Publié le 31 Juillet 2026

katholisch.de nous montre ce vendredi que !'archevêque de Portland (Oregon), Alexander Sample, a critiqué les consécrations épiscopales illicites de la Fraternité Saint-Pie-X. Tout en comprenant certaines de leurs préoccupations, il a affirmé dans son podcast de mardi que celles-ci devaient rester au sein de l'Église. L'archevêque a imputé le schisme ecclésiastique à l'arrogance et à l'orgueil. «Ce sont là des graines de division semées par l'ennemi», a-t-il déclaré. «Il se nourrit de divisions. Il se réjouit en enfer de la situation avec la Fraternité Saint-Pie-X.» Il est impératif de combattre ces divisions et de répondre aux préoccupations exprimées. S'adressant à la Fraternité Saint-Pie X, l'archevêque a déclaré : «Ne rompez pas la communion, ne vous séparez pas. Ne croyez pas détenir toutes les réponses. Ne vous croyez pas les gardiens de la vraie foi. Satan lui-même est arrogant. À cause de son orgueil, il a été chassé du ciel, et maintenant il veut nous inculquer cet orgueil et semer la discorde. Il veut nous éloigner de Dieu.»

 

L’infaillibilité de l’Église, déjà mentionnée dans le document conciliaire «Lumen Gentium», ne signifie pas que «chaque acte de chaque pape, de chaque évêque et de chaque prêtre est infaillible. L’erreur est humaine.» Il suffit de se pencher sur l’histoire de l’Église pour constater les nombreuses erreurs commises au fil des siècles. «Pourtant, le Christ, comme il l’a promis, demeure toujours avec nous et nous guide.» Sample cite le pape Jean-Paul II qui, en matière de gouvernement ou de discipline, avait pris des décisions différentes de celles qu’il jugeait personnellement justes. «Mais dans un esprit d’obéissance et de communion, il faut accepter certaines choses.» L'Église s'est toujours réformée. On ne peut donc pas la figer dans son histoire et refuser tout changement. «Ce n'est pas cela, l'Église», a déclaré Sample.

 

Le pape continue son chemin et suit la voie du pape François montrant qu’il n’y aura pas de recentrage comme le souhaitait les catholiques tradis et conservateurs, et cela est encore plus visible dans dans une interview accordée aux chaînes NBC et Telemundo, puisqu’il exhorte les migrants à ne pas perdre espoir, soulignant la beauté qui naît du dépassement des différences et de la reconnaissance de la richesse de chaque être humain. Il exprime également son désir de se rendre aux États-Unis et réaffirme son rôle de pasteur de l’Église universelle, au service des personnes du monde entier «avec une voix et une ouverture au dialogue» (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2026-07/leon-xiv-interview-nbc-telemundo-amerique.html).

 

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Publié le 30 Juillet 2026

José Manuel Vidal nous montre ce jeudi sur religiondigital.org que le cardinal Arthur Roche a douché les espoirs de ceux qui, malgré deux schismes, espéraient un revirement des décisions du pape Léon XIV concernant la messe traditionnelle en latin. Dans un entretien accordé à The Tablet, le préfet du Dicastère pour le Culte Divin a déclaré sans équivoque que le nouveau pape n'entendait pas revenir sur les restrictions imposées par le pape François à la liturgie traditionnelle : «Non, le pape Léon XIV ne modifiera pas Traditionis Custodes et ne reviendra pas à Summorum Pontificum Cette déclaration franche et sans équivoque confirme publiquement ce que certains soupçonnaient déjà dans les milieux ecclésiastiques : le pape Léon XIV, du moins pour l’instant, n’entend pas modifier le cadre juridique hérité du pape François concernant l’ancienne liturgie. Roche, figure clé de l’appareil liturgique vaticanais, se présente ainsi comme garant de la continuité sur l’une des questions les plus délicates et les plus controversées du pontificat précédent.

 

Les propos du cardinal anglais ne se limitent pas à un simple commentaire sur l'actualité. Ils confirment, au fond, que l'interprétation restrictive de Traditionis Custodes continue de façonner la politique liturgique de Rome. Roche est l'un des principaux défenseurs de cette approche depuis 2021 et, par cet entretien, il indique clairement qu'il ne s'attend pas à des changements substantiels sous le pape Léon XIV. La décision du pape François de limiter la célébration de la messe selon le missel de 1962 n'était pas une mesure temporaire, mais structurelle. Et, d'après Roche, le nouveau pape n'envisage pas de revenir sur sa décision. Cela ne signifie pas pour autant que le débat est clos. Cela signifie plutôt que le Vatican souhaite éviter de nouvelles concessions à un secteur qu'il considère comme une source de tensions et de divisions.

 

L'information a d'abord été révélée par The Tablet, l'hebdomadaire catholique britannique qui a publié l'interview de Roche et notamment sa déclaration principale concernant le maintien des réglementations en vigueur. Par la suite, plusieurs médias hispanophones ont souligné la portée de ses propos et leur importance en tant que message adressé aussi bien aux catholiques traditionnels qu'aux évêques qui attendaient un signe d'un éventuel changement. Par ailleurs, l’interview remet sur le devant de la scène une question restée sans réponse durant le pontificat du pape Léon XIV : jusqu’où le nouveau pape entend-il aller dans son approche de la diversité liturgique de l’Église ? Pour l’instant, la réponse de la Congrégation pour le Culte Divin est sans équivoque : il n’y aura pas de retour en arrière.

 

Roche a également évoqué avec émotion sa dernière rencontre avec le pape François, qu'il a vu la veille de sa mort. Il a raconté que le pape avait souhaité se rendre place Saint-Pierre pour saluer les fidèles, malgré les réticences initiales des médecins, et que, de retour au Vatican, il avait prononcé quelques dernières paroles d'une immense portée symbolique : «Merci de m'avoir amené au peuple.» Ce souvenir, selon le cardinal, illustre parfaitement le style pastoral du pape François jusqu'à la fin : accessible, déterminé à ne pas s'isoler et toujours engagé auprès du peuple. Ce n'était pas un détail anodin, mais presque une ultime confession de son pontificat.

 

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Publié le 29 Juillet 2026

domradio.de nous montre ce mercredi que le pape Léon XIV qui était absent du Vatican pendant un peu plus de trois semaines, en vacances, est maintenant de retour. Dès sa première journée de travail complète après sa pause estivale, il a abordé deux questions délicates, économiques et théologico-dogmatiques, qui préoccupent actuellement le Vatican.

 

Comme l'a annoncé mercredi le Bureau de presse du Vatican, le pape s'est entretenu ces derniers jours avec trois personnalités clés des finances du Vatican. Il a d'abord reçu l'archevêque Giordano Piccinotti, président de l'Administration du patrimoine du Saint-Siège (APSA). Ce dernier est notamment responsable de l'administration et de la gestion du vaste patrimoine immobilier du Vatican. Par ailleurs, il reçut le cardinal Reinhard Marx de Munich en sa qualité de coordinateur du Conseil pour l'Économie du Vatican. Lors d'une réunion de cardinaux peu avant le conclave qui a élu Léon XIV comme pape, Marx avait longuement évoqué le déficit et les difficultés financières du Vatican. Mercredi également, le pape a reçu l'expert financier Alessandro Cassinis Righini. En tant qu'auditeur général, il est le principal responsable des finances du Vatican. Il vérifie les comptes de tous les départements du Saint-Siège et signale toute irrégularité financière au Conseil pour l'Économie. Son bureau fonctionne en toute indépendance et relève directement du pape.

 

La réunion suivante portait vraisemblablement sur une autre question épineuse pour le Vatican. Mercredi également, le pape a reçu le cardinal Víctor Manuel Fernández, préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi. Bien que le Vatican n'ait pas divulgué le contenu des discussions, le conflit avec la Fraternité Saint-Pie-X, organisation ultraconservatrice, figurait vraisemblablement parmi les points à l'ordre du jour. Les traditionalistes avaient illégalement consacré quatre évêques début juillet et ont donc été excommuniés. Il y a deux semaines, la Fraternité catholique a contesté l'excommunication de ses prêtres, annoncée par le cardinal Fernández, pour des raisons canoniques. Depuis, le Vatican n'a fait aucune autre déclaration à ce sujet. Le Vatican n'a pas précisé dans son communiqué lesquelles de ces rencontres ont eu lieu à Castel Gandolfo, où le pape a séjourné jusqu'à lundi soir. Le bureau de presse a indiqué qu'il y avait tenu «quelques audiences».

 

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Publié le 28 Juillet 2026

domradio.de nous montre ce mardi 28 juillet 2026 que le président de Missio, Dirk Bingener, a déclaré que les obligations de signalement et de procédure distinctes en cas d'abus ne devraient pas se concentrer uniquement sur les mineurs et les adultes vulnérables, comme cela a été le cas jusqu'à présent. Cette lacune juridique doit être comblée dans l'intérêt des personnes concernées, afin de prévenir cette forme d'abus et de ne plus en faire un sujet tabou. Selon Missio Aachen, les structures de pouvoir et les dépendances ecclésiastiques constituent une menace particulière pour les religieuses dans de nombreuses régions du monde. Elle appelle à l'établissement de normes canoniques contraignantes pour la sauvegarde de la vie consacrée.

 

L'appel de Missio fait écho aux demandes d'experts, notamment de sœur Jacinta Ondeng, religieuse kényane et spécialiste de la protection de l'enfance, de Claudia Giampietro, canoniste de la Commission pontificale pour la protection des mineurs (PCPM), et de sœur María Rosaura González Casas, religieuse et doyenne de l'Institut d'anthropologie de l'Université pontificale grégorienne. Depuis des années, cette organisation humanitaire s'engage auprès d'un réseau mondial de religieuses dans la lutte contre les abus. Elle soutient la formation, les politiques de protection, les centres de signalement, ainsi que l'aide psychosociale et juridique, et forme des religieuses pour qu'elles deviennent des spécialistes et des référentes en matière de protection en Afrique, en Asie et en Océanie.

 

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Publié le 27 Juillet 2026

la-croix.com ce lundi nous montre que le mouvement Emmaüs a décidé de publier quatre numéros du Journal de dans un an d’ici à la présidentielle pour alerter sur les conséquences d’une victoire de l’extrême droite. Une fiction d’anticipation nécessaire, selon son président, Bruno Morel, ce dernier voit que «Le Rassemblement national (RN) se pare d’un vernis social et ses idées infusent de plus en plus dans la société. Je ne pensais pas qu’un jour, mon pays en arriverait là. Quelques mois après les municipales et à moins d’un an de l’élection présidentielle, nous devons donc agir concrètement».

 

Réunie en assemblée générale, le mouvement Emmaüs a adopté une motion le 12 juin visant à faire barrage à l’extrême droite et à la droite qui lui fait de l’œil, promettant des campagnes de mobilisation de l’électorat le plus précaire (https://www.liberation.fr/politique/nos-adherents-sont-fiers-de-mener-ce-combat-emmaus-sengage-contre-lextreme-droite-20260616_UHGPDPRQEBDDRDS7VN4F3BTZ5Y/). Son président Bruno Morel explique ce choix. «Ce sont les combats qui ne sont pas menés qui sont perdus.» Il sort ainsi d’une période de neutralité politique. Mais en défendant «l’inconditionnalité de l’accueil», il défend ses valeurs historiques et tire la sonnette d’alarme. «Ce n’est pas acceptable que l’État continue à se retirer», souligne son président (https://www.lepopulaire.fr/paris-75000/actualites/nous-sommes-les-pompiers-de-la-societe-pourquoi-emmaus-france-s-engage-contre-l-extreme-droite_15018554/).

 

Le mouvement incite massivement aux inscriptions sur les listes électorales et au vote, entend également «dénoncer l’imposture sociale de l’extrême droite», notamment en analysant ses votes au Parlement et ses discours publics. Et «Inédite, elle s’accompagne du premier numéro de notre Journal de dans un an». Cette fiction d’anticipation vise à illustrer concrètement les conséquences qu’aurait l’application du programme de l’extrême droite si elle accédait au pouvoir. Enfin, le plan prévoit l’organisation d’événements (portes ouvertes, tables rondes, manifestations culturelles), la mise en place d’une veille sur les dérives locales pour y apporter des réponses, y compris juridiques, et la création d’alliances avec d’autres organisations de la société civile partageant ce combat (https://presseagence.fr/paris-bruno-morel-emmaus-participer-a-la-bataille-culturelle-pour-une-societe-plus-solidaire/).

 

Comme il le signale : «Emmaüs s’est construit autour du combat pour des valeurs, dont l’inconditionnalité de l’accueil. Quand on voit que l’extrême-droite, malgré un vernis social, veut remettre en cause cela, il est important d’agir. Il ne s’agit pas de prendre position pour un tel ou un tel. Mais quand on voit qu’elle peut s’allier, au Sénat, avec la droite, pour exclure les étudiants non-boursiers et non-communautaires des APL, on voit bien ce qu’elle ferait au pouvoir.» Pour lui, «L’extrême droite représente une véritable menace pour l’avenir du Mouvement mais aussi et surtout pour les personnes accueillies au sein de ses structures» (https://www.lepopulaire.fr/paris-75000/actualites/nous-sommes-les-pompiers-de-la-societe-pourquoi-emmaus-france-s-engage-contre-l-extreme-droite_15018554/).

 

Ainsi, «Dans un contexte d’extrême droitisation des idées au sein de la société, nous observons déjà les conséquences sur les personnes en situation de précarité, les libertés associatives et les politiques publiques de lutte contre la pauvreté. Il était primordial qu’un mouvement de solidarité tel qu’Emmaüs se positionne et participe à la bataille culturelle pour défendre et promouvoir un modèle de société plus solidaire et écologique, qui profite à tous », déclare Bruno Morel, Président d’Emmaüs France (https://presseagence.fr/paris-bruno-morel-emmaus-participer-a-la-bataille-culturelle-pour-une-societe-plus-solidaire/).

 

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Publié le 26 Juillet 2026

L’AFP nous montre ce dimanche que dix ans après son assassinat par deux jihadistes, la France rend hommage au père Jacques Hamel, dimanche à Saint-Étienne-du-Rouvray, près de Rouen, en présence du Premier ministre Sébastien Lecornu et de l'ancien président François Hollande. Le 26 juillet 2016, le prêtre catholique avait été égorgé pendant qu'il célébrait la messe dans l'église de cette petite commune de Seine-Maritime. La mort dans un attentat de ce religieux, connu pour son engagement en faveur du dialogue entre les religions, a profondément marqué le pays. Les deux jeunes assaillants, qui se réclamaient du groupe État islamique (EI), avaient aussi grièvement blessé une autre personne, au moment où la France était frappée par une vague d'attaques terroristes. Adel Kermiche et Abdel-Malik Petitjean, tous deux 19 ans, avaient été abattus par les forces de l'ordre. "Nous n'oublions pas le Père Jacques Hamel (...), pris pour cible parce qu'il incarnait le refus de la haine, la fraternité et l'espérance", a écrit le président Emmanuel Macron sur X. "Face au terrorisme islamiste, la France reste unie", a-t-il ajouté.

 

La cérémonie d'hommage a débuté dimanche matin à Saint-Étienne-du-Rouvray, où un important dispositif de sécurité a été déployé autour de l'église. Une messe a débuté à 11H00, présidée par le président de la Conférence des évêques de France, le cardinal Jean-Marc Aveline. Le Premier ministre Sébastien Lecornu y est présent, ainsi que François Hollande, président de la République au moment de l'attentat. L'ex-ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve est également sur place. Le maire du Havre et ancien Premier ministre Edouard Philippe y assiste, invité à la cérémonie comme tous les maires de Seine-Maritime. Un discours de Sébastien Lecornu a été lu par le préfet de la Normandie et de la Seine Maritime, Jean-Benoît Albertini, le Premier ministre souffrant d'une extinction de voix. "La fraternité, c'est savoir nommer le mal, le regarder en face et le combattre, sans jamais tomber dans la vengeance ou la division", a-t-il affirmé dans ce message. François Hollande, a posté un message sur X : "Le père Hamel a pris, pour tous les citoyens, une dimension éminemment politique : celle du rassemblement de la Nation face à la barbarie." (https://www.franceinfo.fr/faits-divers/terrorisme/saint-etienne-du-rouvray/dix-ans-apres-la-france-rend-hommage-au-pere-hamel-tue-dans-un-attentat-a-saint-etienne-du-rouvray_8122601.html).

 

Jacques Hamel n'avait jamais pris sa retraite. Né à Darnétal, près de Rouen, en 1930, ordonné prêtre en 1958, il était resté prêtre auxiliaire. Baptêmes, communions, mariages, enterrements: dans cette ville ouvrière d'un peu moins de 30 000 habitants, chaque Stéphanais l'avait approché. Valérie Mainverte, habitante et paroissienne de Saint-Étienne-du-Rouvray, a bien connu le père Hamel, un homme "gentil comme tout, serviable, attentionné, à l'écoute de ses paroissiens", se souvient-elle. Un dossier pour sa béatification, déposé en 2019, est en cours d'examen au Vatican. La ville de Saint-Étienne-du-Rouvray a mis en place une exposition et une campagne d'affichage pour lui rendre hommage et réaffirmer son "message de paix et de fraternité". La journée a commencé par une marche silencieuse, en direction de l’église Saint-Étienne. Une plaque en l’honneur du père Jacques Hamel a été dévoilée sur le parvis, qui porte désormais son nom. Après la messe, plusieurs discours ont été prononcés dans le cadre de la cérémonie républicaine puis une minute de silence a été observée (https://www.paris-normandie.fr/id734969/article/2026-07-26/dix-ans-de-lassassinat-du-pere-hamel-suivez-en-direct-la-ceremonie-et-les).

 

Dans la commune, l'attentat est "dans les mémoires mais on essaye de le faire oublier", témoigne Christelle Jego, propriétaire de la brasserie traiteur "chez Mams" et présidente de l'union des commerçants. Selon de nombreux témoignages, l'attentat n'aura pas réussi à diviser les communautés chrétienne et musulmane. Pour preuve, l'amitié inattendue née entre la sœur du prêtre, Roseline Hamel, et la mère d'un des deux terroristes, Nassera Kermiche, relatée dans un livre écrit en commun, Soeurs de douleur. Pour Alain Quibel, président du comité Père Jacques Hamel, le souvenir du drame reste douloureux, mais il est aussi marqué par le dialogue interreligieux qui s'est développé après l'attentat. "Le lien avec les communautés musulmanes a été véritablement paisible. Ça a permis de montrer que les religions veulent la paix et qu'en dehors des mouvements radicaux, la coexistence est tout à fait possible", explique-t-il au micro de RTL. Preuve que le dialogue se poursuit encore aujourd'hui, le président du conseil des imams de Seine-Maritime a confirmé sa présence à la messe commémorative (https://www.rtl.fr/actu/justice-faits-divers/dix-ans-apres-l-assassinat-du-pere-hamel-la-france-lui-rend-hommage-dans-son-eglise-de-saint-etienne-du-rouvray-7900657461).

 

À Saint-Étienne-du-Rouvray, "il y a une mixité sociale, c'est une belle ville et les gens sont gentils", explique Mme Jego. "Le père Hamel et la mosquée étaient très proches, il y avait déjà du lien entre les habitants" et l'attentat "n'a rien changé", constate-t-elle. Avant la cérémonie d'hommage, le maire communiste Joachim Moyse a dit ressentir le "réveil des souffrances et de la douleur" mais aussi "l'envie de dépasser ces souvenirs douloureux pour avancer ensemble". "La République doit préserver tous les cultes, la liberté de croire, de ne pas croire ou de douter", a-t-il souligné. À droite de l'échiquier politique, les hommages au père Jacques Hamel étaient associés d'un appel à lutter contre "l'islamisme", formulé notamment par le candidat Les Républicains Bruno Retailleau. Marine Le Pen, candidate du Rassemblement national, a elle estimé sur X que "la menace islamiste n'a jamais été aussi présente" et promis d'attaquer "le mal à la racine" en 2027. Heureusement, cet hommage fraternel a récusé ces instrumentalisations politiques. La justice a condamné en mars 2022 trois proches des auteurs, Yassine Sebaihia, Farid Khelil et Jean-Philippe Jean Louis, pour "association de malfaiteurs terroriste" à des peines de huit à treize ans de prison.

 

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Publié le 25 Juillet 2026

Brian Fraga pour NCROnline.org nous montre le vendredi 24 juillet 2026 que malgré l'avertissement du Saint-Siège selon lequel ceux qui adhèrent formellement à la Fraternité sont eux-mêmes schismatiques et excommuniés, quelques paroissiens de Sainte-Catherine-de-Sienne à Boston ont exprimé leur défiance lorsqu'ils ont été interrogés sur leur point de vue après la messe. Cette paroisse est rattachée à la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X, organisation catholique traditionaliste internationale que le Vatican a déclarée en état de schisme plus tôt ce mois-ci. Cependant, la paroisse véhicule le message que les excommunications sont invalides, tandis que certains paroissiens disent «que le Saint-Père et les prélats qui le conseillent craignent l'essor de la FSSPX», mais ce qu’ils disent est complémentent faux puisque Rome a n’a jamais craint leur essor puisqu’ils restent minoritaires au sein de l'Église. Sur la messagerie vocale, les appelants sont accueillis par une voix synthétique affirmant : «Les fidèles laïcs ne sont pas excommuniés pour avoir fréquenté une chapelle de la FSSPX.» Cela peut être techniquement vrai, dans la mesure où le schisme concerne les évêques et les prêtres de la FSSPX, ainsi que les laïcs qui «adhèrent» au groupe schismatique. Le message vocal poursuit : «L'Église a précisé que cette fréquentation n'entraîne pas de sanctions. Les prêtres sont valides; les sacrements — y compris la messe, la confession et le mariage — sont valides. Notre objectif est d'aider les âmes à connaître, aimer et servir Notre-Seigneur Jésus-Christ grâce à la liturgie traditionnelle, à la doctrine catholique fidèle, à la réception fréquente des sacrements et à une vie de prière.»

 

Les tensions entre le Vatican et la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X (FSSPX) ont atteint un point critique plus tôt ce mois-ci lorsque, le 1er juillet, la Fraternité a ordonné quatre évêques à Écône, en Suisse, sans mandat pontifical. Le lendemain, le pape Léon XIV a excommunié les nouveaux évêques ainsi que deux autres ayant participé aux consécrations. Le décret du Vatican déclarait également schismatiques — et donc excommuniés — les prêtres de la FSSPX, tout en invalidant certains des sacrements qu'ils administrent. Le Vatican a aussi exhorté les fidèles à cesser d'assister aux messes de la FSSPX, décrétant que «ceux qui adhèrent formellement» à la Fraternité se trouvent dans un état de schisme et d'excommunication. Ces sanctions ne s'appliquent pas aux catholiques qui assistent à ces messes pour des raisons liturgiques, ni à ceux qui s'y rendent tout en reconnaissant l'autorité et l'enseignement du pape. Plusieurs évêques américains ont relayé les avertissements du Saint-Siège et encouragé les fidèles de la FSSPX à fréquenter des paroisses en communion avec Rome. «Embrasser l'unité voulue par le Christ, c'est demeurer attaché à la vigne et être en communion avec le pape Léon XIV ainsi qu'avec la hiérarchie de l'Église catholique», a écrit Mgr Gustavo García-Siller, archevêque de San Antonio, à son archidiocèse. Mgr Frank Caggiano, évêque de Bridgeport (Connecticut), a pour sa part déclaré : «Ce que l'Église demande désormais est clair : compte tenu de la situation actuelle, les fidèles de l'Église catholique ne peuvent plus participer aux liturgies de la Fraternité, car le faire en connaissance de cause reviendrait à s'associer à une séparation d'avec le successeur de Pierre.»

 

Le 17 juillet, Mgr Michael Martin a publié une lettre ouverte encourageant les fidèles de la FSSPX à se réconcilier avec l'Église et mettant en garde les catholiques contre la participation aux messes de la FSSPX. Toutefois, dans l'archidiocèse de Boston, où se trouve la chapelle de la FSSPX de Weston, l'archevêque Richard Henning «réfléchit au moment et à la manière dont il communiquera avec ses prêtres au sujet» de la FSSPX, a déclaré Terrence Donilon, porte-parole de l'archidiocèse. Les fidèles de la FSSPX attachés à la messe en latin d'avant Vatican II disposent d'options en communion avec Rome, comme assister aux liturgies célébrées par la Fraternité sacerdotale Saint-Pierre, fondée par des prêtres ayant quitté la FSSPX. Mais pour des fidèles de la FSSPX comme Wenzel, la question dépasse le cadre des préférences liturgiques. D’autres, affirment ne pas être troublé par le décret du Vatican stipulant que les fidèles de la FSSPX comme lui sont excommuniés, ou pour d’autres encore «il est temps de faire un choix» et leur décision est «d'être membre de la FSSPX.» Mais, les fidèles de la FSSPX vont devoir faire un choix et ne pas attendre que Rome revienne sur sa décision, car l’Église actuelle est retournée à sa vocation pastorale qui porte ses fruits et la liturgie n’est pas un refuge esthétique détaché de la réalité, ni un exercice de perfection cérémonielle insensible aux souffrances du monde. L'autorité morale de l'Église ne découle ni de la solennité de ses vêtements liturgiques ni de la rigueur avec laquelle ses règles sont observées. Elle découle de la capacité à rendre l'Évangile transparent par sa propre vie.

 

Enfin, katholisch.de (https://katholisch.de/artikel/69609-oberer-der-transalpinen-redemptoristen-unerlaubt-zum-bischof-geweiht) nous montre aussi qu’un nouveau schisme a eu lieu sur une île écossaise isolée, le supérieur des Rédemptoristes transalpins, le père Michel Mary, a été illégalement consacré évêque. Des sédévacantistes notoires sont impliqués , ils ne reconnaissent ni le pape Léon XIV ni ses prédécesseurs depuis le concile Vatican II, comme le consécrateur était l'évêque itinérant canadien Pierre Roy, assisté de Rodrigo Ribeiro da Silva et Fernando Altamira. Il reconnaît agir sans mandat papal : «Il sera consacré sans mandat apostolique, car le Siège de Rome est manifestement occupé par les ennemis de Dieu.» L’évêque d’Aberdeen, Hugh Gilbert, a abordé la question de l’ordination prévue dans une lettre pastorale publiée dimanche dernier . Il y qualifie cette ordination d’acte schismatique par lequel les personnes concernées se placent hors de l’Église catholique. «Objectivement parlant, il s’agit d’une rupture avec l’unité de l’Église», écrit l’évêque, dont le diocèse abrite le siège de l’ordre et où celui-ci est reconnu comme ordre de droit diocésain. Les Rédemptoristes transalpins ont été fondés en 1988 et étaient initialement étroitement liés à la Fraternité Saint-Pie-X. Après l'assouplissement significatif de la liturgie pré-Vatican II par le pape Benoît XVI en 2007, l'ordre a retrouvé la pleine communion avec le pape en 2008 et a été établi comme ordre diocésain du diocèse d'Aberdeen (Écosse) sous le nouveau nom de «Fils du Très Saint Rédempteur». Un autre siège se trouve en Nouvelle-Zélande. Là aussi, des conflits sont apparus suite à des allégations d'exorcismes non autorisés et abusifs.

 

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Publié le 23 Juillet 2026

katholisch.de nous montre ce jeudi que selon Birgit Weiler, l’Église en Amérique latine et dans les Caraïbes poursuit sa démarche synodale avec de nombreux programmes de formation, des structures synodales et un travail préparatoire à la réforme de la formation sacerdotale . La professeure de théologie en parle dans un article publié mercredi sur le portail «feinschwarz.net». Selon Weiler, des contextes culturels, sociaux et ecclésiastiques très différents façonnent les rythmes respectifs de ces évolutions. Elle constate qu'en divers endroits, une résistance se manifeste «en raison d'une mentalité cléricale persistante», présente non seulement chez les prêtres, mais aussi chez les laïcs et les membres des ordres religieux. Par conséquent, la théologienne estime que le changement de mentalité nécessaire à une Église synodale sera un processus long. Weiler soutient également que les mouvements ecclésiaux qui rejettent, en tout ou en partie, la vision de l'Église issue du Concile Vatican II, compliquent, voire empêchent, le dialogue.

 

Elle entrevoit néanmoins des raisons d'espérer : les évêques du Conseil épiscopal latino-américain et caribéen (CELAM) tiennent chaque année des assemblées synodales dans les quatre régions géographiques, réunissant des représentants des Églises locales et des organisations ecclésiales. Weiler souligne qu'une prise de conscience se développe, «nécessitant absolument les structures et les procédures nécessaires à une conversion spirituelle vers une synodalité plus concrète au sein de l'Église». Celles-ci doivent être adaptées aux contextes divers de l'Amérique latine et des Caraïbes. «Pour cela, il est essentiel d'impliquer activement le plus grand nombre possible de membres du Peuple de Dieu, avec leurs vocations diverses, dans ce processus. Ce processus est déjà enclenché», affirme Weiler. La CEAMA, conférence ecclésiale permanente et synodale pour la région amazonienne, est issue du Synode de l'Amazonie de 2020 et vise à promouvoir la synodalité et la pastorale commune entre les Églises d'Amazonie. Selon Weiler, il s'agit du premier organe ecclésial synodal de ce type au sein de l'Église universelle. Des équipes synodales sont nommées dans les diocèses et sont appuyées au Pérou par une commission nationale chargée de la mise en œuvre du Synode.

 

Weiler rend compte d'un programme de formations virtuelles qui a rencontré un vif succès. Le Centre biblique, théologique et pastoral pour l'Amérique latine et les Caraïbes (CEBITEPAL) considère que les processus ecclésiaux de conversion et de transformation vers une synodalité accrue nécessitent une formation continue conjointe en foi, théologie et ecclésiologie pour les croyants engagés, les membres des ordres religieux, les diacres permanents, les séminaristes, les prêtres et les évêques. Il encourage également le développement de réseaux théologico-pastoraux. Une plateforme de formation numérique propose un cours en ligne gratuit et multilingue sur l'étude et la mise en œuvre du document final du Synode des évêques. Weiler indique que des travaux préliminaires sont en cours pour réformer la formation des prêtres, convaincue que «la mise en œuvre de la synodalité exige nécessairement une réforme de la formation des futurs prêtres afin qu'ils comprennent et apprennent à exercer leur ministère dans un esprit synodal».

 

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Publié le 22 Juillet 2026

katholisch.de ce mercredi se pose la question : Silicon Valley contre Rome ? Selon le théologien Massimo Faggioli dans une tribune publiée mardi sur le portail en ligne «domradio.de», basé à Cologne, le pape Léon XIV s’oppose aux idées de Peter Thiel et de l’élite technologique. Ce dernier a mis en garde les «élites européennes» contre une «nouvelle vague théologique» qui déferle sur le continent, et il a averti que les anciennes catégories politico-théologiques du christianisme européen ne suffisaient plus à comprendre ce qui émergeait de la religion américaine. Il a fait référence à l'article de Peter Thiel, «Le Pape et l'Antéchrist», paru dans la revue américaine «First Things», et a résumé la conviction de Thiel que nous vivons la fin des temps et une période de guerre.

 

En ces temps troublés, où le chaos est exacerbé par l'interaction entre technologie, géopolitique et guerre, le pape Léon XIV a une vision claire et a réagi avec fermeté au trumpisme. Ses opinions sur l'IA et la technologie contrastaient avec celles de Thiel et des technophiles de la Silicon Valley, selon Faggioli. Rome avait appris à ne pas se laisser dicter sa voix de l'extérieur. Ainsi, le Vatican se trouve aujourd'hui en position centrale pour comprendre la nouvelle course aux armements et les tentatives de créer de nouveaux récits de guerre. Selon l'interprétation de Faggioli, Thiel, par ses mots de conclusion – «car quand le temps presse et que l'heure est avancée, qui peut encore espérer le salut par le silence philosophique ?» –, critique la théologie de Benoît XVI et accuse indirectement ses successeurs, notamment le pape Léon XIV. Faggioli affirme que Thiel met en avant le théologien catholique allemand Hans Küng (1928-2021) et juge le pape Benoît XVI trop craintif pour proclamer ouvertement que nous vivons les temps de la fin. Thiel laisse ainsi la question de savoir si le pape François était l'Antéchrist en suspens, de manière significative.

 

Cette interprétation de Faggioli diffère de celle du théologien dogmatique viennois Bernhard Mallmann, qui voit dans la contribution de Thiel une identification de l'Antéchrist à Hans Küng, fondée sur des détails biographiques de la vie de Ratzinger. Selon Mallmann, le projet de Küng d'une éthique mondiale, prônant la paix entre les religions et les cultures, représente la position de l'Antéchrist. Thiel forge désormais «ses alliances apocalyptiques» contre des «ennemis comme Küng» (selon ses propres termes). Comme l'explique Mallmann dans un article de magazine, Peter Thiel, dans ses théories apocalyptiques, s'appuie même fortement sur le pape Benoît XVI, mais parvient à des conclusions différentes : «Peter Thiel et Joseph Ratzinger pensent tous deux de manière apocalyptique. L'un imagine la fin du monde, l'autre parle du grand espoir du salut par le jugement.»

 

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Publié le 21 Juillet 2026

katholisch.de nous montre ce mardi que suite aux récents décès survenus lors d'opérations menées par le Service de l'immigration et des douanes des États-Unis (ICE), les évêques américains ont exprimé leur vive inquiétude. Dans un communiqué publié lundi (heure locale), la Conférence épiscopale a déclaré : «En tant que catholiques, nous croyons que tous les êtres humains sont créés à l'image de Dieu. Toute violation de cet enseignement fondamental de notre foi est déplorable.»

 

Les évêques ont fait référence à une déclaration de novembre. À l'époque, ils avaient déjà exprimé leur inquiétude face à la politique d'immigration restrictive du président américain Donald Trump. Ils ont réaffirmé : «Les actions qui restreignent ou bafouent la dignité d'une personne ou d'un groupe ne doivent jamais être normalisées dans notre société.» La déshumanisation des migrants – quel que soit leur statut légal – est tout aussi inacceptable que la diffamation des forces de sécurité. Cette nouvelle déclaration fait suite à deux fusillades mortelles impliquant des agents de l'ICE ce mois-ci. Un Mexicain et un Colombien ont été tués lors de ces incidents. Selon les autorités, les agents concernés ont agi en état de légitime défense dans les deux cas. La conférence des évêques a souligné que l'État doit garantir le respect de la loi dans le respect de la dignité humaine – les droits fondamentaux de la personne doivent toujours être respectés. Par ailleurs, les évêques ont réitéré leur appel à une réforme en profondeur du système d'immigration américain.

 

Selon Human Rights Watch, 52 personnes sont décédées en détention par l'ICE depuis le début du second mandat de Trump, soit une augmentation significative par rapport à l'administration de son prédécesseur, Joe Biden. L'organisation de défense des droits humains attribue cette hausse principalement à l'augmentation importante du nombre de détentions et à la pression qui en résulte sur le système de santé.

 

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