Les évêques allemands ouvrent une brèche dans la contraception
Publié le 22 Février 2013
Dans une dépêche du 22 février, APIC annonce que l’Église catholique allemande a décidé le 21 février d’autoriser dans les hôpitaux qu’elle gère l’utilisation de la pilule dite "du lendemain" pour les femmes victimes de viol. L’information a été donnée par Mgr Robert Zollitsch, président de la Conférence des évêques d’Allemagne, au sortir de leur assemblée plénière de printemps à Trêves.
"Dans les hôpitaux catholiques, les femmes victimes de viol, reçoivent bien entendu une assistance humaine, médicale, psychologique et pastorale. L'administration d'une 'pilule du lendemain' peut être incluse dans la mesure où elle agit comme un contraceptif et non comme un abortif" ont affirmé les évêques allemands. "Les procédés médicaux et pharmaceutiques qui causent la mort d'un embryon continueront à pas à être utilisés", précisent-ils dans le communiqué final de l'assemblée.
Le cardinal Joachim Meisner, archevêque de Cologne, avait rédigé en janvier 2012 une prise de position allant dans le sens de ces décisions. Son texte a été rédigé "en lien la Congrégation romaine pour la doctrine de la foi, ainsi que l'Académie pontificale pour la vie", a-t-il précisé.
Dans une autre dépêche d'APIC du 22 février, l’Académie pontificale pour la vie tient son assemblée plénière au Vatican, les 22 et 23 février 2013, sous la présidence Mgr Ignacio Carrasco De Paula. En marge de la rencontre, centrée sur le thème "Vie et foi", le prélat a estimé que l’usage de la "pilule du lendemain" en cas de viol était "acceptable".
Une brèche est ouverte, les évêques allemands viennent de lancer un pavé dans la marre, la contraception peut être permise en cas de viol et cela peut annoncer une position plus ouverte en ce sens, encore faut-il que la hiérarchie lâche du lest.
Merci !
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