Benoît XVI : démissionner ne signifie pas «abandonner l'Église»
Publié le 24 Février 2013
Dans son article du 24 février, liberation.fr nous montre le pape Benoît XVI, visiblement très ému, a déclaré dimanche que Dieu lui avait demandé de «se dédier à la prière et la méditation», ce qui ne signifie pas «abandonner l’Église», lors de son ultime prière de l’Angelus avant sa démission historique, dimanche sur une Place Saint-Pierre noire de monde.
Fait exceptionnel avant une démission quasi unique au cours des 2000 ans d’histoire de l’Église catholique, le pape a évoqué sa propre personne et «ce moment de sa vie» lors de sa prière avant l’Angelus.
«Le Seigneur m’a appelé à "monter sur la montagne", à me dédier encore plus à la prière et à la méditation», a-t-il dit, interrompu à plusieurs reprises par les chaleureux applaudissements de la foule qui brandissait des banderoles «Saint-Père nous t’aimons», «merci sa Sainteté», «fidèle aux papes, les papa boys». Comme le disait Le Point.fr le 22 février, le pape entend se consacrer à la prière et à l'écriture et n'interférera pas dans l'action de son successeur. Mais sa démission pourrait mettre dans l'embarras le nouveau pape. Une telle promiscuité géographique avec son successeur aura une influence psychologique.
«Mais ceci ne signifie pas abandonner l’Église, au contraire, Si Dieu me demande cela c’est justement pour que je puisse continuer à la servir avec la même intensité et le même amour, comme je l’ai fait jusqu'à présent, mais désormais d’une façon plus adaptée à mon âge à mes forces», a-t-il poursuivi, louant le ciel avec un grand sourire pour le retour d’un grand soleil à Rome après plusieurs jours de pluie. Sa retraite pour la prière et la méditation ne veut pas dire que Benoît XVI se retire de l'église, ce qui pourrait gêner le futur pape.
Comme à l’accoutumée, Joseph Ratzinger a ensuite salué les fidèles dans plusieurs langues, et conclu par un message improvisé, fait exceptionnel de sa part : «Nous serons toujours proches !» Toutefois il ne fait aucune allusion à la rumeur de chantage sur des cardinaux.
Benoît XVI a su se retirer au bon moment, car il croyait beaucoup trop aux changements au niveau personnel et intime plutôt qu'à des réformes structurelles, et de ce fait il a su voir que la direction de l’Église n’est pas seulement liée à la qualité de la réflexion, mais plutôt à une énergie intellectuelle, une force de réaction, une aptitude à prendre des décisions rapidement. Pou cela, il faut reconnaître à Benoît XVI le courage de savoir se retirer au bon moment et de prendre une décision qui espérons le servira d'exemple.
Merci !
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