actualites de l'eglise

Publié le 19 Février 2022

Jesús Bastante nous montre que l'Église rejoindra la commission d'enquête sur la maltraitance des mineurs en son sein. Et elle le fera publiquement, non sans nuances, sachant qu'elle a été en retard dans une réponse qu'elle aurait dû diriger. C'est la thèse défendue, en conversation avec religiondigital.org ce samedi 19 février 2022, par des responsables gouvernementaux qui, ces derniers jours, ont eu des "conversations" avec des membres de la direction épiscopale.

 

La récente visite du cardinal Osoro au pape François (le cardinal reviendra à Madrid aujourd'hui) aurait également servi à étayer ce "changement de stratégie" que, depuis des jours, ils tentent d'étayer depuis la Conférence épiscopale, et qui, pour le moment, montre qu’elle a échoué. En fait, ils espèrent que "dans les prochains jours" il y aura une sorte de déclaration officielle avec laquelle la Conférence épiscopale indique sa volonté de collaborer autant que possible. Sauf surprise, l'ouverture des archives ne se concrétisera pas, mais la présence de représentants de l'Église dans la commission -ou les commissions- issue des négociations, que, parallèlement, Unidas Podemos et le PSOE maintiennent présenter une proposition commune qui réunit les deux commissions qui se sont toutes deux proposées : l'une parlementaire et l'autre dirigée par le Médiateur. Les partenaires du gouvernement se sont mis d'accord pour reporter d'au moins une semaine encore le vote sur la proposition avancée par Unidas Podemos et qui avait passé le filtre de la Junta de Portavoces, afin de créer une commission d'enquête au sein du Congrès des députés, et qui devrait être voté mardi.

 

De la formation violette, ils voient leur proposition et celle du PSOE comme "compatibles", qui préconise que le Médiateur soit celui qui mène l'initiative, et que l'Église catholique soit représentée au sein de la commission, alors qu’elle maintient à ce jour un silence officiel retentissant et dont certains membres ont publiquement manifesté leur soutien à l'enquête. La récente visite du cardinal Osoro au pape François (le cardinal reviendra à Madrid aujourd'hui) aurait également servi à étayer ce "changement de stratégie" que, depuis des jours, ils tentent d'étayer depuis la Conférence épiscopale, et qui, pour le moment, a été montré échoué. Au Vatican, l'attitude du vice-président de l'épiscopat a été valorisée, et d'autant plus qu'avec le cardinal Omella ce sont deux des évêques qui prennent le plus au sérieux le drame des abus au sein de l'Église. Et qu'ils doivent aller main dans la main sur ce dossier, supposent-ils depuis Rome.

 

Que l'Église participe à la commission est déjà une clameur, à laquelle même le Parti populaire n'est pas étranger. Ainsi, la porte-parole du PP au Congrès, Cuca Gamarra, a indiqué ce matin qu'elle verrait «positivement» que les évêques fassent partie de la recherche de solutions au problème. "Je suis sûr que l'Église l'évaluera et ce sera positif", a déclaré Cuca Gamarra dans une interview au programme parlementaire de RNE, lorsqu'on lui a demandé si l'Église devait participer à la commission anti-abus. En tout cas, Gamarra a réitéré le rejet par le PP de la formule de la commission parlementaire pour enquêter sur ces cas. "Une commission parlementaire où d'autres types d'objectifs prévaudraient que la recherche de la vérité et ce ne serait pas le meilleur espace pour la protection des victimes n'est pas le meilleur espace", a-t-elle souligné.

 

Au milieu de ces conversations sur la manière d'enquêter sur cette affaire, ressort la récente déclaration signée par différentes organisations de victimes d'abus sexuels commis dans l'Église, dans laquelle elles ont manifesté leur soutien à la création d'une commission d'enquête au Congrès qui marquer plus tard la route vers le Médiateur. Dans un manifeste signé par Alejandro Palomas et des membres de groupes tels que l'Association des victimes d'abus de Navarre, la Fondation Vicky Bernabet ou l'Association Manos Pequeña, exigent que les différentes formations politiques parviennent à un accord qui, à partir d'un processus d'écoute avec des apparences , peut déterminer les "responsabilités appropriées" afin que l'Espagne cesse d'être une "anomalie" en Europe lorsqu'il s'agit de clarifier ces abus. Les victimes demandent également à toutes les parties de faire une déclaration "en défense des droits de l'enfant" et de miser sur le "déploiement de politiques publiques de prévention de la pédophilie afin que ces événements ne se reproduisent plus". De même, ils exigent que les dirigeants de l'Église catholique et de ses ordres religieux collaborent aux processus d'enquête ouverts sur ces événements, "comme le pape François l'a demandé à plusieurs reprises". "Nous sommes également conscients et nous prenons en compte les voix qui se joignent à nos demandes d'enquête au sein de l'Église dans une société qui exige la transparence", approfondissent-ils (https://www.publico.es/politica/abusos-sexuales-iglesia-psoe-unidas-evitan-batalla-politica-dirimir-congreso-via-investigacion-abusos-iglesia.html).

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Publié le 18 Février 2022

cath.ch nous montre ce vendredi 18 février 2022 que soupçonné d’abus sexuels et interdit de ministère, le père Tony Anatrella, qui a toujours nié les faits qui lui sont reprochés, assiste au symposium sur le sacerdoce organisé au Vatican du 17 au 19 février 2022.

 

Alors que l’Église entend lutter contre les abus commis en son sein, la présence de ce prêtre de 81 ans sanctionné par l’archevêque de Paris en 2018 et sous le coup d’un procès canonique depuis 2021 interroge certains des quelque 400 participants. Le prêtre et psychanalyste, autrefois surnommé le «psy de l’Église», a bien assisté à la première journée de ce symposium introduit par le pape François. Il est également présent au deuxième jour du colloque a pu constater I.MEDIA, le 18 février.

 

L’organisation assure qu’il n’a pas été invité et qu’il s’est inscrit librement à l’événement organisé dans la salle Paul VI du Vatican. Du côté du Saint-Siège, on rappelle que le symposium n’a pas été organisé par le Vatican mais par le Centre de recherche et d’anthropologie des vocations. La gestion des inscriptions et la distribution des badges a elle été gérée par une société italienne externe.

 

«Est-ce une provocation de sa part ?», se demande un prélat assistant au symposium. «L’organisation aurait pu lui dire que, compte tenu des circonstances, il valait mieux ne pas venir», souffle-t-il encore, dénonçant une «insouciance» qui relève des pratiques de «l’ancien monde» que l’Église cherche pourtant à éradiquer. Un autre évêque juge la situation «totalement incongrue» tandis qu’un autre reconnaît qu’on ne peut empêcher personne de s’inscrire à ce genre d’événements.

 

"Sa présence est inappropriée et en tout cas ça fait encore mal aux victimes", a également déclaré à AskaNews, l'avocate Nadia Debbache, qui est l'avocate de certaines des victimes présumées et qui a tenu à commenter le fait qu'Anatrella participe (à la convention dure quatre jours) jusqu'au sommet au Saint-Siège (https://www.ilgiornale.it/news/cronache/offende-vittime-bufera-presenza-prete-vaticano-2011573.html).

 

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Publié le 17 Février 2022

L’AFP nous montre ce jeudi 17 février 2021 que dans le contexte du «drame des abus sexuels commis par des clercs», «nous sommes tous déchirés et humiliés par ces questions cruciales qui chaque jour nous interrogent en tant que membres de l’Église», a déclaré le cardinal canadien Marc Ouellet dans son discours d’ouverture dans la salle Paul VI, devant de nombreux responsables religieux et laïques. «Ne devrions-nous pas plutôt nous abstenir de parler du sacerdoce lorsque les péchés et les crimes de ministres indignes font la une de la presse internationale […] ?», s’est interrogé Mgr Oullet, proche du pape et principal organisateur de ces trois jours de réflexion théologiques sur le rôle des prêtres.

 

«C’est une occasion propice pour exprimer notre sincère regret et demander à nouveau pardon aux victimes qui ont vu leur vie détruite par des comportements criminels trop longtemps dissimulés et traités avec légèreté afin de protéger l’institution et les coupables plutôt que les victimes», a ajouté Mgr Ouellet, préfet de la Congrégation pour les évêques, l’une des fonctions les plus importantes de la Curie romaine (gouvernement du Vatican). «Ce symposium prend acte de la clameur et de la colère du peuple de Dieu, nous sommes donc ici pour unir notre voix à celles qui réclament vérité et justice».

 

Le pape François n’a pas évoqué le sujet dans son discours, qui s’est concentré sur quatre «piliers» tirés de son expérience personnelle. Pourfendant à nouveau le «cléricalisme», il a insisté sur le «don» du «célibat» des prêtres, qui «pour être vécu comme sanctification, nécessite des relations saines». «Sans amis et sans prière, le célibat peut devenir un poids insupportable et un contre-témoignage à la beauté même du sacerdoce», a-t-il déclaré.

 

Quelque 500 personnes doivent participer jusqu’à samedi à ce colloque international sur le sacerdoce, le plus important évènement organisé au Vatican depuis la crise sanitaire, alors que la figure du prêtre est entachée par les nouveaux rapports sur l’ampleur des violences sexuelles sur mineurs dans plusieurs pays. Ce colloque veut revenir aux fondamentaux du sacerdoce dans un contexte de crise pour l’identité du prêtre et de remise en cause du célibat sacerdotal (https://www.cath.ch/newsf/rome-un-symposium-sur-le-sacerdoce-dans-un-contexte-de-crise/).

 

Mardi, des associations italiennes de victimes ont lancé une campagne inédite intitulée "Au-delà du grand silence" pour réclamer un vaste état des lieux de la situation et une enquête indépendante dans la lignée de celles menées en Allemagne ou en France, car les initiatives italiennes se heurtent parfois aux réticences du Vatican et des institutions. Certains évêques se disent prêts à lancer une enquête mais sera-t-elle indépendante dans un pays où l'Église est encore protégé par les institutions ? Les associations comptent désormais sur l'opinion publique (https://www.francetvinfo.fr/societe/religion/pedophilie-de-l-eglise/en-italie-des-associations-tentent-d-obtenir-l-ouverture-d-une-enquete-sur-les-cas-d-abus-sexuels-dans-l-eglise_4964919.html).

 

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Publié le 16 Février 2022

Jesús Bastante et Efe nous montrent sur religiondigital.org que la Commission exécutive de la Conférence épiscopale, la plus haute instance décisionnelle de l'Église espagnole (avec la Commission permanente et l'Assemblée plénière) s'est réunie ce mercredi matin à Madrid, avec l'aide de tous ses membres, à l'exception de son vice-président, Carlos Osoro, qui sera reçu demain par le pape François.

 

Face à ce que tout le monde tenait pour acquis, les évêques ont gardé le silence sur les abus sur mineurs, sans émettre une note ni dire un seul mot sur leur participation à la future commission d'enquête, les données du Parquet (aujourd'hui officialisées, avec 68 dossiers ouverts dans des contextes religieux) ou la clameur des victimes d'abus. Que ce soit une nouvelle stratégie, que ce soit une façon de gagner du temps, la vérité est que la Conférence épiscopale, en tant que telle, a gardé un silence retentissant depuis que le scandale a éclaté. Seuls les cardinaux Omella et Cañizares ont osé, ces dernières semaines, se présenter devant les médias, et ils l'ont fait depuis Rome, après avoir rencontré le pape. En tant qu'instance collégiale, la CEE est muette sur sa participation à une éventuelle commission d'enquête.

 

Face à cela, plusieurs évêques ont fait un pas en avant ces derniers jours et ont encouragé les victimes d'abus dans l'Église à dénoncer, tout en préconisant que les cas de pédérastie fassent l'objet d'enquêtes. Le plus important était le cardinal Osoro, qui a directement soutenu l'enquête parce que les victimes "ont besoin de panser leurs blessures", et qui a soutenu le travail du projet Repar. Mazuelos, Iceta, Cerro ou Julián Barrio ont également soutenu la nécessité d'enquêter sur les cas d'abus. Ces déclarations contrastent avec le silence de la CEE, qui n'a pas encore précisé si elle participera à la commission d'enquête que le Médiateur dirigera vraisemblablement, arguant que personne ne leur a formellement transféré ladite proposition.

 

Seul le porte-parole du CEE, Luis Argüello, a déclaré à Radio Estel qu'une commission parlementaire ne semblait pas l'instance appropriée pour enquêter sur les cas de pédophilie dans l'Église car «les enjeux politiques et le besoin de soutien auront plus d'influence que l'intérêt réel des victimes». "L'expérience nous dit que ces commissions sont plus une plate-forme d'affrontements entre partis politiques qu'une recherche de la vérité", a déclaré l'évêque auxiliaire de Valladolid, pour qui les groupes promouvant cette enquête (Unidas Podemos, ERC et EH-Bildu) "émettent un jugement général disant que l'Église n'est pas un espace sûr". "S'il y avait une réelle préoccupation pour tous les abus de mineurs, la commission serait différente, c'est un problème pour l'ensemble de la société espagnole qui ne concerne pas seulement les membres de l'Église, qui représentent un très petit pourcentage", a souligné Argüello.

 

C’est la première fois qu’une importante personnalité au sein de l’Église manifeste un avis aussi opposé et ouvert, car le cardinal Osoro, se rebelle contre le silence de son institution. Et pour beaucoup, c’est une bonne nouvelle. Reste à savoir si la parole du cardinal Osoro va provoquer d’autres réactions au sein de l’épiscopat. Beaucoup pensent que ce n’est qu'une question de temps (https://www.rfi.fr/fr/europe/20220216-p%C3%A9dophilie-au-sein-de-l-%C3%A9glise-catholique-espagnole-le-cardinal-osoro-veut-faire-toute-la-lumi%C3%A8re).

 

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Publié le 15 Février 2022

"Je peux imaginer beaucoup de femmes comme prêtresses". L'évêque de Saint-Gall (Suisse), Markus Büchel, est l'une des voix les plus autorisées dans le chemin d'ouverture de l'Église aux réalités qui, telles que les femmes, les divorcés remariés ou la communauté LGTBI, ont été historiquement passées sous silence dans l’institution comme le montre Jesús Bastante nous le montre ce mardi 15 décembre 2022 sur religiondigital.org.

 

Dans une interview à KNA, le prélat révèle même comment il a abordé la question avec Benoît XVI. Et il est optimiste quant à l'avenir, mais pas à court terme : "Nous sommes en route, mais nous ne sommes pas encore prêts pour cela." Büchel admet que, pour le moment, "je ne peux pas ordonner de femmes prêtres", mais ajoute que "je ne peux pas non plus ordonner d'hommes pour le moment, car ils ne veulent plus l'être à cause du célibat". Pour cette raison, "nous organisons les équipes pastorales d'une manière différente". Cependant, l'évêque précise que "dans l'Église, il ne s'agit pas seulement d'avoir de bons joueurs d'équipe. Dans la coopérative, nous ne sommes pas à l'avant-garde".

 

"Le sacerdoce féminin est un sujet dont on peut discuter, cela ne doit pas être un tabou", soutient le prélat, qui avait déjà exprimé son opinion devant le pape Ratzinger, en 2006. 16 ans plus tard, le vice-président de l'épiscopat suisse pointe qu'"il y a plus de voix qui s'ouvrent", même si, admet-elle, "aujourd'hui, une femme comme prêtresse catholique est une utopie". Étant l'un des promoteurs de la Voie synodale en Suisse, Büchel ne s'inquiète pas du risque de schisme annoncé par les secteurs ultraconservateurs. "Personnellement, je n'ai pas peur. (Ces groupes) ne sont pas tellement intéressés par l'unité, mais ils veulent approfondir la division. Et une scission signifie que l'unité dans la diversité ne peut pas être soutenue."

 

Alors que Mgr Fürst, évêque de Rottenburg-Stuttgart, est pour des réformes dans l'Église, mais "nous ne devons pas suivre notre propre chemin", a-t-il déclaré. Il se prononce clairement contre l'assouplissement du célibat, et fait campagne pour un rôle plus important pour les femmes dans l'église. "Nous avons beaucoup de femmes qui prêchent, qui dirigent la Liturgie de la Parole, qui donnent la communion. Je m'attends à ce que nous les ordonnions maintenant des diacres", a déclaré l'évêque. "Je vais continuer à travailler pour ça". Fürst s'attend à des progrès rapides avec l'assouplissement du droit du travail ecclésiastique. Il a fallu longtemps pour modifier la réglementation afin qu'il n'y ait plus de discrimination envers les personnes queer. Et il critique Benoît XVI, qui s'est fait de graves torts à lui-même et à l'Église (https://www.katholisch.de/artikel/33149-bischof-fuerst-lehnt-lockerungen-bei-zoelibat-ab-reformen-mit-augenmass).

 

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Publié le 14 Février 2022

religiondigital.org nous montre ce lundi 14 février que l'hebdomadaire italien «Left» publiera vendredi prochain, en collaboration avec les associations de victimes de prêtres pédophiles, une base de données avec les noms des prêtres condamnés ou enquêtés pour maltraitance d'enfants, qui sera mise à jour, en raison de l'inaction de la Conférence épiscopale de le pays qui arrête tout type d'enquête sur les cas.

 

Neuf groupes de victimes d'abus par le clergé se sont réunis, pour avoir plus de poids et programmer des mobilisations, dans un consortium qui sera présenté demain dans un événement en ligne intitulé "Au-delà du grand silence" dans lequel diverses associations catholiques et tag seront lancées : #ItalieChurchToo, afin de demander une enquête sur les cas d'abus dans l'Église italienne comme cela a été fait dans d'autres pays. La première initiative a été de créer la première base de données, grâce à la collaboration de l'hebdomadaire "Left" et de l'association des victimes Rete L'Abuso, qui sera disponible à partir du 18 février (https://chiesapedofili.left.it) montrant, pour l'instant, les 50 premiers cas enregistrés et vérifiés, avec plus de 140 victimes.

 

L'hebdomadaire explique qu'au fur et à mesure du traitement du grand nombre de documents qu'ils ont collectés, le site sera mis à jour en temps réel et que, pour le moment, il y a encore 300 cas qui ont déjà été vérifiés et sont en cours de traitement. Le nom du prêtre apparaîtra dans la base de données (si connu) en précisant s'il a été condamné ou fait toujours l'objet d'une enquête, le type de crime inculpé, le nombre connu de victimes, l'année où le crime a été commis, la date à laquelle l'affaire a été connue, le diocèse auquel il appartient et les éventuelles sanctions canoniques, explique l'hebdomadaire d’orientation progressiste. "C'est notre ferme intention d'aller au fond de ces histoires et de vérifier s'il y en a d'autres, dont malheureusement nous savons déjà que nous ne pouvons pas les exclure", indiquent-ils à "Left".

 

Grâce aux archives de l'association Rete L'Abuso, fondée en 2010 par Francesco Zanardi, enfant victime d'un prêtre de Savone, il existe déjà une première carte des crimes de pédophilie dans les diocèses italiens et "d'où il ressort qu'au moins 360 prêtres ont été dénoncés au cours des 15 dernières années", a expliqué le militant à Efe. Pour Zanardi, cette mobilisation "espère donner de la visibilité à cette question qui n'est pas traitée par les médias italiens et encore moins par les institutions". "En Italie, il y a un silence écrasant", déplore-t-il. Le militant espère qu'une enquête indépendante pourra également être lancée en Italie, comme cela a été fait en France ou en Allemagne, ou une commission parlementaire d'enquête, car il assure que "tout type de rapport préparé par la Conférence épiscopale italienne n'aurait aucune crédibilité".

 

Pour le moment, les évêques italiens sont divisés sur la possibilité d'une enquête. Ceux qui semblent plus ouverts sont le cardinal Paolo Lojudice, archevêque de Sienne, et l'archevêque de Modène, Erio Castellucci, et l'actuel président de la CEI, Gualtiero Basseti, n'ont pas non plus fermé les portes, mais en général il y a une forte opposition. C’est sans doute pour cela que le pape François a acté, ce lundi 14 février, la division de la Congrégation pour la doctrine de la foi en deux sections la première s’occupera des questions doctrinales, la seconde aura pour tâche d’examiner les délits les plus graves commis dans l’Église, dont la pédophilie (https://www.la-croix.com/Religion/Pedophilie-pape-acte-creation-dune-section-disciplinaire-dediee-Vatican-2022-02-14-1201200262).

 

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Publié le 11 Février 2022

Jesús Bastante nous montre sur religiondigital.org ce vendredi 11 février 2022 nous montre que le cardinal espagnol Luis Francisco Ladaria, actuel préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, a systématiquement ordonné «d' éviter le scandale public» dans plusieurs cas d'abus sexuels sur mineurs, sans exiger de plainte à la Justice et seulement en demandant que le pédéraste soit retiré de la prise en charge des mineurs. La plainte, publiée aujourd'hui par le journaliste Emliano Fittipaldi dans 'Domani', met en lumière l'existence, depuis des décennies, d'un 'système du silence', dont les échos persistent encore aujourd'hui dans certaines sphères de l'Église catholique. Dans deux lettres publiées par l'hebdomadaire, l'une datée de 2012, l'autre de 2015, on observe comment les consignes de Ladaria (chargée de traiter ces cas dans la Doctrine de la Foi) étaient les mêmes : «éviter le scandale public» et accorder le clerc "autre ministère qui n'implique pas de contact avec des mineurs".

 

Plusieurs lettres du cardinal espagnol sont révélées, affirmant agir en silence et déplacer le prêtre impliqué. L'une concerne le prédateur Bernard Preynat, qui abusait de quatre à cinq enfants par semaine et dont l'affaire a mis fin à la carrière ecclésiastique du cardinal Barbarin. Le jésuite Ladaria n'a ordonné ni ne suggéré aucune dénonciation devant les tribunaux civils, il demanda juste d’éviter le scandale. L'autre, à un prêtre italien Don Trotta qui, après avoir été envoyé vers sa nouvelle destination, sans en informer personne, à Lucera, une ville de la province de Foggia, où entre 2014 et 2015, il est devenu l'entraîneur d'une équipe de footbal, a violé dix enfants et a été condamné à 20 ans de prison. En 2012, les mêmes consignes avaient été données que pour le père Preynat. "Évitez le scandale, évitez les contacts avec les mineurs", lit-on dans la lettre.

 

Ladaria a également ordonné en 2015 "de restaurer la bonne réputation et la renommée" du numéraire de l'Opus Dei reconnu coupable d'abus dans l'affaire Gaztelueta. Sept ans plus tard, Rome n'a toujours pas restauré la réputation de la victime, le fils de Juan Cuatrecasas, continuant d'affirmer aujourd'hui que la 'bonne réputation' d'un pédophile condamné à deux ans pour avoir abusé d'un mineur dans une école sans rougir en sautant un ordre d'instruction, une sentence du Tribunal provincial de Biscaye et une autre de la Cour suprême.

 

Un préfet qui, soit dit en passant, semble avoir ses jours comptés : des sources vaticanes assurent que, sous peu, son remplacement pourrait avoir lieu. Son éventuel successeur - comme RD l'avait anticipé - n'est autre que le cardinal maltais Charles J. Scicluna, l'un des principaux soutiens du pape François dans la lutte contre la pédérastie. Et contre ce «système du silence» qui persiste malgré tout à l'intérieur des murs du Vatican.

 

Enfin, un comité de laïcs chargé d'enquêter sur les abus sexuels historiques sur des enfants dans l'Église catholique portugaise composé de six personnes, qui comprend des psychiatres, un ancien juge de la Cour suprême et un travailleur social, a déclaré qu'au cours de son premier mois de travail, il avait reçu des allégations de 214 personnes nées entre 1933 et 2006 qui parlent de tourments psychologiques gardés secrets pendant des décennies. De nombreuses accusations suggèrent une forte possibilité que d'autres enfants aient été victimes du même agresseur. Celles-ci sont venues de tout le pays, a déclaré le comité, ainsi que de Portugais vivant maintenant aux États-Unis, au Canada, au Royaume-Uni, en France, au Luxembourg et en Suisse, où il existe d'importantes communautés d'immigrants portugais (https://abcnews.go.com/International/wireStory/portugal-church-sex-abuse-panel-unearths-200-cases-82795015).

 

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Publié le 10 Février 2022

SudOuest.fr avec l’AFP nous montre que Jean-Marc Sauvé, président de la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église (Ciase) réfute le mercredi 9 février 2022, point par point, les critiques émises en novembre par l’Académie catholique à l’encontre de son rapport.

 

Fin novembre, huit membres de l’Académie catholique de France, une instance non officielle qui rassemble des intellectuels catholiques, avaient dénoncé, dans un texte, la «méthodologie défaillante», entre autres selon eux, du rapport de la Ciase publié début octobre et qui porte le nom de son auteur, Jean-Marc Sauvé. Ce rapport a causé une onde de choc dans l’institution en estimant à 330 000 le nombre de personnes ayant fait l’objet de violences sexuelles, quand elles étaient mineures, de la part de clercs, de religieux ou de personnes en lien avec l’Église, depuis 1950.

 

Comme il l’avait promis, Jean-Marc Sauvé, en collaboration avec la Ciase, a préparé une «réponse» détaillée de plus de 50 pages, publiée sur le site de la commission mercredi, analysant chacune des critiques. Pour cela, il fait appel à un groupe de cinq spécialistes reconnus de la méthodologie des enquêtes et de la théorie des sondages ainsi qu’à l’ancien directeur de l’Ined François Héran, leur demandant de donner leur avis sur la fiabilité des estimations chiffrées du rapport, notamment celles d’un sondage de l’Ifop exploité par l’Inserm pour la Ciase. Ces deux expertises «saluent le sérieux des précautions de méthode prises» par l’Inserm, relève Sauvé, selon lequel «l’émotion légitime suscitée par les chiffres […] ne justifiait ni leur déni obstiné, ni (leurs) tentatives de disqualification».

 

Un mois après la parution du rapport Sauvé sur l’ampleur du phénomène de pédocriminalité, l’épiscopat avait reconnu la «responsabilité» de l’Église dans ces actes et annoncé qu’il allait mettre la main à la poche Les réponses à d’autres griefs - comme les recommandations prétendues «discutables» de la Ciase - sont ensuite longuement argumentées. Au terme de cet examen, «il ne reste rien des critiques très graves qui ont été adressées» à la commission, conclut Sauvé«Au fond, l’Académie critique moins la Ciase et son rapport qu’elle ne manifeste son indifférence aux victimes», déplore la commission. «Ce sujet ne l’intéresse pas. Seule compte à ses yeux une certaine idée de la protection de l’Église catholique», regrette-t-elle encore.

 

Née en 2008, l’Académie catholique de France, qui n’est pas une instance officielle de l’Église, réunit quelque 200 à 250 intellectuels catholiques notamment pour «faire avancer la réflexion sur des thèmes choisis, d’actualité intellectuelle ou sociale». Jean-Marc Sauvé en est membre. Eric de Moulins-Beaufort et Véronique Margron, à la tête de la Conférence des évêques et de la Conférence des religieux de France, commanditaires du rapport de la Ciase, ont pour leur part quitté cette académie après le texte critique de huit de ses membres.

 

Jean-Marc Sauvé a défendu le rapport de la Ciase avec brio en démontrant que les critiques à son encontre ne sont pas fondées et cela permet enfin de répondre aux attentes des victimes sans minimiser ce qu’elle ont vécu.

 

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Publié le 9 Février 2022

Geir Moulson nous montre dans son article du mercredi 9 février 2022 pour Assiocated Press qu’un rapport sur des décennies d'abus sexuels du clergé en Allemagne qui a braqué un projecteur peu flatteur sur le pape à la retraite Benoît XVI a ajouté à la pression déjà forte pour que l'Église reconsidère les règles catholiques sur des questions telles que l'homosexualité et le rôle des femmes, créant un sentiment croissant d'impatience.

 

Le "Chemin synodal", qui rassemble des évêques catholiques et des représentants laïcs, approuvé lors d'une assemblée la semaine dernière, a appelé à autoriser les bénédictions pour les couples de même sexe, les prêtres mariés et l'ordination des femmes comme diacres. Il a également appelé à la révision du droit du travail de l'Église afin que les employés homosexuels ne courent pas le risque d'être licenciés. Beaucoup de ces plans de réforme doivent encore être approuvés officiellement lors des futures assemblées, mais ils placent l'Église allemande sur une trajectoire de collision potentielle avec le Vatican, dont l'approbation serait dans la plupart des cas nécessaire pour les mettre en œuvre. Les pressions croissantes pour la réforme coïncident avec une année turbulente dans l'Église allemande. Tout d'abord, la fureur suscitée par le traitement par l'archevêque conservateur de Cologne des rapports sur la manière dont les responsables de l'Église traitaient les cas d'abus, ce qui a conduit le pape François à lui accorder un "temps mort spirituel".

 

Puis, le mois dernier, est venu un rapport indépendant attendu depuis longtemps commandé par l'archidiocèse de Munich sur des décennies de cas d'abus là-bas. Cela a blâmé la gestion par une série de responsables de l'Église passés et présents, y compris Benoît XVI, qui, en tant que cardinal Joseph Ratzinger, y a été archevêque de 1977 à 1982. Benoît XVI, d'origine allemande, a demandé mardi pardon pour toute "faute grave" dans sa gestion des cas d'abus sexuels du clergé, mais a nié tout acte répréhensible personnel ou spécifique. Les défenseurs de la réforme et les groupes de soutien aux victimes ont critiqué ce qu'ils considéraient comme une réponse sourde qui élude la responsabilité. Le chef de la Conférence épiscopale allemande, l'évêque limbourgeois Georg Bätzing, a publié un tweet discret disant que Benoît XVI "mérite le respect" pour avoir répondu. Et l'évêque d'Essen, Franz-Josef Overbeck, a déclaré au journal catholique Neues Ruhrwort qu'il craignait que la déclaration de Benoît XVI n'aide pas les victimes d'abus à surmonter ce qui leur est arrivé. Overbeck a déclaré qu'il note avec inquiétude que "les personnes touchées par la violence sexuelle ont atteint la déception et dans certains cas aussi l’indignation avec les commentaires de l'ancien pape sur son temps en tant qu'archevêque de Munich et de Freising".

 

L'actuel archevêque de Munich, le cardinal Reinhard Marx, a salué la réponse du pape émérite Benoît XVI et a de nouveau souligné qu'il prenait lui-même le rapport "très au sérieux". Marx est un allié réformiste de premier plan du pape François. L'un des principaux axes de sa réponse au rapport, dans lequel il a lui-même été blâmé, a été d'insister sur le fait que l'Église a besoin d'un "renouveau vraiment profond" pour sortir de la crise des abus. La semaine dernière, Marx a lancé son appel le plus clair à ce jour pour assouplir l'exigence de célibat pour les prêtres, affirmant qu'il y a un "point d'interrogation" sur "si cela doit être considéré comme une condition préalable de base pour chaque prêtre". Un autre progressiste européen de premier plan, le cardinal jésuite Jean Claude Hollerich, archevêque de Luxembourg et chef de la commission des conférences épiscopales de l'UE, a appelé à des changements dans la position de l'Église catholique sur l'homosexualité et le célibat sacerdotal.

 

Pendant ce temps, la Conférence épiscopale allemande a salué le mois dernier une initiative de 125 employés de l'Église qui se sont publiquement présentés comme homosexuels, affirmant qu'ils voulaient "vivre ouvertement sans peur" dans l'Église et poussant des demandes de réforme. Lors de sa réunion du week-end, les délégués du "Chemin synodal" ont fermement soutenu les appels à un "changement de culture" dans le droit du travail de l'Église, a déclaré Bätzing. Ils ont également demandé que les fidèles aient davantage leur mot à dire dans le choix des nouveaux évêques. Cependant, on ne sait pas combien de réformes proposées par la «Voie synodale», dont la prochaine assemblée est prévue du 8 au 10 septembre, deviendront réalité. Jusqu'à présent, les sessions ont indiqué une nette majorité pro-réforme, y compris parmi les évêques allemands. Mais le processus a suscité une résistance féroce au sein de l'Église, principalement de la part des conservateurs opposés à l'ouverture de tout débat sur des questions brûlantes.

 

Elle est surveillée de près à Rome, où le pape François a encouragé de telles délibérations «synodales» par les Églises nationales, mais a également lancé un avertissement fort de ne pas aller au-delà de la doctrine catholique établie. Alors que les progressistes applaudissent les appels à des changements dans les positions de l'Église sur le célibat et l'homosexualité, les conservateurs ont exprimé leur inquiétude quant au fait que l'Église allemande se dirigeait vers le schisme ou une rupture formelle avec Rome. Et bien que le pape François ait émis des gestes révolutionnaires d'ouverture et de bienvenue aux catholiques homosexuels, il n'a pas modifié l'enseignement de l'Église selon lequel les actes homosexuels sont "intrinsèquement désordonnés".  Et il a également évité de prendre position sur l'autorisation des prêtres mariés ou sur les femmes diacres. Phyllis Zagano de l'Université Hofstra, qui a siégé à la première commission d'étude du pape François sur les femmes diacres, a applaudi le vote allemand en leur faveur et a déclaré que l'Église dans son ensemble en avait besoin. Le vote, a-t-elle dit, "intervient à un moment où l'Église continue de lutter contre son histoire d'abus et son cléricalisme enraciné, qui se combinent pour chasser les femmes et leurs familles".

 

Mais le nonce papal en Allemagne, l'archevêque Nikola Eterovic, n'a offert aucun encouragement à l'assemblée synodale dans une déclaration qui soulignait l'importance de l'Église mondiale au sens large, a rapporté l'agence de presse allemande dpa. Il a noté que "le pape est, pour ainsi dire, le point de référence et le centre d'unité pour plus de 1,3 milliard de catholiques dans le monde, dont 22,6 millions vivent en Allemagne". Cependant, quelques jours après la troisième assemblée générale du projet de réforme catholique de la Voie synodale, l'évêque d'Osnabrück Franz-Josef Bode tire un bilan positif. Il est revenu de Francfort "avec beaucoup de vent de dos", écrit-il dans un article de blog publié mardi sur le site du diocèse d'Osnabrück. "Au milieu de tous les désastres de la situation actuelle de l'Église dans notre partie du monde, j'ai vu beaucoup de réelle volonté de renouveau", déclare Bode, qui est également vice-président de la Conférence épiscopale allemande et membre du Présidium du Chemin Synodal. Les résultats doivent également être inclus "de toute urgence" dans le dialogue avec l'Église universelle et avec Rome. "Mais c'est maintenant l'occasion de le faire", a déclaré Bode, faisant référence au processus synodal mondial que le pape François a ouvert à la fin de l'année dernière. "Cette opportunité est historique et ne doit pas être gaspillée" (https://www.katholisch.de/artikel/33069-bischof-bode-sieht-echten-willen-zur-erneuerung-in-der-kirche).

 

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Publié le 8 Février 2022

franceinfotvinfo.fr avec l’AFP nous montre que Joseph Ratzinger demande "pardon". Le pape émérite Benoît XVI s'est adressé, mardi 8 février 2022, aux victimes d'agressions sexuelles commises par des membres du clergé lorsqu'il avait des responsabilités dans l'Église. "Ma douleur est d'autant plus grande pour les violences sexuelles et les erreurs qui ont eu lieu pendant la durée de mon mandat", écrit Joseph Ratzinger, dans une lettre datée de dimanche et rendue publique deux jours plus tard par le Vatican. Le théologien allemand de 94 ans s'exprime moins de trois semaines après la publication d'un rapport l'accusant d'inaction face à des violences sur mineurs dans l'archevêché de Munich.

 

Alors qu'il était archevêque de Munich, Joseph Ratzinger n'a été impliqué dans "aucune dissimulation" de violences sexuelles sur mineurs par des clercs, ont assuré quatre conseillers dans un document publié mardi par le Vatican. Ces derniers évoquent des informations "inexactes" contenues dans le rapport allemand. Pourtant, dans leur rapport de 8 000 pages, les experts se disent convaincus qu'il était au courant du passé pédophile du prêtre Peter Hullermann, arrivé en 1980 en Bavière, où il a poursuivi des sévices pendant des décennies sans être inquiété.

 

L'ancien pape a cependant reconnu avoir "regardé dans les yeux les conséquences d'une très grande faute". Et, a-t-il souligné, "j'ai appris à comprendre que nous sommes nous-mêmes entraînés dans cette grande faute quand nous la négligeons ou quand nous ne l'affrontons pas avec la décision et la responsabilité nécessaires, comme il est trop souvent arrivé et qu'il arrive encore". "Je ne peux qu'exprimer, une fois encore, à l'égard de toutes les victimes d'abus sexuels ma profonde honte, ma grande douleur et ma demande sincère de pardon", écrit-il.

 

Le président de la Conférence épiscopale allemande (DBK), Mgr Georg Bätzing, a salué la lettre de Benoît XVI et ses excuses aux victimes d'abus. Le pape émérite a promis de s'exprimer et s’est maintenant racheté, a tweeté mardi le président de la DBK. "Je lui en suis reconnaissant et il mérite le respect pour cela." Le cardinal munichois Reinhard Marx a également salué la déclaration du pape émérite. Benoît XVI y exprime sa "profonde honte", sa "grande douleur" et ses "excuses à toutes les victimes d'abus sexuels", a déclaré Marx mardi à Munich (https://www.katholisch.de/artikel/33067-bischof-baetzing-benedikt-xvi-gebuehrt-respekt).

 

Les personnes touchées par les abus sexuels dans l'Église catholique, en revanche, ont critiqué la lettre de Benoît XVI. L'organisation "Eckiger Tisch", mardi à Berlin trouve cela "vraiment difficile à supporter", tandis que le porte-parole du Conseil consultatif de Munich pour les personnes concernées, Richard Kick, a qualifié la déclaration du pape émérite de "vraiment indicible". Et selon l'expert en protection de l'enfance Hans Zollner, la déclaration est très personnelle, mais trop général e(https://www.katholisch.de/artikel/33067-bischof-baetzing-benedikt-xvi-gebuehrt-respekt).

 

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