Publié le 29 Avril 2026

katholisch.de nous montre ce mercredi que la journaliste Elise Ann Allen est convaincue que les conflits avec les chefs d'État sont inévitables pour le pape Léon XIV. Dans une interview, elle livre des éclairages sur sa personnalité et pense qu'il se prépare à affronter l'opposition. «Je pense que c'est inévitable. Léon n'est pas aveugle. Accepter la papauté était une décision très importante pour lui. Je pense qu'il comprenait parfaitement le poids de la responsabilité qu'il assumait», a expliqué Allen dans une interview accordée mardi au magazine Time à propos de sa biographie du pape Léon XIV. Elle pense également qu'il se prépare à des réactions politiques négatives. «Certains pays africains que nous avons visités sont connus pour leurs dirigeants autoritaires. Il a prononcé la phrase : "Le monde est ravagé par une poignée de tyrans", en Guinée équatoriale, devant le président et le fils du vice-président, assis au premier rang pendant la messe. Il attise les tensions.»

 

Allen connaît le pape Léon XIV depuis décembre 2018, alors qu'il était encore évêque au Pérou. Elle l'a rencontré à Lima, la capitale, pour discuter des scandales d'abus au sein de l'Église catholique péruvienne. «Les situations auxquelles il a dû faire face en tant que jeune missionnaire puis évêque étaient très complexes. Son approche consistait à penser qu'il n'est pas nécessaire d'être d'accord sur tout, mais qu'il faut parvenir à un consensus pour que la population ne souffre pas», a-t-elle souligné. Il a toujours agi discrètement, mais n'hésite pas à aborder les problèmes lorsqu'il le juge nécessaire. Cela s'est également vérifié lors de ses différends avec le président américain Donald Trump à la mi-avril.

 

«C'est le genre de personne qui n'initie pas les polémiques, mais qui ne les fuit pas non plus si besoin est», a déclaré Allen. Dans l'interview, Allen exprime sa conviction que la franchise et l'honnêteté du pape Léon XIV, ainsi que son absence de crainte de la confrontation, lui ont été précieuses durant son pontificat. «Je pense que le Collège des cardinaux a perçu l'impact des décisions de Donald Trump et sa manière d'attiser les tensions géopolitiques avec une préoccupation pour tous. Leur raisonnement était le suivant : qui pourrait tenir tête à cet homme si nécessaire, tout en étant respecté et en ayant la possibilité de s'exprimer ?»

 

Et les conflits arrivent comme le montre domradio.de (https://www.domradio.de/artikel/papst-leo-xiv-spricht-mit-umstrittenem-us-erzbischof-cordileone) puisque le pape Léon XIV a reçu au Vatican l'archevêque américain Salvatore J. Cordileone. Le contenu et l'objet de cette rencontre restent inconnus même si les accusations de diviser l'archidiocèse de San Francisco et de prêcher l'intolérance envers les homosexuels peut jouer contre lui. Mgr Cordileone est un représentant de l'aile conservatrice parmi les évêques catholiques des États-Unis.

 

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Publié le 28 Avril 2026

«Nombre de personnes devraient être embarquées sur un bateau, passer cinq jours dans l’Atlantique, jour et nuit, sans nourriture, et voir comment elles arrivent. Ensuite, à leur arrivée, que ferons-nous ? Nous devrons les accueillir et prendre soin d’elles, bien sûr», a déclaré Mgr José Mazuelos, évêque des îles Canaries, le 23 avril, lors d’une rencontre de la Conférence épiscopale espagnole avec des journalistes, à l’occasion de l’annonce de la visite du pape Léon XIV à Gran Canaria et à Tenerife les 11 et 12 juin comme nous le montre Jesús Martinez Gordo dans religiondigital.org ce mardi. Il répondait ainsi à une question concernant les critiques formulées à l’encontre du processus de régularisation des migrants en Espagne, entamé le lundi 20 avril. Santiago Abascal, le dirigeant de VOX, a immédiatement réagi sur Twitter le jour même : «Certains qui profitent de l’immigration clandestine devraient quitter le palais et venir constater les conséquences que cela a pour les Espagnols : sur la santé, la sécurité, les salaires et les impôts.» Ces derniers jours, Vox et les évêques se sont opposés au sujet de la «priorité nationale» adoptée par le parti de Santiago Abascal et le Parti populaire (PP) dans leurs accords de coalition pour gouverner l'Estrémadure et l'Aragon. Vox résume ce principe en disant que les Espagnols devraient être prioritaires pour le logement social et l'aide publique. De leur côté, les évêques ont appelé à la compassion envers les immigrés et critiqué l'idée de priorité nationale, tandis qu'Abascal a accusé l'Église de tirer profit de l'immigration (https://www.religiondigital.org/espana/vox-anima-obispos-ponerse-sotana-barrios-musulmanes-prioridad-nacional_1_1451621.html).

 

Contrairement à ces deux précédents affrontements, celui-ci se caractérise non seulement par la virulence des propos du leader de Vox, mais aussi par le soutien apporté à l'évêque des îles Canaries par le maire de La Laguna, Luis Yeray Gutiérrez, et le ministre de la Politique territoriale, Ángel Víctor Torres. Et surtout, par la prise de position sans équivoque de Mgr Mazuelos et des évêques espagnols eux-mêmes qui, réunis en assemblée plénière, se sont une nouvelle fois désolidarisés de Vox sur cette question, par fidélité à l'Évangile. «C’est une attaque brutale de l’extrême droite», a déclaré le maire socialiste. «À La Laguna», a-t-il poursuivi, «nous constatons de visu le travail d’assistance réalisé par de nombreux bénévoles et professionnels de Cáritas auprès des personnes vulnérables, migrants et population locale. Et notamment le service qu’ils rendent à ceux qui arrivent sur notre territoire, souvent dans des conditions extrêmes. Ceux qui, comme Vox, condamnent ce comportement ne font que révéler leur côté le plus insensible.» De son côté, le ministre Ángel Víctor Torres a affirmé que l’évêque Mazuelos avait «absolument raison» et qu’il n’aurait pas pu le dire plus clairement : ce sont les mots de celui qui voit des migrants arriver «sans défense, affamés, voire morts», après un périple où ils «risquent» leur vie simplement «pour un avenir meilleur».

 

Le porte-parole national de Vox, José Antonio Fúster, qui s’avère pas très inspiré, a encouragé lundi les évêques qui critiquent le concept de «priorité nationale» à visiter le quartier musulman de Molenbeek à Bruxelles vêtus de soutanes, et a affirmé que la culture chrétienne est un «symbole» de l'identité espagnole (https://www.teleprensa.com/articulo/nacional-3/vox-anima-obispos-contrarios-prioridad-nacional-visitar-vestidos-sotana-barrios-musulmanes-bruselas/202604271222362402311.amp.html). Un propos lamentable et indigne d’un responsable politique.

 

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Publié le 27 Avril 2026

Nicole Winfield dans Associated Press nous montre que le pape Léon XIV a prié lundi au Vatican avec l'archevêque de Canterbury, Sarah Mullally, et a promis de continuer à œuvrer pour surmonter les différences «aussi insurmontables qu'elles puissent paraître», lors d'une rencontre historique avec la première femme dirigeante de l'Église d'Angleterre et chef spirituelle de la Communion anglicane mondiale. La rencontre entre les deux figures religieuses les plus célèbres du christianisme aurait été impensable il y a quelques années à peine, compte tenu des divisions entre leurs deux Églises concernant l'ordination des femmes en général et la nomination de Mullally en particulier. Le pape Léon XIV a reconnu que de «nouveaux problèmes» étaient venus s'ajouter à des «questions historiquement sources de division» dans leurs relations. Mais il a néanmoins juré de perpétuer la tradition des papes précédents en continuant à œuvrer pour la réunification des Églises. Les anglicans se sont séparés de Rome en 1534, lorsque le roi d'Angleterre Henri VIII s'est vu refuser l'annulation de son mariage. Malgré un dialogue théologique formel entamé dans les années 1960, d'importantes divergences persistent, notamment concernant la décision de l'Église d'Angleterre d'ordonner des femmes. L'Église catholique romaine réserve la prêtrise aux hommes. Le pape Léon XIV a cité le défunt pape François qui disait aux primats anglicans que «ce serait un scandale si, à cause de nos divisions, nous ne remplissions pas notre vocation commune de faire connaître le Christ». «Pour ma part, j’ajouterais que ce serait également un scandale si nous ne continuions pas à œuvrer pour surmonter nos différends, aussi insurmontables puissent-ils paraître», a déclaré le pape Léon XIV.

 

Mullally, dont la nomination a divisé la Communion anglicane déjà scindée, est arrivée une heure en avance pour rencontrer le pape Léon XIV. Elle l'a remercié de l'avoir accueillie lors de son premier voyage à l'étranger depuis son installation le mois dernier. Après s'être rencontrés dans la bibliothèque du pape, les deux ont prié ensemble dans la chapelle Urbain VIII, au sein du Palais apostolique, pour ce que le Vatican a qualifié de «moment de prière». L’office de Mullally a précisé que le pape Léon XIV présidait la cérémonie, mais qu'ils avaient tous deux «récité la grâce ensemble». Le Vatican a diffusé des photos et une vidéo de la rencontre et de la prière, qui se sont déroulées à huis clos. Dans ses remarques au pape Léon XIV, Mullally a déclaré que tous deux étaient appelés à prêcher l'Évangile avec une «clarté renouvelée». «Face à la violence inhumaine, aux profondes divisions et aux mutations sociétales rapides, nous devons continuer à porter un message d’espoir : chaque vie humaine a une valeur infinie car nous sommes des enfants précieux de Dieu; la famille humaine est appelée à vivre comme des frères et sœurs», a-t-elle déclaré. «Nous devons donc œuvrer ensemble pour le bien commun, en construisant toujours des ponts et jamais de murs, car ce sont les plus pauvres d’entre nous qui sont les plus proches du cœur de Dieu.» Mullally est en ce qu'elle a qualifié de pèlerinage de quatre jours à Rome, qui comprend des visites aux principales basiliques pontificales, où elle a prié sur les tombeaux de saint Pierre et de saint Paul et rencontré de hauts responsables du Vatican. Le palais de Lambeth indique que sa visite vise à «renforcer les relations anglicanes et catholiques romaines par la prière, la rencontre personnelle et un dialogue théologique formel. Elle a pour but d’approfondir les liens de communion, d’affirmer un témoignage commun et d’encourager une collaboration continue aux niveaux mondial et local.» Les premières femmes prêtres anglicanes ont été ordonnées en 1994, la  première femme évêque  en 2015, et maintenant Mullally comme premier archevêque de Canterbury.

 

Le pape Léon XIV et Mullally ont déjà échangé leurs vœux, ce dernier la félicitant pour son installation le mois dernier, mais reconnaissant qu'elle prenait ses fonctions à un moment «difficile et que des différences divisent encore les Églises anglicane et catholique». Il s'est néanmoins engagé à poursuivre le dialogue et, en octobre, le pape Léon XIV a accueilli le roi Charles III et la reine Camilla au Vatican, où ils ont prié dans la chapelle Sixtine. Charles est le chef titulaire de l'Église d'Angleterre. Cet événement, le 25 octobre, a marqué la première fois depuis la Réforme que les chefs des deux Églises chrétiennes priaient ensemble. Cette année marque le 60e anniversaire de la première déclaration œcuménique officielle entre les Églises anglicane et catholique romaine, signée en 1966 à la basilique Saint-Paul-hors-les-Murs par l'archevêque Michael Ramsey et le pape Paul VI. Mullally, quant à elle, a exprimé sa solidarité avec le message de paix du pape Léon XIV, après que le pape d'origine américaine a été vivement critiqué par le président Donald Trump pour ses appels à la paix en Iran. Par le passé, des papes ont rencontré des femmes évêques et archevêques chrétiennes : le pape François a rencontré en 2015 l’archevêque Antje Jackelén, première femme à diriger l’Église luthérienne de Suède. Il a également invité l’évêque anglicane Jo Bailey Wells à une réunion privée avec ses conseillers cardinaux en 2024 afin de discuter du rôle des femmes dans l’Église catholique. George Gross, spécialiste de théologie et de la monarchie au King's College de Londres, a déclaré que la réunion de lundi était historique, notamment parce que le Vatican ne reconnaît pas le sacerdoce féminin. «Si l'on remontait à plusieurs siècles en arrière, ce serait impensable», a-t-il déclaré. «Le simple fait que le pape soit disposé à rencontrer les siens révèle aussi la différence, le fossé.» Gross a déclaré que cette prière visait clairement à montrer l'unité des deux Églises, notamment face aux conflits mondiaux, et à diffuser un message d'unité. Selon lui, cette stratégie s'inscrivait dans la continuité de la visite du roi au Vatican en octobre. «C’est un renforcement de notre solidarité», a-t-il déclaré.

 

La nomination de Mullally a cependant divisé la Communion anglicane, dont les 100 millions de membres répartis dans 165 pays sont  profondément divisés  sur des questions telles que le rôle des femmes et le traitement des personnes LGBTQ+. Nombreux sont ceux, en Angleterre et dans d'autres pays occidentaux, qui ont salué sa nomination comme une avancée historique, brisant un plafond de verre. Mais les Églises les plus importantes et à la croissance la plus rapide de la communion anglicane en Afrique appartiennent à un groupe conservateur appelé la Conférence mondiale pour l'avenir de l'anglicanisme (Gafcon), qui a vivement critiqué sa nomination et menacé de rupture définitive. Aux États-Unis, l'Église anglicane d'Amérique du Nord, conservatrice, s'est formée suite à une scission avec les Églises épiscopales américaines et canadiennes, plus libérales, et a signé la déclaration de la Gafcon s'opposant à la nomination de Mullally. Mullally a confié au pape Léon XIV, qui venait de rentrer d'un voyage en Afrique à travers quatre pays, qu'elle suivrait bientôt ses traces en se rendant au Cameroun et au Ghana en juillet. «Votre pèlerinage en Afrique était empli de vie et de joie», a-t-elle déclaré. «Il nous a rappelé que malgré nos souffrances, les gens aspirent à une vie pleine et entière, et que d'innombrables personnes œuvrent chaque jour pour cette vision du bien commun.»

 

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Publié le 26 Avril 2026

france24.com avec l’AFP nous montrent ce dimanche que l'énergie atomique ne doit être utilisée qu'à des fins pacifiques a lancé dimanche le pape Léon XIV espérant qu'"à tous les niveaux de décision, le discernement et la responsabilité prévaudront toujours", à l'occasion du 40e anniversaire de l'explosion de la centrale nucléaire de Tchernobyl, car cette catastrophe "a marqué la conscience de l'humanité" et "demeure un avertissement quant aux risques inhérents à l'utilisation de technologies toujours plus puissantes", a déclaré le pontife américain à la fin de la traditionnelle prière dominicale, le "Regina Caeli" au Vatican. L'explosion de 1986 à la centrale nucléaire de Tchernobyl, en Ukraine, a été la pire catastrophe nucléaire civile de l'histoire. En septembre 2005, un rapport controversé de l'ONU évalue à 4000 le nombre des morts avérées ou à venir dans les trois pays les plus touchés, puis l'ONG Greenpeace estime en 2006 que 100 000 personnes ont au total péri à la suite de de cette catastrophe. Selon les Nations unies, quelque 600 000 "liquidateurs", le nom donné à ceux ayant participé au nettoyage du site, ont été exposés à de fortes doses de radiations.

 

Par ailleurs, le pape a condamné le pillage des ressources de la Terre et les guerres sanglantes, affirmant que cela prive l'humanité d'un avenir paisible et serein. Il a également dénoncé les attitudes qui bafouent la liberté et la dignité d'autrui. Il a aussi ordonné dix nouveaux prêtres dimanche matin en la basilique Saint-Pierre. Ces ordinations s'inscrivent dans le cadre des ordinations sacerdotales régulières qu'il effectue en sa qualité d'évêque de Rome. Face à l'éloignement croissant entre les fidèles et l'Église, le pape Léon XIV a exhorté les candidats à rester ouverts et à aller à la rencontre des gens. Il a souligné qu'il était essentiel que les prêtres se perçoivent comme des intermédiaires, et non comme des filtres. De nombreuses personnes, par conséquent, n'attendent plus rien de l'Église. Elles portent en elles des souvenirs, parfois lointains ; certains de ces souvenirs sont encore vifs et attirants, tandis que d'autres restent enfouis et constituent un frein. Dieu le sait et patiente. Les futurs prêtres devraient donc faire preuve de patience et de compassion. Parallèlement, il a exhorté les nouveaux prêtres à «garder le seuil (de l'Église) dégagé et à le signaler sans avoir besoin de longs discours» (https://www.domradio.de/artikel/papst-leo-xiv-mahnt-rom-zu-offenheit-und-verantwortlichem-handeln).

 

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Publié le 25 Avril 2026

domradio.de nous montre ce samedi que le pape Léon XIV souhaite restaurer une plus grande unité au sein de l'Église. Un défi se profile à l'horizon : les cérémonies de bénédiction des couples de même sexe. Le pape reste fidèle à sa position, et à celle de son prédécesseur après avoir été interpellé par un journaliste allemand au sujet de son opinion sur la décision du cardinal de Munich, Reinhard Marx, d'autoriser la bénédiction des couples de même sexe dans son archidiocèse, qui à l'échelle mondiale, a fait les gros titres, sans doute aussi parce qu'il est cardinal et occupe des fonctions importantes au Vatican, alors qu’il ne s'agissait pas d'imposer quoi que ce soit, mais plutôt de formuler une recommandation à l'intention de son archidiocèse, et ces orientations, issues du projet de réforme du Chemin synodal allemand, ne sont pas contraignantes pour les évêques; elles sont considérées comme non contraignantes (https://katholisch.de/artikel/68285-wie-der-papst-die-deutschen-bischoefe-bremst-ohne-sie-zu-stoppen).

 

Le pape a expliqué que Rome avait fait savoir aux évêques allemands qu'elle n'approuvait pas les cérémonies de bénédiction officielles pour les couples de même sexe. Il a ajouté qu'aller au-delà du cadre de la bénédiction générale autorisée par le pape François engendrerait plus de discorde que d'unité au sein de l'Église. Cependant, il n'a menacé d'aucune mesure canonique. Le pape Léon XIV a plutôt souligné que d'autres questions étaient plus importantes pour l'Église que celles de moralité sexuelle. Il est peu probable que les cercles conservateurs soient heureux avec un tel push-in. En particulier, les questions de morale sexuelle conduisent encore et encore à des discussions acerbes au sein de l’Église. Sans parler des litiges (https://katholisch.de/artikel/68285-wie-der-papst-die-deutschen-bischoefe-bremst-ohne-sie-zu-stoppen).

 

Le jésuite américain James Martin, pionnier de l'accompagnement pastoral des homosexuels, a commenté la réponse du pape : «Il me semble que le pape Léon XIV ne révoque pas “Fiducia Supplicans”.» Parallèlement, Martin a souligné que l'ouverture du Vatican avait toujours été conditionnée au fait qu'il ne s'agisse pas de cérémonies de bénédiction formelles. Or, c'est précisément ce que les évêques allemands souhaitaient apparemment instaurer. L'analyse de Martin est sans équivoque : «Dans la perspective globale du Saint-Père, aller au-delà de “Fiducia Supplicans” mettrait en péril l'unité de l'Église. Et il a raison sur ce point.» Martin juge la réponse du pape «sage, prudente et réfléchie». Enfin, il rappelle que le pape Léon XIV poursuit la vision de son prédécesseur le pape François, selon laquelle l'Église doit être ouverte à «tous, tous, tous», y compris aux personnes appartenant aux minorités sexuelles.

 

Maintenant que le pape s'est exprimé personnellement sur la question, la balle est de nouveau dans le camp de l'Allemagne. Pour Heiner Wilmer, le nouveau président de la Conférence des évêques, dont la pensée serait proche de celle du pape Léon XIV, c'est l'occasion de faire ses preuves en tant que médiateur dans ce conflit délicat. Cependant, vendredi midi, l'agence de presse catholique KNA a été informée que la Conférence des évêques ne ferait aucun commentaire pour le moment. Le cardinal Marx et d'autres évêques ont également refusé de s'exprimer. Et bien que la Conférence des évêques allemands ne commente pas pour l'instant les propos du pape, l'ancien président de la DBK et évêque de Limbourg, Georg Bätzing, s'est exprimé. Il a précisé que les orientations resteraient le fondement de la pratique pastorale et ne seraient pas retirées (https://katholisch.de/artikel/68285-wie-der-papst-die-deutschen-bischoefe-bremst-ohne-sie-zu-stoppen).

 

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Publié le 24 Avril 2026

Olivier Perret, auteur de l'ouvrage enquête "La face cachée de l'Emmanuel : enquête sur la plus influente communauté catholique de France", et collaborateur du média Golias. nous livre deux articles dans Mediapart et le nouvelobs nous montrant les dérives des communautés nouvelles, tout comme celui d’Adrien Giraud, un auteur-journaliste basé à Lyon sur Rue89, et celui de Laurence Faure dans lavie.fr. Comme tous ceux qui vont sur notre blog le savent, nous avons une grande méfiance envers les communautés nouvelles et nous l’avons jamais caché.

 

Tout d’abord la tribune «La Communauté de l'Emmanuel face aux violences sexuelles en son sein» du lundi 20 avril sur mediapart.fr (https://blogs.mediapart.fr/perret-olivier/blog/200426/la-communaute-de-lemmanuel-face-aux-violences-sexuelles-en-son-sein) qui nous montre que la Communauté de l'Emmanuel est la communauté catholique la plus influente de France. Dans le cadre de son ouvrage enquête «La face cachée de l'Emmanuel», il s’est intéressé à plusieurs faits ou accusations de violences sexuelles en lien avec des prêtres de cette communauté pour lesquels des évêques influents issus de l'Emmanuel comme Yves Le Saux, évêque du Mans jusqu'en 2022, puis d'Annecy, ou Guy de Kerimel, archevêque de Toulouse, se sont illustrés par leur très mauvaise gestion, voire leur complaisance, à l'égard de confrères problématiques. Malgré les tentatives de détourner notre regard du sujet des violences sexuelles au sein de la Communauté, les faits sont tenaces. L’Emmanuel est sous le coup d’une visite apostolique lancée par le Vatican, notamment pour sa gestion problématique des abus. Ces dernières années, plusieurs affaires d’emprise psychologique, de violences sexuelles, voire de pédocriminalité, concernant des prêtres de l’Emmanuel ont été révélées. Manque de transparence dans les communiqués concernant des prêtres communautaires déviants; défaillances graves dans la gestion de certains prêtres accusés d’agressions ou de viols [Benoit Moulay; Bernard Peyrous]; ou encore une règle de la «non critique» toujours ancrée dans les consciences des communautaires et dans le Coutumier de l’Emmanuel, la liste est longue des dysfonctionnements au sein de l’Emmanuel sur ce sujet de la gestion des violences sexuelles.

 

Même si dès 2019, les responsables de l'Emmanuel ont mis en place une structure interne de lutte contre les abus et de prise en charge des victimes, intitulée Commission de prévention et de lutte contre les abus (CPLA), cependant, les responsables de l’Emmanuel ont menti pendant plusieurs années pour justifier la non-adhésion de la Communauté à la Commission Reconnaissance et Réparation (CRR) mise en place par la Conférence des religieux et religieuses de France (CORREF) suite au rapport de la CIASE. La mission de cette commission indépendante est de proposer un accompagnement et une réparation aux victimes majeures, et elle a finalement adhéré à la CRR le 9 avril 2026, soit six mois après la publication de l’ouvrage d’Olivier Perret reprenant les propos de la déléguée générale de cette commission dénonçant l'hypocrisie des responsables de l'Emmanuel sur ce sujet. Comme à chaque fois avec les responsables de l'Emmanuel, au lieu de reconnaître qu'ils ont commis une faute grave en ne rejoignant pas la CRR pendant des années tout en invoquant des raisons fallacieuses, ils ont simplement modifié le site internet de la Communauté pour indiquer : «La Communauté de l'Emmanuel a adhéré le 9 avril 2026 à la Commission Reconnaissance et Réparation (CRR) [...] Cette décision s'inscrit dans une volonté déterminée de permettre aux personnes concernées de s'adresser, si elles le souhaitent, à une instance extérieure à la Communauté de l'Emmanuel, en toute liberté». Finalement, comme le signale la-croix.com (https://www.la-croix.com/religion/la-communaute-de-l-emmanuel-adhere-a-la-commission-reconnaissance-et-reparation-20260424), la communauté de l’Emmanuel a déclaré, mardi 21 avril 2026, son adhésion à la Commission reconnaissance et réparation, pour les victimes de violences sexuelles. La communauté n’avait pas le choix, car la visite apostolique décidée par le Vatican en 2025 qui est en cours dans la communauté charismatique pourrait ne pas être bonne.

 

Et comme il le montre dans nouvelobs.com (https://www.nouvelobs.com/opinions/20260403.OBS113858/derriere-les-films-david-et-sacre-c-ur-une-communaute-catholique-coutumiere-des-derives.html) la communauté ultraconservatrice de l’Emmanuel tire profit de la distribution de ces films à grand succès notamment «David», distribué en France par la société Saje, cette société de distribution soutenue financièrement dès sa création par la Communauté de l’Emmanuel, qui possède encore aujourd’hui 14,28 % du capital, et dont le fondateur Hubert de Torcy, membre de l’Emmanuel, et «Sacré Cœur», dans lequel des scènes du film ont pourtant été tournées au sein du sanctuaire du Sacré Cœur, géré par l’Emmanuel depuis 1986. Trois prêtres de cette communauté et deux personnes très proches d’elle comptent parmi les intervenants du film, et De plus, les deux réalisateurs Sabrina et Steven J. Gunnell ont édité un livre («Objectif Dieu. Quand un couple fait le pari de la Providence») au sein de la maison d’édition de l’Emmanuel en 2024. Il est incontestable que le carton de «Sacré Cœur» a pleinement profité à l’Emmanuel, à la fois en matière de visibilité, mais aussi économiquement – le film ayant rapporté près de 1,5 million d’euros à Saje, selon le journal «L’Informé». Or, les positionnements et les dérives de cette communauté catholique auraient dû être des raisons supplémentaires de s’interroger sur certains objectifs de ce film, qui servent clairement ses intérêts.Au-delà de son rôle dans la Manif pour tous, de sa promotion et de l’invitation à ses camps d’été de 2015 à 2017 de l’association Courage, accusée d’avoir pratiqué des «thérapies de conversion» sur des homosexuels, de l’organisation de camps de «revirilisation» d’hommes appelés Optimum, l’Emmanuel est actuellement sur le devant de la scène pour des affaires de violences sexuelles, voire pédocriminelles, concernant plusieurs de ses prêtres. Les «insuffisances dans le traitement des cas d’abus» au sein de cette communauté ont en partie conduit à la mise en place par le Vatican d’une visite apostolique le 24 octobre 2025 (comme le rapportait le média catholique «La Vie»), forme d’audit pouvant donner lieu à des sanctions. Cette visite apostolique, menée par l’évêque de Dijon, Antoine Hérouard, est toujours en cours. La réussite de Saje, dans la mesure où elle bénéficie à la communauté de l’Emmanuel, n’est en rien une bonne nouvelle.

 

Enfin, comme nous le montre Adrien Giraud dans Info Rue89Lyon (https://www.rue89lyon.fr/2026/04/22/derives-sectaires-et-emprise-psychologique-la-face-cachee-de-la-communaute-exemplaire-du-chemin-neuf/), que fondée à Lyon, la communauté catholique du Chemin Neuf est considérée comme un modèle en matière de modernité et d’ouverture à la jeunesse. Sa communication est rodée, efficace, omniprésente sur les réseaux sociaux. Figure de proue de cette stratégie : sœur Albertine, sœur consacrée suivie par plus de 300 000 abonnés sur TikTok et Instagram, invitée (notamment) sur France Inter en janvier 2024. Mais d’anciens membres alertent sur les dangers de cette communauté religieuse et des cas d’emprise psychologique et d’abus spirituels, car cela fait plusieurs mois maintenant, que des échanges individuels ont lieu entre le «Chemin Neuf» et ces anciens membres ou proches de cette communauté catholique du Renouveau charismatique, qui insatisfaits de ces échanges, réalisés notamment via la cellule d’écoute interne à la communauté, certains de ces anciens membres se sont constitués en collectif nommé «Après le Chemin Neuf», avec trois anciennes sœurs consacrées (engagées par des vœux temporaires) et un ancien proche de la communauté. Les statuts de l’association ont été déposés début avril. Le collectif revendique depuis la demande d’adhésion de «plusieurs autres personnes». Leur but aujourd’hui : créer un espace pour les personnes ayant subi un préjudice au sein de cette communauté. La première action du collectif a été l’envoi d’un courrier, le 20 avril 2026, signé par 54 soutiens (souvent d'anciens participants à des activités du Chemin Neuf), afin de demander la mise en place par la communauté d’une commission d’enquête indépendante. Le Chemin Neuf qui réfléchissait, depuis septembre 2025, à recourir à une aide extérieure pour accompagner ces situations, reconnaît «des blessures» et annonce la création d’une commission d’enquête indépendante, indiquant que cette décision a été prise en mars 2026. Bien qu’il ne s’agisse pas ici de cas d’abus sexuels, cette nouvelle commission devrait être élaborée avec l’expertise de la Commission Reconnaissance et Réparation (CRR), instance indépendante créée en 2022 à la suite de la Ciase et suscitée par la Conférence des religieux et religieuses de France (Corref) (https://www.lavie.fr/actualite/societe/emprise-psychologique-abus-spirituels-que-se-passe-t-il-au-sein-de-la-communaute-du-chemin-neuf-103986.php).

 

Comment peut-on encore faire confiance aux communautés nouvelles qui rechignent à se réformer après des cas de viols, d’abus, et d’emprises, qui sont obligés de traiter les cas d’abus que par la pression des victimes, des médias et de la hiérarchie ? La décence voudrait que ces communautés se taisent après ce qu’elles ont laissé faire.

 

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Publié le 23 Avril 2026

courrierinternational.com nous montre que le pape Léon XIV a achevé jeudi sa tournée africaine par une messe en plein air en Guinée équatoriale, pays très fermé d'Afrique centrale, ultime étape d'un périple de 11 jours mené au pas de charge. Dix-huit vols, huit messes, discours en plusieurs langues, rencontres, cérémonies, bains de foule : sous une chaleur tropicale, le pape américain a honoré un agenda très dense au cours de cette tournée de 18 000 km dans quatre pays, son premier grand voyage international. De l'Algérie au Cameroun, puis en Angola, il a multiplié les appels à la justice sociale, à la paix et au respect de la dignité humaine, tout en dénonçant les inégalités, la corruption et l'exploitation injuste des ressources naturelles par les "tyrans".

 

Cette tournée l'a vu adopter un style plus affirmé, loin de la retenue affichée depuis son élection en mai 2025, s'en prenant à "ceux qui, au nom du profit, continuent de s'emparer du continent africain pour l'exploiter et le piller". Mercredi, devant le président équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema, qui dirige la Guinée équatoriale d'une main de fer depuis 1979, il a encore appelé à ce que "les espaces de liberté s'accroissent" et dénoncé les "conditions d'hygiène et de santé inquiétantes" des détenus du pays. Jeudi matin, pour son dernier jour dans cette ancienne colonie espagnole de deux millions d'habitants, le chef de l'Église catholique a célébré une messe devant 30 000 fidèles au stade de Malabo, ancienne capitale située sur l'île de Bioko, dans le golfe de Guinée, concluant son premier grand voyage en Afrique en invitant chacun à être des «proclamateurs passionnés» et proposant à nouveau «la joie de l'Évangile», tout en exigeant d'Obiang «toute la lumière» sur les circonstances de la mort du vicaire général de Malabo (https://www.religiondigital.org/leon-xiv/papa-reclama-obiang-plena-luz-muerte-vicario-general-malabo_1_1451180.html).

 

Il est ensuite reparti à la mi-journée vers Rome, où il est arriver vers 20h (18h GMT). Lors du vol retour, il a donné sa traditionnelle conférence de presse devant les journalistes l'accompagnant. Une intervention qu était d'autant plus attendue après les violentes diatribes du président américain Donald Trump, qui l'a jugé "faible" et "nul en politique étrangère", des propos qui avaient en partie éclipsé le début de son voyage. Le pape Léon XIV avait ensuite regretté que ses discours soient interprétés comme une réponse aux critiques, assurant que "débattre de nouveau" avec Trump n'était "pas dans son intérêt", un échange qui a replacé le pape Léon XIV sous les projecteurs de la scène internationale. Dans l’avion qui le ramenait vers Rome, le pape Léon XIV réaffirme que sa mission première est d'annoncer l'Évangile aux peuples et d'appliquer l'Évangile à des situations concrètes afin d'améliorer la vie des gens, notamment dans les pays avec des dirigeants autoritaires. Il évoque le sort des enfants victimes de la guerre en Iran et au Liban, condamne la peine de mort et insiste sur le droit international. Sur les migrants, il dénonce les mauvais traitements infligés à des êtres humains. Au sujet des couples homosexuels, il confirme que le Saint-Siège n'approuve pas la bénédiction formelle décidée en Allemagne. Il a aussi très envie de visiter différents pays d'Amérique latine (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2026-04/conference-de-presse-leon-xiv-vol-papal.html).

 

À 70 ans, Robert Francis Prevost, relativement jeune pour un souverain pontife, affiche un dynamisme qui tranche avec la santé déclinante de son prédécesseur argentin François, décédé il y a un an à 88 ans. Son prochain voyage à l'étranger aura lieu en Espagne du 6 au 12 juin. Mais il y a déjà des mécontents en Allemagne du fait que le pape Léon XIV fait trop de concessions à la droite et aux réactionnaires, comme l’affirme l'auteure Nora Bossong. Ce faisant, selon elle, il nuit à l'unité nationale. Elle critique également le refus du pape de bénir les couples de même sexe. Cela explique que de nombreuses femmes catholiques «de gauche», cherchent refuge dans des communautés isolées, au sein de l'Église, qui parviennent à préserver leur mode de vie libéral indépendamment du Vatican (https://katholisch.de/artikel/68252-literatin-bossong-papst-leo-xiv-ist-bislang-kein-echter-brueckenbauer).

 

Cependant, pour une meilleure compréhension des catholiques LGBTQ+, 17 évêques américains ont récemment participé à trois sessions de formations privées sur le sujet organisées par l'organisation catholique LGBTQ+ «New Ways Ministry». À l’issue de ces rencontres, ils ont qualifié les rencontres d'enrichissantes, nombre de leurs questions avaient trouvé réponse, ajoutant toutefois qu’ils avaient besoin de temps pour approfondir ses connaissances, et ces échanges ont permis de mieux comprendre les difficultés rencontrées par les catholiques LGBTQ+, ils ont enfin, insisté sur la nécessité de poursuivre les rencontres et les formations afin d'acquérir une meilleure compréhension de ce sujet. Ces rencontres visaient à créer une Église plus accueillante (https://katholisch.de/artikel/68259-us-bischoefe-wollen-bei-lgbtq-themen-dazulernen).

 

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Publié le 22 Avril 2026

Joshua McElwee nous montre dans Reuters.com que le pape Léon XIV a dénoncé mercredi les inégalités de richesse alors qu’il traversait la Guinée équatoriale, pays riche en pétrole, pour la dernière étape de sa tournée africaine et la première visite papale dans ce pays depuis 1982. Exhortant les croyants à œuvrer pour réduire le fossé entre riches et pauvres, le souverain pontife a appelé les Équato-Guinéens "à servir le bien commun plutôt que des intérêts privés" lors d'une messe célébrée dans la basilique de l’Immaculée Conception, le plus grand édifice religieux d'Afrique centrale.

 

Le Vatican a indiqué qu'environ 100 000 personnes s'étaient rassemblées à l'intérieur et à l'extérieur de la basilique de l'Immaculée Conception pour la messe du pape, dont le président équato-guinéen et son fils, le vice-président Teodoro Nguema Obiang Mangue, plus connu sous le nom de Teodorin. La Guinée équatoriale, dirigée depuis 1979 par le président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, est considérée comme l’un des pays les plus répressifs de la région. Lors de cette messe, le pape a aussi appelé à ce que "les espaces de liberté s'accroissent, que la dignité de la personne humaine soit toujours préservée" (https://www.courrierinternational.com/depeche/en-guinee-equatoriale-le-pape-denonce-les-conditions-de-vie-des-detenus.afp.com.20260421.doc.a8jq7wg.xml).

 

Mais le pays, grâce à ses richesses pétrolières, entretient des relations cordiales avec les États-Unis et a récemment conclu un accord avec l’administration américaine pour accueillir des personnes expulsées d’autres pays. Le pape Léon XIV, qui s'est attiré les foudres du président américain Donald Trump après s'être montré plus virulent contre la guerre et le despotisme, a survolé mercredi environ 700 km à travers la Guinée équatoriale pour visiter trois villes du pays. Des militants espéraient que le pape attirerait l'attention sur les personnes expulsées des États-Unis vers la Guinée équatoriale. Un groupe de 70 ONG a publié lundi une lettre ouverte appelant le pape Léon XIV à faire pression pour un "traitement juste, humain et légal" des déportés, affirmant qu’ils subissaient des pressions pour retourner dans leur pays d’origine.

 

Le pape a également effectué mercredi une visite très encadrée du centre pénitentiaire de Bata (ouest), la plus grande ville de Guinée équatoriale, où, selon les groupes de défense des droits de l'homme, des prisonniers politiques sont détenus dans des conditions abusives, et et livré une rare dénonciation des conditions de vie des détenus. "L'administration de la justice a pour but de protéger la société, mais pour être efficace, elle doit toujours miser sur la dignité et les potentialités de chaque personne", a-t-il affirmé devant les 600 détenus que compte la prison, dont une trentaine de femmes (https://www.courrierinternational.com/depeche/en-guinee-equatoriale-le-pape-denonce-les-conditions-de-vie-des-detenus.afp.com.20260421.doc.a8jq7wg.xml). Le pape Léon XIV, qui a adopté un nouveau style de discours percutant lors de sa tournée en Afrique, a dénoncé lors de sa messe les mauvaises conditions de détention des "prisonniers, souvent contraints de vivre dans des conditions d'hygiène et sanitaires préoccupantes".

 

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Publié le 21 Avril 2026

RFI.fr nous montre que le pape Léon XIV est arrivé mardi 21 avril en Guinée équatoriale, dernière étape de sa tournée sur le continent africain. Il a été accueilli par une fanfare et un tapis rouge qu’il a foulé aux côtés du chef de l’État, Teodoro Obiang Nguema. Dans ses premiers mots en espagnol réservés aux autorités, le pape Léon XIV n’a d'ailleurs pas hésité à faire référence à son prédécesseur, note le média Vatican News, rappelant la responsabilité symbolique du chef de l’État, appelé à incarner les aspirations d’un peuple à plus de liberté, de justice et de dignité. Lors de ce discours dans le palais présidentiel, il a appelé les autorités du pays à «réexaminer» les «opportunités positives de se positionner sur la scène internationale au service du droit et de la justice».

 

Attendu sur les terrains sensibles du pluralisme politique et des libertés publiques, le pape Léon XIV a regretté que «le fossé entre une ‘’petite minorité’’ – 1 % de la population – et la grande majorité» se soit «considérablement creusé», alors que le pays est englué dans une corruption endémique. Devant lui figurait notamment Teodorin Obiang, fils du chef de l’État et vice-président réputé pour son train de vie très luxueux qu'il exhibe sur les réseaux sociaux, dans un pays où la majorité de la population vit sous le seuil de pauvreté. En 2019, il a été condamné par la justice française pour blanchiment et détournement de fonds publics. Apparu le visage fermé, le pape Léon XIV a ensuite parcouru à pied les rues du centre-ville, sous un important dispositif de sécurité, au milieu de centaines de fidèles. Un bain de foule qui lui a redonné le sourire.

 

Lors de cette visite de trois jours dans ce pays fortement marqué par la foi catholique, le souverain pontife a rencontré monde de la culture dans la soirée à à l’occasion de l’inauguration du campus universitaire “Pape Léon XIV” de l'Université nationale de Guinée équatoriale, qui porte donc son nom encourageant chacun à rechercher non pas les apparences de la réussite, telles que le nombre de diplômés, mais les fruits de l'intelligence et du service (https://www.vaticannews.va/it/papa/news/2026-04/universita-formi-in-modo-integrale.html), et visité un hôpital psychiatrique, où il a assuré de sa proximité avec tous les patients, en particulier les plus atteints et les plus isolés (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2026-04/leon-xiv-hopital-psychiatrique-guinee-equatoriale.html), enfin, il doit encore voir les autorités politiques et religieuses ou encore une école du nom de son prédécesseur, François, mort il y a tout juste un an. L’évêque de Rome devra également jouer un jeu d’équilibriste face à un président omnipotent, détenteur de la deuxième place du record de longévité.

 

Enfin, pour le premier anniversaire de la mort du pape François, mardi, des pèlerins ont prié et partagé des souvenirs devant la tombe de Jorge Bergoglio, tandis que son successeur, le pape Léon XIV, rendait hommage à un homme "qui a tant donné à l'Église par sa vie, son témoignage, ses paroles et ses actes". "C'est ce qu'il a fait à maintes reprises en vivant véritablement proche des plus pauvres, des plus petits, des malades, des enfants et des personnes âgées", a ajouté le pape Léon XIV (https://actu.orange.fr/monde/un-an-apres-la-mort-du-pape-francois-son-souvenir-toujours-vivant-a-rome-CNT000002oN8sU.html).

 

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Publié le 20 Avril 2026

RFI.fr nous montre qu’entre chants et cris de joie, le pape Léon XIV a été accueilli dans la ferveur populaire dans l’est de l’Angola lundi 20 avril, au troisième jour de sa visite du pays lusophone, où l’Église catholique tente de répondre à une pauvreté endémique et de pallier les carences des infrastructures publiques, où il a appelé à résister au «fléau de la corruption» dans la province de Lunda-Sul qui est confrontée à la pauvreté et aux conséquences environnementales de l’exploitation minière, que le pape a dénoncées dès son arrivée dans le pays, déplorant en portugais dans son homélie qu’«Aujourd'hui, nous voyons que de nombreux désirs des gens sont frustrés par les violents, exploités par les tyrans et trompés par la richesse».

 

En milieu de matinée, le chef des 1,4 milliard de catholiques a visité une structure accueillant une soixantaine de personnes âgées défavorisées, abandonnées par leur famille ou victimes de violences. Il y a été reçu par les chants enthousiastes des résidents, habillés de tenues colorées et agitant des foulards blancs, après avoir été acclamé par des centaines de personnes massées le long des routes, dont de très nombreux enfants. «Votre présence dans ce foyer est une bénédiction de Dieu», a déclaré au pape l’Américain Antonio Joaquin, 72 ans, qui a témoigné devant lui des violences subies par sa famille.

 

Lundi après-midi, le pape Léon XIV est retourné à Luanda pour une rencontre avec les évêques, prêtres et religieux à la paroisse Notre-Dame de Fatima, un temps d’échange consacré aux défis de l’Église angolaise, qui fait face à une pénurie de moyens et au poids croissant des Églises évangéliques. Dans un discours adressé ce lundi 20 avril à leur encontre, le pape a salué l’engagement de l’Église locale tout en exhortant à la fidélité et à la mission. «Favorisez une mémoire réconciliée, en éduquant chacun à la concorde», «célébrez la paix!», a recommandé le Saint-Père. Leur demandant par ailleurs d'être une «Église généreuse, qui contribue au développement intégral» (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2026-04/pape-angola-eveques-pretres-consacres-catechistes-eglise-voayge.html).

 

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