Publié le 11 Décembre 2023

LeMonde.fr avec l’AFP nous montre que  le ministre de l’intérieur Gérald Darmanin a annoncé, dimanche 10 décembre 2023, qu’il va demander la dissolution d’Academia Christiana, un mouvement de catholiques traditionalistes d’extrême droite. «Nous présenterons leur dissolution en conseil des ministres dans les semaines qui viennent», a-t-il déclaré sur le média en ligne Brut. «Il y a au moins trois autres groupes d’ultradroite» dans le viseur des services de renseignement, a encore déclaré le ministre de l’intérieur, sans donner de détails.

 

«Sous prétexte d’une prétendue menace pesant sur les Français», ce groupe «légitime de façon récurrente la violence physique et le recours aux armes», a précisé à l’Agence France Presse une source proche du dossier. Pour ce faire, «elle utilise un vocabulaire guerrier et incite de manière explicite ses militants à s’armer et à partir en “croisade”», a ajouté cette source. «D’autre part, et en cohérence avec cette menace qui guetterait la France, Academia Christiana présente la “légitime défense” comme nécessaire», a-t-elle encore dit.

 

Fondée en 2013 par des jeunes proches de la mouvance identitaire, Academia Christiana se présente comme un institut de formation «intégrale», à la fois «spirituelle, morale, intellectuelle et sportive». Cette organisation est présidée par Victor Aubert, professeur de français et philosophie à l’Institut Croix des Vents à Sées (Orne), un établissement scolaire privé hors contrat dirigé par la Fraternité sacerdotale Saint-Pierre, institut traditionaliste reconnu par Rome.

 

«En voulant nous dissoudre, le gouvernement s’en prend une fois de plus aux catholiques, qu’il considère comme des citoyens de seconde zone», a réagi Academia Christiana sur son internet, en accusant l’exécutif de chercher à «interdire toute pensée ou réflexion en dehors de l’idéologie laïciste et consumériste». «À l’heure où les coups de couteau fusent matin, midi et soir, la priorité de la République est de dissoudre un institut de formation dont les cadres sont tous d’honnêtes pères et mères de famille», a déploré l’organisation, qui prévoit de «contester cette procédure absurde» devant le Conseil d’État.

 

Après l’annonce de sa prochaine dissolution, Academia Christiana a reçu sur les réseaux sociaux de nombreux soutiens à l’extrême droite, notamment d’Eric Zemmour sur le réseau social X, du Député RN de la Gironde, Grégoire de Fournas qui s’est de son côté dit « consterné » par la nouvelle, du député RN du Gard, Nicolas Meizonnet, qui a dénoncé le «naufrage absolu» du ministre de l’Intérieur, et la même colère s’est exprimé par Nicolas Dupont-Aignan (https://www.huffingtonpost.fr/politique/article/academia-christiana-bientot-dissoute-le-rn-et-reconquete-volent-au-secours-de-l-association-integriste_226863.html).

 

Mais cette défense d’Academia Christiana oublie allégrement que le renseignement intérieur s'inquiète d'autant plus que plusieurs militants de Génération identitaire et de l'Alvarium – des groupuscules tous deux dissous – auraient rejoint Academia Christiana, et surtout, Academia Christiana a été cofondé par Julian Langella, l'un des responsables de la création de Génération identitaire, tandis que son président Victor Aubert pose en 2022 sur les réseaux sociaux aux côtés d'Alain Soral qu'il appelle "le boss", il aime aussi germaniser son nom "Viktor Ober", et filmé en 2019 en train de faire ce qui ressemble à un salut nazi, "salut romain" avait-il rétorqué,  on sait aussi que plusieurs des membres d'Academia Christiana sont suivis par les services de renseignements, entre autres du fait de leur goût pour les armes ou pour leur antisémitisme, et pour un de ses membres leur meilleur gouvernement était le régime de Vichy (https://www.marianne.net/societe/police-et-justice/separatisme-catholique-appel-a-la-croisade-pourquoi-darmanin-veut-dissoudre-academia-christiana).

 

L’annonce de la dissolution de l’Academia Christiania intervient quelques semaines après l’avertissement du ministre de l’intérieur de la dissolution prochaine de trois groupuscules d’extrême droite. Parmi eux, la Division Martel, dissoute jeudi 6 décembre, dont des membres ont été impliqués dans les récentes violences survenues à Romans-sur-Isère, après la mort d’un adolescent poignardé à Crépol. La procédure de dissolution d’une autre association d’ultradroite, La Citadelle, à Lille, a été déclenchée dès le lendemain. Outre La Citadelle et la Division Martel, Les Remparts, implantée à Lyon, devrait également être visée par une dissolution, selon une source à l’AFP. Plus tôt cette année, en août, Gérald Darmanin avait annoncé la dissolution de l’association d’extrême droite Civitas, effective en octobre. Le parti politique avait suscité la polémique après les propos antisémites tenus lors de son université d’été. Son président, Alain Escada, a annoncé le dépôt d’un recours. Le gouvernement avait déjà dissous, entre mars 2021 et janvier 2022, trois groupuscules d’ultradroite : les Zouaves Paris, Génération identitaire et l’Alvarium. Les deux derniers avaient déposé des recours en annulation, rejetés par le Conseil d’État. (https://www.la-croix.com/france/academia-christiana-les-precedentes-dissolutions-prononcees-par-le-gouvernement-20231211).

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost0

Publié le 10 Décembre 2023

domradio.de nous montre que le pape a invité à demander de bons résultats pour la protection de l'environnement et de l'être humain et appelé ce dimanche à une prière pour le succès de la conférence des Nations unies sur le changement climatique. Le sommet de la COP28 sur le climat se termine mardi à Djouba. Au début d'une semaine et demie environ, le pape aurait dû prononcer un discours aux délégués. Cependant, il a dû annuler sa visite en raison d'une maladie des voies aériennes. Le cardinal Secrétaire d'État, Pietro Parolin, a lu le texte sur place.

 

Lors de l'Angélus, dimanche, il a également parlé de la promulgation de la Déclaration universelle des droits de l'homme il y a 75 ans, appelant à redoubler d'efforts pour la paix, car "L'engagement en faveur des droits de l'homme n'est jamais terminé", et il a assuré que tous ceux qui devaient lutter dans la vie et fait campagne pour les droits d'autrui. Et il a accueilli favorablement l'échange de prisonniers entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan. Il a examiné ce signe positif avec beaucoup d'espoir, a-t-il dit, et a appelé les parties à conclure un traité de paix dès que possible.

 

Le pape s’est montré à nouveau à la prière à la fenêtre ouverte du Palais apostolique et lut lui-même ses remarques. Il y a deux semaines, il souffrait des voies respiratoires, après quoi les prières de midi ont été déplacées à l'intérieur. En outre, un employé lit les textes - ainsi que lors d'autres spectacles publics. Vendredi, la solennité catholique de l'Église à la célébration de la Vierge Marie, le pape s'est montré à nouveau à la fenêtre et a présenté lui-même ses remarques. Il a également complété la prière traditionnelle près des marches espagnoles de Rome en plein air.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Église

Repost0

Publié le 9 Décembre 2023

Jean-Benoît Harel dans vaticannews.va ce samedi 9 décembre 2023 nous montre qu’alors que le projet de loi «Immigration» sera examiné par l’Assemblée nationale à partir du lundi 11 décembre, les évêques français s’inquiètent de la suppression de l’AME (Aide Médicale d’État), prévue dans le texte voté mi-novembre par les sénateurs. À l’origine, ce texte visant à mieux réguler l’immigration en France ne contenait pas la suppression de l’AME. Mais lors de la première lecture, la droite sénatoriale a inscrit cette mesure dans le texte, lui préférant une «aide médicale d’urgence» réservée aux soins contre les maladies les plus graves, aux vaccins ainsi qu’aux soins liés à la grossesse. Le texte sorti du Sénat mi-novembre contenait la suppression de l’AME. Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin s’en était satisfait, y voyant «un bon compromis qui allie fermeté et humanité».

 

Mais, à l’Assemblée, lors de l’examen par la commission des Lois, le dispositif a été réintégré. Les députés réunis en séance plénière à partir du lundi 11 décembre ne devraient pas revenir dessus, mais le sujet pourrait toutefois réapparaitre, comme le souhaitent certains députés de droite. Très débattu, ce dispositif relève de l’humanité la plus élémentaire pour certains quand d’autres y voient un «appel d’air migratoire». En 2022, le dispositif de l’AME comptait 415 000 bénéficiaires pour un coût total de 1,186 milliard d’euros, selon un rapport d'information parlementaire publié en mai 2023.

 

Dans un communiqué, les évêques ont pris position contre la suppression de l’aide médicale d’État, rappelant une tribune de 3000 soignants début novembre exigeant le maintien de ce dispositif «outil de lutte contre les exclusions (…) essentiel à la santé des individus et à la santé publique». Saluant le retour du dispositif dans le texte discuté à l’Assemblée, les 7 évêques signataires rappellent en citant le pape François que «le soin est médical mais il est aussi, de manière complémentaire et inséparable, «lien», par l’intermédiaire de chacun et tous les hommes et femmes de bonne volonté sont invités à vivre l’amitié sociale» (Fratelli Tutti, 6). Le texte prend ensuite l’exemple de Calais «où la détresse ne cesse de grandir». Autour de cette ville du nord de la France, point de passage vers le Royaume-Uni, des milliers de migrants attendent de trouver un moyer de passer la frontière, dans des conditions souvent difficiles. Enfin, les évêques appellent à «prendre soin des plus fragiles et ainsi de nos sociétés et de notre maison commune».

 

Dans une tribune au «Monde» publiée samedi 9 décembre, la Défenseure des droits, Claire Hédon, alerte contre la «rupture dans la protection des droits et libertés en France» que proposerait selon elle le projet de loi sur l’immigration, examiné à partir de lundi en séance à l’Assemblée nationale, car c’est, selon elle, un texte «d’une gravité majeure pour les droits fondamentaux des étrangers». Pour Claire Hédon, «un équilibre doit exister» entre le droit souverain des États à réguler l’accès au territoire et la protection des droits fondamentaux. Ce «projet de loi bouleverse profondément cet équilibre, au profit de nouvelles formes d’ostracisme et au détriment de principes juridiques essentiels», expose-t-elle. Ainsi, l’éloignement des étrangers serait «très largement remis à l’appréciation de l’administration», par l’accroissement des possibilités de refus ou retrait du droit au séjour. Des «délais de recours extrêmement brefs» compliqueraient en plus l’accès au juge. «Le texte accrédite l’idée, pourtant démentie par de nombreuses études, selon laquelle des conditions d’accueil ’trop favorables’ encourageraient l’immigration irrégulière ou l’installation durable d’étrangers sur le territoire», souligne par ailleurs la Défenseure dans la tribune (https://www.ouest-france.fr/societe/immigration/loi-immigration-la-defenseure-des-droits-denonce-un-texte-dune-gravite-majeure-ca54536e-96a7-11ee-b5ab-4c9dbbc4ce19).

 

Enfin, nombre de médias locaux (et certains nationaux) indiquent avoir reçu en fin de semaine un communiqué par mail du ministère de l’Intérieur ou de différentes préfectures, louant la loi immigration qui arrive à l’Assemblée nationale ce lundi 11 décembre dans un climat qui promet d’être houleux. L’objet : mettre en avant le profil des «4000 étrangers délinquants» qui pourraient être renvoyés «dans leur pays d’origine si la loi était adoptée», pour reprendre les termes utilisés dans cette communication. Chaque courrier est ensuite personnalisé avec une poignée d’exemples anonymes en fonction des départements ou régions ciblés. De la même manière, plusieurs autres titres de presse locaux ont fait état de divers exemples. En Normandie, dans le Sud-ouest, en Haute-Loire, en Côte-d’Or… Une méthode «assez unique», selon les mots de la Place Beauvau à La Voix du Nord, qui permettrait de «montrer à l’opinion ce qu’implique le texte.» Problème : cette offensive n’est pas du goût de tous. Plusieurs personnalités de gauche s’élèvent pour dénoncer des pratiques «infamantes» et une forme de «pression inédite» mise sur le législateur. D’autant que des courriers similaires ont également été envoyés à plusieurs élus, si l’on en croit les messages de députés ou sénateurs sur les réseaux sociaux. Le PS dénonce une «pression inacceptable» quand les Insoumis parlent de «lettre type CNews» (https://www.huffingtonpost.fr/politique/article/sur-la-loi-immigration-darmanin-ulcere-les-oppositions-de-gauche-avec-cette-methode-assez-unique_226810.html).

 

Les "tactiques répugnantes" de Gérald Darmanin pour promouvoir le projet de loi immigration montre à quel point ce ministre a oublié d’avoir une boussole morale.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost0

Publié le 8 Décembre 2023

Marie Bail nous montre dans france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/rhone/lyon/ que comme chaque année, le diocèse de Lyon organise une procession ce 8 décembre 2023 entre la cathédrale Saint-Jean et la basilique de Fourvière dans le 5e arrondissement de la ville, menée par l'archevêque de Lyon. Les catholiques remercient la Vierge Marie d'avoir protégé la ville de la peste au 17e siècle. Cette année, à l'instar des éditions précédentes, des militants de l'ultradroite locale comptent participer à la procession, malgré l'interdiction de la préfecture.

 

En début de semaine, le diocèse de Lyon a diffusé un communiqué marquant son attachement à ce que cette traditionnelle procession aux flambeaux, soit "un moment de communion et de paix". L'institution ajoute qu'elle "n'entend pas assumer la responsabilité d'éventuels troubles suscités par l'infiltration d'individus ou de groupes qui auraient d'autres objectifs que celui de la prière" et auxquels le diocèse demande "de ne pas se joindre à la procession".

 

Ciblés par ce message, les membres de l'ultradroite lyonnaise qui ont pour projeter de se rassembler eux aussi ce 8 décembre. Les identitaires des Remparts ont publié un appel à se rassembler à 18h30 dans le Vieux Lyon pour "retrouver le vrai sens du 8 décembre", loin d'un "divertissement commercial sans saveur entraînant une débauche de son et lumière". Le message s'inscrit dans le contexte de "l'attaque de Crépol et de l'attentat terroriste [de Paris]", écrivent-ils sur leurs réseaux sociaux. Quoi de mieux donc que de retourner à la traditionnelle bougie.

 

Les services de l'État ont pris un arrêté pour interdire cette manifestation, comme l'année dernière. "Nous avons eu des éléments qui nous confirment que des groupuscules d'extrême droite pourraient confisquer cette manifestation (...) et prôner des idéologies de haine pendant cette manifestation", ont expliqué les services de la préfecture du Rhône le 5 décembre.

 

Mais sur leurs réseaux le 7 décembre, les membres des Remparts ont affirmé maintenir cette manifestation. "Les Lyonnais enracinés participeront néanmoins comme chaque année à la procession diocésaine tout en invitant les non-catholiques à se joindre au cortège, car faire vivre notre identité est un devoir, pas seulement une question de religion !", justifient-ils. Contacté, le diocèse de Lyon ne "souhaite pas faire plus de commentaires".

 

L'an passé, malgré l’interdiction de leur marche "Lugdunum suum" par la préfecture, les identitaires s’étaient joints au cortège catholique et avaient déployé une banderole à Fourvière. Cela avait valu à un cadre des Remparts de se retrouver devant le tribunal en mai dernier. Celui qui avait simplement "voulu participer au cortège de pèlerins", selon ses dires, avait écopé de deux amendes de 500 et 300 euros.

 

Le diocèse de Lyon a eu raison de ne pas vouloir des identitaires dans cette procession, car  en cette fête des lumières les portes des églises seront grandes ouvertes et les «missionnaires du 8» accueilleront chaleureusement tous les visiteurs de passage. Tout cela avec temps de prières, illuminations, messes, confessions, concerts, veillée de louange... Auxquels s’ajoutent les vêpres à la cathédrale Saint-Jean-Baptiste, la procession aux flambeaux de la place Saint-Jean à la basilique de Fourvière qui se terminera sur le parvis de la basilique Notre-Dame de Fourvière, la messe des jeunes présidée par Mgr Olivier de Germay dans la basilique Notre-Dame de Fourvière, la messe pour les intentions des Lyonnais à la basilique Notre-Dame de Fourvière (https://lyon.catholique.fr/actualites/2023/10/16/8-decembre-2023-fete-de-limmaculee-conception/). Cette journée de joie, n’a rien à voir avec les pourvoyeurs de haine que sont les membres de l’ultradoite lyonnaise.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost0

Publié le 7 Décembre 2023

Comme le montre LSVL (https://lvsl.fr/espagne-pedro-sanchez-reconduit-mais-plus-fragile-que-jamais/) dan son article du 6 décembre 2023 qu’après un résultat mitigé mais meilleur que prévu aux élections cet été, Pedro Sánchez a été reconduit au poste de Premier ministre espagnol. Sa majorité de gauche repose cependant sur une coalition précaire, entre dépendance aux votes des partis indépendantistes et volonté de Podemos de s’émanciper du gouvernement. Au moins avec cet accord bancal, Madrid n’a pas basculé aux mains des conservateurs et de leurs alliés d’extrême-droite, comme Rome, Stockholm, Helsinki et Athènes auparavant. Depuis la démission d’António Costa au Portugal, l’Espagne demeure désormais l’un des rares bastions progressistes au sein de l’Union européenne. En embuscade, l’extrême-droite accuse Sánchez de coup d’État antidémocratique et incite la justice et la police à défier le gouvernement. Ce n’est en rien un coup d’État, puisque Pedro Sánchez a formé son gouvernement en concluant ensuite un accord de coalition avec la plate-forme Sumar et s'entendant avec la quasi-totalité des partis nationalistes et indépendantistes catalans en se basant sur un programme, qui prévoit un exécutif conjoint et notamment la réduction du temps de travail hebdomadaire de 40 heures à 37 h 30.

 

L’extrême-droite en profite allégrement. Ces dernières semaines, le débat politique s’est enflammé. Depuis l’accord entre le PSOE et le JxCAT, Sánchez est la cible d’un tombereau d’insultes inquiétantes et a notamment été qualifié de «traître» et de «putschiste». Des députés du PSOE ont été agressés et le siège madrilène du parti, Calle Ferraz, a été assiégé par plusieurs milliers de militants néofascistes durant deux semaines. Ces manifestations, auxquelles participent des dirigeants de Vox, sont également soutenues par des influenceurs de l’«Internationale de la Haine», tel l’ancien animateur de Fox News Tucker Carlson. Pendant ce temps, le PP a lancé une campagne internationale comparant Sánchez au Premier ministre hongrois Viktor Orbán, intervenant même auprès des institutions européennes pour combatte ce qu’il considère comme la «destruction» de l’État de droit en Espagne. Ce n’est pas la honte qui étouffe le PP.

 

Malheureusement comme le montre religiondigital.org  ce jeudi 7 décembre (https://www.religiondigital.org/espana/Grupos-ultracatolicos-Rosario-Ferraz-Parlamento-golpe-estado-psoe-enraizados-espana-inmaculada_0_2622037780.html), «El  Rosario por la Unidad Nacional de España», un mouvement ultra-catholique né, comme ils l'expliquent eux-mêmes, «au cœur des protestations de la rue Ferraz à Madrid suite au coup d'État de Pedro Sánchez», et qui vendredi, Jour de l'Immaculée Conception, a appelé à des rassemblements dans 60 villes, «en communion avec le Rosaire qui a lieu quotidiennement aux portes du  Sanctuaire du Cœur Immaculé de Marie  (c'est-à-dire dans la rue Ferraz) depuis le dernier 3 novembre». Elle est promue «par de nombreuses entités et anonymes, véritables protagonistes de cette Chaîne des Rosaires, parmi lesquelles les entités de Rosario en Ferraz, Rosaire des Hommes, Rosaire pour le Salut de l'Espagne, Tekton Centro Televisivo et l'Association Rooted».

 

Dans son appel, «El  Rosario por la Unidad Nacional de España» assure que «la nation espagnole ne peut être comprise sans la Croix» et lance une menace voilée contre le gouvernement actuel : «Le peuple espagnol ne s'inclinera pas devant des injustices manifestes.» Une menace contre un gouvernement, ce n’est pas ce qu’on appelle la démocratie. "Nous n'aurons plus jamais peur de leurs impositions et de leur programme antichrétien. Les catholiques ont le devoir de témoigner de leur foi dans tous les domaines. Nous renonçons à être confinés dans les églises et dans l'intimité de nos maisons."  Témoigner de sa foi par les actes, par la parole, et par la manière d’être ce n’est pas renverser un gouvernement, c’est être ouvert et devenir un modèle pour les autres. Malgré tout, insistent-ils, "prier le Saint Rosaire pour l'unité de l'Espagne ne signifie pas mélanger la politique et la religion". C’est un contre-sens, ils disent que le gouvernement est illégitime, et ce mouvement prétend ne pas faire de politique et de religion.

 

La politique réelle n’intéresse pas ce mouvement qui montre sa vision rance de la société puisque pour lui "Le relativisme, le nihilisme, le matérialisme et l'hédonisme ont corrompu les racines les plus profondes du peuple espagnol". Pas d’amélioration sociale et sociétale, juste une obsession pour " l'avortement, la légalisation de l'euthanasie, la destruction de la famille, l'atomisation sociale et la destruction de notre communauté spirituelle signifient que l'Espagne est en transe d'agonie existentielle". Pauvre Marie, à qui ils demandent «l'intercession et l'aide (…) pour éviter le démembrement territorial et spirituel de l'Espagne. Dieu est avec nous !». Dieu est plutôt avec ceux qui cessent de faire le mal, apprennent à faire le bien, recherchent la justice, protègent l'opprimé, font droit à l'orphelin, et défendent la veuve comme le signale Isaïe 1,16-17, et non du côté de putschistes.

 

Malgré toutes ces menaces, la reconduction du gouvernement PSOE-Sumar est une bonne nouvelle pour la gauche européenne, notamment parce qu’elle n’allait vraiment pas de soi. Avant tout, c’est une victoire personnelle pour Sánchez. Mais c’est également le résultat de la prise de conscience, par tous les partis qui composent cette majorité hétérogène, qu’il est impératif d’empêcher l’extrême-droite d’accéder au pouvoir. La droite, y compris ses composantes en théorie les plus modérées, a manifestement décidé que toute action pour faire tomber le gouvernement est légitime, et elle ne retiendra pas ses coups dans les mois à venir. Jusqu’aux élections européennes de juin prochain, une échéance cruciale pour les deux camps, il n’y aura aucun répit. Cette dernière s’appuie sur un puissant système médiatique et des juges à majorité conservateurs, mais elle contrôle également la plupart des régions et des grandes villes. De plus, elle possède la majorité absolue au Sénat et fera tout ce qui est en son pouvoir pour pratiquer l’obstruction parlementaire ou, à défaut, ralentir le processus législatif.

 

Pour ceux qui pensent toujours que l’extrême-droite n’est pas un danger, il suffit de voir comment ça se passe en Espagne. Si les institutions démocratiques espagnoles se sont révélées jusqu’ici solides, une version espagnole de l’assaut du Capitole n’est pas inconcevable. Et pour ces pseudos-catholiques qui suivent de tels mouvements, ils ont allégrement oublié les paroles du Christ pour leur petite vision personnelle de la religion.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost0

Publié le 6 Décembre 2023

domradio.de nous montre ce mercredi 6 décembre 2023 que le pape François reste affaibli par une infection pulmonaire et bien qu’il ait participé mercredi à l'audience générale hebdomadaire, il a fait relire sa catéchèse et ses salutations aux pèlerins de différents groupes linguistiques par un membre du personnel.

 

Il se sent déjà mieux, mais parler est encore trop pénible pour lui, a expliqué le pape François au début dans la salle d'audience du Vatican. Le chef de l’Église catholique souffre depuis près de deux semaines d’une infection pulmonaire. La récupération est lente; le pape François a toujours du mal à respirer. Lors de l'audience générale de la semaine dernière et des prières du dimanche midi, un employé l'a représenté lors de la lecture des discours.

 

À l'issue de son audience générale, il s'est prononcé en faveur de la fin des guerres en Ukraine et au Moyen-Orient, même s'il s'est peu exprimé lui-même. Cela a également été le cas lors de l'audience générale de mercredi. «La guerre est toujours une défaite, les seuls bénéficiaires sont les producteurs d'armes», a déclaré le pape François avant la bénédiction finale.

 

parismatch.com (https://www.parismatch.com/actu/international/pape-francois-sa-succession-deja-evoquee-232393) s’est peut être avancé sur en disant que la santé du Souverain Pontife s’est aggravée et  que le clergé envisage la tenue d’un conclave, avec parmi les noms cités, celui du cardinal français Jean-Marc Aveline.

 

vaticannews.va (https://www.vaticannews.va/fr/vatican/news/2023-12/femmes-eglise-conseil-cardinaux.html) nous montre que le pape François lui continue ses réformes puisque les 4 et 5 décembre s'est tenue la dernière session du Conseil des Cardinaux (C9) pour 2023. Les 9 cardinaux de ce Conseil, originaires des 5 continents et choisis par le pape pour le conseiller dans le gouvernement de l’Église universelle ont particulièrement réfléchi à la place des femmes dans l’Église avec pour l’occasion deux interventions de deux théologiennes, la sœur Linda Pocher professeur de christologie et de mariologie à la Faculté pontificale des sciences de l’éducation Auxilium de Rome, et Lucia Vantini, qui enseigne la théologie fondamentale à l'Institut des sciences religieuses de Vérone.

 

Selon le communiqué publié à l’issue des deux jours de travaux, le Conseil a insisté «sur la nécessité d'écouter, aussi et surtout dans les communautés chrétiennes individuelles, la dimension féminine de l'Église, afin que les processus de réflexion et de décision puissent bénéficier de l'apport irremplaçable des femmes». La place et le rôle des femmes dans l'Église est un thème sur lequel revient régulièrement le pape François. Une semaine avant la réunion du Conseil, le Saint-Père avait estimé que «l'un des grands péchés que nous avons eus est de 'masculiniser' l'Église», devant les membres de la Commission théologique internationale.

 

Enfin comme le montre vaticannews.va (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2023-12/plus-jamais-la-guerre.html), prenant part à l’audience générale du Pape de ce mercredi 6 décembre au Vatican, la journaliste philippine Maria Ressa, le physicien italien Giorgio Parisi et l'activiste yéménite Tawakkul Karman ont remis au pape François le document rédigé et signé par 30 autres lauréats du Prix Nobel de la paix, à l'occasion de la première rencontre sur la fraternité en juin 2023 #NotAlone. Un document dans lequel est réitéré l'engagement à construire des sociétés de paix.

 

«Le geste symbolique représente une première étape qui lancera la présentation du document dans d'autres régions de la planète», a expliqué la Fondation Fratelli Tutti dans une note. Le texte - lu en juin en mondovision par deux autres Prix Nobel, Nadia Murad et Muhammad Yunus - énumère les objectifs de «fraternité humaine», donc l'amour comme réponse à la haine, la volonté de «créer des sociétés de paix», «d'unifier la terre tachée par le sang de la violence et de la haine, des inégalités sociales et de la corruption du cœur».

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Église

Repost0

Publié le 5 Décembre 2023

LeMonde.fr avec l’AFP nous montre ce mardi 5 décembre 2023 que  le cardinal Robert Sarah, un traditionaliste dont le nom est cité parmi les possibles futurs papes, s’est élevé lundi 4 décembre à Dakar contre une «destruction» de la messe en Occident et une dénaturation du culte catholique pour l’adapter aux coutumes locales en Afrique et en Asie.

 

Le cardinal Sarah, prélat originaire de la Guinée voisine du Sénégal, a célébré la messe dans la cathédrale de Dakar. Il est venu au Sénégal pour participer à un colloque sur la liturgie dans la banlieue de Dakar jusqu’au 8 décembre. Il a consacré son homélie à ce sujet et défendu les vues traditionalistes pour lesquelles il est connu. «Nous assistons aujourd’hui, surtout en Occident, à un démantèlement des valeurs de la foi et de la piété… et à une destruction des formes de la messe», a-t-il déploré en chaire. «Nous travaillons à saupoudrer la liturgie d’éléments africains, asiatiques, dénaturant ainsi le mystère pascal que nous célébrons, nous mettons tellement l’accent sur ces éléments culturels que nos célébrations durent quelquefois six heures», a-t-il dit. «Nos liturgies sont souvent trop banales et trop bruyantes, trop africaines et moins chrétiennes», a-t-il assuré.

 

La traditionnelle célébration du lundi soir a pris une coloration particulière pour la venue de l’éminent dignitaire, avec un organiste, une chorale et la présence autour de l’autel d’une quarantaine d’évêques et de prêtres. À défaut de publicité faite à l’événement, la vaste nef accueillie dans la pénombre plusieurs dizaines de fidèles et de religieux et religieuses, dont certains appelés à participer au congrès des liturgistes. Fait rare, la bâtisse a résonné de chants en français mais aussi en latin, et pas en wolof, la langue locale, comme c’est le cas un lundi ordinaire.

 

«Si nous regardons la liturgie comme une question pratique d’efficacité pastorale (…), nous risquons de faire de la liturgie une œuvre humaine, un ensemble de cérémonies plus ou moins réussies», a précisé le cardinal Sarah. Il a exalté la mémoire du pape Benoît XVI, chef de l’Église catholique de 2005 à 2013. «Puissions-nous suivre cette grande et éclatante étoile qu’a été Joseph Ratzinger, le pape Benoît XVI, le seul savant face à une armée de pseudo-liturgistes», a-t-il souligné.

 

Ce n’est pas un incident si le cardinal Sarah a parlé ainsi de la liturgie en Afrique, car du 4 au 8 décembre 2023 à Dakar au Sénégal, les liturgistes africains sont en Congrès pour examiner le parcours de l’Église en Afrique par rapport à la Constitution Sacrosanctum Concilium. Les congressistes réfléchiront également «à la pratique liturgique et la fidélité des communautés ecclésiales d’Afrique en rapport avec la tradition chrétienne, et aux valeurs authentiques des cultures africaines», a confié le père Josaphat Wasukindi Mbindule, secrétaire du comité scientifique. Les liturgistes africains attendent donc de cette rencontre, que l’Église en Afrique puisse prendre conscience des nombreux défis à relever en matière de liturgie (https://www.vaticannews.va/fr/eglise/news/2023-12/les-liturgistes-africains-organisent-leur-premier-congres.html).

 

Même si le cardinal Sarah n’aime pas la liturgie africaine, le dimanche 3 juillet 2022, le pape François a dit la messe en «rite zaïrois» à Saint-Pierre de Rome, entouré de prêtres congolais. Il s’agit de la seule variante du rite romain adaptée à la culture locale, car elle respecte à la fois le missel romain et les traditions congolaises (https://www.lavie.fr/christianisme/eglise/celebration-de-la-messe-en-rite-zairois-par-le-pape-un-modele-dadaptation-de-la-liturgie-romaine-a-la-culture-locale-83254.php).  

 

Merci !

 

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Église

Repost0

Publié le 4 Décembre 2023

katholisch.de nous montre ce lundi 4 décembre 2023 que selon l'historien de l'Église Massimo Faggioli, les sanctions du pape François contre le cardinal Raymond Burke pourraient être un boomerang pour la politique ecclésiale du pontife. "Burke va désormais recevoir encore plus de dons de riches familles catholiques des États-Unis", a déclaré Faggioli au journal argentin La Nación ce week-end. Le cardinal américain est soutenu par un groupe restreint mais radicalisé de fidèles qui se sentent attaqués par les restrictions de grande envergure imposées par le pape François sur la célébration de l'ancienne messe en 2021, a déclaré le théologien qui enseigne aux États-Unis. Les sanctions financières contre Burke conduiraient ces gens à croire à tort «qu'ils sont persécutés et qu'ils doivent résister à ce pontificat 'hérétique'».

 

Les ultraconservateurs de l'Église ont tiré leur force de l'espoir d'un conclave rapide, a poursuivi Faggioli. La santé du pape François montre de plus en plus clairement que la prochaine élection papale aura lieu «non pas dans dix ans, mais dans un, deux ou trois ans». Le théologien a également critiqué la communication du Vatican sur les sanctions contre Burke : "Jusqu'à présent, personne au Vatican n'a publiquement annoncé ou expliqué cette punition." Cela laisse penser qu'une insulte personnelle envers le pape François en était la raison. Ses opposants ultraconservateurs au sein de l’Église profiteraient de l’occasion pour parler d’un complot contre eux. Pour ce faire, ils utiliseraient non seulement des blogs pertinents, mais aussi des médias de qualité comme le New York Times.

 

La semaine dernière, plusieurs médias ont rapporté que le pape avait réduit le salaire du cardinal de Burke et l'avait privé de sa résidence officielle au Vatican. Selon d'autres informations, le loyer de l'appartement de 400 mètres carrés situé Via della Conciliazione, à proximité immédiate du Vatican, n'a été augmenté que d'un montant très réduit par rapport à un montant de marché. Selon les médias, Burke semble passer plus de temps dans son pays natal, l'État du Wisconsin.

 

Le cardinal conservateur avait critiqué à plusieurs reprises la démarche du pape François dans le passé. Par exemple, Burke était l'un des quatre cardinaux qui, en 2016, après la publication de la lettre papale «Amoris laetitia», ont critiqué la possibilité de communier pour les divorcés remariés au moyen de ce qu'on appelle les «dubia» - des questions sur l'enseignement de l'Église au Vatican - dans certains cas. Plus récemment, lui et quatre autres cardinaux ont écrit à nouveau des «Dubia» à l'approche du Synode mondial, qui traitait de questions fondamentales sur les sacrements et la constitution de l'Église.

 

Un cardinal anonyme de la Curie a déclaré à La Nación que Burke était allé trop loin dans sa critique du pape. "Il a franchi la ligne rouge à plusieurs reprises. S'il avait traité ainsi l'un des papes précédents, il en aurait ressenti les conséquences bien plus tôt." Burke est un cardinal à la retraite qui remet constamment en question l'autorité du pape François et confond les gens ordinaires, selon le porteur de pourpre du Vatican. Il était donc plus que contradictoire que le pape ait payé à Burke son salaire et lui ait fourni un appartement de luxe dans lequel il recevait «les plus grands opposants de François».

 

Malgré cette opposition, le pape continue son chemin et préside à partir de lundi 4 décembre la dernière réunion de l’année du Conseil des cardinaux (C9) comme nous le montre vaticannews.va (https://www.vaticannews.va/fr/vatican/news/2023-12/cardinaux-c9-reunion-pape-francois-curie-romaine-vatican-femmes.html). Le 30 novembre dernier devant la Commission théologique internationale, l’évêque de Rome avait annoncé l'un des thèmes de ce conseil, à savoir le rôle des femmes dans l’Église. «L'Église est femme», avait déclaré le pape François, expliquant que «l'un des grands péchés que nous avons eus est de 'masculiniser' l'Église». Le problème, cependant, ne se résout pas par la voie ministérielle, mais par la voie mystique, par la voie royale, précisait-il. Réitérant la distinction balthazarienne entre le principe pétrinien et le principe marial, selon laquelle «le principe marial est plus important que le principe pétrinien, parce qu'il y a l'Église épouse, l'Église femme», il avait souligné la nécessité de «démasculiniser l'Église».

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Église

Repost0

Publié le 3 Décembre 2023

LeMonde.fr dans son live (https://www.lemonde.fr/international/live/2023/12/03/en-direct-guerre-israel-hamas-le-point-sur-la-situation-en-fin-de-journee_6203083_3210.html) nous montre que le pape François s’est dit, dimanche, «attristé que la trêve soit rompue» à Gaza et a exprimé le souhait que «les parties impliquées puissent parvenir au plus tôt à un nouvel accord de cessez-le-feu». «En Israël et en Palestine, la situation est grave», a jugé le pape, convalescent d’une bronchite, dans un texte lu par un assistant à l’issue de la traditionnelle prière de l’Angélus. «À Gaza, il y a tant de souffrance, il y manque les biens de première nécessité.»

 

Depuis l’attaque du 7 octobre, le souverain pontife a réagi à plusieurs reprises sur le conflit, en exprimant son inquiétude face à «un possible élargissement du conflit». Le pape a également appelé à «faire tout le possible pour éviter une catastrophe humanitaire» à Gaza. Malgré cela, l’armée israélienne bombarde la bande de Gaza ce dimanche malgré les appels internationaux à la retenue afin de protéger les civils et sur fond d’«impasse» pour renouveler la trêve avec le Hamas (https://www.liberation.fr/international/moyen-orient/en-direct-guerre-hamas-israel-fin-des-negociations-au-qatar-pour-une-nouvelle-treve-les-bombardements-israeliens-continuent-sur-gaza-alors-que-letat-hebreu-est-sous-le-feu-des-roquettes-tirees-depuis-la-bande-de-gaza-et-le-liban-retrouvez-toutes-les-informations-sur-le-conflit-de-ce-dimanche-3-decembre-20231203_IVETZ7L7VNAEXI5WYRS2B46CSE/).

 

Comme le montre katholisch.de (https://www.katholisch.de/artikel/49228-papst-fordert-bessere-inklusion-fuer-menschen-mit-behinderung), à l'occasion de la Journée mondiale des personnes handicapées, le pape François a appelé à une plus grande intégration. Cela aiderait la société à devenir plus humaine, a-t-il écrit sur sa chaîne officielle X/Twitter. "Apprenons à valoriser chaque personne avec ses qualités et ses capacités et n'excluons personne", a déclaré l'homme de 86 ans. La Journée mondiale des personnes handicapées des Nations Unies est célébrée chaque année le 3 décembre.

 

Le pape a aussi assuré qu’il va mieux. Sa voix n'est pas encore très bonne. Le pape François est soigné depuis une bonne semaine pour une infection pulmonaire. Pendant la prière, l'homme de 86 ans était toujours visiblement malade; il avait du mal à garder les yeux ouverts et avait du mal à respirer. Il a dit lui-même d'une voix rauque le salut du pèlerin, a souhaité un bon début de l'Avent et a demandé aux gens de prier pour lui.

 

Dans le discours lui-même, un responsable du Vatican a assuré la proximité du pape avec les victimes de l'attentat terroriste aux Philippines. Comme le montre LeMonde.fr (https://www.lemonde.fr/international/article/2023/12/03/aux-philippines-un-attentat-a-la-bombe-fait-au-moins-trois-morts-lors-d-une-messe-catholique_6203627_3210.html) Au moins quatre personnes ont été tuées et une cinquantaine d’autres blessées dans un attentat à la bombe perpétré dimanche 3 décembre, lors d’une messe catholique dans le sud des Philippines. Parmi les blessés, «plus de quarante» ont été hospitalisés, selon le gouverneur de la province de Lanao del Sur, Mamintal Adiong.

 

Enfin, le pape François a également évoqué le sommet mondial sur le climat qui se déroule actuellement. Le pape suit les travaux à Dubaï et renouvelle son appel à trouver des réponses politiques concrètes au changement climatique et à laisser de côté ses propres intérêts, indique le communiqué. Tandis qu’invité à faire une présentation en salle plénière de la COP28 à Dubaï, l’ex vice-président américain Al Gore a pointé dimanche le bilan climatique des Émirats arabes unis, pays hôte, allant jusqu’à dénoncer l’empreinte carbone d’Adnoc, la compagnie pétrolière nationale dirigée par le président de la conférence, Sultan Al Jaber (https://www.sudouest.fr/environnement/conference-pour-le-climat/cop28-a-dubai-quand-al-gore-epingle-les-emirats-hotes-du-sommet-pour-leur-bilan-carbone-17686642.php).

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Église, #Actualités

Repost0

Publié le 1 Décembre 2023

vaticannews.va nous montre ce 1er  décembre 2023 nous montre que le cardinal Pietro Parolin a transmis le message du Pape aux plus de 700 séminaristes et formateurs de séminaires en France, rassemblés pour la première fois depuis près de dix ans à Paris du 1er au 3 décembre. Le pape François les exhorte à adopter «un nouveau style pastoral de proximité, de compassion, d’humilité, de gratuité, de patience, de douceur, de don radical de soi aux autres, de simplicité et de pauvreté» pour affronter le contexte culturel du pays, où «la figure du prêtre a perdu prestige et autorité».

 

Le pape les conforte également dans le célibat, «exigence mystique» selon lui, car «Le prêtre est célibataire -et il veut l’être- parce que Jésus l’était, tout simplement.» et que «Personne n’a le pouvoir de changer la nature du sacerdoce et personne ne la changera jamais», a-t-il précisé. Cependant comme le montre Christine Pedotti dans marianne.net (https://www.marianne.net/societe/laicite-et-religions/celibat-des-pretres-cest-tout-le-systeme-prohibitionniste-sur-la-sexualite-quil-faut-repenser) le célibat des prêtres dans le christianisme n'est pas universel, ni originel. Ce n'est même pas une prescription théologique. On le date du XIIIe siècle. Il s'est donc écoulé plus de mille ans d'histoire du catholicisme avant cette obligation. Elle a d'ailleurs été très difficile à imposer : on compte énormément de textes datant du Moyen-Âge qui ne cessent de vitupérer contre les prêtres qui rompent leur célibat. C'est ce qu'on appelle le «nicolaïsme». On peut voir dans cette prescription du célibat des raisons très pragmatiques : ce qui hante l’Église, c’est l’idée que les fils de prêtres puissent hériter des biens ecclésiastiques. Historiquement, être prêtre, c’est une situation plutôt gracieuse. Il fallait que leurs biens demeurent propriété de l’Église et soient incessibles.

 

Mais ce manque de courage du pape frustre l’«évêque amazonien» austro-brésilien  Erwin Kräutler qui est déçu par les annonces de réformes du pape François. «Il suscite un espoir insensé», a déclaré Kräutler dans une interview accordée à «kath.ch». Lors du Synode amazonien de 2019, de nombreux évêques ont appelé à ce que des hommes et des femmes confirmés issus de communautés ecclésiales éloignées soient ordonnés prêtres ou prêtresses. "Et le pape François ne l'a pas accepté", a déclaré Kräutler, "même s'il nous avait déjà dit, à nous les évêques : faites-moi des suggestions audacieuses". Cela le rend frustré et déçu. "Au synode, 80 pour cent des évêques ont voté pour le viri probati et le diaconat des femmes", a déclaré l'évêque. Il est inconcevable que le pape François n’en ait pas parlé du tout dans son document final du synode (https://www.katholisch.de/artikel/49182-bischof-kraeutler-frustriert-und-enttaeuscht-von-reform-papst-franziskus).

 

Enfin, l’évêque de Rome recommande aux séminaristes sainte Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face, en ce 150e anniversaire de sa naissance. Elle, docteur en scientia amoris -en science de l'amour- dont ils ont «le privilège de pouvoir lire l’admirable doctrine dans sa langue d’origine». C’est plutôt intriguant que le pape donne comme modèle à des séminaristes Thérèse de Lisieux qui est «une jeune femme très rebelle, à une époque où les jeunes femmes prenaient peu la parole. Elle s’élevait contre ces hommes qui faisaient loi : elle disait que, non, Dieu n’est pas cette figure austère qui nous jugera sévèrement après notre mort, mais que Dieu, au contraire, c’est l’amour inconditionnel. Elle est allée rencontrer le pape et on lui avait dit de s’agenouiller et de se taire, mais elle lui a parlé» (https://www.lanouvellerepublique.fr/poitiers/natasha-saint-pier-a-poitiers-therese-avait-une-force-de-cathedrale).

 

Merci ! 

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Église

Repost0