actualites de l'eglise

Publié le 5 Février 2024

Loup Besmond de Senneville (à Rome) nous montre dans la-croix.com que l’archevêque de Québec Gerald Cyprien Lacroix, visé par des accusations d’agressions sexuelles, qu’il nie « catégoriquement », est présent au Vatican, lundi 5 février 2024, pour une session de travail de deux jours du Conseil des cardinaux entourant le pape François. Le cardinal de 66 ans figure bien sur les photos de la réunion, diffusée par le Vatican, au côté des autres membres de ce conseil créé par le pape François, dont Fridolin Ambongo (Kinshasa), Jean-Claude Hollerich (Luxembourg), ou Juan Jose Omella (Barcelone).

 

Le nom du primat de l’Église canadienne est apparu, comme l’ont révélé plusieurs médias canadiens, dans le cadre d’une importante action collective intentée contre des responsables du diocèse de Québec. Elle vise l’ensemble des crimes sexuels perpétrés dans cette région depuis 1940. Dans un communiqué diffusé le 26 janvier, il avait annoncé se retirer «provisoirement de ses activités», sans jamais mentionner néanmoins ses responsabilités au Vatican. Outre le C9, le cardinal Lacroix est également membre du Conseil pour l’économie, équivalent, au sein de la Curie romaine, d’un ministère de l’économie.

 

 Le Saint-Siège, quant à lui, s’était refusé à tout commentaire, des sources vaticanes se contentant d’indiquer qu’il revenait au diocèse de Québec de communiquer sur la décision du cardinal. Le communiqué sur le Conseil de cardinaux ne fait pas mention du cardinal Lacroix, mais la photo laisse en revanche bien voir le prélat canadien. Un détail qui ne doit rien au hasard.  Selon le média Vatican News, la rencontre portait sur le rôle des femmes dans l'Église catholique (https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2047077/gerald-lacroix-pape-rome-vatican). Les travaux du Conseil se poursuivront cet après-midi et demain, sur d'autres thèmes (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2024-02/le-pape-preside-la-reunion-de-fevrier-du-conseil-des-cardinaux.html).

 

Cette présence à table aux côtés du pape François survient quelques jours après que Gérald Cyprien Lacroix a annoncé le retrait temporaire de ses activités au sein du diocèse de Québec, montre ce retrait ne semble pas voir été trop temporaire.

 

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Publié le 4 Février 2024

vaticannews.va nous montre ce dimanche 4 janvier 2024 que marquant les cinq ans de la signature du document d'Abou Dhabi sur la fraternité humaine, point fort d'avancée des relations avec l'islam, le pape a invité ce 4 février à contourner les pièges de la fraternité que sont la méconnaissance de l'autre, l'absence d'écoute et la rigidité intellectuelle. Toutefois, le pape François rappelle que débattre présuppose une éducation à la flexibilité intellectuelle. La formation et la recherche doivent viser à rendre les hommes et les femmes de nos peuples non pas rigides mais souples, vivants, ouverts à l’altérité, fraternels. Le pape argentin a enfin exhorté à ne pas craindre de sortir de sa propre discipline, à rester curieux, souple, à l’écoute. L'évêque de Rome s'est adressé aux participants du congrès de Pluriel, plateforme de recherche sur l'islam.

 

Une invitation qui épouse une autre du pape en ce premier Angélus de février, où il s’est arrêté sur le mouvement continu de Jésus qui, en allant à la rencontre de l’humanité blessée, apparaît clairement dans l’Évangile, nous montre le visage du Père et, en même temps, «nous interpelle avec des questions sur notre foi». Ainsi, le pape François a invité les fidèles de la place Saint-Pierre, «à abandonner le Dieu que nous croyons connaître et à nous convertir chaque jour au Dieu que Jésus nous présente dans l'Évangile, le Père de l'amour et de la compassion» (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2024-02/angelus-se-convertir-chaque-jour-au-dieu-que-jesus-nous-presen.html).

 

Et le pape lors de l'Angélus, a invité à prier pour une paix qui ne soit pas la responsabilité de quelques-uns mais de toute la famille humaine et à coopérer tous la construire avec des gestes de compassion et de courage, particulièrement en Ukraine, en Palestine et en Israël. Enfin, François a salué les jeunes de nombreux pays venus pour la Journée mondiale de prière et de réflexion contre la traite des êtres humains, qui sera célébrée jeudi 8 février, date de la commémoration de sainte Joséphine Bakhita, religieuse soudanaise qui a été esclave dans sa jeunesse. Il a exhorté à lutter contre le phénomène de la traite, en reconnaissant la dignité de chaque être humain (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2024-02/pape-francois-appels-paix-angelus-guerre-vie-traite-dignite.html).

 

Hier, le pape François a déploré dans une lettre adressée à ses «frères et sœurs juifs en Israël» et rendue publique par le Vatican «la terrible augmentation des attaques contre les juifs dans le monde entier» ainsi que la montée de l’antisémitisme et l’antijudaïsme depuis le 7 octobre et le début de la guerre entre Israël et le Hamas. L'Eglise catholique «refuse toute forme d'anti-judaïsme et d'antisémitisme, condamne sans équivoque toute manifestation de haine contre les Juifs et le judaïsme qui est un péché contre Dieu», assure le pape François. Il n'oublie pas cependant le peuple palestinien. «Mon cœur est proche de vous, de la Terre Sainte, de tous les peuples qui l'habitent, israélien et palestinien, et je prie pour que le désir de paix soit le plus fort chez tous», a ajouté le pape. Déplorant «la tragédie comme celle qui s'est produite ces derniers mois», le pape François a invité «à prier tout spécialement pour le retour des otages» détenus par le Hamas chez eux (https://www.20minutes.fr/monde/4074348-20240203-pape-deplore-terrible-augmentation-attaques-contre-juifs-monde-entier).

 

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Publié le 2 Février 2024

domradio.de nous montre dans son article du jeudi 1er février 2024 comment le cardinal italien Matteo Zuppi dans une longue interview avec la revue intellectuelle catholique "La Civilta Cattolica" (première édition de février), voit l'Église catholique au XXIe siècle. Il y a un siècle, de nouveaux défis. Dans le même temps, il met en garde contre une retraite de l'Église vers une mentalité de château-fort, se penchant sur la diminution du nombre de services et les nouveaux prêtres. Il déclare qu'en réponse, certains dans l'Église ont tendance à recommander une «retraite au monastère» et se contentent de défendre leur vérité dans l'Église. Cette fermeture est toutefois une position de faiblesse.

 

Au contraire, il encourage le partage de la vérité de l'Évangile. Dans le même temps, il a mis en garde contre «le danger d'édulcorer tout et de faire une inspiration religieuse lointaine de l'Évangile, qui n'exige rien qui ne doive pas perturber et au contraire seulement garantir le bien-être». Il n'est guère difficile pour l'Église de transmettre le sens de son enseignement moral. Dans un climat général d'individualisme, il est considéré comme peu attrayant.

 

Il reconnaît que l'appel du pape François à ouvrir l'Église à «tous», a suscité le souci de certains prêtres. Il a souligné que cette vision ne signifiait pas une justification de tout faire à sa discrétion. Le pape François ne veut pas cacher la vérité, mais prendre les gens et leurs problèmes au sérieux. Être ouvert à tout le monde ne signifie pas "faire un hôtel" de l'Église; au contraire, il devrait devenir un foyer pour tout le monde. "Si tout le monde trouve un foyer dans l'Église, ils comprendront ou redécouvriront les règles de cette Assemblée", a déclaré l'archevêque de Bologne. En même temps, il se tourne vers l'Église comme «à l'un des nombreux fournisseurs de bien-être bon marché ou à l'un des nombreux services de conseillers».

 

Enfin, katholisch.de (https://www.katholisch.de/artikel/50787-spaniens-bischoefe-verteidigen-segenserklaerung-und-papst-franziskus) montre aussi que les évêques espagnols défendent le pape François et la lettre du Vatican «Fiducia supplicans». Selon le portail Internet espagnol "Religion Digital" jeudi 1er février 2024, le Secrétaire général de la Conférence épiscopale espagnole, César Garcia Magon, a donné lecture d'une lettre à l'unanimité lors de la réunion du Conseil permanent. Bien que les évêques n'aient pas voulu entrer dans l'application concrète des "Fiducia supplicans", ils ont souligné qu'ils acceptaient le document sous cette forme. Entre autres choses, les évêques expriment leur «lien et leur fidélité ecclésiastiques profonds au Saint-Père et à son Magistère en tant que berger de l'Église universelle». Le Secrétaire général de la Conférence épiscopale a également déclaré que la note de l'unanimité des évêques visait à souligner l'unanimité des évêques, qui "exprime explicitement et implicitement". Il est également possible de dire que les évêques ont remercié le pape pour son enseignement, qui garantit que "l'Évangile est toujours une bonne nouvelle pour toutes les femmes et tous les hommes aujourd'hui".

 

Cependant, il y a quelques semaines à peine, dans certains diocèses espagnols, il y avait eu de la colère autour de la bénédiction des couples homosexuels et remariés autorisés par le Vatican dans certaines circonstances. Certains religieux ont lancé une campagne contre «Fiducia supplicans» et recueilli plus de 10 000 signatures. En conséquence, ils ont été critiqués par leurs évêques qui ont demandé à ne pas participer à la campagne.

 

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Publié le 31 Janvier 2024

katholisch.de nous montre ce mercredi 31 janvier 2024 que l'archevêque de Malte et confident du pape Charles Scicluna a récemment appelé à une «discussion sérieuse» sur le célibat dans l'Église. Selon lui, l'abrogation pourrait être un moyen d'empêcher le clergé de mener une double vie. L'archevêque a souligné : «Cela ne vise pas à diminuer la beauté du célibat ou l'engagement héroïque des personnes qui ont accepté le célibat comme un don et qui le vivent». Maintenant, il confirme tout également en faisant référence à «différentes situations de vie».

 

Scicluna avait déjà appelé à une «discussion sérieuse» sur le célibat dans une interview début janvier. "Pourquoi devrions-nous perdre un jeune homme qui aurait été un bon prêtre simplement parce qu'il veut se marier ?", a déclaré l'archevêque il y a quelques semaines. Le célibat était volontaire au cours du premier millénaire de l’existence de l’Église – «et il devrait redevenir volontaire». Scicluna a souligné qu'en raison de leur célibat, certains prêtres entretenaient des relations secrètes, qui dans certains cas aboutissaient à des enfants. Il s’agit d’une «réalité mondiale».

 

Dans l'interview actuelle, Scicluna, qui est secrétaire adjoint du Dicastère pour la doctrine de la foi du Vatican et considéré comme «l'enquêteur en chef» du pape François sur les cas d'abus, a déclaré que ce travail l'avait aidé à façonner son point de vue, même s'il n'y avait aucun lien entre le célibat sacerdotal et les abus des prêtres l'ont laissé être fabriqué. "Lorsque vous voyagez beaucoup et rencontrez d'autres personnes, vous réalisez que les gens se trouvent dans des situations de vie différentes", a déclaré l'archevêque. "L'expérience nous enseigne que nous devons prendre en compte la fragilité humaine et le fait que les gens évoluent dans des situations différentes ; ils se retrouvent dans une situation psychologique et spirituelle différente." L’avenir du célibat est quelque chose que l’Église «devra décider au plus haut niveau».

 

L’année dernière, le pape François n’a pas exclu d’abolir le célibat obligatoire des prêtres. Il n’y a «aucune contradiction qu’un prêtre puisse se marier», disait alors le pape François. Il considère le célibat dans l’Église occidentale comme «une réglementation temporaire» qui – contrairement à l’ordination – n’a pas de caractère éternel. Il considère également qu'une décision volontaire concernant le célibat avant l'ordination sacerdotale est envisageable. Cependant, dans un livre d'entretiens publié en octobre, le  pape François a indiqué qu'aucune décision ne serait prise à ce sujet au cours de son pontificat : "Laissons mon successeur en décider s'il le juge opportun".

 

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Publié le 30 Janvier 2024

katholisch.de nous montre ce mardi 30 janvier 2024 que le vice-président du ZdK, Thomas Söding, est convaincu est convaincu que le Chemin synodal sera un succès. Il y a certainement des "problèmes de communication" et des réserves sur les prétendues "ambitions excessives" du projet de réforme, dit Söding, selon le communiqué, lors d'une conférence en ligne des "Cours de théologie" à l'"Akademie am Dom" de Vienne (lundi). Il fut cependant surpris par la crainte qu'un conseil synodal ne porte atteinte à la fonction d'évêque. Après tout, ce sont les évêques qui ont soutenu à une large majorité la création d’un conseil synodal et ont considéré que la voie était la bonne.

 

Dans sa conférence, Söding a également abordé la communication avec le Vatican. "Nous ne voulons pas être en désaccord avec Rome, mais plutôt rendre la synodalité permanente - et pour cela, nous avons également besoin du sceau d'approbation romain." Il attend donc avec impatience la visite annoncée en Allemagne du préfet du dicastère de la Foi, le cardinal Víctor Fernández. "Sa visite est un bon signe", a déclaré Söding.

 

L’un des points communs des processus de réforme au niveau de l’Église mondiale, en Amérique latine, en Australie et en Allemagne, est leur ouverture. Il n’existe toujours pas de recette pour le fonctionnement synodal de l’Église. «L'Église ne sait toujours pas comment combiner ses structures épiscopale et synodale», a déclaré Söding. Le but ici est de trouver un «bon équilibre» avec l’aide de la théologie.

 

Au niveau mondial, Söding manque d’un débat et d’un soutien théologiques fondés. "Les synodes ont besoin de théologie, mais ils ne l'ont pas encore." Cela signifie une réflexion des débats sur le fond de l'Écriture, de la tradition, de la foi du peuple de Dieu, du magistère et d'autres sciences. Un tel soutien théologique pourrait "élever la qualité des consultations et promouvoir la compétence de chacun", a déclaré le professeur de théologie, qui a participé comme conseiller théologique à la première phase du synode mondial de Rome.

 

Enfin, le document de bénédiction «Fiducia supplicans» a connu de nombreux vents contraires, notamment en provenance d'Afrique. Le porte-parole des évêques africains, le cardinal Fridolin Ambongo Besungu, a également critiqué le timing de la publication, en vue du synode mondial et a déclaré que beaucoup de gens ont déjà vu que la première partie du synode d'octobre dernier avait au moins indirectement approuvé les couples homosexuels et l'homosexualité. Cependant, cela contredit à la fois les enseignements fondamentaux de la foi catholique et de la culture africaine (https://www.katholisch.de/artikel/50724-kardinal-veroeffentlichungstermin-von-segensdokument-war-schaedlich).

 

Cependant pour le pape «ceux qui protestent avec véhémence appartiennent à de petits groupes idéologiques», et même si l’Afrique est à part d'une manière générale, il est «persuadé que, petit à petit, tout le monde se tranquillisera sur l'esprit de la déclaration» qui «veut inclure et non diviser. Elle invite les gens à être accueillis, puis confiés à Dieu» (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2024-01/pape-francois-stampa-italie-interview-guerre-voyages-paix.html).

 

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Publié le 29 Janvier 2024

religiondigital.org nous montre ce lundi 29 janvier 2024 que le pape François assure que malgré les protestations de «petits groupes idéologiques», avec l'approbation récente de la bénédiction des couples homosexuels ou en situation irrégulière pour l'Église, l'intention est «d'inclure et non de diviser» car «l'Évangile est pour sanctifier tout le monde.»

 

"On me demande pourquoi. Je réponds : l'Évangile doit sanctifier tout le monde. Bien sûr, à condition qu'il y ait de la bonne volonté", dit-il aujourd'hui dans une interview au journal italien "La Stampa" à propos de la déclaration "Fiducia supplicans", qui autorise la bénédiction des couples homosexuels ou des couples divorcés remariés. "Et des instructions précises doivent être données sur la vie chrétienne (j'insiste sur le fait que ce n'est pas l'union qui est bénie, mais le peuple). Mais nous sommes tous pécheurs : pourquoi alors faire une liste des pécheurs qui peuvent entrer dans l'Église et une liste des pécheurs qui ne peuvent pas rester dans l'Église ? Ce n'est pas l'Évangile", ajoute-t-il.

 

Le pape souligne que «ceux qui protestent avec véhémence appartiennent à de petits groupes idéologiques» et que «un cas à part est celui des Africains : pour eux, l'homosexualité est quelque chose de «mauvais» culturellement, ils ne la tolèrent pas». "Mais, en général, j'espère que peu à peu chacun s'apaisera sur l'esprit de la déclaration 'Fiducia Supplicans' du Dicastère pour la doctrine de la foi : elle veut inclure et non diviser. Elle nous invite à accueillir et ensuite confier les gens et avoir confiance en Dieu", ajoute-t-il. Pour cette raison, le pape François ne craint pas de schisme : "Non. Dans l'Église, il y a toujours eu des petits groupes qui exprimaient des réflexions de couleur schismatique ... il faut les laisser faire et passer... et regarder en avant", assure-t-il.

 

Le pape explique son opposition à parler de guerre «juste», préférant dire qu'il est légitime de se défendre, mais évitant de «justifier les guerres, qui sont toujours néfastes». Il dit craindre une escalade militaire mais cultive une certaine espérance «parce que des rencontres confidentielles ont lieu pour essayer de parvenir à un accord. Une trêve serait déjà un bon résultat». François qualifie de «figure cruciale» le cardinal Pierbattista Pizzaballa, qui «agit bien» et tente une médiation. Il appelle chaque jour en vidéo la paroisse de Gaza et affirme que «la libération des otages israéliens» est une priorité. En ce qui concerne l'Ukraine, le successeur de Pierre rappelle dans l'interview la mission du cardinal Zuppi : «Le Saint-Siège essaie de servir de médiateur pour l'échange de prisonniers et le retour des civils ukrainiens. Nous travaillons notamment avec Maria Lvova-Belova, commissaire russe aux droits de l'enfant, pour le rapatriement des enfants ukrainiens emmenés de force en Russie. Certains sont déjà retournés dans leur famille» (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2024-01/pape-francois-stampa-italie-interview-guerre-voyages-paix.html).

 

Le pape aborde ensuite le thème de son tout récent message pour la Journée mondiale des communications sociales, consacré à l'intelligence artificielle, qu'il décrit comme «un beau pas en avant qui peut résoudre de nombreux problèmes, mais qui peut aussi, s'il est géré sans éthique, causer beaucoup de tort à l'humanité». L'objectif est qu'elle «soit toujours en harmonie avec la dignité de la personne», sinon «ce sera un suicide» (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2024-01/pape-francois-stampa-italie-interview-guerre-voyages-paix.html).

 

Lorsqu'on lui a demandé s'il se sentait seul, le pape a dit : "Si je me sens seul, je prie. Et quand je perçois des tensions autour de moi, j'essaie d'organiser des dialogues et des confrontations en paix. Mais j’avance toujours, jour après jour" (https://www.katholisch.de/artikel/50693-papst-franziskus-befuerchtet-keine-kirchenspaltung). Et concernant les rumeurs d'une éventuelle démission en raison de son état de santé, il assure qu'elles ne le dérangent pas, car "c'est une possibilité pour tout pontife". "Mais maintenant, je n'y pense plus. Cela ne m'inquiète pas. Quand je n'en pourrai plus, je finirai par y penser. Et à prier pour nous", conclut-il.

 

Il évoque ses prochains voyages en Belgique, au Timor oriental, en Papouasie-Nouvelle-Guinée et en Indonésie au mois d'août. Il met entre parenthèses l'hypothèse d'un voyage en Argentine et précise qu'il ne s'est pas senti blessé par les propos du président Milei pendant la campagne électorale. Il confirme une rencontre avec le nouveau chef de l’État argentin dans les prochains jours, juste après la canonisation de l’Argentine "Mama Antula" prévue le 11 février. Il affirme être prêt au dialogue (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2024-01/pape-francois-stampa-italie-interview-guerre-voyages-paix.html).

 

Enfin, le pape réitère son rêve d'une «Église en sortie» et se remémore ce qui s'est passé après ses propos lors des congrégations générales qui ont précédé le conclave en 2013: «Après mon discours, il y a eu des applaudissements, du jamais vu dans ce contexte. Mais je n'avais absolument pas deviné ce que beaucoup allaient me révéler plus tard: ce discours était ma "condamnation" (sourires). En sortant de la "salle du synode", un cardinal anglophone m'a vu et s'est exclamé: "C'est bien ce que vous avez dit! Bello. Bello. Magnifique. Nous avons besoin d'un Pape comme vous! Mais je n'avais pas remarqué la campagne qui se préparait pour m'élire. Jusqu'au déjeuner du 13 mars, ici à la Maison Sainte-Marthe, quelques heures avant le vote décisif. Pendant que nous mangions, on m'a posé deux ou trois questions "suspectes"... Dans ma tête, j'ai commencé à penser qu’il se passait "quelque chose d'étrange ici...". Mais j'ai quand même réussi à faire une sieste. Et quand ils m'ont élu, j'ai eu une surprenante sensation de paix en moi». Enfin, le pape François confie à La Stampa qu'il se sent comme «un curé, d'une très grande paroisse, planétaire, bien sûr, mais j'aime garder l'esprit d'un curé. Et être parmi les gens. C'est là que je trouve toujours Dieu» (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2024-01/pape-francois-stampa-italie-interview-guerre-voyages-paix.html).

 

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Publié le 26 Janvier 2024

Loup Besmond de Senneville (à Rome), nous montre dans la-croix.com que recevant les membres du dicastère pour la doctrine de la foi, le pape François a défendu, vendredi 26 janvier, sa décision d’autoriser les bénédictions des couples irréguliers, dont ceux formés de personnes de même sexe et de divorcés-remariés. Ces bénédictions, a-t-il insisté, «ne requièrent aucune perfection morale» chez ceux qui les reçoivent. «Pastorales et spontanées», elles ont pour but de «manifester concrètement la proximité du Seigneur et de l’Église à tous ceux qui, se trouvant dans des situations différentes, demandent de l’aide pour poursuivre – et parfois pour commencer – un chemin de foi». Car pour le pape François, Fiducia supplicans, nom du texte autorisant les prêtres à bénir des couples homosexuels ou divorcés remariés, à condition toutefois que ces actes ne s’apparentent jamais à la célébration d’un mariage, est bien un document publié «dans un contexte d’évangélisation».

 

Le pape a aussi tenu à répondre à tous ceux qui attaquent cette décision romaine en y voyant une reconnaissance cachée d’une union entre personnes de même sexe. «Lorsqu’un couple s’approche spontanément pour demander (une bénédiction), on ne bénit pas l’union, mais simplement les personnes qui, ensemble, l’ont demandée.» Si le pape François parle bien de bénédictions demandées «ensemble», il n’évoque pas, contrairement au document du 18 décembre, la bénédiction de «couples» homosexuels. Cette pratique, a admis le pape François, doit tenir compte «du contexte, des sensibilités », mais aussi «des lieux où l’on vit et des manières les plus appropriées de le faire». Un message adressé aux évêques africains qui ont collectivement refusé, jeudi 11 janvier, toute mise en pratique de l’autorisation romaine. «Nous, évêques africains, ne considérons pas comme approprié pour l’Afrique de bénir les unions homosexuelles ou les couples de même sexe parce que, dans notre contexte, cela causerait une confusion et serait en contradiction directe avec l’ethos culturel des communautés africaines», pouvait-on lire dans une déclaration signée par le cardinal Fridolin Ambongo, archevêque de Kinshasa (RD-Congo) et président du Symposium des conférences épiscopales d’Afrique et de Madagascar (Sceam).

 

Mais les mots du pape François avaient aussi pour objectif de répondre aux critiques s’exprimant, de manière plus feutrée que chez les évêques du monde entier, au sein même du Vatican. Au dicastère pour la doctrine de la foi, plusieurs sources attestent en effet qu’aucune consultation interne sur le texte sur les bénédictions des «couples en situation irrégulière» n’avait été engagée. Certes, le texte a bien été signé par le préfet du dicastère, le cardinal argentin Victor Manuel Fernandez, et le secrétaire placé à la tête de la section doctrinale de ce «ministère» de la Curie, Mgr Armando Matteo. Mais certains responsables de la «Doctrine de la foi», comme on surnomme à Rome les héritiers de la sainte Inquisition, n’avaient pas non plus été avertis, selon nos informations. Pas plus que ne l’avaient été les «membres» du dicastère, parmi lesquels plusieurs cardinaux et théologiens comme Christoph Schonborn ou Kurt Koch, qui constituent pourtant l’assemblée dont la mission est de travailler sur les textes doctrinaux de l’Église catholique.

 

Dans son discours, le pape François a appelé les membres du dicastère à "réfléchir à nouveau et avec plus de passion sur certains sujets", tels que "la proclamation et la communication de la foi dans le monde d'aujourd'hui, en particulier parmi les jeunes générations; la conversion missionnaire des structures ecclésiales et des agents pastoraux; les nouvelles cultures urbaines, avec leur fardeau des défis mais aussi des nouvelles questions de sens; enfin et surtout, la centralité de la mission" (https://www.religiondigital.org/corresponsal_en_el_vaticano-_hernan_reyes_alcaide/Francisco-Fiducia-Supplicans-cercania-Iglesia_7_2637106271.html). Et il a aussi confirmé que le dicastère travaillait actuellement sur un document sur la «dignité».  «J’espère qu’il nous aidera, en tant qu’Église, à être toujours proches de tous ceux qui, dans la vie concrète de chaque jour et sans faire de bruit, luttent et paient de leur personne pour défendre les droits de ceux qui ne comptent pas». Un texte d’ores et déjà très attendu, qui pourrait aborder les points les plus sensibles, comme les questions de morale sexuelle, mais aussi celles touchant la situation des migrants

 

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Publié le 25 Janvier 2024

José Manuel Vidal dans religiondigital.org nous montre que dans l'après-midi du 25 janvier 2024, les Vêpres pour la Conversion de Saint Paul et la conclusion de la Semaine de prière pour l'unité des chrétiens ont été célébrées dans la Basilique papale dédiée à l'Apôtre des Gentils, Saint Paul hors les murs. Dans son homélie, le pape François a chanté un hymne à l'unité des chrétiens, car «nous composons tous la 'symphonie de l'humanité', dont le Christ est le premier-né et le rédempteur»

 

Selon lui, c'est la clé de l'unité des chrétiens : l'amour. Car seul un amour qui "au nom de Dieu place la fraternité avant la défense acharnée de son propre système religieux, nous unira". Et parce que «la division ne vient jamais de Dieu, mais du diable». C'est pourquoi il a conclu en remerciant le primat de l'Église anglicane et métropolite Polycarpe, représentant le Patriarcat œcuménique, ainsi que les dirigeants des autres confessions chrétiennes présents à la cérémonie. "Prier est une tâche sainte, car c'est être en communion avec le Seigneur, qui a prié le Père avant tout pour l'unité. Et continuons à prier aussi pour la fin des guerres, notamment en Ukraine et en Terre Sainte", a-t-il déclaré un jour.

 

Le pape a clôturé la semaine de prière pour l’unité des chrétiens sur fond de fortes tensions engendrées par l’autorisation, accordée par le Vatican le 18 décembre, de bénir les couples homosexuels.

 

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Publié le 23 Janvier 2024

katholisch.de nous montre dans son article du lundi 22 janvier 2024 que Le cardinal Matteo Zuppi est l'un des ecclésiastiques les plus célèbres d'Italie, en tant que président de la Conférence épiscopale.  Maintenant, dans un discours sensationnel, il a fait de la crise de l’Église le sujet – et a clairement soutenu le pape François Au cours du débat sur la bénédiction des couples de même sexe, le cardinal italien Matteo Zuppi a vigoureusement défendu la lignée du pape François et il a déclaré lundi que les évêques italiens chargeront le document du Vatican "Fiducia supplicans" dans un esprit de miséricorde.

 

Dans le texte sur la bénédiction possible des couples de même sexe, "le regard amoureux de l'Église pour tous les enfants de Dieu" se manifeste sans abolir les enseignements contraignants de l'Église. Dieu veut que tout le monde soit sauvé. Il appartient donc à l'Église de travailler pour tous. "Nous ne pouvons pas oublier que tous les baptisés ont la pleine dignité des enfants de Dieu et en tant que tels sont nos frères et nos sœurs."

 

Dans son discours, il a discuté en détail de la crise actuelle de l'Église catholique. À l'instar d'une grande partie de la société, l'Église semble désorientée depuis la fin de la pandémie. Il y a un sentiment de déclin, qui est attaché à des indicateurs tels que le déclin des vocations sacerdotales et la marraine du culte, ainsi que la réduction du poids social de l'Église. Face à cette situation, il a appelé l'Église à prendre conscience de sa mission à nouveau : l'Église d'aujourd'hui a été appelée à être «elle-même, avec un esprit ouvert, un cœur courageux et un esprit clairvoyant». Ce n'est pas une période de déclin, mais le moment de la vocation d'être l'Église de Dieu. "Ne nous laissons pas intimider par une culture pour laquelle la foi est en déclin", a souligné Zuppi.

 

Il a rappelé que l'Église a surmonté de nombreuses crises au cours des 50 dernières années «parce que ses pasteurs n'avaient pas peur de prêcher l'Évangile et étaient conscients d'avoir une mission». A cette époque aussi, il était écrit que le christianisme était condamné. "Ne soyons pas effrayés par la fragilité et la petitesse ! Ce ne sont pas seulement des indicateurs d'un problème, mais la réalité quotidienne dans laquelle l'Église a toujours vécu", a souligné le cardinal. Zuppi a prononcé son discours devant le Conseil Permanent de la CEI.

 

Enfin, la-croix.com nous montre un remerciement et une mise en garde. En recevant, lundi 22 janvier, 150 membres de l’Association internationale des journalistes accrédités au Vatican, le pape François a salué le travail de ceux qui le suivent tout au long de l’année, en particulier en ce qui concerne les «scandales dans l’Église», et a recommandé aux représentants de la presse de se méfier du «sable des bavardages» pour privilégier «la roche de la vérité» (https://www.la-croix.com/religion/scandales-dans-l-eglise-quand-le-pape-salue-la-delicatesse-des-journalistes-20240122).

 

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Publié le 21 Janvier 2024

domradio.de nous montre ce dimanche 21 janvier 2024 que le pape François a exigé la libération de six religieuses enlevées en Haïti. Vendredi, des hommes armés dans la capitale, Port-au-Prince, ont attaqué un minibus et déporté les occupants. Après sa prière de midi sur la place Saint-Pierre, le pape a déclaré dimanche: "Je prie pour l'harmonie sociale dans le pays et appelle tout le monde à mettre fin à la violence qui apporte tant de souffrances à cette chère population." Le pape François a également demandé la paix en Ukraine et en Terre sainte. Il pense surtout aux nombreux enfants blessés et tués qui ont été privés de leurs rêves et de leur avenir.

 

Pendant ce temps en Allemagne, plus de 1,4 million de personnes ont manifesté ce week-end contre l'extrême de droite dans plusieurs dizaines de villes allemandes. Non seulement le Conseil central des Juifs se réjouit d’un «signal important», mais aussi plusieurs évêques catholiques ont également participé aux nombreuses manifestations contre l'extrémisme de droite, commentant qu’«Il est important d'être ici et de donner l'exemple de la démocratie, de la diversité et de la tolérance», comme le déclare le président de la Conférence épiscopale allemande, Mgr Georg Bätzing (https://www.domradio.de/artikel/bundespraesident-steinmeier-lobt-demos-gegen-rechts).

 

Il y a aussi quatre jours avant une décision très attendue du Conseil constitutionnel, une large coalition d’opposants à la loi sur l’immigration a manifesté partout en France, dimanche 21 janvier, contre la promulgation d’un texte assimilé à une victoire idéologique «de l’extrême droite». Quelque 150 000 manifestants se sont ralliés à l’appel lancé initialement par 201 personnalités ce dimanche 21 janvier 2024 pour faire pression contre la loi immigration proposée par le gouvernement. Le ministère de l’intérieur fait quant à lui part d’un total de 75 000 manifestants. L’exécutif pourrait promulguer rapidement le texte voté mi-décembre, notamment avec les voix du Rassemblement national, sauf censure complète et surprise par les Sages le 25 janvier (https://www.ouest-france.fr/societe/immigration/manifestations-contre-la-loi-immigration-150-000-participants-selon-la-cgt-75-000-selon-la-police-c9b1757a-b87d-11ee-879f-a9ffd2809e51).

 

Et à l’occasion du «Dimanche de la Parole de Dieu», le 21 janvier, le pape a invité les fidèles à lire régulièrement l’Évangile, dont il a conseillé d’avoir toujours un exemplaire à portée de main, face à la «violence des paroles» de la société actuelle. Durant la messe célébrée à l’occasion du «Dimanche de la Parole de Dieu», institué en 2019 par le pape François, 11 fidèles ont été appelés, dimanche 21 janvier à être «lecteurs» et «catéchistes». Une manière pour le pape d’insister sur l’importance de la «Parole de Dieu», qui constitue, a-t-il rappelé, les «sources de la foi» (https://www.la-croix.com/religion/dimanche-de-la-parole-de-dieu-le-pape-francois-denonce-la-violence-des-paroles-des-reseaux-sociaux-20240121).

 

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