Publié le 31 Mars 2026

religiondigital.org, EFE et EP nous montrent que Le président de la Conférence épiscopale espagnole (CEE), Luis Argüello, a justifié mardi que le protocole pour la réparation intégrale des victimes d'abus au sein de l'Église ne comprenait pas de barèmes ou de chiffres d'indemnisation : «Se concentrer uniquement sur la réparation économique semble offensant.» Dans une interview accordée à la radio COPE, Argüello a précisé que la question économique «doit être et sera» incluse dans le protocole signé ce lundi entre le gouvernement, l'Église et le Médiateur, et a rappelé au ministère des Finances son engagement à réglementer les exonérations fiscales pour les personnes bénéficiant d'une indemnisation.
Pour sa part, l’évêque de Vitoria, Juan Carlos Elizalde, a qualifié d’«injuste» le fait que le gouvernement espagnol — selon lui — «continue de se concentrer uniquement sur l’Église» lorsqu’il s’agit d’aborder la question des réparations pour les victimes d’abus sexuels, et a exprimé sa confiance que l’accord conclu sur cette question entre la Conférence épiscopale espagnole (CEE) et l’Exécutif servira à garantir que «d’autres assumeront également leurs responsabilités» pour résoudre ce problème.
Elizalde, dans une interview accordée à Radio Euskadi et rapportée par Europa Press, a ainsi fait référence au protocole signé entre le gouvernement, la Conférence épiscopale espagnole, la Conférence espagnole des religieux et le Médiateur, pour la mise en œuvre du nouveau système de réparation pour les victimes d'abus sexuels dans l'Église catholique. L’évêque a déploré qu’avec cette décision, «le gouvernement continue de se concentrer uniquement sur l’Église», malgré le fait que, comme il l’a déclaré, «98,8 % des victimes sont laissées sans assistance parce que ces cas [de pédophilie] se produisent malheureusement au sein de la famille, dans le monde de l’école, dans le monde des loisirs et du sport».
Elizalde a déclaré que dans ces domaines, «il n'y a pas de directives particulières» de la part de l'Exécutif, et considère donc que l'approche adoptée par le gouvernement sur cette question dans le cas de l'Église est «clairement injuste». Quoi qu’il en soit, il s’est montré favorable à une action empreinte de «transparence» et à une volonté d’«aller de l’avant» afin que «d’autres puissent également s’acquitter de la tâche» que représente le traitement de ce problème.
Comme on pouvait s’y attendre en réponse aux déclarations de l' évêque de Vitoria, dans lesquelles il accuse le gouvernement central de se focaliser uniquement sur l'Église en matière d'abus sexuels sur mineurs et qualifie d'injuste le travail du gouvernement et du Médiateur à cet égard, ANIR tient à exprimer sa condamnation absolue de ces déclarations, car l'évêque semble ignorer qu'en juin 2021, le Congrès des députés espagnols et le gouvernement espagnol ont adopté la loi organique 8/2021 du 4 juin relative à la protection intégrale des enfants et des adolescents contre la violence, et qui fait actuellement l'objet d'une réforme. Il semble également ignorer que le gouvernement espagnol œuvre depuis des années dans d'autres domaines de la société pour reconnaître et réparer les préjudices subis par les enfants victimes de crimes graves de maltraitance et de violence sexuelle (https://www.religiondigital.org/diocesis/anir-pide-obispo-vitoria-rectifique-elizalde_1_1448312.html).
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Publié le 30 Mars 2026

José Manuel Vidal dans religiondigital.org avec Efe nous montrent ce lundi que les victimes indemnisées par le biais du programme PRIVA pourront faire appel auprès du Médiateur. C'était la condition sine qua non pour la signature de l'accord : l'Église ne souhaitait pas transformer l'institution dirigée par Gabilondo en une sorte de cour d'appel. Mais les victimes et le gouvernement ont contraint l'Église à céder, et elle a dû accepter, après plusieurs échanges entre le gouvernement, la Conférence épiscopale espagnole (CEE) et la Conférence espagnole des religieux (CONFER), ainsi que le Médiateur, la poussant à signer le protocole relatif à l'organisation et au fonctionnement du système de reconnaissance et de réparation des victimes d'abus sexuels au sein de l'Église catholique. De fait, les victimes ayant déjà eu recours au système de réparations mis en place par l'Église en 2024 (PRIVA) pourront utiliser le nouveau mécanisme mixte. À compter du 15 avril, les victimes devront choisir entre le nouveau système Église-État et PRIVA.
Selon le protocole, l’Église sera responsable des réparations aux victimes d’abus, tandis que le Médiateur examinera chaque cas et fixera les montants des indemnisations. La hiérarchie ecclésiastique peut faire appel de la résolution, mais la décision finale reviendra au Médiateur. De plus, le gouvernement a convenu que les réparations financières seraient exonérées d'impôt, notamment d'impôt sur le revenu. Enfin, le fait que les victimes ayant déjà bénéficié du Plan PRIVA puissent accéder à ce nouveau système et demander un réexamen constitue indéniablement une avancée cruciale. Pendant longtemps, on a tenté de faire croire que les dossiers des victimes d’abus étaient clos. Ce n'était pas le cas. Et cet accord le reconnaît (https://www.religiondigital.org/espana/motivo-real-esperanza-carta-abierta_1_1448166.html).

 

Enfin, lInitiative Justice Espagne (ONG soutenue par la Fondation Guido Fluri), l’ANIR (Association nationale pour l’enfance volée), l’AVA (Association des victimes de Navarre) et LULACRIS (Association contre les abus sexuels sur mineurs) ont exprimé leur soutien indéfectible et leur satisfaction quant à la signature du protocole inaugurant le nouveau système de reconnaissance et de réparation des victimes d’abus sexuels au sein de l’Église catholique. Cette étape procédurale concrétise l’accord historique du 8 janvier, en consolidant l’accès à la justice pour les cas où la voie judiciaire n’est plus possible. Ce protocole s'inscrit dans le cadre du modèle suisse, une référence européenne en matière de réparation des injustices historiques commises envers les enfants (https://www.religiondigital.org/espana/justice-iniciative-anir-ava-lulacris_1_1448163.html).

 

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Publié le 29 Mars 2026

José Manuel Vidal nous montre sur religiondigital.org qu’à son retour de Monaco, le pape Léon XIV a présidé aujourd'hui, place Saint-Pierre, la solennelle célébration du dimanche des Rameaux. Une magnifique procession, entourée de toute la Curie romaine, a précédé l'office, et une homélie fervente a été prononcée lors de l'Eucharistie. Reprenant la devise «Christ, Roi de la Paix», il a lancé une vive diatribe contre Trump, Netanyahu et Poutine (sans les nommer), les avertissant que «Dieu rejette la guerre, et nul ne peut s'en servir pour justifier la confrontation», et «Il n'écoute pas les prières de ceux qui font la guerre, les rejetant et disant : “Vos mains sont pleines de sang, même si vous multipliez vos prières, je ne les écoute pas.” ( Isaïe 1, 15)».

 

En contemplant Jésus, Roi de la Paix , «crucifié pour nous, nous voyons le crucifié de l'humanité. Dans ses plaies, nous voyons les plaies de tant d'hommes et de femmes aujourd'hui… et de chaque victime de la guerre.» C'est pourquoi, «le Christ, Roi de la Paix, continue de crier du haut de sa croix : Dieu est amour ! Ayez pitié ! Déposez les armes, souvenez-vous que vous êtes frères et sœurs !» Une vision que ne partage pas le secrétaire à la Défense aux États-Unis, Pete Hegseth, qui utilise de plus en plus sa position pour promouvoir sa vision controversée d'un christianisme combatif au sein de l'armée américaine. Il a présidé des offices religieux dirigés par des pasteurs chrétiens conservateurs, remanié le corps des aumôniers militaires et amplifié des opinions chrétiennes ultraconservatrices sur les comptes officiels du Pentagone sur les réseaux sociaux. Certains experts et anciens combattants craignent que les efforts de M. Hegseth pour insuffler une dimension plus explicitement religieuse à l'armée ne menacent sa diversité et son unité (https://nationaltoday.com/us/va/quantico/news/2026/03/29/defense-secretary-hegseth-promotes-combative-christianity-in-the-military/).

 

José Manuel Vidal nous montre aussi sur religiondigital.org (https://www.religiondigital.org/vaticano/papa-angelus-elevemos-suplica-principe-ramos-leon-xiv-paz_1_1448022.html) qu’après la messe solennelle du dimanche des Rameaux, le pape Léon XIV a de nouveau imploré la paix : «Élevons nos prières vers le Prince de la Paix, afin qu’il soutienne les peuples blessés par la guerre et ouvre des voies concrètes vers la réconciliation.» Il a évoqué tout particulièrement les chrétiens «du Moyen-Orient qui subissent les conséquences d’un terrible conflit. Et, dans bien des cas, ils ne peuvent pleinement vivre les rites de ces jours saints.» Ils, selon le pape, «participent réellement à la souffrance du Christ » et «leur épreuve interpelle la conscience de tous.»
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Publié le 28 Mars 2026

france24.com avec l’AFP nous montre que depuis Monaco, principauté catholique surtout connue pour son opulence, le pape Léon XIV venu de Rome en hélicoptère pour éviter le casse-tête diplomatique d'un atterrissage en territoire français à Nice, le pape a été accueilli par le prince Albert II et la princesse Charlène, sous un soleil radieux, et depuis le balcon du palais princier, face à plus de 5000 personnes, il a abordé sans détour la réalité financière de ce territoire surtout connu pour ses casinos, ses milliardaires et son immobilier aux prix vertigineux, même si le catholicisme y est religion d’État.

 

Il a fustigé "les configurations injustes du pouvoir, les structures de péché qui creusent des abîmes entre pauvres et riches, entre privilégiés et rejetés, entre amis et ennemis". "Chaque talent, chaque opportunité, chaque bien mis entre nos mains a une destination universelle, un devoir intrinsèque de ne pas être retenu mais redistribué", a-t-il insisté. Le pape a directement interpellé les Monégasques, dont certains l'écoutaient une coupe de champagne à la main depuis les balcons d'appartements privés : "Vivre ici est pour certains un privilège et pour chacun un appel spécifique à s'interroger sur sa propre place dans le monde". Il y a un "impératif de solidarité de la part de ceux qui ont le plus de moyens", a reconnu le prince Albert II, qui a pour sa part consacré une partie sa fortune et de son entregent à la protection de l'environnement.

 

Pour la messe dans l'après-midi, en présence de 15 000 fidèles, le recueillement et les sages applaudissements sont restés de mise, loin des acclamations aux allures de concert qui accompagnent souvent les messes des déplacements papaux. Il rappelé l'attachement de l’Église à la défense de la vie invitant à prendre "soin de chaque existence humaine, depuis son apparition dans le sein maternel jusqu'au moment où elle se flétrit et dans toutes ses fragilités", lors d'une messe aux accents solennels. Monaco, qui a renoncé l'an dernier à légaliser l'avortement et renforcé les soins palliatifs en rejetant l'aide à mourir, reste l'un des derniers pays européens en phase avec cette doctrine. C'est un reproche à la France qui a mis dans sa constitution l'avortement et adopté l’aide à mourir, ce n'est pas la doctrine qui a joué, mais l'aide à la personne en souffrance et le droit des femmes. Dans une allusion à la situation internationale, le pape, très discret sur la guerre au Moyen-Orient, a fustigé "l'action occulte d'autorités puissantes, prêtes à tuer sans scrupule", sans citer aucun pays.

 

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Publié le 27 Mars 2026

franceinfo.fr avec l’AFP nous montre ce vendredi que la cour d'appel de Paris a condamné au civil l'évêque émérite de Gap (Hautes-Alpes) Jean-Michel di Falco à payer près de 200 000 euros de préjudice à un homme l'accusant de viols et agressions sexuelles dans les années 1970, selon une décision consultée par l'AFP, jeudi 26 mars. Pierre-Jean Pagès accuse Jean-Michel di Falco de violences sexuelles à l'époque où celui-ci était prêtre et directeur du collège Saint-Thomas d'Aquin à Paris entre 1972 et 1975, des faits prescrits au pénal. Il a réaffirmé jeudi "sa parfaite innocence, sa totale rectitude" et a annoncé se pourvoir en cassation. Jean-Michel di Falco a été l’une des figures les plus médiatiques de l’Eglise de France, notamment en tant que porte-parole de la CEF (1987-1996), puis évêque auxiliaire de Paris (1997-2003), avant d’être évêque de Gap et d’Embrun (2003-2017) (https://www.lemonde.fr/religions/article/2026/03/26/jean-michel-di-falco-condamne-a-dedommager-un-homme-l-accusant-de-viols-dans-les-annees-1970-l-ex-eveque-reaffirme-sa-parfaite-innocence_6674371_1653130.html).

 

L'évêque de 84 ans s'est dit "extrêmement choqué" que la cour d'appel de Paris déduise "de l'aide morale et psychologique,  apportée par Jean-Michel di Falco à un garçon orphelin, aidé et soutenu", qu'elle "puisse être anormale ou inappropriée", a déclaré dans un message à l'AFP son avocat Me Olivier Baratelli. "Comment une décision peut-elle, 54 ans plus tard, être aussi péremptoire ?", a-t-il dénoncé en invoquant "l'absence de tout indice et de toute preuve matérielle". "Il résulte ainsi des éléments du débat qu'un comportement fautif de [Jean-Michel] di Falco, de nature sexuelle, a causé à [Pierre-Jean] Pagès un dommage corporel, qui l'oblige à réparation", a estimé dans son arrêt la cour d'appel, au terme d'un long chemin procédural qui avait vu le demandeur jusqu'ici débouté de ses demandes.

 

Jeudi dans la journée, le président de la Conférence des évêques (CEF) Jean-Marc Aveline, a déclaré "prendre acte" de la condamnation de l'évêque. "C'est quasiment inédit" a-t-il exprimé, estimant qu'"il faut laisser faire la justice". "Ma pensée va aux personnes dont cette histoire évoque la souffrance. Si on en est là, c'est parce qu'il y a une souffrance", a ajouté Jean-Marc Aveline lors d'un point-presse à l'occasion de l'assemblée plénière de la CEF à Lourdes (Hautes-Pyrénées). Cette condamnation – une première pour un évêque français – ouvre la voie à la réparation civile d’abus sexuels, parfois très longtemps après les faits (https://www.la-croix.com/religion/mgr-di-falco-condamne-tout-comprendre-a-une-decision-hors-norme-54-ans-apres-les-faits-20260327).

 

Après des décennies de non-dits sur les affaires de violences sexuelles commises par des membres du clergé français, la parole s’est libérée ces dernières années dans des dossiers de ce type. Un total de près de 1800 victimes de pédocriminalité dans l’Église ont saisi l’Instance nationale indépendante de reconnaissance et de réparation, dispositif créé en 2021 et arrivant à échéance à l’été, a annoncé lundi cette structure (https://www.lemonde.fr/religions/article/2026/03/26/jean-michel-di-falco-condamne-a-dedommager-un-homme-l-accusant-de-viols-dans-les-annees-1970-l-ex-eveque-reaffirme-sa-parfaite-innocence_6674371_1653130.html).

 

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Publié le 26 Mars 2026

parismatch.com nous montre dans son article du mercredi 25 mars 2026 que Sarah Mullaly est officiellement devenue la première femme archevêque de Canterbury depuis 1400 ans. Après des années passées au sein du Service national de santé britannique, cette ancienne infirmière, par la suite, ordonnée prêtre en 2002, puis devenue évêque de Londres en 2018 – une première, pour une femme -, quatre ans après l’autorisation faite aux femmes d’accéder à la charge d’évêque, après de vifs débats internes au sein de l’Église d’Angleterre, prend les rênes d’une Église d’Angleterre bouleversée par les scandales d’abus sexuels. Plus de 40 des 108 évêques d'Angleterre sont aujourd'hui des femmes, avec une proportion similaire parmi les prêtres, depuis que les femmes membres du clergé ont été autorisées pour la première fois au début des années 1990 (https://fr.euronews.com/culture/2026/03/25/sarah-mullally-premiere-femme-a-la-tete-de-leglise-anglicane).
Bien qu’elle ait officiellement pris ses fonctions fin janvier dernier, l’installation de la nouvelle archevêque de 64 ans a été marquée par son premier sermon, prononcé dans la cathédrale de Canterbury. Face à elle, quelque 2000 personnes étaient réunies, dont le prince William et Kate, princesse de Galles. Les femmes ont d'ailleurs occupé une place importante durant la cérémonie mercredi : ce sont deux femmes qui ont ouvert l'imposante porte de la cathédrale après que Sarah Mullally, vêtue d'une cape et d'une mitre dorées, l'eut frappée trois fois avec sa crosse, comme le veut la tradition (https://www.france24.com/fr/info-en-continu/20260325-sarah-mullally-nouvelle-cheffe-de-l-%C3%A9glise-anglicane-intronis%C3%A9e-%C3%A0-la-cath%C3%A9drale-de-canterbury-1). À cette occasion, Sarah Mullaly a souhaité rendre hommage aux victimes d’abus sexuels commis par l’Église d’Angleterre. «Nous ne devons ni ignorer ni minimiser la souffrance de ceux qui ont été lésés par les actions, les omissions et les manquements de certains membres de nos propres Églises et communautés chrétiennes», a ainsi déclaré la nouvelle cheffe spirituelle des anglicans, selon The Guardian. Avant son intronisation, l’archevêque Mullally a entrepris un pèlerinage de 140 kilomètres, marchant pendant six jours de la cathédrale Saint-Paul-de-Londres à Canterbury, nous apprend The New York Times. Elle est la première archevêque de l’ère moderne à réaliser un tel voyage.

 

Sa nomination au poste d’archevêque a également suscité des remous – certains ayant salué une première historique quand d’autres ont déploré l’arrivée d’une femme. Une alliance conservatrice d’anglicans de l’étranger a notamment dénoncé la nouvelle, exprimant sa «tristesse» et affirmant que «la Bible exige un épiscopat exclusivement masculin». Mais Sarah Mullaly a conscience de ce qui l’attend à ce poste. Dans un communiqué publié à la suite de la nomination, elle a promis de diriger l’Église anglicane avec «calme et compassion» dans une période «de division et d’incertitude». Dans une interview accordée à la presse britannique en janvier, elle avait d’ores et déjà exprimé sa gratitude pour le «large soutien, y compris d’hommes» qu’elle a reçu. Mais «il est juste de dire que j’ai, tant dans mes fonctions séculières qu’au sein de l’Église, parfois fait l’expérience de la misogynie», avait-elle ajouté.

 

Enfin, dans un message adressé à Sarah Mullally, à l’occasion de son intronisation comme archevêque de Canterbury et primat de la Communion anglicane, le pape Léon XIV a renouvelé l’engagement de l’Église catholique à poursuivre le chemin œcuménique avec l’Église anglicane, initié par le pape Paul VI et l’archevêque Michael Ramsey. «Cela est particulièrement vital compte tenu des multiples défis auxquels notre famille humaine est confrontée aujourd’hui», affirme le pape Léon XIV pour qui «les différences ‘‘ne peuvent nous empêcher de nous reconnaître mutuellement comme frères et sœurs dans le Christ en raison de notre baptême commun’’», et reprenant l’adresse du pape François, il rappelle que «l’unité que recherchent les chrétiens n’est jamais une fin en soi, mais elle est orientée vers l’annonce du Christ, afin que, comme l’a prié le Seigneur Jésus lui-même,‘‘le monde croie’’» (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2026-03/catholiques-et-anglicans-continuer-a-dialoguer-verite-amour.html).

 

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Publié le 25 Mars 2026

Jean-Charles Putzolu dans vaticanews.va ce mercredi que les évêques de la Conférence épiscopale de France qui se retrouvent à partir de ce mardi matin en assemblée plénière de printemps à Lourdes, ont reçu à travers un message signé par le cardinal Pietro Parolin au nom du Souverain pontife les encouragements du pape Léon XIV à défendre l’enseignement catholique et plus particulièrement à en préserver «avec détermination» la dimension chrétienne qui en est la «raison d’être», tout en favorisant le plus large accueil dans le respect des convictions de chacun, tout en reconnaissant «un contexte d’hostilité croissante» suite aux soubresauts causés par une actualité qui a récemment encore défrayé la chronique liée à des actes d’abus dans des établissements scolaires. Et cela ne va pas s’arranger pour l’image de l’enseignement catholique puisqu’un collectif d'anciens élèves comptabilise "25 victimes de générations différentes" entre 1960 et 1995 au sein d'établissements à Rueil-Malmaison et Saint-Germain-en-Laye (https://france3-regions.franceinfo.fr/paris-ile-de-france/hauts-de-seine/temoignages-des-caresses-prononcees-vers-l-interieur-du-pantalon-des-fellations-ils-revelent-de-nouveaux-abus-sexuels-dans-des-ecoles-catholiques-des-lasaliennes-3323156.html).

 

Puis, il les invitent à persévérer contre les abus, en demandant aux évêques français de poursuivre dans l’écoute et l’attention aux victimes soulignant la nécessité d’actions de prévention sur le long terme et en souhaitant «que les prêtres coupables d’abus ne soient pas exclus de cette miséricorde et fassent l’objet de vos réflexions pastorales» , et d’accorder la miséricorde de Dieu envers tous, tout en adressant aux pasteurs un message d’encouragement et leur renouvelle toute sa confiance, alors que nombre d’entre eux ont pu être «durement éprouvés» par les conséquences de comportements abusifs de la part de certains de leurs pairs.

 

Et enfin, à réfléchir à des solutions pour accueillir les communautés attachées au Vetus Ordo (célébration de la messe en latin selon la liturgie d’usage avant le Concile Vatican II), exprimant clairement son inquiétude de voir dans l’Église s’ouvrir «une douloureuse blessure concernant la célébration de la Messe»; célébration qui constitue «le sacrement même de l’unité», pour cela il faut porter «un regard nouveau […] sur l’autre, dans une plus grande compréhension de sa sensibilité» et par conséquent de rechercher, avec l’aide de l’Esprit-Saint, «des solutions concrètes permettant d’inclure généreusement les personnes sincèrement attachées au Vetus Ordo, dans le respect des orientations voulues par le Concile Vatican II».

 

Prenant acte des «temps difficiles» de l’Église, le pape Léon XIV voit aussi des «signes d’espérance et de présence de Dieu dans les cœurs». En témoigne la forte augmentation des catéchumènes sur les dix dernières années. Un regain d’intérêt spirituel marqué, certes, mais à mettre en perspective après plus de deux décennies de forte baisse des demandes de baptême. Face aux chiffres en forte augmentation, les chercheurs en sciences sociales ainsi que plusieurs observateurs impliqués dans le monde catholique français appellent à la prudence dans l’analyse. Ainsi, à La Vie en novembre 2025, Yann Raison du Cleuziou, professeur de science politique à l’université de Bordeaux et spécialiste de la sociologie du catholicisme français, déclarait : «Il faut rappeler que cette vague de catéchumènes ne suffit pas à compenser le déclin du baptême des jeunes enfants. Statistiquement, ces conversions demeurent quasiment invisibles tant l’ampleur du déclin reste forte.» (https://www.lavie.fr/christianisme/eglise/baptemes-en-france-des-chiffres-toujours-en-hausse-et-des-nuances-103580.php).

 

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Publié le 24 Mars 2026

RCF.fr nous montre ce mardi qu’à Lourdes, pour l’assemblée plénière de printemps des évêques de France pour parler éducation, liturgie mais aussi prise en charge des victimes de pédocriminalité dans l’Église, alors qu'une instance clé, l'Inirr, arrive à échéance cet été, le cardinal Jean-Marc Aveline ouvre les travaux par une méditation vibrante sur l’Annonciation et l’exemple des 19 martyrs des années de la guerre civile en Algérie. Entre 1994 et 1996, 19 religieux ont ainsi été assassinés sur le sol algérien, dans un contexte de violences perpétrées par des milices islamiques (https://www.lavie.fr/christianisme/eglise/reunis-a-lourdes-les-eveques-de-france-se-placent-sous-le-patronage-des-martyrs-dalgerie-103538.php).

 

Il a évoqué aussi Marie porteuse de la Parole, et le programme de cette assemblée. En commençant par l’éducation pour laquelle les évêques travailleront mardi sur ce dossier, en poursuivant sur les abus, car "Il nous faut avancer" sur la mise en place d'un dispositif "durable", "même s'il devra sans doute être évalué et affiné au fil des années", et il s'est dit déterminé à ce que le passage de relais "puisse se faire au 1er septembre" avec l'Inirr, instance de réparation pour les victimes mineures créée en novembre 2021 et arrivant à échéance fin août, c’est pour cela que les évêques plancheront aussi sur leur dispositif pour les victimes majeures, qui laisse pour le moment les collectifs sur leur faim (https://www.france24.com/fr/info-en-continu/20260324-les-%C3%A9v%C3%AAques-r%C3%A9unis-%C3%A0-lourdes-pour-parler-%C3%A9ducation-liturgie-et-r%C3%A9paration-des-violences-sexuelles).

 

Puis en continuant sur la liturgie qui sera abordée jeudi, alors que l’Église est secouée par les menaces de schisme de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X, une communauté traditionaliste fondée par l'évêque Marcel Lefebvre, et il s'agit là une "première séquence" sur ce thème mais "il y en aura d'autres" lors des assemblées de Lourdes, a assuré Mgr Aveline, ainsi que la paix au Moyen-Orient en citant longuement des responsables chrétiens de la région embrasée du Moyen-Orient, lui qui préside le Bureau de coordination méditerranéenne institué par le pape François. Les évêques observeront mercredi un "long temps de prière" pour la paix, a ajouté Mgr Aveline, en déplorant une guerre au Moyen-Orient "dont on peine à percevoir quel est l'objectif ultime". "Contrairement à ce que certains voudraient nous faire croire, Dieu ne se laisse pas enrôler par les puissances des ténèbres" mais il "est toujours du côté des victimes", a-t-il ajouté (https://www.france24.com/fr/info-en-continu/20260324-les-%C3%A9v%C3%AAques-r%C3%A9unis-%C3%A0-lourdes-pour-parler-%C3%A9ducation-liturgie-et-r%C3%A9paration-des-violences-sexuelles).

 

Il invite à persévérer dans la prière eucharistique face aux violences du monde. Il a aussi mis en garde contre la «violence croissante» du débat public en France (https://www.la-croix.com/religion/a-lourdes-le-cardinal-aveline-alerte-contre-la-degradation-du-climat-politique-en-france-20260324). Il a aussi déploré la "violence physique, notamment avec la mort de Quentin Deranque en marge d'une conférence politique" en février à Lyon. Le militant d'extrême droite radicale a été tabassé à mort par des militants d'ultragauche. Quant à l'idée d'un voyage en France du pape, après ses déplacements à Monaco, en Afrique et en Espagne, le président de la CEF l'a assuré : "nous y travaillons et j'ai encore abordé le sujet avec le pape il y a quelques jours" (https://www.france24.com/fr/info-en-continu/20260324-les-%C3%A9v%C3%AAques-r%C3%A9unis-%C3%A0-lourdes-pour-parler-%C3%A9ducation-liturgie-et-r%C3%A9paration-des-violences-sexuelles).

 

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Publié le 23 Mars 2026

religiondigital.org nous montre ce lundi que le Vatican ignorait que les évêques avaient bloqué la signature de l'accord, prévue avant la visite du roi et de la reine au pape Léon XIV. Les associations dénoncent la «revictimisation constante» dont elles sont victimes, exigent que l'accord ne soit plus retardé après l’échec des deux dernières réunions entre le gouvernement, l’Église et le Médiateur, du fait que les évêques craignent que le Médiateur ne devienne une sorte de «seconde instance» pour les victimes insatisfaites de la décision de PRIVA, et demandent au Saint-Siège d'«envisager la possibilité de reporter la visite du pape en Espagne, en donnant la priorité à la situation précaire des personnes concernées, laissées sans accord».

L’Association nationale pour l’enfance volée et l’ONG Justice Initiative Spain demandent au Vatican d’«envisager de reporter la visite du pape en Espagne, en donnant la priorité à la situation précaire des victimes laissées sans accord». Concernant le gouvernement, elles ajoutent : «Étant donné que les délais pour un accord [estimés à un mois, à compter du 8 janvier] sont dépassés, il serait peut-être temps pour celui-ci d’agir unilatéralement.» Il faut dire que l'indemnisation du dispositif PRIVA est dérisoire. Soit on accepte ce que l'Église nous propose, soit on ne reçoit rien. Enfin, une formulation transforme les réparations en un arrêt définitif qui empêche toute réclamation ultérieure, même en cas de désaccord de la victime ou d’absence de justification détaillée et vérifiable.  

 

«Des manifestations auront lieu si l'accord n'est pas signé cette semaine, ou du moins si sa signature n'est pas annoncée cette semaine.» Avec une détermination sans faille, les différentes associations de victimes d'abus au sein de l'Église catholique ont dit «Trop c'est trop» et, ce dimanche, lors d'une réunion en ligne, elles ont pris une décision unanime qui semble historique : si l'accord tant attendu sur le protocole d'indemnisation des survivants de pédophilie cléricale entre le gouvernement, la Conférence épiscopale, la Conférence des religieux (CONFER) et le Médiateur n'est pas annoncé cette semaine, des manifestations auront lieu devant le siège de la Conférence épiscopale espagnole et la Nonciature apostolique.

 

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Publié le 22 Mars 2026

la-croix.com (avec l’AFP) nous que lors de la prière de l’Angélus, dimanche 22 mars, le pape Léon XIV qui «continue à suivre avec consternation la situation au Moyen-Orient ainsi que dans d’autres régions du monde déchirées par la guerre et la violence», a de nouveau lancé un appel au dialogue et la paix, dénonçant vigoureusement la guerre et ses conséquences en des termes vigoureux car «Nous ne pouvons rester silencieux face à la souffrance de tant de personnes, victimes innocentes de ces conflits. Ce qui les blesse blesse l’humanité tout entière. La mort et la douleur provoquées par ces guerres sont un scandale pour toute la famille humaine et un cri devant Dieu», mais jamais explicitement les parties impliquées.

 

Le pape américano-péruvien de 70 ans s’est montré particulièrement prudent depuis le début des bombardements menés par les États-Unis, son pays natal, et Israël, qui ont provoqué la guerre au Moyen-Orient, appelant à plusieurs reprises à la paix. Le dimanche 15 mars, dans une homélie à la paroisse du Sacré-Cœur de Jésus à Ponte Mammolo, il avait dénoncé l’instrumentalisation de la religion par certains chrétiens, «qui tentent même d’impliquer Dieu dans ces décisions funestes». Après que Donald Trump, dix jours plus tôt, eût invité à la Maison-Blanche une vingtaine de pasteurs évangéliques afin qu’ils prient pour lui. Lors du précédent Angélus, le pape Léon XIV avait déjà instamment demandé un cessez-le-feu, estimant que «la violence ne conduira jamais à la justice et à la paix». Après trois semaines de conflit, une fois de plus, il a demandé aux fidèles de continuer à prier pour la paix : « Je renouvelle avec force mon appel à persévérer dans la prière afin que cessent les hostilités et que s’ouvrent enfin des voies de paix fondées sur un dialogue sincère et sur le respect de la dignité de chaque personne humaine », a conclu le pape Léon XIV.

 

La situation ne s'arrange pas, ce dimanche, au Moyen-Orient. Dans la matinée, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a promis qu'Israël, cible la veille d'une frappe de missile iranien, "viserait personnellement" les dirigeants de la République islamique, et plus particulièrement les membres de son corps d'élite des Gardiens de la Révolution. Pour sa part, l'Iran annonce de "lourds dégâts" sur ses infrastructures d'eau et d'énergie qu'Israël et les États-Unis ont lancé une offensive d'envergure depuis le 28 février, tuant le guide suprême de la République islamique et déclenchant une guerre qui s'est depuis étendue à l'ensemble du Moyen-Orient (https://www.corsematin.com/article/societe/2572707988073214/guerre-au-moyen-orient-le-pape-leon-xiv-se-dit-consterne-et-regrette-un-monde-dechire-par-la-violence).

 

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Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

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