Publié le 28 Février 2026

domradio.de nous montre ce samedi que le cardinal Reinhard Marx de Munich a dénoncé les tentatives croissantes des forces extrémistes, clivantes et politiques de s'approprier le christianisme. «Ceux qui proclament haut et fort leur adhésion orthodoxe aux valeurs chrétiennes, tout en s'en prenant à ceux qui ne correspondent pas à leur idéal, pervertissent la foi et utilisent le nom de Dieu à des fins destructrices et d'exclusion», a déclaré le cardinal Marx lors de l'office catholique du dimanche matin pour Caritas, selon le texte préparé. Cet office sera diffusé dimanche à 10h30 sur la station de radio Bayern 1 de la Société bavaroise de radiodiffusion.

 

Il est convaincu que seule l'union des forces permettra un avenir meilleur pour tous. Il cite Caritas qui met l’accent sur l’amélioration des perspectives d’avenir pour tous, comme un exemple éloquent. Elle œuvre depuis plus d'un siècle avec un dévouement et un professionnalisme exemplaires dans de nombreux domaines et à travers diverses associations, institutions et services spécialisés. Son action est guidée par les besoins immédiats des personnes, «sans distinction d'origine, de religion, d'âge ou de sexe». Cette organisation caritative catholique donne la parole à ceux qui, autrement, seraient ignorés.

 

Parallèlement, il s'élève contre les agitateurs qui ne font que semer la haine et la discorde. Leur seul but est d’accroître leur pouvoir, de renforcer leur influence et de fomenter des troubles. Il devient de plus en plus évident que ces agitateurs n'hésitent pas à s'approprier les valeurs et les symboles de la foi chrétienne, a déclaré Marx. Le cardinal recommande donc d'examiner les slogans des forces extrémistes afin de déterminer s'ils promeuvent ou détruisent l'unité de la famille humaine et la dignité de chaque être humain.

 

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Publié le 27 Février 2026

ktotv.com nous montre ce vendredi que les députés ont adopté ce mercredi 25 février, en seconde lecture, la proposition de loi sur la fin de vie, votée à 299 voix contre 226. Si ce vote marque une étape législative majeure, il suscite une vive levée de boucliers chez la SFAP (Société Française d'Accompagnement et de soins Palliatifs) sur «une question qui engage des choix éthiques fondamentaux, la pratique médicale et la protection des personnes les plus vulnérables», ce qui est vu comme et une «précipitation» choquante selon Alliance VITA, et en parallèle, la Fondation Lejeune alerte sur les risques majeurs que présente le texte de ce second vote et «l'aggravation de la pression sur les personnes vulnérables».

 

Enfin, la Conférence des évêques de France, exprime sa «profonde opposition» pour qui «Légaliser l’aide à mourir ne relève pas d’un simple ajustement technique du droit», tout en dénonçant un «basculement anthropologique qui modifie en profondeur les repères de la société.» et un manque de garde-fous. Elle a toutefois salué l’adoption du texte sur les soins palliatifs, «condition indispensable pour garantir le soulagement de la douleur et l’accompagnement digne de toute personne en fin de vie».

 

Les députés ont donc adopté, mercredi 25 février, la proposition de loi instaurant une aide à mourir par 299 voix contre 226. Ils ont également adopté à l'unanimité un texte pour développer les soins palliatifs. Une partie de la gauche poussait pour que le malade puisse avoir le choix entre l'auto-administration et le soignant. Cela a été rejeté. Les opposants à la loi restent tout de même nombreux. Cette adoption résonne en tout cas auprès des malades et de leurs proches. Le texte va désormais être examiné en avril au Sénat, qui l'avait déjà rejeté en première lecture. Les défenseurs de la loi souhaitent qu'elle puisse être promulguée à l'été. À ce stade, il n'est pas certain que ce calendrier soit tenu (https://www.franceinfo.fr/replay-jt/france-2/20-heures/fin-de-vie-des-debats-tendus-a-l-assemblee-nationale_7829693.html).

 

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Publié le 27 Février 2026

Grégory Letort dans larepubliquedespyrenees.fr nous montre dans son article du jeudi 26 février 2026 qu’issue des travaux de la commission d’enquête parlementaire née de l’affaire Bétharram, la proposition de loi sur les violences en milieu scolaire a vu son inscription à l’ordre du jour rejetée en conférence des présidents de l’Assemblée nationale. Le député Paul Vannier ne décolère pas en rappelant que c’est «Une loi destinée à protéger les enfants».

 

Le texte, déposé en janvier, fait suite aux travaux parlementaires menés par Paul Vannier et Violette Spillebout sur les violences dans les établissements scolaires lancés après le scandale Bétharram et qui avaient abouti en juillet à un rapport formulant 50 recommandations. Composée de onze articles, cette proposition de loi en traduit 23, dont la reconnaissance par la Nation de «la gravité des violences physiques, psychologiques et sexuelles commises sur des enfants en milieu scolaire et périscolaire». Le texte prévoit également la création d’un fonds national d’indemnisation et d’accompagnement pour les victimes, un contrôle renforcé de l’honorabilité des personnels et bénévoles, avant recrutement puis au moins tous les trois ans, ainsi qu’un renforcement des contrôles de l’État, notamment dans les établissements privés sous contrat et les internats (https://www.sudouest.fr/faits-divers/affaire-betharram/violences-a-l-ecole-la-proposition-de-loi-post-betharram-freinee-a-l-assemblee-28057459.php).

 

Présenté mardi en conférence des présidents de l’Assemblée, le texte, co-signé par 142 députés issus de neuf des onze groupes, n’a pas été inscrit à l’ordre du jour de la semaine transpartisane du 7 avril (https://www.sudouest.fr/faits-divers/affaire-betharram/violences-a-l-ecole-la-proposition-de-loi-post-betharram-freinee-a-l-assemblee-28057459.php).«Elle était pourtant cosignée par 142 députés, issus de la totalité des groupes politiques représentés à l’Assemblée nationale (hors UDR et RN). Il s’agissait ainsi de la proposition de loi la plus massivement et la plus largement soutenue parmi celles examinées», a dénoncé Paul Vannier dans un communiqué. «Mais une majorité de droite et d’extrême droite, renforcée par le Modem de François Bayrou et Horizons, a bénéficié de l’abstention de plusieurs groupes dont celui de M. Attal pour émerger et rejeter notre texte soutenu par les présidents des groupes LFI, PS et Écologistes.»

 

Le député du Val d’Oise a fustigé une décision «d’une extrême gravité». Et d’argumenter : «Elle empêche l’adoption rapide d’une loi destinée à protéger les enfants des violences commises en milieu scolaire. Elle provoque l’indignation légitime des collectifs de victimes avec lesquels elle a été, depuis des mois, travaillée.» Il promet de ne pas abdiquer : «Je reste déterminé, avec ma co-rapporteur Violette Spillebout, à faire triompher l’intérêt des élèves. J’appelle ainsi mes collègues députés à cosigner massivement notre texte en vue d’une nouvelle présentation en conférence des présidents pour permettre son inscription à l’ordre du jour la semaine du 11 mai.» «Je regrette profondément cette décision», a de son côté fait savoir Violette Spillebout dans un communiqué (https://www.sudouest.fr/faits-divers/affaire-betharram/violences-a-l-ecole-la-proposition-de-loi-post-betharram-freinee-a-l-assemblee-28057459.php).

 

Le texte sera de nouveau proposé à la conférence des présidents dans l’objectif d’être inscrit pour la semaine transpartisane du 11 mai, a précisé Violette Spillebout. «Il me faudra convaincre mon président de groupe», reconnaît-elle. D’après une source parlementaire, les députés EPR ont pour consigne de ne cosigner aucun texte avec la France insoumise. «Pour des milliers de victimes, ce rejet n’est pas un simple acte institutionnel : c’est une blessure de plus», ont dénoncé dans un communiqué les collectifs de victimes en milieu scolaire Association des Victimes de Bétharram, Collectif MeeTooEcole ou encore Collectif des victimes des Lasalliens (https://www.la-croix.com/societe/violences-a-l-ecole-la-proposition-de-loi-post-betharram-freinee-a-lassemblee-20260226).

 

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Publié le 25 Février 2026

Pierre Jovey nous dans montre son  interview de ce mercredi de lavie.fr qu’Olivier de Germay, l’archevêque de Lyon appelle à ne pas céder à l’engrenage après la mort de Quentin Deranque car pour lui «le piège serait de répondre à la violence par la violence. Ce serait prendre le risque d’un engrenage mortifère» et «C’est pourquoi j’ai souhaité lancer un appel au calme. La vie est sacrée. Il y a eu un mort, ça suffit ! La violence ne fera pas revenir Quentin à la vie. Il faut maintenant laisser la justice poursuivre son travail, et retrouver de la sérénité. C’est aussi le désir de la famille de Quentin.» Il invite aussi à accompagner les convertis frappant à la porte de l’Église par quête identitaire parmi les jeunes catéchumènes qui viennent de tous milieux et «bords politiques», en les accompagnants «sur un chemin qui passe, bien sûr, par des conversions. Sans oublier qu’il reste en chacun de nous des zones d’ombre, des points à convertir.», et propose qu’«Au sein de l’Église, plutôt que de condamner une personne en raison de ses opinions politiques, nous ferions mieux d’apprendre à dialoguer».

 

Il parle aussi du catholicisme social «très nécessaire actuellement en raison de la précarité qui augmente», et cite Le Foyer Notre-Dame-des-Sans-Abri qui «effectue un travail énorme, en particulier en hébergeant plusieurs milliers de personnes chaque nuit». Il cite aussi le dialogue interreligieux qui «fait aussi partie de la tradition lyonnaise. Il est parfois rendu délicat par l’actualité, mais nous maintenons le dialogue». Et il donne quelques exemples comme «Il y a quelques mois, juifs, musulmans et chrétiens, nous avons organisé un événement à l’occasion de l’anniversaire de la loi de séparation des Églises et de l’État. Il faut également noter les relations œcuméniques très vivantes à Lyon. L’an dernier, la Marche pour Jésus a rassemblé des milliers de jeunes de différentes confessions chrétiennes. Tout cela aide à dépasser certains préjugés et sert l’unité.»

 

Même s’il y aujourd’hui à Lyon de «réelles tensions intercommunautaires», pour l’archevêque de Lyon l’espoir demeure puisque «L’Église s’efforce d’œuvrer pour la paix à travers ses responsables, mais il ne faut pas oublier que de très nombreux fidèles catholiques sont impliqués dans la vie de la cité au service de la cohésion sociale. Je pense à la présence chrétienne dans les hôpitaux, les prisons, et dans de nombreuses associations, qu’elles soient catholiques ou profanes. Les services de l’État et l’ensemble de la société civile doivent se sentir concernés. C’est un défi à relever collectivement. Il faut passer d’une culture de l’affrontement à une culture du dialogue et de la paix. Pour nous chrétiens, cela passe aussi par l’annonce du Christ, le Prince de la Paix.»

 

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Publié le 24 Février 2026

José Lorenzo dans religiondigital.org ce mardi nous montre que membre de l'Ordre des Prêtres du Sacré-Cœur (Déhoniens), dont il a été le supérieur général, basé à Rome, de 2015 à 2018, et considéré comme un bâtisseur de ponts entre réformateurs et conservateurs, Mgr Heiner Wilmer est reconnu pour son rôle de guide entre les évêques et la société, et il a été élu ce matin président de la Conférence épiscopale allemande lors de la session plénière de printemps qui se tient à Wurtzbourg et remplace Georg Bätzing, qui avait décidé de ne pas se représenter.

 

Son diocèse a adopté des modèles de leadership alternatifs, notamment en confiant des postes à responsabilité à des femmes, et il est également favorable à la possibilité de bénir les couples de même sexe. Il est attaché au processus de réforme synodal au sein de l'Église catholique. L'une de ses tâches les plus importantes sera probablement de surmonter les divisions au sein de la Conférence des évêques sur cette question et d'en informer le Vatican. Wilmer est décrit comme un médiateur entre conservateurs et réformateurs, qui privilégie la participation et le dialogue. Il a déclaré un jour en entrevue que l'époque où un évêque exerçait un pouvoir absolu était révolue. Il souhaitait encourager chacun à assumer ses responsabilités (https://www.deutschlandfunk.de/heiner-wilmer-ist-der-neue-vorsitzende-der-deutschen-bischofskonferenz-wofuer-steht-er-100.html).

 

Cette élection intervient dans un contexte d'appels à l'unité au sein de l'épiscopat allemand; l'élection de cet évêque religieux a donc été perçue comme très positive, un autre trait qu'il partage avec le pape Léon XIV, en plus d'avoir été supérieur général de sa congrégation. «La charité n’exige pas l’uniformité de pensée et d’action, mais l’unité dans la diversité légitime : des théologies, des spiritualités, des rites liturgiques et des expériences pastorales.» Tel était le message délivré hier par le nonce apostolique Nikola Eterović, lors de ce qui était probablement son dernier discours à l’ouverture de l’assemblée plénière de la Conférence épiscopale allemande (DBK). Ses propos ont été interprétés comme un appel à une plus grande unité, suite aux divisions survenues au sein de la conférence ces dernières années, notamment à cause de l’initiative «Chemin synodal», lancée en 2019 par des laïcs, des religieux et des évêques en réaction aux révélations accablantes sur les abus sexuels au sein de l’Église en Allemagne.

 

«La charité chrétienne doit imprégner tous les aspects de la vie chrétienne, à commencer par les relations entre les membres de l’Église catholique», a souligné le nonce à la fin de son discours, selon Katholisch. Cette unité entre les évêques a également été évoquée ce matin, quelques instants avant le vote qui allait élire Heiner Wilmer pour remplacer George Bätzing, l'un des plus critiques du Chemin synodal, par le cardinal Rainer Maria Woelki de Cologne, qui a exhorté les évêques allemands à rester unis à l'Église universelle et au pape, assurant que l'unité de l'Église s'accomplit en écoutant la Parole de Dieu et en priant ensemble, comme le cardinal l'avait prêché plus tôt ce matin devant l'assemblée plénière.

 

Il a déclaré vouloir prendre ses fonctions avec «nouveauté et vigueur», faisant allusion à ses origines nord-allemandes. Dans son diocèse d'origine, Hildesheim (Basse-Saxe), l'Église catholique est fortement influencée par les migrants et se caractérise par une forte dimension internationale. Concernant la question, longtemps restée au centre des débats, des «abus sexuels commis par des membres du clergé», Wilmer a déclaré que, pour conserver sa crédibilité, l'Église se devait d'écouter les victimes. Il a donné une réponse évasive sur la question de l'accès des femmes à l'ordination catholique (https://www.bild.de/politik/nachfolger-von-georg-baetzing-heiner-wilmer-zum-neuen-bischofs-boss-gewaehlt-699d7ed21abe4229fa92cc78).

 

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Publié le 23 Février 2026

Jesús Bastante nous montre ce lundi dans religiondigital.org que selon des sources consultées par El País, lors de la réunion qui a été marquée par le scandale Zornoza, la crise des abus sexuels, l'accord entre le Vatican et le gouvernement espagnol pour la réinterprétation du site archéologique de Cuelgamuros, et la visite en Espagne déjà prévue, le pape a mis en garde les prélats contre la montée en puissance de ces groupes ultraconservateurs à travers  la montée en puissance de VOX et le mouvement d'extrême droite «catholique» qui avait tenté (sans succès) de compromettre les chances de Prévost lors du conclave qui l'a élu pape, cherchant à «instrumentaliser l'Église» et à gagner «le vote catholique».

 

En réalité, l'inquiétude de Prevost face à la montée de l'extrême droite est ancienne, et ce, non seulement en Espagne, mais aussi dans son pays natal, les États-Unis, où les politiques de l'administration Trump érodent le pluralisme, allant jusqu'à cibler les immigrés sans papiers au sein même des églises. De même, le pape a personnellement subi, comme son prédécesseur, les attaques incessantes de médias pseudo-médiatiques et de groupes de pression ultraconservateurs. En l'occurrence, l'existence d'un dossier contenant de fausses accusations, que des groupes financés par l'extrême droite espagnole et américaine ont réussi à introduire clandestinement au conclave – comme l'a rapporté RD – ainsi que des campagnes de désinformation continues concernant sa pensée, ses objectifs et ses collaborateurs. Suite à l’annonce de la visite du pape, certains sujets tabous abordés par VOX ont engendré des tensions entre la majorité des évêques et le principal parti d'extrême droite, notamment concernant la régularisation exceptionnelle des migrants. Parallèlement, les évêques ont conclu un accord avec le gouvernement pour ouvrir un nouveau dispositif d'indemnisation des victimes, et tout porte à croire que, sauf imprévu majeur, le pape Léon XIV se rendra à Madrid, Barcelone, aux îles Canaries et à Tenerife en juin prochain.

 

Gorka Larrabeiti nous montre dans religiondigital.org (https://www.religiondigital.org/opinion/leon-xiv-bannon-ultracatolicos-trumpismo_1_1443837.html) que les figures adversaire du pape François s’opposent de nouveau, cette fois au pape Léon XIV, qui porte encore «l’ADN de François». Le harcèlement et la chute du pape Léon XIV ont déjà commencé pour eux. Depuis la salle de torture de l'infosphère, les «tormentatori» du christianisme national mondial le tourmentent sans relâche au quotidien. Un jour, c'est l'archevêque excommunié Viganò qui dégaine son épée au nom des lefebvristes ultratraditionalistes, et le lendemain, Infovaticana lui reproche d'avoir fait appel à des «filles de chœur adultes» lors de la messe de dimanche dernier à Ostie. Au fond, ils n'ont pas tort. Ils ont compris qu'avec ce pape, les choses tournent très mal pour eux, puisqu'il est favorable à ce que davantage de pouvoir soit accordé aux laïcs et aux femmes au sein des instances dirigeantes de l'Église. Prévost, de son côté, au lieu de mordre à l'hameçon des chapelets de Salvini et la Covadonga d'Abascal qui sont les symboles du fanatisme, temporise : les lefebvristes ont été invités à «un dialogue spécifiquement théologique, avec une méthodologie très précise», mais ils annoncent qu'ils nommeront des évêques le 1er juillet à moins que le Saint-Siège n'abroge le concile Vatican II, ce qui est impossible. Contre les méchants, sans faire de vagues, davantage de brassage culturel; avec fermeté, à l’instar du cardinal Pizzaballa, qui qualifia le Conseil de paix de Gaza d’«opération colonialiste», et du secrétaire d’État, qui annonça que le Saint-Siège «ne participera pas au Conseil de paix», se privant ainsi du plaisir futile des querelles mesquines.

 

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Publié le 22 Février 2026

L’AFP nous montre ce dimanche 22 février 2026 que la paix en Ukraine «ne peut être repoussée» et est «une nécessité urgente», a affirmé dimanche le pape Léon XIV, à deux jours du quatrième anniversaire de l'invasion russe. «C'est une nécessité urgente qui doit trouver sa place dans les cœurs et se traduire par des décisions responsables», a ajouté le pape depuis le balcon du palais du Vatican. «Je renouvelle fermement mon appel : que les armes se taisent, que les bombardements cessent, qu’un cessez-le-feu soit conclu sans délai et que le dialogue soit renforcé afin d’ouvrir la voie à la paix», a poursuivi le pape américain.

 

La Russie a lancé son invasion à grande échelle de l'Ukraine le 24 février 2022, créant un choc dans le monde entier et déclenchant le conflit le plus sanglant et destructeur en Europe depuis la Deuxième Guerre mondiale. La Russie occupe près de 20% du territoire ukrainien, bombarde quotidiennement des zones civiles et infrastructures, entraînant récemment la pire crise énergétique dans le pays depuis le début de l'invasion de 2022. Moscou continue de progresser, en particulier dans la région orientale du Donbass, malgré de lourdes pertes et les frappes répétées de l’Ukraine contre la logistique. Aucune avancée significative vers une fin du conflit n'a été enregistrée ces dernières semaines.

 

Mardi, jour où le conflit entrera dans sa cinquième année, le président français Emmanuel Macron et le Premier ministre britannique Keir Starmer coprésideront une réunion par visioconférence de la «coalition des volontaires» en soutien à l'Ukraine. De son côté, le ministre hongrois des Affaires étrangères a annoncé dimanche qu'il allait bloquer l'adoption du 20e paquet européen de sanctions contre la Russie, lors d'une réunion lundi du Conseil des ministres des Affaires étrangères, en raison de l'arrêt des livraisons de pétrole russe à travers l'oléoduc Droujba.

 

Sur le terrain ukrainien, les troupes russes rencontrent de plus en plus de difficultés. Depuis peu, elles ne peuvent plus s’appuyer sur la technologie "Starlink" d’Elon Musk, suspendue par le milliardaire. Conséquences : Moscou fait face à des contre-attaques ukrainiennes et par endroits, Kiev semble regagner du terrain. De quoi passablement agacer Vladimir Poutine, dans un contexte de négociations internationales particulièrement tendues (https://www.ladepeche.fr/2026/02/20/guerre-en-ukraine-vladimir-poutine-sur-le-point-de-forcer-les-russes-a-aller-sur-le-front-le-president-envisage-des-conscriptions-obligatoires-13236501.php).

 

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Publié le 21 Février 2026

domradio.de nous montre ce samedi que Tamás Sulyok est président de la Hongrie depuis 2024. Ce juge constitutionnel de longue date a été reçu en audience par le pape Léon XIV pendant plus d'une demi-heure dans lequel  la paix et l'importance de la protection des valeurs chrétiennes a été abordée (https://www.vajma.info/cikk/magyarorszag/27286/Sulyok-Tamas-a-bekerol-targyalt-vatikani-latogatasan.html), où il a également indiqué avoir invité ce dernier à se rendre en Hongrie en consultation avec le président de la Conférence des évêques catholiques hongrois, János Székely (https://www.magyarkurir.hu/hirek/leo-papa-fogadta-sulyok-tamas-koztarsasagi-elnokot), et a tenu des entretiens politiques au Vatican. Aucun accord n'a été trouvé sur tous les points.

 

Selon le Bureau de presse du Vatican, M. Sulyok s'est ensuite entretenu avec le cardinal secrétaire d'État Pietro Parolin et le vice-ministre des Affaires étrangères Mihaita Blaj. Le communiqué aurait salué les «solides relations bilatérales» établies lors des entretiens. Il a souligné le «rôle central de la famille» et la «protection des communautés chrétiennes les plus menacées au monde» comme sujets d'intérêt commun. Par ailleurs, un échange de vues a eu lieu sur la situation internationale actuelle, notamment concernant les zones de conflit et les efforts déployés pour instaurer la paix. Contrairement au Vatican, le gouvernement hongrois a décidé de participer au Conseil de paix pour Gaza, initiative du président américain Donald Trump.

 

Le Fidesz, le parti au pouvoir, présente les prochaines élections comme un choix entre "la guerre et la paix", ce que conteste formellement le parti d'opposition Tisza qui a déclaré à plusieurs reprises qu'il souhaitait la paix et qu'il n'enverrait pas d'armes ou de troupes en Ukraine et selon des sondages indépendants devance le parti de Viktor Orbán de 10 à 12 points (https://fr.euronews.com/my-europe/2026/02/20/legislatives-en-hongrie-le-parti-de-viktor-orban-choque-avec-une-video-dia-montrant-une-ex).

 

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Publié le 20 Février 2026

Quentin Déranque mérite-t-il l’hommage qu’a fait pour lui l’Assemblée nationale et était-il "militant nationaliste, pacifiste et non-violent" comme l’avance Maître Fabien Rajon. La réponse est non. Il est mort après une bagarre opposant une vingtaine d’activistes d’extrême droite à une vingtaine d’antifascistes qui aurait très mal tournée  et non lors d’un «guet-apens».  Le jeune homme de 23 ans, décédé après cette brutale agression à Lyon, s’était récemment rapproché de plusieurs collectifs d’extrême droite ayant recours à la violence. Passé par le mouvement royaliste et antisémite Action française, la formation catholique traditionaliste Academia Christiana, les Allobroges dont il était l’un des fondateurs aux positions suprémacistes et radicalement anti-immigration, Némésis qui a un discours xénophobe sous couvert de défendre les femmes victimes d’agressions, Audace Lyon, un collectif nationaliste (https://www.humanite.fr/politique/extreme-droite/action-francaise-nemesis-defile-neonazi-quentin-d-au-carrefour-des-extremes-droites), et des groupes nationalistes révolutionnaires, comme Luminis Paris, le présentaient comme « un militant nationaliste dont l’engagement radical dépassait largement le rôle “d’agent de sécurité” pour le Collectif Némesis» (https://www.huffingtonpost.fr/politique/article/ce-que-l-on-sait-de-quentin-deranque-etudiant-identitaire-mort-a-lyon-apres-une-agression_260451.html), enfin, il a participé en mai 2025 au défilé néonazi du Comité du 9-Mai à Paris (https://www.mediapart.fr/journal/france/160226/mort-de-quentin-deranque-retour-sur-le-parcours-d-un-militant-neofasciste).

 

Une «marche d’hommage» à Quentin Deranque, militant identitaire, aura bien lieu dans la capitale des Gaules, samedi, mais sera encadrée par un dispositif policier renforcé à «haut niveau», a annoncé la préfecture du Rhône ce vendredi 20 février, 3000 participants sont attendus parmi eux seront présents quelques dizaines de militants venus de pays frontaliers de la France, comme l’Italie, la Belgique ou encore l’Allemagne, et l’organisatrice de la marche Aliette Espieux, militante d’extrême droite anti-IVG, porte-parole de la Marche pour la Vie, est mariée à un néonazi et évolue aussi dans la galaxie de Pierre-Édouard Stérin, à travers notamment l’association de prières Hozana, financée par le milliardaire… (https://www.huffingtonpost.fr/politique/article/le-profil-sulfureux-d-aliette-espieux-l-organisatrice-de-la-marche-en-hommage-a-quentin-deranque_260661.html, et https://www.nouvelobs.com/societe/20260220.OBS112549/mort-de-quentin-deranque-la-manifestation-samedi-a-lyon-autorisee-3000-participants-attendus-ce-que-l-on-sait-du-rassemblement-d-extreme-droite.html). 

 

En réalité cette mort sert de prétexte pour disqualifier la gauche. LFI est dans la tourmente, alors que la droite comme l’extrême droite qui  prétend avoir coupé les ponts avec les groupuscules radicaux d’ultradroite, mais ses liens se maintiennent avec des groupes violents (https://www.nouvelobs.com/politique/20260219.OBS112527/mort-de-quentin-deranque-le-rn-continue-sa-pretendue-dediabolisation-sur-le-dos-des-insoumis.html), instrumentalisent le drame pour diaboliser la formation, et plus largement l’ensemble de la gauche. Ce que dénonce Dominique de Villepin qui s’alarme du «corridor de respectabilité pour le RN» qui s’ouvre «à force de concentrer les coups sur LFI», dans un long post publié sur X jeudi soir. Si Villepin fustige la stratégie «belliqueuse» des insoumis, qui «crée les conditions où des acteurs se sentent autorisés à passer du verbe au geste», il dénonce «la faute majeure de renvoyer dos à dos toutes les radicalités», rappelant que depuis 1986, «59 morts sont attribués à l’ultradroite, contre 6 à l’ultragauche». La France traverse «un moment Charlie Kirk», estime le presque candidat à la présidentielle, qui refuse «la symétrie des violences entre gauche et droite» et dénonce une «diabolisation» de LFI qui «prépare la prise de pouvoir par l’extrême droite» (https://www.liberation.fr/politique/en-direct-mort-de-quentin-deranque-le-ministre-de-linterieur-ne-demande-pas-linterdiction-de-la-marche-samedi-a-lyon-20260220_CMZ5SEHZ2FCNLJB47W2PCVVCXY/).

 

Pendant ce temps, les évêques de France préfèrent se centrer la proposition de loi sur l'«aide à mourir» qui est de retour à l'Assemblée nationale en signant un communiqué invitant à une journée de jeûne et de prière le 20 février, premier vendredi de Carême. Les évêques mettent notamment en garde contre «l’absence de clause d’établissement ou le délit d’entrave», ainsi que «la suppression de la mesure visant à créer des maisons de soins palliatifs». Ils réitèrent «avec force la dignité inaliénable de toute vie humaine et invitent à accompagner la vie jusqu’au bout par le développement massif des soins palliatifs sur tout le territoire» (https://www.ktotv.com/article/fin-de-vie-les-eveques-de-france-appellent-a-une-journee-de-jeune-et-de-priere). Cependant, cette opposition est stérile, car les députés ont approuvé, ce vendredi 20 février, l'article 4 de la proposition de loi visant à créer un droit à l'aide à mourir. Un article majeur puisqu'il définit les cinq critères cumulatifs d'accès à ce droit qui, en cas d'adoption du texte, seront au cœur du modèle français de l'aide à mourir (https://lcp.fr/actualites/fin-de-vie-les-deputes-confirment-les-cinq-conditions-d-acces-a-l-aide-a-mourir-431532).

 

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Publié le 19 Février 2026

Jesús Bastante nous montre dans religiondigital.org ce jeudi que la Fraternité Saint-Pie-X répond au cardinal Fernández, le remerciant de sa volonté d'engager un dialogue mais déclarant celui-ci impossible, car Rome n'abrogera pas Vatican II, déplorant la menace d'excommunication et soulignant que «le seul point sur lequel nous pouvons nous entendre est la charité envers les âmes et envers l'Église». En gros, il n'existe aucune possibilité d'accord entre Rome et les lefebvristes tenant notamment au fait que toute possibilité de dialogue et d'accord impliquerait l'abrogation du concile Vatican II.

 

«La main tendue pour un dialogue ouvert s’accompagne malheureusement d’une autre main déjà prête à infliger des sanctions. On parle de rupture de la communion, de schisme et de “graves conséquences”. De plus, cette menace est désormais publique, ce qui crée une pression difficilement compatible avec un désir sincère d’échanges fraternels et de dialogue constructif», observe le dirigeant lefebviste. «La Fraternité demande seulement à pouvoir continuer à œuvrer pour le bien des âmes auxquelles elle administre les saints sacrements. Elle ne demande rien de plus, aucun privilège, pas même une régularisation canonique, qui, en l’état actuel des choses, est impossible en raison de divergences doctrinales», insistent les lefebvristes dans leur lettre, où ils soulignent qu’«ils ne peuvent abandonner les âmes». En effet, «le besoin de consécrations est une nécessité concrète et immédiate pour la survie de la Tradition, au service de la Sainte Église catholique».

 

Tout cela malgré la reconnaissance par Pagliarani que «nul ne souhaite rouvrir de vieilles blessures» et son appel à «l’écoute et à la compréhension des situations particulières, complexes et exceptionnelles, hors du cadre habituel». «Ils ont également souhaité que la loi soit toujours appliquée de manière pastorale, souple et raisonnable, sans chercher à tout résoudre par des automatismes juridiques et des schémas préétablis», déplore le Supérieur général, qui sollicite à nouveau la «compréhension» du Saint-Siège, notamment compte tenu du «temps qui nous sépare du 1er juillet». Concernant la «discussion doctrinale», demandée depuis des années par la Société elle-même, bien que «sans la pression ni la menace d’une possible excommunication qui aurait rendu le dialogue un peu moins libre, ce qui est malheureusement le cas aujourd’hui», il s’agit là d’un prétexte de plus pour éviter un tel dialogue, s’ajoutant au fait (objectif) que Rome ne renoncera pas au Concile.

 

La hiérarchie ecclésiale devrait abandonner son envie de faire revenir les lefebvristes car ces derniers rejettent la plupart des réformes du Concile Vatican II (1962-1965) et défendent les formes traditionnelles du culte (https://www.domradio.de/artikel/piusbrueder-lehnen-dialog-mit-rom-ab-und-beharren-auf-bischofsweihe), surtout avec ses négociations trop ouvertes pour discuter des «degrés d’adhésion» aux différents textes de Vatican II qui indispose un expert romain inquiet qui «espère qu’on ne va pas le vendre par appartements» (https://www.temoignagechretien.fr/schisme-ou-dialogue-nouvelle-crise-avec-les-lefebvristes/) et n’aboutissent à rien, cependant, le pape a exhorté les prêtres de son diocèse de Rome à faire preuve de plus de créativité dans la pastorale et à accorder une attention particulière aux problèmes des jeunes (https://www.domradio.de/artikel/papst-ruft-pfarrer-zu-kreativitaet-und-sorge-um-die-jugend-auf). Cette créativité ne se retrouve pas chez les lefebvristes.  

 

Et katholisch.de (https://katholisch.de/artikel/67320-papst-leo-xiv-ruft-legionaere-christi-zu-erneuerung-auf) nous montre que suite à la mise en cause des crimes de son fondateur, Marcial Maciel, l’ordre religieux des Légionnaires du Christ se réoriente depuis plusieurs années. Le pape Léon XIV les encourage à embrasser un «renouvellement constant dans le présent», «dans la fidélité à l'Évangile», et les met en garde en déclarant : «L'autorité dans la vie religieuse ne signifie pas domination, mais service spirituel et fraternel envers ceux qui partagent la même vocation.» Il a ajouté que «toute forme de contrôle» qui ne respecte pas «la dignité et la liberté des personnes» doit être évitée.

 

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Rédigé par paroissiens-progressistes

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