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Publié le 11 Juin 2026

Anne-Fleur pour huffingtonpost.fr avec l’AFP nous montre ce jeudi que devant des milliers de fidèles réunis à la Sagrada Familia de Barcelone, le pape Léon XIV a lancé mercredi 10 juin un message qui résonne bien au-delà des murs de la célèbre basilique espagnole. Au cours de son homélie, prononcée en présence du roi Felipe VI et de la reine Letizia, le souverain pontife a rappelé ce qu’il considère comme des principes fondamentaux du christianisme : le refus de la guerre et l’attention portée aux plus vulnérables. «Nous ne pouvons pas croire en Jésus et promouvoir la guerre», a-t-il déclaré. Le premier pape américain de l’histoire a poursuivi en évoquant le sort des personnes contraintes de quitter leur pays. «Nous ne pouvons pas croire en Jésus et abandonner celui qui souffre, celui qui pleure, celui qui fuit la misère», a-t-il lancé devant les fidèles. Sans jamais citer Donald Trump ni son administration, ces déclarations ont rapidement été interprétées comme une nouvelle critique de la ligne défendue par Washington, tant sur la guerre contre l’Iran que sur les questions migratoires.

 

LeMonde.fr avec l’AFP (https://www.lemonde.fr/international/article/2026/06/11/leon-xiv-arrive-aux-canaries-doit-rencontrer-des-migrants-pour-braquer-un-faisceau-de-lumiere-sur-la-realite-de-la-migration_6700721_3210.html) nous montrent que le pape Léon XIV a dénoncé jeudi 11 juin «l’indifférence» du monde face au sort des migrants, à qui il a rendu un vibrant hommage dans un message résolument politique adressé depuis l’archipel espagnol des Canaries, symbole des crises migratoires. En présence du premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, le pape Léon XIV a également fustigé les «monstres [qui] rôdent sur ces mers : des mafias qui font commerce du désespoir, des trafiquants qui réduisent en esclavage des femmes et des enfants». Moment fort de cette séquence très attendue, le souverain pontife, fervent défenseur de l’accueil des migrants, a lancé un bouquet de fleurs en mer en hommage aux milliers de migrants morts dans la périlleuse traversée de l’Atlantique depuis l’Afrique vers cet archipel situé au large des côtes africaines. «Il est indispensable d’apporter une réponse coordonnée, solidaire et efficace, capable de garantir protection, accueil et réelles opportunités d’intégration» aux migrants, a-t-il plaidé, appelant à des efforts internationaux.

 

Enfin, le pape Léon XIV s’est rendu à la cathédrale Sainte-Anne de Las Palmas de la Grande Canarie où il a été chaleureusement accueilli. Après avoir écouté les témoignages qu’il a lui-même qualifiés de «reflet d’une Église vivante», il a réconforté l’Église qui chemine aux Canaries l’exhortant à vivre et agir pour l’édification du Corps du Christ et la construction de la civilisation de l’amour (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2026-06/leonxiv-invite-a-la-construction-de-la-civilisation-de-l-amour.html).

 

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Publié le 8 Juin 2026

SudOuest.fr avec l’AFP nous montrent ce lundi qu’en visite en Espagne, le souverain pontife a exhorté les évêques à agir contre le fléau des abus sexuels au sein de l’institution l’appelant à «répondre par l’écoute, la vérité, la justice, la réparation et un engagement toujours plus déterminé en faveur de la prévention et d’une culture de la bienveillance», demandant «vérité, justice et réparation» face au «fléau» des violences sexuelles commises au sein de l’Église, dans un pays où le clergé a souvent été critiqué pour son manque de transparence sur le sujet. «L’une des situations les plus douloureuses concerne ceux qui ont été blessés précisément par ceux qui devaient prendre soin d’eux, y compris par des membres du clergé», a déclaré le pape Léon XIV devant la Conférence épiscopale espagnole à Madrid. Dans l’avion qui l’emmenait à Madrid, le pape avait déjà évoqué devant la presse une «plaie toujours ouverte».

 

Lundi après-midi, il s’est entretenu avec des victimes d’abus sexuels commis au sein de l’Église. Cette rencontre à huis clos, annoncée par les médias espagnols sans confirmation officielle du Vatican sur ses modalités, est déjà entachée de polémique, certaines associations de victimes ayant déploré ne pas avoir été invitées. Le Souverain pontife a «écouté chacune d'elle avec affection et attention», leur assurant sa proximité, ainsi que celle de toute la communauté ecclésiale. Elles ont eu le sentiment que le Souverain pontife avait pris à cœur leur souffrance (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2026-06/pape-espagne-victimes-d-abus.html). «Le pape doit être conscient qu’il perd une occasion en or de s’engager auprès des victimes en Espagne et qu’il repart avec une vision très biaisée», a dénoncé avant la rencontre Juan Cuatrecasas, porte-parole de l’association Infancia Robada (Enfance volée), qui a critiqué par le passé l’Église pour son opacité. Selon lui, les participants à cette rencontre seront issus du projet «Répare», un programme d’accompagnement porté par l’archevêché de Madrid. «C’est une représentation minoritaire des victimes, qui est une fabrication de l’Église», a déploré M. Cuatrecasas. «L’exclusion de groupes représentatifs peut susciter une perception erronée […], en laissant croire qu’il existe un consensus ou une satisfaction générale qui ne correspondent pas à la réalité», a-t-il conclu. Quelque 200 000 mineurs auraient été victimes d’agressions commises par des membres du clergé en Espagne depuis 1940, selon un rapport de 2023 du Défenseur du peuple. Le gouvernement du Premier ministre socialiste Pedro Sánchez et l’Église catholique en Espagne ont signé en mars un accord pour indemniser les victimes, après des années de réticence de la part de la hiérarchie ecclésiastique.

 

Avant son intervention devant les évêques, le souverain pontife avait prononcé un discours inédit au Parlement espagnol en abordant les sujets sensibles de la migration demandant «une réponse coordonnée, solidaire et efficace» face au «drame tragique» de la migration. S’adressant aux députés et sénateurs d’un pays dont le gouvernement a opté pour une politique migratoire d’ouverture, le pape a évoqué «les itinéraires de plus en plus dangereux», en allusion à la route atlantique empruntée par des milliers de migrants africains, et de la fin de vie réclamant que «toute vie humaine» soit «reconnue et protégée depuis sa conception jusqu’à son déclin naturel, dans toutes les circonstances de son existence», ce qui est un appel qui résonne dans un pays où le gouvernement a légalisé l’euthanasie sous conditions en 2021 et a proposé en octobre 2025 d’inclure dans la Constitution le droit à l’avortement. Le pape Léon XIV a par ailleurs appelé au «dialogue patient», déplorant la tendance actuelle au «réarmement», y compris en Europe. «Les armes peuvent imposer un silence temporaire, mais elles ne pourront jamais construire une paix authentique et durable», a-t-il mis en garde. Son discours a été salué par de longs applaudissements.

 

Au lendemain d’une messe en plein air célébrée dimanche à Madrid devant plus d’1,5 million de personnes selon les organisateurs, le pape participera lundi soir à un autre grand rassemblement au stade Santiago Bernabéu. Il se rendra ensuite mardi à Barcelone, avant d’achever sa visite aux îles Canaries.

 

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Publié le 7 Juin 2026

Jesús Maturana dans fr.euronews.com nous montre que le pape Léon XIV a célébré dans la capitale espagnole ce dimanche la messe du Corpus Christi sur la Plaza de Cibeles commencé par quelques mots, suivis d’une lecture du Deutéronome. Le pape a commencé son homélie en soulignant que l’Eucharistie n’est pas un simple rite, mais le don de la présence vivante du Christ, qui nous nourrit de la vie même de Dieu, avec "un amour plus fort que la mort". Le pape Léon XIV a eu un clin d’œil à l’Espagne en rappelant que le Corpus Christi y a un poids particulier : "Les processions solennelles ont façonné pendant des siècles la piété, l’art, la musique, l’architecture et la vie du peuple espagnol, exprimant le sentiment spirituel du pays à travers les tapis de fleurs, les autels dans les rues et les ostensoirs". Mais il insiste : il ne s’agit pas de folklore, mais de la foi en la présence du Seigneur ressuscité, qui est vivant et continue de passer au milieu de nous. Parmi ses paroles, il souligne que cette célébration ne doit pas en rester aux aspects extérieurs : "Il s’agit de nous laisser arracher à l’égoïsme de l’indifférence, à une foi confortable et privée, pour répondre à l’appel à la conversion et devenir des bâtisseurs d’un monde nouveau".

 

Et il a exhorté les fidèles, qui selon les chiffres officiels, étaient plus de 380 000 personnes étaient accréditées, mais l’événement étant public, davantage de fidèles sont venus pour écouter l’homélie du pape, ce que confirment plusieurs médias et agences avec plus d’un million de personnes qui ont participé à cette messe sans incidents ni problèmes, grâce notamment au dispositif policier déployé, à ne pas transformer la foi en "autre musée à visiter", mais en "une école de foi à laquelle puiser aujourd’hui encore". Une école, explique le pape Léon XIV, qui pousse à s’engager dans la construction du bien commun. Le pape Léon XIV a achevé son homélie en évoquant deux figures spirituelles espagnoles : Saint Manuel González, "l’évêque des tabernacles abandonnés", dont la vie rappelle que l’Eucharistie ne peut pas être honorée uniquement lors des grandes célébrations, mais aussi dans la fidélité silencieuse de ceux qui accompagnent le Seigneur avec une amitié humble et discrète. Saint Jean de la Croix, qui, même depuis sa prison de Tolède autour de la fête du Corpus Christi de 1578, a reconnu la présence cachée du Seigneur, d’où jaillit une lumière qui ne connaît pas de couchant et une vie qui ne s’épuise pas.

 

Samedi soir, 500 000 participants, pour la plupart jeunes, s’étaient déjà rassemblés avec le pape Léon XIV au pied du stade Santiago Bernabeu du Real Madrid pour une veillée de prière qui s’est prolongée tard dans la nuit. Le souverain pontife avait entamé sa visite samedi au Palais royal de Madrid, où il a appelé à mettre fin aux «discours qui divisent» la société et aux «simplifications stériles» lors de la première journée de sa visite en Espagne qui sera notamment centrée sur la question des migrants, un sujet qui polarise le débat dans de nombreux pays parmi lesquels l’Espagne. Le pape Léon XIV a aussi salué l’Espagne, dont le gouvernement de gauche s’est opposé à son pays natal, les États-Unis, ainsi qu’à Israël au sujet des guerres au Moyen-Orient, pour son «engagement constant en faveur de la paix et de la solidarité entre les peuples» (https://www.lemonde.fr/religions/article/2026/06/07/a-madrid-plus-d-un-million-de-fideles-reunis-pour-la-messe-du-pape-leon-xiv-en-presence-du-roi-felipe-vi_6698788_1653130.html).

 

Mardi, le pape Léon XIV se rendra à Barcelone, où il célébrera le lendemain une messe à la Sagrada Familia. Le pape achèvera sa visite jeudi et vendredi aux îles Canaries, principale porte d’entrée en Espagne des migrants en situation irrégulière, où il rendra hommage aux milliers d’entre eux qui ont péri lors de la dangereuse traversée de l’Atlantique (https://www.lemonde.fr/religions/article/2026/06/07/a-madrid-plus-d-un-million-de-fideles-reunis-pour-la-messe-du-pape-leon-xiv-en-presence-du-roi-felipe-vi_6698788_1653130.html).

 

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Publié le 6 Juin 2026

Jesús Maturana dans fr.euronews.com nous montre que le pape Léon XIV a débuté samedi une visite d’État d’une semaine en Espagne, le premier voyage papal dans le pays depuis quinze ans. Le pape Léon XIV a salué l'adhésion de l’Espagne au droit international et au multilatéralisme, les positions du pays sur les conflits à Gaza, en Iran et en Ukraine, ainsi que son accueil des migrants. Des propos qui tombent à pic pour le Parti socialiste au pouvoir, critiqué par certains pour sa politique sur l’immigration et englué dans des scandales de corruption.

 

Après une visite dans un centre social de la capitale espagnole, où il a rappelé la nécessité pour les chrétiens de répondre aux personnes dans le besoin et à garder leur cœur sensible à faire le bien (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2026-06/cedia24horas-espagne-pape-leon-xiv-charite-ne-tolera-pas-retard.html), sa première journée s’achèvera par une veillée de prière près du stade Santiago Bernabéu du Real Madrid, où 400 000 jeunes sont attendus. «Ils se rendent compte qu’il y a un vide, et un manque de sens, et peut-être que ma visite a contribué à réveiller encore davantage quelque chose, qu’ils ne savent même pas très bien comment définir», a estimé le pape Léon XIV dans son avion, interrogé par des journalistes sur un éventuel intérêt accru des jeunes pour l’Église catholique (https://www.parismatch.com/Royal-Blog/felipe-et-letizia-despagne-accueillent-le-pape-leon-xiv-a-madrid-270293).

 

À bord du vol à destination de Madrid, le pape a aussi exprimé sa solidarité avec le Liban et exprimé son «inquiétude» sur la situation en Ukraine, appelant une nouvelle fois à «trouver une solution» (https://www.parismatch.com/Royal-Blog/felipe-et-letizia-despagne-accueillent-le-pape-leon-xiv-a-madrid-270293), il s’est également attardé sur les abus, une plaie encore ouverte pour laquelle il invite l’Église à lutter contre, ainsi que sur la guerre, en particulier sur la dangerosité des armes utilisées rappelé les réflexions développées ces dernières années par le magistère de l’Église concernant les profondes transformations introduites par les technologies militaires modernes et la capacité destructrice des armements contemporains. Des religieuses cloîtrées espagnoles ont offert un chapelet à chaque journaliste de la délégation de l’évêque de Rome (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2026-06/leon-xiv-avion-pour-l-espagne-salut-aux-journalistes.html).

 

Ce voyage se déroule également dans un contexte de crise des abus sexuels commis par des membres du clergé. Le pape doit rencontrer des victimes alors que l’Église espagnole réexamine des décennies d’abus et de dissimulations. Durant son séjour, le pape Léon XIV, qui a déjà rencontré la famille royale espagnole, doit aussi prononcer un discours historique devant les deux chambres du Parlement, une première pour un pape. Le souverain pontife se rendra également à Barcelone pour célébrer la messe à la Sagrada Familia. Il inaugurera la flèche centrale du chef-d’œuvre inachevé d’Antoni Gaudí, qui en fera l’église la plus haute du monde.

 

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Publié le 5 Juin 2026

domradio.de nous montre ce vendredi quatre étapes et une tension palpable. Lors de sa visite en Espagne du 6 au 12 juin, le pape Léon XIV se trouve confronté à un pays politiquement et ecclésiastiquement polarisé, où l’Église catholique, après des années de scandales et d’impunité pour les abus, se retrouve désormais du côté d’un gouvernement laïc-socialiste.

 

L'institution qui fut un pilier de la dictature franquiste pendant des décennies défend aujourd'hui la politique migratoire libérale du Premier ministre de gauche Pedro Sánchez. Ce dernier, socialiste lui-même englué dans des scandales de corruption et gouvernant sans majorité parlementaire, s'était précipité à Rome quelques jours seulement avant la visite du pape Léon XIV. Après son audience au Vatican, il a fait l'éloge du pape avec effusion. «Ses paroles nous incitent à défendre la dignité humaine, à protéger les plus vulnérables et à donner espoir à un monde qui aspire à la paix», a déclaré le Premier ministre, en proie à de vives difficultés sur le plan intérieur. Le pape Léon XIV aurait conseillé aux évêques espagnols, en novembre dernier, de prendre clairement leurs distances avec l'extrême droite du pays, qui critique sans relâche la politique d'immigration du gouvernement. Le pape sera lui aussi probablement bientôt confronté à leurs critiques, la migration étant un thème central de son quatrième voyage à l'étranger. Lors de deux de ses quatre déplacements, le pape abordera la situation des migrants. Le pape Léon XIV se rendra aux îles Canaries, au large des côtes africaines, confrontées à une forte pression migratoire. Des rencontres sont prévues à Gran Canaria et à Tenerife avec des réfugiés et leurs soutiens. Même en Espagne continentale, le pape Léon XIV donnera l'exemple d'une culture accueillante en visitant le Raval, quartier d'immigrés de Barcelone. Le parti populiste de droite Vox a qualifié ce quartier de «cloaque multiculturel». Ce sont ses représentants qui critiquent vivement les évêques espagnols pour leur position sur l'immigration, allant jusqu'à accuser leurs organisations humanitaires de profiter de l'immigration clandestine. Cependant, bien que les représentants de l'Église et du gouvernement socialiste minoritaire s'accordent sur ce point, leurs divergences sont manifestes sur d'autres sujets. L'enquête sur les abus, qui n'a débuté que lentement sous la pression de l'opinion publique et l'intervention du gouvernement, a gravement nui à la réputation de l'Église. Ce n'est qu'au début de l'année 2026, après près de trois ans de négociations, que l'Église et le gouvernement se sont entendus sur un système d'indemnisation des victimes de violences sexuelles. Les projets de libéralisation accrue des lois sur l'avortement et la légalisation de l'euthanasie active alimentent également le débat entre l'Église et l'État. Sur ces questions éthiques, le pape prend toujours position en faveur de la protection de la vie; ce sont là d'autres sujets susceptibles de susciter des débats lors de la visite du pape Léon XIV en Espagne. En toile de fond, le débat persiste sur la manière de gérer l'héritage de la guerre civile espagnole (1936-1939), durant laquelle les forces de gauche furent les ennemis acharnés de l'Église. Le 22 mai dernier, le pape Léon XIV a commémoré le martyre de 80 membres du clergé et laïcs catholiques tués par des combattants anticléricaux pendant la guerre civile.

 

Le pape Léon XIV "arrive dans un pays polarisé où divers acteurs pourraient tenter de récupérer la visite. S'assurer que son message atteigne et s'adresse à tous représente un défi de taille", a confié à l'AFP Rafael Rubio, responsable de la communication pour l'organisation du voyage. Dans cette optique, le discours du pape au Parlement constitue l'un des moments les plus attendus de la visite, un exercice rare pour un souverain pontife lors duquel il devrait appeler au dialogue et au dépassement des clivages. Au-delà de ces enjeux politiques, le voyage comportera une forte dimension sociale. À l'image de ses déplacements précédents, le pape américain, qui s'est attiré en avril les critiques de l'administration Trump, prévoit des rencontres avec des personnes marginalisées - détenus, sans abri - illustrant sa volonté de promouvoir une "Église des pauvres" engagée auprès des plus vulnérables. À Madrid, où le pape Léon XIV sera reçu par le roi et la reine d’Espagne au Palais royal, deux rendez-vous rassembleront une foule immense de plusieurs centaines de milliers de personnes : une veillée de prière samedi soir au pied du stade Santiago Bernabeu du Real Madrid, et une messe en plein centre-ville dimanche matin. Autre temps fort du voyage, le pape de 70 ans célébrera le 10 juin à la Sagrada Familia de Barcelone une messe coïncidant avec le centenaire de la mort de son génial architecte, Antoni Gaudí, qui a franchi l’an dernier la première étape vers la béatification après avoir été déclaré "vénérable" par le Vatican. Dans la foulée, il bénira la tour de Jésus-Christ, haute de 172,5 m, un record qui a fait il y a quelques mois de la célèbre basilique - toujours inachevée plus de 140 ans après le début des travaux - l’église la plus haute du monde. Aucune rencontre avec des victimes de violences sexuelles n'est pour l'instant prévue, alors que le Défenseur du peuple espagnol avait estimé dans un rapport publié en 2023 que depuis 1940, plus de 200 000 mineurs pourraient avoir subi des agressions sexuelles de la part de religieux catholiques. Le gouvernement de Pedro Sánchez et l’Église espagnole ont signé fin mars un accord pour indemniser les victimes d'agressions sexuelles commises par des religieux, après des années de réticences et d'opacité de la hiérarchie ecclésiastique (https://www.france24.com/fr/info-en-continu/20260603-en-espagne-l%C3%A9on-xiv-%C3%A0-l-%C3%A9preuve-d-un-pays-polaris%C3%A9-et-s%C3%A9cularis%C3%A9).

 

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Publié le 1 Juin 2026

Jesús Bastante dans religiondigital.org ce mardi nous montre que l’archidiocèse de Madrid a réagi face à une victime de pédophilie cléricale, Eduardo Torralbo qui a été victime d'abus à l'école salésienne de Barakaldo, et il y a quelques mois, il a fait appel au programme PRIVA et a refusé l'indemnisation proposée, la jugeant «ridicule»«Ma famille et moi avons déjà dépensé plus de 60 000 € en frais médicaux», explique-t-il. Il a récemment déposé une nouvelle plainte, cette fois auprès du Bureau créé suite à l'accord signé entre le gouvernement, la Conférence épiscopale et le Médiateur. Eduardo souhaitait rencontrer le pape. Il savait que l'archidiocèse de Madrid avait demandé au Saint-Siège d'autoriser le pape Léon XIV à rencontrer en privé les victimes d'abus, probablement le 7 juin à la nonciature apostolique. Comme nous l'avions déjà indiqué, Prevost lui-même s'était déclaré disposé à le faire. Cependant, n'ayant reçu aucune réponse, Eduardo (à l'instar d'autres victimes et associations) a contacté la nonciature et, dans son cas, les diocèses de Bilbao et de Madrid. Il y a une semaine, le Bureau de protection de l'enfance de Bilbao a répondu de manière évasive. Le diocèse n’exclut pas la possibilité d’une rencontre jusqu’au dernier moment, laquelle se déroulerait en tout état de cause en privé et ne serait annoncée qu’après coup, mais les victimes jugent cette perspective «scandaleuse». Cependant, Eduardo Torralbo a reçu une notification de l'archidiocèse de Madrid l'informant que, «à ce jour, aucune rencontre avec les victimes d'abus n'est prévue entre le Saint-Père et les autorités».

 

«En tant que victime, je trouve scandaleux que Sa Sainteté n'ait pas jugé bon de nous recevoir. Cela aurait été un bref moment pour certains d'entre nous, victimes, de le recevoir comme un acte de réparation et de reconnaissance», a déclaré Eduardo à RD. D'autres victimes, comme Juan Cuatrecasas, porte-parole d'ANIR Enfance Volée, déplorent cette décision, dans l'attente d'une confirmation de dernière minute. «Nous sommes une nuisance pour les princes de l'Église. Il semble que pour eux, les enfants victimes d'agressions sexuelles ne soient pas des acteurs principaux, mais de simples figurants dont il faut sans cesse faire taire les paroles, les voix. Ils ne comprennent pas que la corruption doit être combattue de l'intérieur, que les crimes doivent être portés devant les tribunaux ordinaires en soutenant les victimes et non en prenant parti pour l'agresseur», déclare Cuatrecasas, qui affirme que «Léon XIV, en refusant de recevoir les victimes, même en dehors de ses rendez-vous, même vingt minutes de son emploi du temps surchargé, dont certains événements sont sans importance, commet une erreur colossale que les victimes n'oublieront jamais, et qu'elles ne pardonneront évidemment jamais.» «C'est une offense impardonnable contre les plus vulnérables», conclut-il.

 

Bien que le Saint-Siège ne rende généralement pas publics ce genre d'événements, laissant aux participants le soin de décider de révéler ou non le contenu des rencontres privées, il n'en demeure pas moins que les rencontres du pape avec les associations de victimes lors de ses voyages sont une pratique constante depuis le pontificat du pape Benoît XVI, une pratique que le pape François a officialisée et que Mgr Prevost semblait déterminé à maintenir. Du moins, jusqu'à présent. Comment la Conférence épiscopale envisagerait-elle cette rencontre ? «Une rencontre avec les victimes serait souhaitable, mais c’est le Pape qui fixe l’ordre du jour, pas nous», a répondu le porte-parole de la Conférence épiscopale, César García Magán, lors de la dernière session plénière. La Conférence épiscopale n’a jamais reçu de victimes de pédophilie. Pourtant, à de nombreuses reprises, des associations ont demandé à être reçues en Assemblée plénière afin que les évêques puissent entendre leurs revendications et, surtout, leurs témoignages – chose qui ne s’est jamais produite au sein de la Conférence épiscopale. Depuis des mois, à la demande des associations de victimes, des efforts sont déployés pour trouver un créneau dans l'agenda chargé du pape afin de tenir cette rencontre – une demande explicite formulée par le cardinal Cobo. «À ce jour», la réponse est négative. Demain ? On verra.

 

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Publié le 31 Mai 2026

religiondigital.org nous montre ce dimanche que du haut de la chaire, près de la fenêtre, le pape Léon XIV salua les fidèles et leur assura que «la Trinité nous fait aimer toute chose et tous; nous découvrons que chaque créature est faite pour la communion, la relation et la rencontre». «Et, par contraste, nous comprenons pourquoi les divisions, les polarisations et le mépris de la diversité engendrent destruction, tristesse et stérilité dans le monde.» C’est pourquoi, «celui qui n’embrasse pas cet Esprit de communion vieillit vite, englué dans la plainte; il se retrouve seul, jamais dans la joie.»

 

Dans ses salutations après l'Angélus, le pape a rappelé la chaîne de prière du Rosaire pour la paix. «Frères et sœurs, en ce mois de mai, toute l'Église a élevé une invocation unanime pour la paix, en particulier par la prière du Saint Rosaire. Telle une chaîne ininterrompue, elle a confié à l'intercession de la Vierge Marie les peuples tourmentés par la guerre. Que la sagesse divine éclaire la conscience des autorités et guide leurs décisions vers la recherche sincère d'une paix juste et durable. Aujourd'hui, en Italie, nous célébrons le 25e anniversaire de la Journée mondiale de secours. Mes salutations aux malades et à tous ceux qui les soignent, ainsi qu'à tous ceux qui répandent la culture, la fraternité et la compassion. Je vous salue tous avec affection, vous qui êtes venus ici, place Saint-Pierre.»

 

Hier, à peine le pape Léon XIV avait-il lancé un appel mondial à la paix et à la fin de toutes les guerres car «Il ne doit plus y avoir de larmes d'innocents dans nos villes; personne ne doit avoir à fuir son foyer à cause de la menace des bombes; la soif de pouvoir et la violence verbale céderont la place à la soif de justice et de vérité.», que le président américain Donald Trump s'en est de nouveau pris à lui. Cependant, ses critiques furent plus brèves que la dernière fois puisqu’il a écrit qu’«Il faudrait dire au pape que le maire de Chicago n'est personne et que l'Iran ne devrait pas posséder l'arme nucléaire !» (https://katholisch.de/artikel/68828-donald-trump-kritisiert-erneut-papst-leo-xiv).

 

Et le cardinal serbe László Nemet a mis en garde contre l'instrumentalisation de la religion en politique. En Europe notamment, les symboles religieux et les valeurs chrétiennes sont actuellement «principalement utilisés par les populistes de droite» pour légitimer leurs idéologies politiques, a déclaré l'archevêque catholique de Belgrade au quotidien autrichien «Kurier». L'Église se doit de s'élever contre l'instrumentalisation de la religion dans les luttes idéologiques contre ceux qui pensent différemment. Il a également critiqué les trois principales Églises chrétiennes de Hongrie (calvinistes, luthériennes et catholiques). Selon lui, ces Églises ont «perdu leur influence» en raison de leurs liens étroits avec le gouvernement Orbán, désormais destitué, et de leur dépendance financière et concernant le discours social de l'Église, Nemet souhaiterait un éloignement de «l'obsession hyper-réflexive et rigide sur la morale sexuelle». D'autres questions morales doivent également être abordées. Parallèlement, l'atmosphère au sein de la Curie sous le pontificat du pape Léon XIV est devenue «plus calme et plus systématique» (https://katholisch.de/artikel/68827-kardinal-nemet-kritisiert-missbrauch-von-religion-in-der-politik).

 

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Publié le 29 Mai 2026

katholisch.de nous montre ce vendredi que Gerhard Feige, actuel évêque de Magdebourg, a connu, lorsqu'il était jeune prêtre en Allemagne de l'Est, un régime hostile à l'Église. Il constate aujourd'hui que les églises de Saxe-Anhalt sont de nouveau la cible d'attaques, cette fois-ci de la part de l'AfD «qui tente de s’approprier et d’instrumentaliser les valeurs chrétiennes, tout en diffamant les Églises comme ayant renié Dieu, le régime de la RDA, à l’inverse, était ouvertement athée», et menace de couper les subventions publiques aux Églises établies, donne également l’impression de vouloir les domestiquer, car «Si nous nous comportons bien, nous recevons de l'argent. Et si nous adoptons des positions différentes de celles de l'AfD, nous ne recevons rien, ou presque».

 

Feige estime que la popularité de l'AfD en Saxe-Anhalt s'explique par le fait que la situation économique, la pandémie de coronavirus, le débat sur la vaccination et la guerre en Ukraine, entre autres, ont semé l'inquiétude parmi la population. Celle-ci recherche la stabilité et se rallie à des slogans accrocheurs. «L’AfD parvient à toucher les gens au plus profond d’eux-mêmes, à leurs instincts et à leurs peurs», a expliqué Feige. «Nous, en revanche, essayons d’aborder ces questions par des arguments rationnels, mais alors, la raison et l’intuition ne concordent pas.» Il a ajouté que le climat politique et social actuel est difficile. Les hommes politiques, bien sûr, ne peuvent pas faire de miracles. «Mais si des solutions différentes étaient trouvées en matière d’économie et de politique, l’atmosphère serait différente. Or, si l’on ne perçoit que des querelles partisanes, c’est problématique.»

 

«La démocratie libérale et pluraliste traverse une crise profonde. Ce type de gouvernement engendre l'incertitude et repose sur l'engagement du plus grand nombre», a souligné l'évêque. Néanmoins, en vue des élections régionales de Saxe-Anhalt en septembre, il espère encore l'émergence de solutions politiques alternatives et que les sondages d'opinion ne refléteront finalement pas la réalité du scrutin. Feige a cependant affirmé clairement : «L'Église n'est pas liée à des conditions sociales particulières. Elle peut s'enraciner dans n'importe quelle situation et s'efforcer d'accomplir sa mission.»

 

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Publié le 25 Mai 2026

franceinfo.fr avec l’AFP nous montrent que le souverain pontife a publié lundi sa première encyclique, "Magnifica Humanitas", un texte majeur qui fixe une position de référence de l’Église sur des questions sociales, morales ou théologiques. Plus de cent pages, 250 paragraphes, près de 40 000 mots : le texte entend proposer une doctrine catholique de l’IA, articulant critique du capitalisme technologique, réflexion géopolitique sur la guerre et interrogation anthropologique sur la place de l’homme dans un monde automatisé.  Prolongeant les intuitions du pape François sur l’intelligence artificielle, Magnifica Humanitas marque l’entrée du Vatican dans le débat mondial sur la gouvernance des technologies émergentes (https://legrandcontinent.eu/fr/2026/05/25/magnifica-humanitas-texte-integral-de-lencyclique-de-leon-xiv/).

 

Le pape Léon XIV s’est entouré d’éminents théologiens catholiques et de l’un des cofondateurs de la start-up américaine Anthropic pour présenter son premier texte majeur Magnifica Humanitas. Christopher Olah, le cofondateur d’Anthropic, a déclaré que sa présence à la cérémonie s’expliquait par l’ampleur des enjeux liés à l’IA, dans un message partagé lundi sur X : «Les questions soulevées par l’IA dépassent le cadre de la communauté de l’IA. Nous avons un besoin urgent que le monde entier — les religions, la société civile, les universitaires, les gouvernements — participe à la mise en place d’une issue positive.» Par ailleurs, l’entreprise a organisé une série d’événements destinés aux chefs religieux de différentes confessions ces derniers mois pour discuter notamment du «développement spirituel» de ses systèmes d’IA, souligne NBC News. Et Anthropic affirme chercher à entraîner son IA Claude à suivre une «constitution», un ensemble de principes internes décrits comme son «âme» (https://www.huffingtonpost.fr/international/video/ce-que-faisait-le-patron-d-anthropic-avec-le-pape-leon-xiv-pour-son-premier-manifeste_264083.html).

 

"Désarmer" l'intelligence artificielle pour "l'empêcher de dominer l'humain". Le pape Léon XIV a lancé un appel à encadrer et réguler les algorithmes et a dénoncé les "nouvelles formes d'esclavage" derrière leur essor fulgurant dans sa première encyclique, publiée lundi 25 mai par le Vatican. Ce texte de 130 pages est une lettre adressée à l'ensemble des fidèles, fixant une position de référence sur des questions sociales, morales ou théologiques. Dans l'encyclique Magnifica Humanitas (Humanité magnifique), le pape américain estime que l'IA "ne peut être considérée comme moralement neutre". Il insiste sur le rôle de l'éducation pour apprendre à en maîtriser les risques et sur la nécessité d'un code éthique commun. "L'IA est déjà un environnement dans lequel nous sommes immergés et un pouvoir avec lequel nous devons composer. C'est pourquoi il ne suffit pas de la réglementer : elle doit être désarmée et rendue accessible", avance le pape Léon XIV. "Désarmer ne signifie pas renoncer à la technologie, mais l'empêcher de dominer l'humain", souligne le pontife, pour qui "la course à l'algorithme le plus performant et à la banque de données la plus vaste" n'a souvent pour objectif que de "consolider un avantage géopolitique ou commercial sur tous les autres".

 

Aujourd’hui, «le contrôle des plateformes, des infrastructures, des données et de la puissance de calcul n’appartient pas aux États, mais à de grands acteurs économiques et technologiques» qui «fixent les conditions d’accès, les règles de visibilité et les possibilités de participation», regrette-t-il (https://www.huffingtonpost.fr/international/video/ce-que-faisait-le-patron-d-anthropic-avec-le-pape-leon-xiv-pour-son-premier-manifeste_264083.html). Le souverain pontife fustige aussi "les nouvelles formes d'esclavage" nées pour extraire les ressources nécessaires à l'utilisation de l'IA et appelle à "des solutions technologiques plus durables afin de réduire l'impact sur l'environnement". "Dans certaines régions du monde, des adolescents et des enfants travaillent dans des conditions dangereuses au broyage des matériaux dont on tire les terres rares. Des corps marqués, mutilés, usés pour que le flux de calcul ne s'interrompe pas", dénonce-t-il. L'évêque de Rome en profite pour demander "sincèrement pardon" pour le retard avec lequel l’Église a condamné "le fléau de l'esclavage" au cours de l'histoire. Il appelle aussi à dépasser le concept de "guerre juste" – défendu notamment par l'administration de Donald Trump –, "trop souvent invoqué pour justifier n'importe quelle guerre", et regrette que "l'humanité [soit] en train de glisser vers une culture violente de la puissance".

 

Le pape Léon XIV a demandé "sincèrement pardon" pour le retard avec lequel l'Église a "condamné le fléau de l'esclavage" au cours de l'Histoire, dans sa première encyclique. L'Église a "longtemps toléré l'esclavage et, n'en étant venue qu'ensuite à le condamner de manière absolue", il s'agit "d'une blessure dans la mémoire chrétienne de laquelle nous ne pouvons nous considérer étrangers", écrit le pape américain dans "Magnifica Humanitas" (Humanité magnifique). "Il est inévitable d’éprouver une profonde douleur en considérant l’énorme souffrance et l’humiliation que l’esclavage a signifiées pour tant de personnes, infiniment aimées par le Seigneur, en contraste avec leur dignité sans limites", ajoute-t-il. Le souverain pontife précise par ailleurs dans son texte qu'il a fallu attendre le XIXe siècle pour "trouver une condamnation formelle, absolue et universelle de l’esclavage, notamment avec Léon XIII". Dans son encyclique, le pape Léon XIV réitère également son message pacifiste à l'origine de récentes tensions avec Washington (https://www.rtl.fr/actu/international/le-pape-demande-pardon-pour-le-retard-avec-lequel-l-eglise-a-condamne-l-esclavage-7900638640).

 

Depuis son élection il y a un an, le premier pape nord-américain de l’Histoire a multiplié les avertissements face aux dangers de l’IA, en soulignant la nécessité d’une «alphabétisation numérique». Les experts estiment que l’impact de Magnifica Humanitas pourrait être comparable à celui de l’encyclique Laudato Si’, manifeste du pape François sur l’écologie intégrale qui avait, dès sa publication en 2015, entraîné une vague de réactions dans le monde (https://www.huffingtonpost.fr/international/video/ce-que-faisait-le-patron-d-anthropic-avec-le-pape-leon-xiv-pour-son-premier-manifeste_264083.html).

 

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Publié le 24 Mai 2026

domradio.de nous montre ce dimanche 24 mai 2026 que le pape Léon XIV profita de la Pentecôte pour lancer un vibrant appel à la paix. Dans la basilique Saint-Pierre, il a décrit l’esprit que Jésus répand sur l’humanité comme un esprit de paix, de mission et de vérité, rappelant à tous que chacun était concerné par cette proclamation, soulignant que le soi-disant miracle du langage veut souligner que l’annonce du message de Jésus a une signification multilingue pour le monde entier, et que rappelant aux gens qu'ils étaient impliqués dans cette proclamation du message de l'amour de Dieu. Enfin, il exhorta le monde entier à répandre l'amour de Dieu. La guerre, affirma-t-il, ne serait pas vaincue par les superpuissances, mais par la force de l'amour.

 

Sur la place Saint-Pierre, le pape Léon XIV a rappelé plus tard son prédécesseur le pape François (2013-2025), dont le mandat a été marqué par la vision d'une Église ouverte pour tous. Dans cette continuité, le pape Léon XIV a appelé à l'ouverture et à l'hospitalité, "même envers ceux qui ont fermé leurs portes à Dieu, aux autres, à l'espérance et à la joie de la vie". La résistance, l’égoïsme, la méfiance et les préjugés doivent être surmontés et un monde doit émerger dans lequel la paix règne entre tous les peuples. "Là où se trouve l'Esprit du Seigneur, il y a la fraternité entre le peuple, les groupes et les peuples de la terre, et tous parlent le seul langage d'amour qui unit et réconcilie les différences", a déclaré le pape.

 

Enfin, le pape Léon XIV a exprimé sa proximité avec les catholiques de Chine. Le dimanche de la Pentecôte, il les a invités à prier ensemble sur la place Saint-Pierre, en signe d'affection et de leur communion avec l'Église universelle et le pape. Le chef de l'Église a prié pour «la grâce de l'unité» parmi les catholiques chinois (https://katholisch.de/artikel/68729-leo-xiv-bestaerkt-katholiken-in-china).

 

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