ladepeche.fr dans son article du mercredi 15 juillet 2026 nous montre que la loi créant un droit à l’aide à mourir a été adoptée mercredi par l’Assemblée nationale en quatrième lecture. Les députés ont voté le texte par 291 voix contre 241 cet après-midi. C’est également un tournant majeur dans la politique d’Emmanuel Macron, qui avait promis l’avènement d’un nouveau "modèle français" de la fin de vie. Le chef de l’État a salué sur X le Parlement pour le "débat constructif et respectueux" qui a conduit à l’adoption de la loi sur l’aide à mourir, se félicitant que "l’engagement" qu’il avait pris en ce sens ait été "tenu".
Et malgré que l’Académie pontificale pour la Vie a rappelé son opposition à toute forme d’euthanasie, car d’après elle il faut aider à vivre même au moment de la mort et met en avant les soins palliatifs (https://www.vaticannews.va/fr/vatican/news/2026-07/academie-pontificale-vie-france-loi-aide-a-mourir-pere-ciucci.html), et qu’une centaine de militants à l’appel d’Alliance Vita et d’autres organisations comme la Fondation Jérôme Lejeune, les Associations familiales catholiques et le Comité protestant évangélique pour la dignité humaine. s’est réunie mercredi 15 juillet à deux pas de l’Assemblée nationale pour réaffirmer son opposition au texte, définitivement adopté en fin d’après-midi, qui institue un droit à l’aide à mourir. Beaucoup dénoncent une loi «navrante» et sans «garde-fous» (https://www.la-croix.com/societe/on-abandonne-l-humanite-a-paris-le-baroud-dhonneur-des-opposants-a-la-loi-sur-la-fin-de-vie-20260716).
Les représentants de l’Église de France, dont le président de la Conférence des évêques Jean-Marc Aveline, cité par l'AFP, déplorent "une rupture grave dans l’histoire de notre pays". Selon eux, "Le lien de confiance entre les générations mais aussi entre les soignants, les patients et leurs familles sera dégradé et le regard de la société sur la fragilité, abîmé." (https://www.rtl.fr/actu/debats-societe/adoption-de-la-loi-sur-l-aide-a-mourir-l-eglise-de-france-deplore-une-rupture-grave-dans-l-histoire-de-notre-pays-7900655322). "Les effets d'une telle législation ne se mesurent pas encore mais ils se dessinent déjà. Notre rapport à la vulnérabilité, à la vieillesse, au handicap ou à la maladie, changera", ont-ils dénoncé dans un communiqué peu après l'adoption de ce nouveau droit par les députés. Mais "l'expérience d’autres pays montre que les critères d’accès à l’aide à mourir tendent toujours à s’élargir, au détriment des soins palliatifs", préviennent les représentants de l'Église de France dans ce communiqué également signé par l'archevêque de Tours Vincent Jordy et l'Évêque de Pontoise Benoît Bertrand, vice-présidents de la Conférence des Évêques de France. Selon le texte, "les plus pauvres risquent d’être les premiers à en payer le prix : ne voulant pas être une charge pour leurs enfants ou petits-enfants, les personnes âgées en précarité pourraient se sentir poussées à partir." (https://www.rtl.fr/actu/debats-societe/adoption-de-la-loi-sur-l-aide-a-mourir-l-eglise-de-france-deplore-une-rupture-grave-dans-l-histoire-de-notre-pays-7900655322).
Les représentants de l'Église, eux, dénoncent une décision politique : "Le Président de la République avait annoncé un débat serein, éclairé et respectueux mais force est de constater que les enjeux politiques, idéologiques et sans doute même économiques, déguisés par des mots trompeurs, ont eu raison de cette ambition." Ils font part, en outre, de leur "engagement renouvelé" pour "témoigner qu’une autre voie est possible, celle d’une présence fidèle et d’un accompagnement attentif qui apaisent les souffrances physiques ou psychologiques, sans jamais abandonner quiconque." "La grandeur d’une société ne réside jamais dans le fait de donner la mort aux plus fragiles, ou leur permettre de se la donner,", concluent-ils, "mais au contraire de les accompagner, par une fraternité réelle, jusqu’au bout." (https://www.rtl.fr/actu/debats-societe/adoption-de-la-loi-sur-l-aide-a-mourir-l-eglise-de-france-deplore-une-rupture-grave-dans-l-histoire-de-notre-pays-7900655322).
Malgré les réticences affichées par les Premiers ministres successifs Michel Barnier, François Bayrou puis Sébastien Lecornu, les deux textes ont poursuivi leur examen. Le Sénat, dominé par la droite, a rejeté à trois reprises la proposition sur l’aide à mourir, à l’image de l’opposition exprimée par plusieurs responsables du camp conservateur, dont Bruno Retailleau. Le gouvernement a toutefois choisi de laisser l’Assemblée nationale trancher définitivement, conformément à la procédure législative. Conscient des fortes divisions que suscite encore cette réforme, notamment au sein de la droite, Sébastien Lecornu a annoncé que le Conseil constitutionnel serait saisi si le texte était adopté. Les Sages devront notamment se prononcer sur la conformité de certaines dispositions avec les principes de liberté individuelle et de dignité humaine, comme le délai de réflexion obligatoire de deux jours laissé au patient après l’accord médical.
Le dispositif prévoit de réserver l’aide à mourir aux personnes majeures atteintes d’une maladie incurable engageant leur pronostic vital et capables d’exprimer une volonté libre et éclairée. Après une évaluation médicale et un examen collégial du dossier, la décision reviendrait au médecin. Le patient conserverait la possibilité de revenir sur son choix à tout moment. En principe, il devrait administrer lui-même la substance létale, sauf en cas d’impossibilité physique, où un médecin ou un infirmier pourrait procéder à l’administration. Ce texte est une manière, pour la société et la médecine, de témoigner une forme de compassion et de fraternité aux personnes gravement malades, qui souffrent et qui vont mourir. Pas de quoi triompher face à cette loi tant les situations auxquelles elle tente d’apporter des réponses sont humainement douloureuse, ni paniquer face à cette loi prudente et nuancée en comparaison des législations qui existent dans d’autres pays (https://www.liberation.fr/idees-et-debats/tribunes/aide-a-mourir-pas-de-quoi-triompher-ni-paniquer-face-a-cette-loi-prudente-et-nuancee-20260716_75F65J2ZEJH7VDGDNB66SNGBAQ/).
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