actualites de l'eglise

Publié le 16 Avril 2022

Bruce de Galzain pour francetvinfo.fr nous montre ce samedi 16 avril 2022 que des milliers de fidèles ont assisté vendredi soir au Chemin de Croix présidé par le pape au Colisée de Rome, pour la première fois depuis 2019. Le pape François a présidé vendredi 15 avril le Chemin de Croix devant le Colisée, à Rome. Le souverain pontife ne l'avait pas fait depuis trois ans. Un temps fort de la Semaine sainte qui fait revivre le calvaire du Christ, de sa condamnation à mort à sa crucifixion, sa mort et sa mise au tombeau, selon la tradition chrétienne.

 

Une cérémonie rattrapée par la guerre en Ukraine : au dernier moment, le Vatican a fait quelques aménagements. Ce Chemin de Croix a été l'objet d'une polémique : parmi les personnes s'étant vu confier le port du crucifix à chacune de 14 stations figurent deux femmes, une Russe et une Ukrainienne, amies dans la vie, qui ont porté la croix ensemble. Les 14 stations de la Via Crucis se succèdent, d'abord à l'intérieur puis à l'extérieur du Colisée, pour rejoindre le pape qui lui n'a pas bougé. A chaque station, un jeune couple, des époux âgés sans enfant, une famille nombreuse, une veuve avec ses enfants,  ou encore une famille qui a perdu une fille se relaient et lisent un texte. À la 13e station l'infirmière russe et l'infirmière ukrainienne portent la croix ensemble, comme prévu, mais finalement aucune parole n'est prononcée, alors que le texte initialement prévu devait aborder la guerre en Ukraine.

 

Un silence pendant plus d'une minute alors que la jeune russe et la jeune ukrainienne rapprochent leur visage de la croix qu'elles portent donc ensemble, mais en silence. Le pape, lui, prend son visage dans ses mains, il prie sans doute, et conclut tout de même le Chemin de Croix par cette prière : "Conduis les adversaires à se serrer la main, afin qu'ils puissent goûter le pardon mutuel. Désarme la main levée du frère contre le frère, pour que là où il y a de la haine fleurisse la concorde." Cette scène, pensée comme un geste de réconciliation face à la guerre qui ravage le pays depuis le 24 février, a suscité l'ire de responsables ukrainiens. Dès mardi, le chef de l'Eglise gréco-catholique ukrainienne, monseigneur Sviatoslav Shevchuk, a dénoncé une "idée inopportune, prématurée et ambiguë, qui ne tient pas en compte le contexte d'agression militaire de la Russie". De son côté, l'ambassadeur ukrainien près le Saint-Siège a dit "partager la préoccupation générale". Et les médias ukrainiens ont boycotté la retransmission de la cérémonie, alors que le Vatican avait ajouté des commentaires en ukrainien et en russe pour la diffusion en mondovision.  Le Vatican renvoie dos à dos agresseur et agressé, une rhétorique de la guerre fratricide que ne supportent plus les Ukrainiens. Mais le pape, lui, se veut pasteur et pas politique.

 

Mais quelle que soit sa forme, la plupart des fidèles saluent l’initiative. «C’est à la fois la croix, donc la douleur de ces deux peuples, mais aussi l’espoir, car nous croyons qu’après la guerre il y aura la paix. C’est très beau», estime Marie-Agnès Bethouart, une Française de 71 ans présente dans le public. «C’est un message exceptionnel, un symbole de paix et de courage. Il faut que tous nous ayons plus d’empathie en regardant les autres. Ce qui a tendance à se perdre dans les nouvelles générations», renchérit Stefania Cutolo, une enseignante italienne de 52 ans. Avant de repartir, le pape, qui a fustigé à plusieurs reprises le conflit sans jamais citer le nom de Vladimir Poutine, a prié pour que les «adversaires se serrent la main» et «goûtent au pardon mutuel». «Désarme la main levée du frère contre le frère», a lancé le souverain pontife dans une ultime exhortation (https://www.liberation.fr/international/europe/a-rome-une-russe-et-une-ukrainienne-sous-la-meme-croix-une-initiative-qui-ne-se-fait-paques-des-amis-20220416_ER66EAY6AJB6HA3CDSDPYMCA2M/?redirected=1).

 

Au 52e jour de l’invasion russe de l’Ukraine, la Russie continue de frapper durement Kharkiv, et ont frappé ce samedi une raffinerie de pétrole à quatre kilomètres Lyssytchansk, dans l’est du pays, et intensifie son bombardement de la capitale Kyiv, où une usine militaire a été touchée vendredi matin. Volodymyr Zelensky tente de faire pression sur Moscou. «L’élimination de nos militaires, de nos hommes (à Marioupol) mettra fin à toute négociation» de paix entre la Russie et l’Ukraine, a déclaré le président ukrainien dans un entretien avec le site internet d’information Ukraïnska Pravda, avertissant que les deux parties se retrouveraient alors dans «une impasse». La Russie, dont l’offensive massive annoncée dans le Donbass n’a toujours pas commencé, peine à prendre le contrôle total de Marioupol, un port stratégique de la mer d’Azov. Alors que l’armée ukrainienne se prépare à «une ultime bataille», Zelensky a admis une «situation très difficile». «Nos soldats sont encerclés», a-t-il déclaré. Et la Russie a annoncé ce samedi que le Premier ministre britannique Boris Johnson et plusieurs autres hauts responsables britanniques étaient interdits d’entrée dans le pays (https://www.liberation.fr/international/europe/en-direct-guerre-en-ukraine-dix-morts-dans-le-bombardement-dune-zone-residentielle-de-kharkiv-20220416_5EJHOH746FEEXEV5NOO5ZACAA4/).

 

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Publié le 15 Avril 2022

SudOuest.fr avec l’AFP nous montre ce vendredi 15 avril 2022 que le pape François présidera dans la soirée le «Chemin de Croix» au Colisée, à Rome, pour la première fois depuis 2019, marqué par un message de paix face à la guerre en Ukraine.

 

«En ce moment, en Europe, cette guerre nous touche beaucoup. Mais regardons un peu plus loin. Le monde est en guerre, le monde est en guerre ! Syrie, Yémen, puis pensez aux Rohingyas expulsés, sans patrie. Il y a la guerre partout», a déclaré le pape lors d’une interview à la chaîne de télévision italienne Rai 1. Le pape François dénonce «une guerre qui chaque jour met devant nos yeux d’odieux massacres et des cruautés atroces commis contre des civils sans défense.»

 

«Je comprends les gouvernants qui achètent des armes. Je ne les justifie pas, mais je les comprends. Parce que nous devons nous défendre», a également affirmé le souverain pontife, évoquant la présence d’un «plan de guerre caïniste». «Nous vivons avec ce plan démoniaque, [qui dit] de s’entre-tuer par désir de pouvoir, par désir de sécurité, par désir de tant de choses», a-t-il dénoncé. Ferme opposant à l’usage des armes, Jorge Bergoglio a déjà fait référence au personnage biblique, fils aîné d’Adam et Eve, ayant tué son cadet, notamment dans ses multiples dénonciations de la guerre en Ukraine.

 

Jeudi, le Saint-Père s’est rendu à la prison de Civitavecchia, où il a lavé les pieds de 12 détenus. Dans l’après-midi, le pape de 85 ans présidera à la basilique Saint-Pierre la messe de la passion du Christ, point d’orgue du Vendredi Saint, avant de se rendre au Colisée où débutera à 21 h 15 (19 h 15) le traditionnel Chemin de Croix, pour la première fois depuis 2019. Temps fort de la semaine sainte dans la tradition chrétienne, le parcours de la «Via Crucis» fait revivre le calvaire de Jésus, de sa condamnation à mort à sa crucifixion, sa mort et sa mise au tombeau.

 

Lors de cette cérémonie, deux femmes, russe et ukrainienne, ont été invitées à porter la croix ensemble sur l’une des 14 stations, une initiative qui a soulevé les réserves de l’ambassadeur ukrainien près le Saint-Siège et des autorités religieuses dans ce pays. Jeudi, le Saint-Père s’est rendu à la prison de Civitavecchia, au nord de Rome, où il a lavé les pieds de 12 détenus. Samedi soir, il présidera la veillée pascale à la basilique Saint-Pierre, puis la messe de Pâques dimanche matin sur la place homonyme, à l’issue de laquelle il effectuera la traditionnelle bénédiction «Urbi et Orbi».

 

Enfin, envoyé par le pape François en Ukraine pour la Semaine Sainte, le cardinal Konrad Krajewski, aumônier apostolique, est passé ce vendredi à Borodyanka, au nord de Kiev, pour célébrer le chemin de Croix devant une fosse commune. La ville de Borodyanka comptait avant la guerre 13 000 habitants. Presque tous les bâtiments ont été détruits, et la cité est désormais un champ de ruines. Au moins 200 victimes ont d’ores et déjà été recensées par le maire de la commune (https://www.vaticannews.va/fr/vatican/news/2022-04/cardinal-krajewski-semaine-sainte-kiev-ukraine-borodyanka.html).

 

Au 51e jour de l’invasion russe de l’Ukraine, la Russie a perdu dans la mer Noire son vaisseau amiral. Selon Washington et Kyiv, celui-ci a été coulé par l’armée ukrainienne, ce que Moscou dément. Inquiète pour sa sécurité depuis l’invasion russe de l’Ukraine, la Finlande annonce qu’il est «très probable» qu’elle demande à adhérer à l’Otan. La Russie menace de «conséquences» pour les relations bilatérales entre les deux pays.

 

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Publié le 14 Avril 2022

religiondigital.org nous montre ce jeudi 14 avril 2022 que le pape François a assuré que l'Église catholique du futur sera plus petite, perdra de nombreux privilèges et sera plus pauvre et moins politique, lors de la conversation avec les jésuites lors de son récent voyage à Malte et dont la transcription a été publiée aujourd'hui dans le magazine de la Société de Jésus, la "Civiltà Cattolica".

 

"Le pape Benoît était un prophète de cette Église du futur, une Église qui deviendra plus petite, perdra de nombreux privilèges, sera plus humble et authentique et trouvera de l'énergie pour l'essentiel", a déclaré le pape François en répondant à : «L'Église du futur ressemble-t-elle à l'avenir ? Avant l'avancée de la sécularisation en Europe.» "Ce sera une Église plus spirituelle, plus pauvre et moins politique : une Église des petits. Benoît disait quand il était évêque : préparons-nous à être une Église plus petite. C'est une de ses idées les plus riches", a-t-il poursuivi.

 

Le pape François a aussi dit qu'«aujourd'hui il y a un problème de vocations» et que «c'est vrai aussi qu'il y a moins de jeunes en Europe. Avant, il y avait trois ou quatre enfants par famille. Maintenant souvent un seul pour évoluer dans votre métier.» «Le vrai problème n'est pas que nous soyons peu nombreux, finalement, mais que l'Église évangélise. Dans les réunions précédant le Conclave, nous avons parlé du portrait du nouveau pape. C'est là, dans les Congrégations générales, que l'image de l'Église servait en sortie (...) C'est le besoin d'aujourd'hui, la vocation de l'Église d'aujourd'hui.» Et il a plaisanté : "Aux mères de ces trentenaires qui vivent avec leurs familles d'origine, je dirais : arrêtez de repasser vos chemises !" "La vocation de l'Église n'est pas les chiffres mais d'évangéliser".

 

Lors de la messe chrismale du jeudi saint, le pape François a mis en garde les prêtres contre le détournement de Jésus et contre la sécularisation. Un prêtre sécularisé n'est rien de plus qu'un païen cléricalisé, selon le chef de l'Église dans le sermon devant le clergé du diocèse de Rome. Jésus est le seul chemin "pour ne pas s'égarer". La cupidité humaine offre à l'idolâtrie cachée un "terrain fertile", a expliqué le pape François aux quelque 1 800 membres du clergé présents. Une telle idolâtrie comprend, par exemple, la manie du contrôle, qui ne se réfère qu'aux chiffres et aux statistiques au lieu des "caractéristiques personnelles" des personnes. Une autre erreur est la fixation sur l'efficacité, qui concerne uniquement le fonctionnement. Dieu est mis de côté par cela. Pour faire face à ces tentations, les prêtres doivent dialoguer avec Jésus au quotidien, comme s'il était assis dans leur église paroissiale. Ce n'est que sans lutter pour la renommée mondaine et dans la loyauté envers Dieu qu'un prêtre peut "servir le saint peuple croyant de Dieu avec une bonne conscience" (https://www.katholisch.de/artikel/33920-papst-franziskus-verweltlichte-priester-sind-klerikalisierte-heiden).

 

Enfin, dans l’après-midi de ce Jeudi Saint, le Saint-Père s’est rendu à Civitavecchia, ville portuaire au Nord de Rome, pour célébrer la messe «In Coena Domini» dans un établissement pénitentiaire. Il a lavé les pieds de douze détenus, et pris le temps, après la messe, d’échanger avec de nombreux prisonniers et des membres du personnel (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2022-04/pape-francois-messe-in-coena-domini-civitavecchia-prison-2022.html).

 

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Publié le 10 Avril 2022

«Que débute une trêve de Pâques, mais pas pour recharger les armes et reprendre le combat. Non. Une trêve pour arriver à la paix à travers de véritables négociations», a déclaré dimanche 10 avril 2022, le pape François, après avoir célébré en public la messe des Rameaux place Saint-Pierre comme nous le montre lemonde.fr (https://www.lemonde.fr/international/live/2022/04/10/guerre-en-ukraine-en-direct-le-chancelier-autrichien-va-rencontrer-vladimir-poutine-a-moscou-les-bombardements-se-poursuivent-dans-l-est-du-pays_6121421_3210.html). «Quelle sorte victoire sera celle consistant à planter un drapeau sur un tas de ruines ?» s’est interrogé le pape à propos d’«une guerre dont on ne voit pas la fin». «Une guerre qui chaque jour met devant nos yeux d’odieux massacres et des cruautés atroces commis contre des civils sans défense», a-t-il dénoncé.

 

Au 46e jour de l'invasion de l'Ukraine par la Russie, l'Ukraine se préparait dimanche à livrer une «grande bataille» dans l'est de son territoire, cible prioritaire de Moscou, où l'évacuation des civils se poursuit dans la crainte d'une offensive imminente. L’aéroport de Dnipro, grande ville du centre-est de l’Ukraine, a été de nouveau bombardé par les Russes et «complètement détruit», a annoncé le gouverneur régional. Selon la procureure générale d'Ukraine Iryna Venediktova, 1222 corps ont été retrouvés dans la région de Kiev à ce jour. Ce nouveau bilan, trois fois plus élevé que le dernier, ne précise cependant pas si les corps découverts étaient exclusivement ceux de civils. Les ministres des Affaires étrangères de l'UE discuteront d'un nouveau paquet de sanctions contre Moscou lundi. L'arrêt des achats de pétrole et de gaz pour cesser de financer l'effort de guerre russe divise les Vingt-Sept (https://www.rfi.fr/fr/europe/20220410-en-direct-l-ukraine-se-dit-pr%C3%AAte-pour-la-grande-bataille-dans-l-est).

 

Enfin, le pape a aussi invité à prier pour la population du Pérou, qui vit des moments difficiles de tension sociale. Il a appelé toutes les parties prises dans le conflit à trouver le plutôt possible une solution pacifique pour le bien du pays, spécialement pour les plus pauvres, dans le respect des droits et des institutions. Le Pérou fait face à une crise politique et institutionnelle. Des centaines de manifestants appellent ces derniers jours à la démission du président (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2022-04/angelus-la-proximite-du-pape-envers-les-populations-du-perou-e.html).

 

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Publié le 8 Avril 2022

Jesús Bastante nous montre ce vendredi 8 avril 2022 dans religiondigital.org que mercredi dernier, le cabinet d'avocats Cremades&Calvo Sotelo a présenté l'équipe multidisciplinaire qui réalisera l'audit externe sur les abus dans l'Église espagnole. Une équipe internationale d'experts, composée de 28 personnes, dont Pedro Strecht, chef de la commission anti-abus de l'Église portugaise; l'avocat qui s'est occupé du «cas Grassi» en Argentine ou deux membres du cabinet chargé de l'enquête dans le diocèse de Munich. Pourtant, deux noms figuraient dans tous les titres : celui de l'ancien directeur d'El País (et membre de la firme), Juan Luis Cebrián; et, surtout, celle de l’ancienne maire de Madrid, Manuela Carmena.

 

Tous deux, avec l'ancien vice-président de la Cour constitutionnelle Encarnación Roca, seraient chargés de conseiller l'équipe d'enquêteurs. Ils étaient les "stars" de l'annonce, les atouts de la manche jalousement gardés par Javier Cremades, au point qu'ils n'étaient même pas apparus dans les informations divulguées à El País le matin précédent. Cependant, tel que publié par elDiario.es, Carmena précise qu'elle ne fera pas partie de la commission, malgré les tentatives de Cremades.  «Ils m'ont invité à participer et je n'ai pas voulu parce que je ne suis pas d'accord avec la démarche», expose la magistrate à la retraite. Selon sa version, mardi, un jour avant la conférence de presse, le cabinet d'avocats a encore insisté, cette fois de "faire un constat" sur "la manière dont il convient d'aborder le traitement des victimes".

 

Carmena a accepté cela, bien qu'elle insiste auprès du journal numérique sur le fait qu'elle ne rédigera qu'un dossier. "Je trouve intéressant d'être avec des gens qui ne pensent pas comme moi", explique-t-ell. Ainsi, l'ancien maire soutient que l'Église doit présenter ses excuses aux victimes "en changeant les problèmes qui ont déterminé que ce qui s'est passé s'est produit", et en abordant "le sentiment d'abus d'autorité avec lequel les prédateurs de mineurs sont intervenus".

 

En tout cas, Carmena avoue que, pour l'instant, elle n'a que "les grandes lignes" de son écriture, car "tout a été très précipité". La magistrate, qui n'a pas précisé si elle percevrait ou non une compensation financière pour son travail, a tenu à prendre ses distances avec la "commission Cremades", estimant que "la démarche était très fermée et très data-basé". "Je voulais que ce soit beaucoup plus ouvert. Ils n'ont pas programmé d'auditions avec les victimes, cela me semble très important car cela implique une réparation", déplore l'ancien maire de Madrid.

 

vaticannews.va (https://www.vaticannews.va/fr/eglise/news/2022-04/assemblee-pleiniere-eveques-france-lourdes-ecologie-abu.html) nous montre que l’assemblée plénière de printemps des évêques de France s’achève ce vendredi à Lourdes après 4 jours de travaux et de réflexion. Une assemblée qui a vu la réélection à la tête de la Conférence des évêques de Mgr Eric de Moulins-Beaufort, pour un nouveau mandat de 3 ans. Dans son discours de clôture l’archevêque de Reims est revenu avant tout sur l’importance de répondre à l’urgence écologique, car «Plus que jamais sans doute, nous devons constater que le moindre de nos actes: nous nourrir, nous habiller, nous déplacer, nous informer, nous rencontrer, déclenche une série de causes dont beaucoup abîment durablement la "maison commune"».

 

Face à la crise écologique, «nous sommes conduits à être lucides comme nous avons appris à l’être à l’égard des violences et agressions sexuelles» a encore souligné l’archevêque de Reims. À ce titre, il a rappelé que le fonds d’indemnisation des victimes était opérationnel et que le tribunal pénal canonique serait prêt «dans trois semaines». Des outils, a-t-il précisé, qui ont pour ambition d’ouvrir une relation nouvelle avec l’Église. «Ainsi espérons-nous humblement mais de manière déterminée ouvrir un chemin de réconciliation là où il y a eu profanation», a expliqué Mgr de Moulins-Beaufort.

 

 Enfin, à deux jours du premier tour de l’élection présidentielle, le président de la CEF a souligné que «les enjeux étaient grands et l’issue incertaine». «Dimanche, nous n’élirons pas un sauveur de la France, ni un messie, ni quelqu’un qui devrait incarner tout le bien à faire a rappelé l’archevêque de Reims. Nous aurons à choisir un responsable politique, homme ou femme, celui ou celle qui aura à conduire notre pays dans les temps toujours incertains où l’humanité avance, dans ces temps spécialement incertains de fractures sociales, de crise sanitaire, de crise écologique, de guerre toujours possible».

 

Au 44e jour de l'invasion de l'Ukraine par la Russie, les attaques russes se poursuivent dans l’est de l’Ukraine, où dix couloirs humanitaires devraient permettre d’évacuer des civils. La gare de Kramatorsk, dans le Donbass, a été la cible d’une attaque russe qui a fait des dizaines de morts. Le chef de la diplomatie européenne, Josep Borell et la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen étaient cet après-midi à Boutcha, après la découverte de centaines de corps de civils, pour manifester leur soutien. Ils sont actuellement à Kiev, avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky. Enfin, selon la vice-première ministre ukrainienne, Iryna Vereshchuk, dix couloirs humanitaires doivent permettre d’évacuer les civils ce vendredi. Ils concernent les villes de l’Est (https://www.ouest-france.fr/monde/guerre-en-ukraine/direct/direct-guerre-en-ukraine-26-corps-retrouves-pres-de-kiev-ou-est-attendue-une-delegation-de-l-ue-5f097358-b6f9-11ec-91b4-4cb12076d3f2).

 

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Publié le 7 Avril 2022

Salvatore Cernuzio, à la Cité du Vatican, nous montre dans vaticannews.va que les travaux de la commission indépendante sur les cas de pédophilie dans l'Église, confiés par l'épiscopat d’Espagne à un cabinet d'avocats, ont été présentés ce jeudi au pape François par la présidence de la Conférence épiscopale espagnole, ce jeudi 7 avril devant la présidence de l’épiscopat espagnol.

 

Les évêques ont rendu compte de ce cheminement au pape François ce jeudi. Le Saint-Père «nous a encouragés à suivre cette voie, à accompagner les victimes car c'est le centre de tout, à collaborer en tout et à faire de la prévention, pour que cela ne se reproduise pas à l'avenir», a déclaré l’archevêque de Barcelone aux journalistes. En ce qui concerne la méthodologie et les objectifs de l'audit, le cardinal Omella a expliqué qu'ils seront connus «bientôt» et a insisté sur le fait que l'attitude de l'Église «est toujours ouverte à la collaboration, et c'est ce que nous voulons, car nous pensons toujours à écouter, accompagner, assister et aider les victimes, ce qui est vraiment important». Le pape François, a assuré le prélat espagnol, suit la situation de près et a écouté le compte rendu de la commission indépendante et de ses travaux «avec grand intérêt». Le Souverain Pontife qui a réaffirmé que les victimes d’abus sont «au centre de tout», et a apporté son soutien à la poursuite des travaux.

 

Lors de l’audience, il a également été question des migrations, sujet de préoccupation pour le pape François. «Le Saint-Père, a rapporté le cardinal Omella, a dit quelque chose qui m'a beaucoup plu : nous avons parlé des villes d'Espagne qui se vidaient et il a dit : "Regardez dans combien de villages il y aurait peut-être des maisons où certains migrants peuvent vivre et travailler"». Parmi les autres thèmes abordés figuraient la charité et l'aide aux pauvres, ainsi que l'évangélisation afin de ne pas perdre les racines chrétiennes dans un pays fortement sécularisé : «Évangéliser et vivre notre foi par la prière, les sacrements et la formation», a résumé le président de l’épiscopat espagnol.

 

Et ce jeudi, e secrétaire d'État du Saint-Siège, en marge d'un événement au siège de Radio Vatican, a commenté les récentes nouvelles en provenance d’Ukraine et confirmé la possibilité d'un voyage du Pape à Kiev, mais une prudente évaluation reste en cours Il s'agit notamment des relations avec l'Église orthodoxe russe, une situation que le cardinal juge «délicate». Il a également évoqué la préparation d’une rencontre avec le patriarche Kirill. «D'après ce que j'ai compris, on continue dans cette préparation», a-t-il affirmé, expliquant que la recherche pour le moment consiste pour le moment à trouver un «terrain neutre». «C'est la condition. Mais rien n'est décidé. Un travail est effectué, de notre part, notamment par le Conseil pontifical pour la promotion de l'unité des chrétiens, qui est le Dicastère compétent», a ajouté le cardinal Parolin. En ce qui concerne le travail de la diplomatie vaticane, le secrétaire d'État du Saint-Siège a précisé qu’il n’y a actuellement aucune «initiative particulière», mais «la disponibilité offerte il y a quelque temps pour une médiation ou toute autre forme d'intervention qui pourrait, d'une part, faciliter un cessez-le-feu et, d'autre part, le début des négociations» est toujours valable. Un voyage à Kiev de Mgr Paul Richard Gallagher, le secrétaire pour les relations avec les États, reste une possibilité concrète (https://www.vaticannews.va/fr/vatican/news/2022-04/cardinal-parolin-declarations-pape-ukraine-voyage-kiev-kirill.html).

 

Au 43e jour de l’invasion russe en Ukraine, l’Europe discute de nouvelles sanctions contre la Russie, après celles prises la veille par les États-Unis et par Le Royaume-Uni qui a également renforcé ses mesures de rétorsion. Sur le front militaire, l’est du pays se prépare à une offensive d’envergure de l’armée russe. Enfin, la Russie est suspendue du Conseil des droits de l’homme des Nations unies. Quelque 93 pays ont voté en faveur de la motion présentée par les États-Unis, tandis que 24 pays ont voté contre et 58 pays se sont abstenus (https://www.liberation.fr/international/europe/en-direct-guerre-en-ukraine-retrouvez-les-dernieres-actualites-sur-le-43e-jour-de-linvasion-russe-20220407_7RVOTXG5HZECBPLISTPEEB74TY/).

 

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Publié le 6 Avril 2022

José Manuel Vidal nous montre dans religiondigital.org ce mercredi 6 mars 2022 que le pape François a clôturé l'audience massive du mercredi avec trois gestes faits à Bergoglio, de ceux qui touchent le cœur et brisent le plafond de verre des grands médias : un drapeau ensanglanté de la ville martyre ukrainienne de Bucha, un groupe d'enfants réfugiés ukrainiens qui il a monté avec lui sur la scène de la salle d'audience et le don d'œufs de Pâques du pape pour les enfants. Et sa dénonciation verbale contre "les atrocités de Bucha et la cruauté de plus en plus horrible contre des civils, des femmes et des enfants non armés". Son "sang innocent crie vers le ciel et implore la fin de cette guerre, de faire taire les armes, d'arrêter de semer la mort et la destruction".

 

Hier, la Conférence des évêques de France (CEF) a ouvert mardi son assemblée plénière de printemps à Lourdes, lors de laquelle ils doivent notamment "faire le point" sur les mesures sur la pédocriminalité dans l'Église prises en 2021 et procéder à l'élection de leur présidence, débutant cette session "en communiant aux douloureuses épreuves de la guerre menée en Ukraine", a-t-il souligné, avec une messe, en milieu de journée, présidée par Mgr Hlib Lonchyna, le représentant de l'Église gréco-catholique (de rite byzantin) pour la France. Une manière de s'associer "ainsi à la supplication du peuple ukrainien, pour lui-même et pour le peuple russe", a dit Mgr de Moulins-Beaufort, précisant qu'une visioconférence avec l'archevêque majeur de l'Église gréco-catholique d'Ukraine, Sviatoslav Shevshuk, était aussi prévue (https://actu.orange.fr/france/les-eveques-ouvrent-leur-assemblee-de-lourdes-avec-une-messe-pour-l-ukraine-CNT000001Lj7G2.html).

 

Au 42e jour de l’invasion russe en Ukraine, les pays occidentaux travaillent à de nouvelles sanctions contre Moscou. Les pays européens ont décidé l’expulsion concertée de dizaines de diplomates russes, une quarantaine pour l’Allemagne et 35 pour la France. Sur le front, Kyiv dit s’attendre à une «attaque massive» dans le Donbass, puisque deux villes évacuées dans le sud de Kharkiv, alors que dans les zones proches de Kyiv et de Tchernihiv, les forces russes se sont retirées. La République tchèque a acheminé mardi une dizaine de tanks et de véhicules blindés d’origine soviétique en Ukraine. Une première, alors que Volodymyr Zelensky le demandait depuis longtemps (https://www.liberation.fr/international/europe/en-direct-guerre-en-ukraine-retrouvez-les-dernieres-actualites-sur-le-42e-jour-de-linvasion-russe-20220406_WSGEGCSWFJEGPO7QRAFORPENBE/).

 

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Publié le 3 Avril 2022

vaticannews.va nous montre ce dimanche 3 avril 2022 qu’au second et dernier jour de son voyage à Malte, le pape François est allé prier dans la grotte de saint Paul, là où l’apôtre trouva refuge après son naufrage sur l’île. Dans sa prière, il implore Dieu de nous aider à reconnaître de loin les besoins de ceux qui luttent au milieu des vagues de la mer et d’allumer  «le feu de l'accueil qui fait oublier le mauvais temps, réchauffe les cœurs et les unit: foyer de la maison construite sur le rocher, de l'unique famille de tes enfants, tous frères et sœurs».

 

Après la prière dans la grotte de saint Paul, à l’autre bout de l’île de Malte, le pape s'est rendu au centre, place Saint-Publius, vaste esplanade à deux pas du centre historique de La Valette. Devant près de 20 000 fidèles qui l’ont attendu pendant près de deux ans à cause de la pandémie de Covid-19, le pape François est revenu sur l’évangile de ce dimanche précédant les Rameaux, celui de la femme adultère. Dans son homélie délivrée lors de la messe célébrée à Floriana, à l'ouest de La Valette, le pape François a exhorté les fidèles à ne pas oublier la miséricorde et à ouvrir notre cœur à Jésus. Dieu est venu pour les malades, a rappelé le Saint-Père, invitant à nous mettre avec amour à la recherche des pécheurs (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2022-04/homelie-messe-malte-pape-francois.html).

 

Le pape François a conclu son voyage apostolique à Malte par une visite au centre pour migrants Giovanni XXIII Peace Lab, où il a rencontré deux cents migrants. Dans son discours, il a dénoncé les autorités complices des violations des droits fondamentaux et exprimé le rêve de voir les migrants devenir des témoins d’accueil et de fraternité deviennent personnellement, insistant sur ce dernier point avant de mettre en garde : «Ne nous laissons pas tromper par ceux qui disent: il n’y a rien à faire». La réponse est d’allumer «des feux de fraternité, autour desquels les gens pourront se réchauffer, se relever, reprendre espérance». Et de citer Jean XXIII dont le centre Peace Lab porte le nom : «Que le Christ enflamme le cœur de tous les hommes et leur fasse renverser les barrières qui divisent, resserrer les liens de l’amour mutuel, user de la compréhension à l’égard d’autrui et pardonner à ceux qui leur ont fait du tort» (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2022-04/voyage-apostolique-malte-pape-francois-migrants-rencontre.html).

 

Hier, après sa rencontre avec les autorités maltaises dans la matinée, le pape François s’est rendu au sanctuaire de Ta'Pinu, sur l’île maltaise de Gozo. Malte, petite île au grand cœur, est un trésor pour l’Église, a affirmé le Saint-Père à l'occasion du moment de prière. Son histoire nous appelle à retrouver l’esprit des premières communautés de chrétiens, centré sur la relation au Christ et l’annonce de son Évangile (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2022-04/au-sanctuaire-ta-pinu-retrouver-l-esprit-des-premiers-chretiens.html).

 

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Publié le 1 Avril 2022

RFI.fr nous montre ce vendredi 1er avril 2022 que le pape François a reçu des délégations des peuples autochtones canadiens au Vatican. Il s'est excusé auprès d'eux suite aux drames dans les pensionnats canadiens.

 

Venues cette semaine au Vatican pour des rencontres privées avec le pape François, des délégations de peuples autochtones canadiens ont été reçues en audience ce vendredi 1er avril.  Des danses, des tambours, des violons et surtout beaucoup d’émotion ont parcouru cette audience publique du pape François aux peuples autochtones du Canada, venus amorcer un chemin de réconciliation avec l’Église catholique, incarnée par son plus haut responsable. Le pape François a confié devant eux être «profondément attristé par les histoires de souffrance, d'épreuves, de discrimination et de diverses formes d'abus» que certains membres de ces peuples ont subis, en particulier dans les pensionnats tenus par l’Église catholique canadienne. Plus tôt cette semaine, ces délégations formées de 32 représentants autochtones et d'évêques canadiens avaient présenté au souverain pontife des témoignages de survivants de ces pensionnats administrés par les Églises catholique et anglicane.

 

La découverte de centaines de sépultures d'enfants anonymes ces derniers mois a secoué le Canada et beaucoup de survivants attendaient un geste fort du pape. En septembre, l'Église catholique du Canada avait présenté des excuses officielles aux peuples autochtones. Entre la fin du XIXe siècle et les années 1980, quelque 150 000 enfants autochtones ont été enrôlés de force dans plus de 130 pensionnats à travers le pays, où ils ont été coupés de leur famille, de leur langue et de leur culture. Des milliers n'en sont jamais revenus. Les autorités estiment leur nombre entre 4000 et 6000. En 2015, une commission d'enquête nationale avait qualifié ce système de «génocide culturel». Depuis bientôt un an, plus de 1300 tombes d'enfants anonymes ont été retrouvées sur les sites d'anciens pensionnats, et de multiples recherches se poursuivent à travers le pays.

 

«J'ai honte, j'ai mal et j'ai honte du rôle que plusieurs catholiques, en particulier avec des responsabilités éducatives, ont joué dans tout ce qui vous a blessé. Pour la conduite déplorable de ces membres de l'Église catholique, je demande le pardon de Dieu et je voudrais vous dire du fond du cœur : j’éprouve beaucoup de douleur», a déclaré ce vendredi le pape François. «Je voudrais vous dire que l'Église est de votre côté et veut continuer à marcher avec vous» a aussi expliqué le souverain pontife, souhaitant que ces jours passés à Rome puissent ouvrir «d’autres pistes à explorer ensemble». «Les mots du pape étaient historiques et nécessaires» a déclaré Cassidy Caron présidente du Conseil national des Métis, à l’issue de la rencontre, «nous l’attendons désormais au Canada où il pourra renouveler ses excuses auprès des survivants et des familles». Une volonté partagée par le pape argentin qui a confirmé qu’il se rendrait en terre canadienne, probablement à la fin du mois de juillet. «Le pape François a présenté ses excuses pour le rôle de l'Église dans les abus qui ont eu lieu dans les pensionnats autochtones. C'est une étape importante», a déclaré le chef du gouvernement canadien Justin Trudeau, ajoutant «nous avons hâte qu'il vienne au Canada pour présenter ses excuses en personne». Bien qu'il n'ait pas précisé de date, tout semble indiquer que la visite coïncidera avec la fête des grands-parents, célébrée le 26 juillet, comme le signale RD (https://www.religiondigital.org/el_papa_de_la_primavera/Papa-indigenas-canadienses-Siento-indignacion-canada-francisco-perdon-verguenza-viaje_0_2437556232.html).

 

Enfin, le pape François a reçu aujourd'hui le président polonais, Andrzej Duda, avec qui il a discuté de la guerre en Ukraine après l'invasion de la Russie et des réfugiés ukrainiens, qui ont atteint 4 millions, dont plus de la moitié se trouvent en Pologne. S'adressant aux médias après l'audience, le président polonais a également invité le souverain pontife à se rendre dans le pays car il a déclaré que «puisqu'il y a près de deux millions de citoyens ukrainiens, ce serait l'occasion pour deux nations de se rencontrer, la polonaise et l'ukrainienne», mais il n'a pas voulu donner de détails sur la réponse du pape François car il était d'accord avec lui. Le Vatican a rapporté dans une note que lors des entretiens qu'il a également tenus avec le secrétaire d'État, le cardinal Pietro Parolin, ils ont principalement abordé «le conflit en Ukraine et la sécurité et la paix en Europe» et dans ce contexte «ils se sont arrêtés sur tout dans la situation des réfugiés ukrainiens et de leur aide humanitaire». Duda a également expliqué que le pontife argentin l'avait interrogé "avec beaucoup d'intérêt sur la situation en Ukraine". Et qu'il lui a fait part de ses conversations avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky et de son opinion sur la situation, qui, a-t-il dit, «pour les Polonais, il est clair que c'est comme une attaque brutale non provoquée». Interrogé pour savoir si le Vatican et la communauté internationale souhaiteraient trouver une solution honorable pour Poutine, Duda a répondu : «Il n'y a pas d'honneur pour les gens sans honneur» (https://www.religiondigital.org/mundo/Francisco-presidente-Polonia-frontera-ucrania-refugiados_0_2437556235.html).

 

En ce 37e jour de l’invasion russe en Ukraine, la nouvelle tentative de couloir humanitaire à Marioupol est très incertaine. Sur le terrain militaire, Etats-Unis, France et Otan craignent un conflit «prolongé» et ne croient pas aux annonces de retrait des forces russes. Tandis que la Russie accuse l’Ukraine d’avoir mené une attaque contre un «dépôt de pétrole» dans la ville de Belgorod, dans l’ouest de la Russie, à une quarantaine de kilomètres de la frontière ukrainienne. Et dès ce vendredi, Moscou impose aux acheteurs de gaz russe de pays «inamicaux» de posséder des comptes en roubles, faute de quoi la Russie ne les livrera pas (https://www.liberation.fr/international/europe/en-direct-guerre-en-ukraine-retrouvez-les-dernieres-informations-sur-linvasion-russe-20220401_KPL7CDWASFHN7JXPZNCUKDAHKI/).

 

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Publié le 31 Mars 2022

"Lorsqu'il s'agit de lutter contre la pédérastie cléricale, l'Espagne est un État en faillite." Miguel Hurtado est l'une des victimes de Montserrat, et un militant pour ECA Global, une association mondiale qui lutte contre les abus au sein de l'Église, et l'un des fondateurs de la plateforme 'Tolérance 0', qui rassemble une grande partie des victimes de abus en Catalogne comme nous le montre Jesús Bastante dans religiondigital.org ce jeudi 31 mars 2022.

 

La plate-forme, qui a été présentée ce matin à Barcelone, proposera la création d'une "Commission vérité" qui va au-delà des fonctions du Médiateur (à la commission duquel cette plate-forme ne participera pas) et des fonctions d'audit commandées par le Conférence épiscopale à Cremades. Une commission qui cherche à "obliger les évêques à collaborer" et à "ouvrir leurs archives", quitte à modifier la législation, qui protège actuellement l'inviolabilité des archives ecclésiastiques en vertu des Accords Église-Etat. "Le réseau des militants catalans nous avons décidé d'institutionnaliser notre travail et nous avons créé l'initiative Tolérance 0, un outil de lobbying pour faire pression à la fois sur l'État, les institutions publiques et l'Église", explique-t-il à RD Hurtado. Le rapport technico-juridique présenté aujourd'hui indique «à quoi ressemblerait une commission vérité, sur la base des exemples du Royaume-Uni et de l'Australie, où cela a été le mieux fait», et est le résultat d'une étude présentée au Congrès, «qui nous a renversés». "Nous voulons expliquer pourquoi nous n'allons pas participer à la Commission du Médiateur", conclut Hurtado.

 

«Le modèle le plus efficace est celui d' une Commission d'État indépendante , créée ad hoc à cette seule fin, avec un mandat parlementaire qui comprend non seulement l'établissement de l'ampleur des abus sexuels commis par des religieux au cours d'une certaine période historique, mais aussi l'analyse des réponses dans face à ce type de crime par les institutions catholiques concernées», explique le rapport, qui rappelle que ladite institution «doit disposer de larges pouvoirs d'enquête à caractère coercitif , non seulement pour obliger les responsables des institutions enquêtées à témoigner, mais aussi d'exiger toutes sortes de documents pour aider à clarifier les faits», ainsi qu'une allocation budgétaire pour mener à bien sa mission.

 

«Le principal inconvénient de la mise en œuvre de ce modèle est que dans notre pays, une Commission pour la vérité, la justice, la réparation et les garanties de non-répétition n'a jamais été créée pour enquêter sur les violations graves des droits de l'homme, il n'y a donc aucune expérience pratique à cet égard.», admettent-ils depuis la Plateforme, qui déplore «le refus du Congrès espagnol de mettre en œuvre ce modèle au niveau de l'État», pour lequel ils ont commencé à demander que cela se fasse au Parlement de Catalogne. "Les victimes catalanes soussignées ne participeront à aucun autre modèle d'enquête, qu'elle soit à l'échelle de l'État (Enquête par le Médiateur) ou autonome (Commission d'enquête parlementaire catalane) en raison de l'usure émotionnelle importante et de la retraumatisation secondaire que la collaboration entraînerait avec un une enquête qui n'a pas les pouvoirs coercitifs nécessaires pour clarifier les faits sous enquête, en surmontant l'opposition et l'obstruction laïque de la part de la hiérarchie catholique», conclut-il.    

 

Parmi les membres de la plateforme 'Tolérance 0' figurent Manuel Barbero, premier plaignant du dossier Mariste et président de Mans Petites; Esther Pujol, première plaignante dans l'affaire Bellcaire; Miguel Hurtado, premier plaignant dans l'affaire Abadía Montserrat; Jordi de la Mata, premier plaignant de l'affaire des Jésuites; et Alejandro Palomas, en plus de Vicki Bernadet.

 

Et comme le montre Jesús Bastante dans religiondigital.org (https://www.religiondigital.org/espana/abusos-reconocidos-Iglesia-espanola-produjeron-arguello-cee-cremades-espana-victimas_0_2437256259.html) ce jeudi l'Église espagnole "collaborera à toute initiative qui cherche la vérité" concernant l'abus des mineurs en son sein. C'est l'une des conclusions de la Conférence des bureaux de protection des mineurs dans les diocèses et les congrégations, tenue dans un bâtiment appartenant à la Conférence épiscopale, dans laquelle la stratégie du cabinet d'avocats Cremades&Calvo Sotelo a été présentée et où certaines des données signalées dans le dernière conférence de presse de Monseigneur Argüello.

 

Ainsi, on constate qu'un cas sur neuf admis par la CEE (60 sur 506) s'est produit au cours de la dernière décennie, ce qui montre clairement qu'il ne s'agit pas d'un problème uniquement et exclusivement du passé.  En fait, de tous les cas, dans 69 la date à laquelle ils se sont produits n'est pas enregistrée. 28 sont antérieurs à 1960; 99 ils ont été produits entre 1960 et 1970; 106 entre 1970 et 1980; 84 entre 1980 et 1990 ; 41 entre 1990 et 2000; 17 entre 2000 et 2010; et 60 entre 2010 et 2020.

 

Parmi les 506 cas reconnus à ce jour, 103 font référence à des personnes connues pour être déjà décédées et plus de 70% sont des cas datant du XXe siècle. Les bureaux ont recueilli des plaintes contre des laïcs (61), des prêtres (105) et des religieux (342) en plus de quelques plaintes dirigées contre des prévenus inconnus. Deux dénoncés sur trois sont religieux. Comme indiqué dans le communiqué de presse du CEE (seul l'accès aux graphiques était autorisé), l'objectif de la conférence était de "coordonner le travail" des 202 bureaux diocésains et congrégations à travers un Service de Coordination.

 

"En coordination avec toute l'Espagne,  chaque bureau est le point central de l'effort que l'Église en Espagne déploie pour la vérité, qui est le premier pas vers la réparation et l'accompagnement des victimes", note la Conférence épiscopale, qui voit dans ce travail "le centre d'une stratégie globale dans laquelle, avec le reste des initiatives prises par l'Église, se trouve l'audit externe confié au cabinet Cremades & Calvo-Sotelo". Et en quoi consiste cette stratégie ? Selon la note, dans «la volonté de l'Église de collaborer à toute initiative qui cherche la vérité». "Tous trouveront toujours, tant dans les offices que dans toute l'Église, la meilleure disposition pour collaborer et faire la lumière sur la vérité, qui est l'objectif commun", affirme l'épiscopat espagnol.

 

La conférence a été ouverte par Luis Argüello, qui a passé en revue le chemin parcouru par l'Église ces dernières années. Pour sa part, Jesús Rodríguez, membre de l'équipe consultative de la Conférence épiscopale, a présenté le Rapport résultant de l'information offerte par les bureaux. Par la suite, Cremades a présenté la commission reçue et sa proposition de collaboration avec les bureaux pour connaître les cas et les traitements qui ont été effectués et les procédures suivies.

 

Après la délégation de représentants Métis et d’Inuit Tapiriit Kanatami en début de semaine, le pape François a reçu, dans la matinée du jeudi 31 mars, un groupe de l’Assemblée des Premières Nations. Le lendemain, vendredi 1er avril, le Souverain pontife s’adressera à ces trois communautés d’autochtones du Canada. Un berceau en bois, objet traditionnel symbolique des Premières Nations a été remis au Saint-Père. La délégation lui a demandé de venir lui rendre en personne, lorsqu'il viendrait présenter ses excuses au Canada.  Après leur audience avec le Saint-Père, la délégation s’est rendue place Saint-Pierre, où elle a notamment joué une chanson traditionnelle, «un air très symbolique, qui signifie que notre esprit revient à nous, nous sommes reconnaissants de pouvoir partager cette chanson sur cette place», explique un membre de la délégation APN (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2022-03/pape-francois-autochtones-canada-premieres-nations-assemblee.html).

 

Enfin, au 36e jour de guerre, Moscou a annoncé son intention de mettre en place jeudi un cessez-le-feu à but humanitaire à Marioupol. Le gouvernement ukrainien annonce envoyer 45 bus pour évacuer des civils. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky ne croit pas aux promesses de la Russie de réduire son dispositif militaire en direction de Kyiv. Et Les forces russes «ne se retirent pas mais se repositionnent» en Ukraine et l’Otan s’attend à des «offensives supplémentaires» de la part de Moscou, a déclaré jeudi le secrétaire général de l’Alliance Jens Stoltenberg (https://www.liberation.fr/international/europe/en-direct-guerre-en-ukraine-retrouvez-les-dernieres-informations-sur-linvasion-russe-20220331_LBN6PRJL5RFIJG5ISIO2VRHFCQ/).

 

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