Vatican emboîta le pas peu après.

 

Enfin, domradio.de (https://www.domradio.de/artikel/praesidenten-des-synodalen-wegs-sehen-das-reformprojekt-als-erfolg) nous montre qu’après six années de cheminement synodal, le président de la Conférence des évêques allemands, Georg Bätzing, et la présidente du Comité central des catholiques allemands (ZdK), Irme Stetter-Karp, font le bilan à l'ouverture de l'assemblée plénière finale du Chemin synodal. Ils estiment avoir accompli un véritable changement culturel, radical et durable au sein de l’Église, saluant la «bonne coopération entre les évêques et les laïcs», et espèrent obtenir l'approbation de Rome pour la tenue d'une future conférence synodale, tout en a accusant les évêques allemandscritiques du Chemin synodal et temporairement retirés du dialogue sur la réforme, d'«isolement», car l’Église ne peut plus se replier sur elle-même, et «Nous avons changé, nous devons changer, et nous continuerons d’avancer». Toutefois, une main a été tendue aux critiques. C’est pourquoi le règlement intérieur de la nouvelle Conférence synodale prévoit explicitement la possibilité de présenter et de consigner les positions minoritaires.

 

Selon Mgr Michael Gerber, évêque de Fulda, la voie synodale a une portée qui dépasse les frontières de l'Église. Selon Gerber, lui-même a vécu le Chemin synodal comme une «école d’empathie», où, par exemple, un dialogue sincère s’est instauré avec des personnes issues des minorités sexuelles. Parallèlement, l’évêque Franz-Josef Overbeck d’Essen a rejeté les accusations selon lesquelles le Chemin synodal contredirait l’enseignement de l’Église : «Il faut le comprendre comme l’expression d’une responsabilité catholique vécue, associée à un combat commun et sincère pour les prochaines étapes.» Le canoniste de Tübingen, Bernhard Anuth, a tiré une conclusion négative. «Les résultats concrets et mesurables du Chemin synodal sont loin d'être à la hauteur des attentes initiales», a-t-il déclaré au Rheinische Post (https://www.kathpress.at/goto/meldung/2550078/deutscher-reformdialog-synodaler-weg-in-letzte-runde-gestartet).

 

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Publié le 28 Janvier 2026

Théodore Azouze dans publicsenat.fr nous montre dans son article du jeudi 22 janvier 2026 que mercredi, au terme de débats tumultueux, les sénateurs ont rejeté le principal article de la proposition de loi créant un droit à l’aide à mourir. Après le vote solennel le 28 janvier, le texte retournera à l’Assemblée nationale, plus favorable à un tel dispositif. L’Église catholique, elle, fait part de longue date de son opposition à cette évolution. «Nous ne pensons pas que le geste létal soit légitime», explique jeudi sur Public Sénat Monseigneur Matthieu Rougé, évêque de Nanterre. Il défend d’abord un renforcement des soins palliatifs pour améliorer la fin de vie des malades. L’évêque de Nanterre appelle avant tout à lutter contre les «déserts palliatifs». Et ce mercredi 28 janvier dans la-croix.com (https://www.la-croix.com/religion/mgr-matthieu-rouge-sur-l-aide-a-mourir-allier-fermete-des-convictions-et-mesure-du-ton-20260128), Mgr Matthieu Rougé a défendu la légitimité des catholiques à s’exprimer dans le débat public sur la proposition de loi portant sur l’aide à mourir.

 

Tous les catholiques ne sont pas contre la proposition de loi créant un droit à l’aide à mourir comme l’a montré Jean-Louis Schlegel qui s’est interrogé dans la-croix.com (https://www.la-croix.com/a-vif/jean-louis-schlegel-catholique-je-suis-pour-la-proposition-de-loi-sur-la-fin-de-vie-20250523) sur la place des cultes dans les débats relatifs à la proposition de loi sur la fin de vie, qui se déroulent à l’Assemblée nationale. Celle-ci est due à des raisons sociologiques graves et sérieuses : l’allongement considérable de la vie avec sa conséquence inéluctable, une fin de vie souvent plus difficile, plus douloureuse, plus solitaire, perçue comme «indigne» par beaucoup; des maladies séniles redoutées; une «médecine ultra-performante, capable de faire mourir quasiment sans souffrir», mais aussi de prolonger fortement la vie des malades et des éprouvés de tous âges (ou de différer considérablement le moment de leur mort); la volonté partagée d’autodétermination responsable en tous domaines du début à la fin de la vie. Défendant, en tant que catholique, une position pro-fin de vie, il partage son incompréhension face au discours de l’Église catholique, qu’il juge suranné.

 

Ce mercredi, Libération.fr avec l’AFP (https://www.liberation.fr/societe/sante/fin-de-vie-le-senat-rejette-la-loi-sur-laide-a-mourir-renvoyee-a-lassemblee-nationale-20260128_TJVW5WON5RBITDL6JPP75UDOSY/) nous montrent aussi qu’après avoir refusé d’envisager toute forme de suicide assisté et d’euthanasie lors de débats décousus ces derniers jours, la proposition de loi créant un dispositif d’aide à mourir a recueilli 181 voix contre et 122 pour à la chambre haute, à majorité de droite, alors qu’elle avait été adoptée avec une confortable majorité à l’Assemblée nationale. Le texte du député Olivier Falorni, a pourtant largement vidé de sa substance. Le débat sur la fin de vie, qui se voulait apaisé et serein, a ainsi tourné au vinaigre au Sénat. L’aile la plus conservatrice de la droite et des centristes, incarnée notamment par le patron des Républicains Bruno Retailleau, s’est très largement mobilisée lors de la discussion de ce texte, parvenant à emporter l’adhésion d’une majorité de sénateurs. Résultat : la proposition de loi a été totalement vidée de sa substance. Un «texte fantôme», «caricatural», «un puzzle sans modèle» voire «une forme de sabordage collectif», selon plusieurs sénateurs. Au final, ce texte sans cohérence a été rejeté dans sa globalité au Sénat, par la combinaison des voix de la gauche, qui militait pour un retour au texte voté à l’Assemblée nationale, et de nombreux centristes, très insatisfaits par l’issue des débats.

 

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Publié le 27 Janvier 2026

katholisch.de nous montre ce mardi  27 janvier 2026 que le chemin synodal entre dans sa phase finale. Avant le grand dialogue de réforme entre évêques et laïcs, qui se tiendra pendant trois jours à partir de jeudi, les groupes catholiques réformateurs ont déjà formulé leurs impressions et leurs attentes. Ils ont appelé à un engagement renforcé en faveur de l'égalité des sexes et d'une participation accrue. La dernière session du Chemin synodal a porté sur l'évaluation de ce projet parfois controversé, lancé à la suite du scandale des abus sexuels. Les principaux thèmes abordés étaient le pouvoir, le rôle des femmes, la morale sexuelle et la vie sacerdotale. L'assemblée, composée d'environ 230 membres, a adopté 15 documents. Parmi les résultats les plus concrets figurent la libéralisation du droit du travail ecclésiastique et la possibilité de bénir les couples de même sexe.

 

«Il est désormais essentiel de panser les plaies infligées ces six dernières années», a déclaré mardi Christian Weisner, de l'équipe nationale du mouvement réformateur «Nous sommes l'Église», aux journalistes. Il a insisté sur l'importance de poursuivre le processus de réforme. Il a toutefois ajouté que l'intervention du Vatican a clairement démontré qu'«une synodalité contraignante est difficilement envisageable dans le cadre du droit canonique hiérarchique actuel». De jeudi à samedi, la sixième et dernière Assemblée synodale des évêques et des laïcs se réunira à Stuttgart pour faire le bilan du processus. Ulrike Göken-Huismann, vice-présidente de l'Association des femmes catholiques d'Allemagne (kfd), a exhorté les diocèses à mettre en œuvre les décisions du Chemin synodal, notamment l'octroi du droit de prêcher aux laïcs. Juridiquement, les décisions de ce projet de réforme ne sont pas contraignantes pour les évêques. Mme Göken-Huismann a déploré que de nombreuses propositions de réforme n'aient, une fois de plus, abouti qu'à de timides avancées. «Il est presque trop tard pour l'égalité des sexes dans l'Église catholique», a-t-elle déclaré. Elle a réitéré son appel aux responsables pour qu'ils continuent de plaider en faveur de l'accès des femmes à tous les ministères et fonctions au sein de l'Église.

 

Les groupes réformateurs, notamment la Fédération des jeunes catholiques (BDKJ) et l'initiative de réforme «Maria 2.0», ont déploré que Mgr Georg Bätzing ne se représente pas à la présidence de la Conférence épiscopale allemande (DBK) fin février. Mgr Bätzing était un fervent défenseur du Chemin synodal et de ses objectifs. «Nous espérons sincèrement que son successeur sera une personne tout aussi engagée dans la poursuite de ces réformes», a déclaré Göken-Huismann. Les groupes réformateurs se sont dits confiants quant à la tenue, en novembre, de la conférence synodale nationale prévue, au cours de laquelle évêques et représentants laïcs entendent consolider leurs délibérations, et quant à l'approbation des statuts par la Conférence des évêques et le Vatican. Ils ont toutefois souligné que le Vatican avait déjà veillé à ce que la participation effective des laïcs soit largement restreinte. «Mais nous gardons espoir – après tout, le mur de Berlin est tombé en un jour, et personne ne s'y attendait», a déclaré Katharina Hubrich de «Maria 2.0».

 

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Publié le 26 Janvier 2026

religiondigital.org nous montre ce lundi 26 janvier 2026 que le secrétaire général du Conseil œcuménique des Églises (COE), le révérend professeur et docteur Jerry Pillay, a exprimé sa profonde inquiétude face à la violence croissante dans les zones où des agents de l'Immigration and Customs Enforcement (ICE) et de la Border Patrol des États-Unis ont été déployés, notamment actuellement à Minneapolis.  «Les meurtres de Renee Good et, plus récemment, d'Alex Pretti se sont produits dans des circonstances que toute personne sensée ayant visionné les enregistrements vidéo de ces événements reconnaîtra assurément comme exigeant une enquête indépendante et une pleine responsabilité pour tous les crimes commis», a déclaré Pillay. «La justification de ces meurtres par les autorités fédérales et le gouvernement des États-Unis sans enquête approfondie n’améliore certainement pas la situation et n’incite pas les agents fédéraux à agir avec retenue et prudence afin de préserver des vies humaines et la paix», souligne-t-il.

 

Au nom du COE, Pillay a exprimé sa profonde tristesse face aux pertes humaines, chaque vie étant précieuse aux yeux de Dieu. «Nous partageons la douleur des familles des victimes et nous nous tenons solidaires de l’Église et des responsables des communautés religieuses, ainsi que de tous ceux qui exigent la fin de la violence, justice pour les victimes et le respect de la dignité humaine inaliénable, don de Dieu, et des droits de chaque être humain aux États-Unis d’Amérique et dans le monde entier», a-t-elle déclaré.

 

religionmediacentre.org.uk (https://religionmediacentre.org.uk/news/religion-news-26-january-2026/) nous montre aussi qu’hier soir, plus de 8000 responsables religieux de diverses confessions et dénominations chrétiennes aux États-Unis ont participé à un appel national à l’action en ligne, organisé par «Faith in Action», une organisation citoyenne militant pour un changement progressiste. Un sentiment de choc, de résistance et d’indignation régnait face aux agissements de l’ICE. Les responsables religieux ont évoqué une dérive tyrannique, dans une société où règne la terreur et où les citoyens n’osent plus sortir. L’évêque de Washington D.C., Marianne Budde, a dirigé les prières, et le cardinal Joseph Tobin de Newark a rappelé une anecdote d’avant-guerre en Italie : un prêtre avait dit à une femme, alarmée par la montée du fascisme, que les empires s’effondrent lorsque le peuple dit «non». «Si nous voulons vraiment mettre la foi en action», a déclaré le cardinal, «nous devons dire non.» Les organisateurs ont invité les participants à contacter leurs représentants au Congrès et à les inciter à voter contre le financement du Département de la Sécurité intérieure, qui emploie les agents de l’ICE.

 

Enfin, plus de 600 responsables religieux se sont réunis à Minneapolis en fin de semaine dernière pour discuter de la résistance non violente aux rafles de l'ICE à travers les États-Unis. Ils ont partagé des témoignages de membres du clergé et d'organisations religieuses sur les activités de l'ICE en Amérique et leur impact sur leurs communautés. L'événement était organisé par MARCHMultifaith Antiracism, Change and Healing (Antiracisme multiconfessionnel, changement et guérison), un groupe basé au Minnesota. Au cours de cette rencontre, les participants ont mené une journée de grève, une marche par un froid glacial, un office religieux et une manifestation contre les vols d'expulsion à l'aéroport international de Minneapolis-Saint Paul, lors desquels une centaine de membres du clergé ont été arrêtés.

 

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Publié le 25 Janvier 2026

José Manuel Vidal nous montre ce dimanche 25 janvier 2026 sur religiondigital.org que gans sa catéchèse prononcée depuis la fenêtre du Palais apostolique (qu'il habitera bientôt), le pape Léon XIV commente le passage relatant le début de la prédication du Royaume par Jésus et tente de répondre à deux questions : «Quand cela commence-t-il ? Où cela commence-t-il ?» La question du «quand» n'était pas des plus pertinentes (Jean-Baptiste venait d'être mis à mort), mais Jésus entreprend sa mission. C'est pourquoi le pape met en garde contre «le risque de s'enliser dans l'indécision ou de devenir prisonniers d'une prudence excessive, alors que l'Évangile nous invite à prendre le risque de la confiance». Le pape Léon XIV affirme que le lieu où Jésus a commencé sa mission était loin d'être idéal (la Galilée, terre des Gentils et des païens), et pourtant, Jésus s'est mis en route pour prêcher le Royaume précisément là-bas. Le pape réitère son avertissement : «Nous aussi, chrétiens, devons surmonter la tentation de nous replier sur nous-mêmes.»

 

Et José Manuel Vidal nous montre aussi dans religiondigital.org (https://www.religiondigital.org/leon-xiv/leon-xiv-sigo-dolor-sucediendo_1_1440731.html) que dans ses salutations après l'Angélus, et après avoir rappelé que nous célébrions le Dimanche de la Parole de Dieu, institué il y a sept ans par le pape François, Léon XIV a exprimé sa tristesse face à la situation en Ukraine, «touchée par des attaques incessantes qui exposent des populations entières au froid hivernal. Je suis avec tristesse ce qui se passe. Je suis très proche de ceux qui souffrent.» Selon lui, «la poursuite de ces hostilités, avec des conséquences de plus en plus graves pour les civils, prolonge la division entre nos peuples et éloigne toujours plus une paix juste et durable. J’exhorte chacun à intensifier ses efforts pour mettre fin à cette guerre.» Après avoir exprimé sa proximité avec les personnes souffrant de la lèpre, à l'occasion de la Journée mondiale de la lèpre, il a salué les quatre mille jeunes de l'Action catholique présents sur la place et les a invités à être «des artisans de paix à la maison, à l'école, dans le sport, partout; à ne jamais être violents par les mots ou les gestes; le mal ne se vainc que par le bien.»

 

Enfin, il a souligné que «la semaine de prière pour l’unité des chrétiens s’achève aujourd’hui. Cet après-midi, comme le veut la tradition, je célébrerai les vêpres à la basilique Saint-Paul-hors-les-Murs avec des représentants d’autres confessions chrétiennes. Je remercie tous ceux qui participeront, y compris par le biais des médias, et je souhaite à tous un bon dimanche.»

 

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Publié le 24 Janvier 2026

franceinfo.fr avec l’AFP nous montre ce samedi qu’ils ont bravé les températures glaciales. Les opposants aux opérations antimigrants dans le Minnesota se sont massivement mobilisés, vendredi 23 janvier, en dépit des tentatives des autorités américaines de calmer l'indignation provoquée par la détention d'un garçon de cinq ans par la police de l'immigration (ICE). Des milliers de personnes ont défilé dans le centre de Minneapolis, la plus grande ville de cet État du nord des États-Unis, appelant à "abolir ICE" et à "laisser nos voisins tranquilles".

 

La police de l'immigration est "brutale" et "ne respecte pas la loi", a déploré un manifestant interrogé par l'AFP. D'autres manifestations ont eu lieu autour d'un bâtiment utilisé par l'ICE et à l'aéroport international de Minneapolis-Saint-Paul, d'où partent les migrants envoyés vers les centres de rétention. Un rassemblement s’est ensuite tenu sur le terrain de l’équipe locale de NBA, les Timberwolves (https://www.liberation.fr/international/amerique/minneapolis-le-gouverneur-du-minnesota-denonce-de-nouveaux-tirs-atroces-par-des-agents-de-lice-20260124_FVAY3B33GZBHDFXHJ56EPC6SWU/).

 

Cent membres du clergé ont été arrêtés pendant qu'ils manifestaient à l'aéroport, et accusés de "violation de lieu privé" et de "désobéissance aux forces de l'ordre", selon la pasteure Mariah Funess Tollgaard qui se trouvait sur place. "Ma foi enseigne que chaque personne est à l'image de Dieu et mérite dignité et sécurité, et qu'en ce moment, toutes les personnes de foi et de conscience morale doivent résister", a-t-elle déclaré dans un communiqué (https://www.france24.com/fr/am%C3%A9riques/20260123-ice-importantes-manifestations-%C3%A0-minneapolis-les-autorit%C3%A9s-am%C3%A9ricaines-sur-la-d%C3%A9fensive). Répondant au mot d'ordre "Pas de travail. Pas d'école. Pas de shopping", des commerces et restaurants sont restés fermés.

 

Ces mobilisations surviennent après la mort de Renee Good, une Américaine de 37 ans tuée par un agent d'ICE le 7 janvier, et l'arrestation de Liam Conejo Ramos, 5 ans, détenu depuis mardi et placé en rétention au Texas. Et la tension monte encore d'un cran à Minneapolis. Un Américain de 37 ans a été tué par un agent fédéral américain, appartenant à la police aux frontières, samedi 24 janvier, selon le chef de la police de la ville, cité par The Minnesota Star Tribune (https://www.franceinfo.fr/monde/usa/un-homme-a-ete-tue-par-la-police-federale-americaine-a-minneapolis-le-deuxieme-mort-depuis-le-lancement-d-une-operation-antimigrants-dans-cette-ville_7762895.html).

 

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Publié le 23 Janvier 2026

katholisch.de nous montre ce vendredi  23 janvier 2026 que le pape Léon XIV a exprimé sa reconnaissance aux participants de la «Marche pour la vie» à Washington. Par leur «puissant témoignage public», ils ont réaffirmé que «la protection du droit à la vie est le fondement indispensable de tous les autres droits humains», selon le message publié par le Vatican jeudi soir. Des dizaines de milliers de personnes sont attendues vendredi dans la capitale américaine pour la 53e «Marche pour la vie». «Une société n’est saine et ne se développe véritablement que lorsqu’elle respecte le caractère sacré de la vie humaine et œuvre activement à sa promotion», a déclaré le pape Léon XIV, citant son discours aux membres du corps diplomatique le 9 janvier. Il souhaitait encourager les jeunes en particulier à poursuivre leurs efforts pour garantir le respect de la vie sous toutes ses formes et à tous les niveaux de la société. Cela implique également un dialogue avec la société civile et les responsables politiques, a ajouté le monarque d’origine américaine. En défendant «avec courage et paix les enfants à naître», ils ont accompli le mandat de Jésus-Christ «de servir les plus petits de nos frères et sœurs», écrivait le pape Léon XIV aux participants de la «Marche pour la vie».

 

En érigeant la question de l'avortement en principe primordial et en adoptant une idéologie anti-avortement qui refuse toute nuance ou tout dialogue, l'Église a fait en sorte que nombre de ses fidèles deviennent des électeurs monothématiques, négligeant ou perpétuant d'autres formes de discrimination envers les plus pauvres et les plus vulnérables, en faisant fi du fait que l'intégrité corporelle est considérée comme un bien intrinsèque et un droit humain fondamental dans la tradition catholique (voir Pacem in Terris, Sur l'établissement de la paix universelle) et malgré les données empiriques et les témoignages de femmes qui montrent que les interdictions légales de l'avortement sont au mieux inefficaces et au pire mortellement dangereuses, et qu'il existe des moyens plus efficaces de réduire le nombre d'avortements . Cependant, en se focalisant sur un type de préjudice tout en tolérant d'autres préjudices graves, l'Église a donné l'impression que ces derniers étaient acceptables. Alors que les catholiques qui s'opposent aux interdictions légales de l'avortement sont censurés, ceux qui perpétuent la violence, la misogynie et le racisme sont épargnés (https://uscatholic.org/articles/202601/the-pro-life-movement-is-steeped-in-misogyny/). 

 

La marche de protestation contre l'avortement a lieu chaque année aux alentours de l'anniversaire de l'arrêt Roe v. Wade de 1973. Dans cette affaire, la Cour suprême des États-Unis a statué que les États ne pouvaient restreindre l'accès à l'avortement pendant les six premiers mois de grossesse et ne pouvaient le faire que sous certaines conditions par la suite. En 2022, la Cour suprême a cassé cet arrêt historique, jugeant que la Constitution américaine n'établissait pas un droit à l'avortement universel. Plusieurs États dirigés par des républicains ont utilisé cette mesure pour restreindre considérablement l'accès à l'avortement. Le vice-président JD Vance s'était déjà exprimé personnellement lors de la Marche pour la vie en janvier 2025, quelques jours seulement après l'entrée en fonction de l'administration Trump. Il avait décrit la protection de la vie comme un «devoir quotidien» et annoncé un soutien particulier aux jeunes familles. «Pour faire simple : je veux plus d'enfants aux États-Unis», avait-il déclaré à l'époque sous les acclamations de dizaines de milliers de manifestants.

 

Cependant, CNN (https://edition.cnn.com/2026/01/23/politics/march-for-life-abortion-pill-mifepristone-lawsuit) nous montre que bien que Trump ait érigé certains obstacles à l'avortement durant son second mandat, son administration n'a pas abrogé la réglementation autorisant l'envoi de pilules abortives par voie postale. Cette politique, mise en place sous la présidence de Joe Biden, permet aux femmes résidant dans les États limitant ou interdisant l'avortement d'obtenir le protocole médicamenteux en deux étapes utilisé pour interrompre une grossesse. Les responsables de la santé de l'administration Trump ont promis d'examiner les données de sécurité du médicament, mais ils sont restés vagues quant à la date à laquelle cela se produirait, ou quant à un éventuel retour en arrière sur les changements apportés sous l'administration Biden. Politiquement, il semble évident que toutes les initiatives prises par les républicains et les opposants à l’avortement ne parviennent pas à faire évoluer la position de l’administration. La colère au sein de la communauté anti-avortement face à cette inaction a atteint son paroxysme et se manifeste par des poursuites judiciaires, des auditions au Congrès et des appels à la destitution d'un haut responsable nommé par Trump. À leur grand désarroi, cependant, le nombre d'avortements a augmenté depuis l’annulation de l'arrêt Roe v. Wade en 2022, cette hausse étant principalement due à la distribution de pilules abortives par voie postale.

 

Enfin, le vice-président JD Vance a reconnu vendredi, lors de la Marche pour la vie, «l’éléphant dans la pièce» : la seconde administration Trump n’a pas agi assez rapidement en matière de politique pro-vie. Les propos de Vance interviennent dans un contexte de frustration chez les dirigeants pro-vie, qui reprochent à l'administration de ne pas avoir fait davantage pour réglementer la pilule abortive, principale méthode d'avortement (https://www.dailysignal.com/2026/01/23/vance-addresses-elephant-room-march-life/).

 

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Publié le 22 Janvier 2026

Jesús Bastante nous montre ce jeudi 22 janvier 2026 sur religiondigital.org que le pape Léon XIV a nommé un salésien Espagnol, actuellement pro-préfet du Dicastère pour la Vie consacrée et les Œuvres de Vie apostolique (le premier dicastère de l'histoire dirigé par une femme, Simona Brambilla), et l'un des plus proches conseillers du pontife lors du consistoire considéré par beaucoup comme une figure clé du conclave de mai dernier, le cardinal Ángel Fernández Artime, à la Commission cardinalice de la Banque du Vatican, devenant ainsi l'un des plus hauts responsables des finances du Vatican. et désigne le président de Caritas Italie l’actuel archevêque de Gorizia, Roberto Maria Redaelli comme secrétaire pour le clergé qui  a pour mission de veiller au bien-être du clergé mondial, de traiter les affaires d'abus et de mettre en œuvre la réforme des séminaires (toujours en suspens en Espagne), ce dernier est connu pour son travail pastoral auprès des couples homosexuels, et à Milan, il était considéré comme l'un des protégés du cardinal Martini, tout en maintenant l'équipe de confiance du pape François et en envisageant des changements au sein du Secrétariat d'État (Prévost envisage des modifications importantes, même si la situation politique internationale actuelle pourrait infléchir ses plans). Un autre Italien, Giorgio Lingua, sera le nouveau nonce apostolique en Israël et en Palestine, remplaçant le Philippin Adolfo Tito Yllana, qui a mené à bien la mission diplomatique du Saint-Siège dans le nid de guêpes qu'est la Terre sainte depuis 2021, année qui a coïncidé avec les pires années depuis des décennies.

 

la-croix.com avec l’AFP (https://www.la-croix.com/international/le-pape-leon-xiv-invite-au-conseil-de-paix-de-donald-trump-selon-le-vatican-20260121) nous montrent qu’alors que Donald Trump multiplie les invitations à rejoindre son «conseil de paix», le Vatican a annoncé que le pape Léon XIV a lui-même été appelé, mercredi 21 janvier, à rejoindre cette nouvelle instance que le président américain souhaite créer. «Nous aussi nous avons reçu cette invitation, et le pape l’a reçue et nous réfléchissons sur ce qu’on doit faire. Nous sommes en train d’approfondir et je pense que c’est une question qui demande du temps pour réfléchir et donner une réponse», a déclaré à des journalistes le cardinal Pietro Parolin, numéro 2 du Vatican. La réponse du pape n’est pas encore connue. Imaginé pour encadrer la fin de la guerre à Gaza, le «Conseil de la paix» voulu par Donald Trump voit ses ambitions s’élargir à Davos. Gouvernance centralisée, rôle controversé face à l’ONU, arrivée annoncée de Vladimir Poutine : ce nouvel organe diplomatique divise profondément la communauté internationale (https://www.parismatch.com/actu/international/un-milliard-poutine-refus-de-la-france-ce-quil-faut-savoir-sur-le-nouveau-conseil-de-la-paix-de-trump-263349).

 

Enfin, religiondigital.org et EP (https://www.religiondigital.org/mundo/obispos-mundo-avisan-gaza-sigue_1_1440435.html) nous montrent aussi que les évêques de diverses conférences épiscopales du monde entier, réunis du 17 au 22 janvier à Jérusalem pour assister à la Coordination Terre Sainte 2026, dont l'archevêque émérite d'Urgel, Joan Enric Vives, ont averti que «Gaza reste une catastrophe humanitaire», tout en soulignant que soulignent que «les colonies en Cisjordanie, illégales au regard du droit international, continuent de s'étendre en s'appropriant les terres d'autrui», et ont appelé à ce que «les efforts de paix l'emportent sur la violence» et exhortent «les gouvernements à faire pression sur Israël pour qu’il respecte l’ordre international fondé sur des règles et pour que des négociations significatives reprennent en vue d’une solution à deux États pour le bien et la sécurité de tous». Les évêques ont également souligné le courage de ces voix juives et palestiniennes qui, malgré d'énormes difficultés et leurs propres traumatismes, continuent de défendre la justice, le dialogue et la réconciliation, comme ces parents qui ont perdu un enfant dans le conflit et qui, malgré tout, parviennent à pardonner. Ces histoires, ont-ils insisté, témoignent avec force de la possibilité de la paix et de la réconciliation.

 

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