Publié le 21 Janvier 2026
Jesús Bastante nous montre dans son article du mardi 20 janvier 2026 sur religiondigital.org que l’ancien président de la Conférence des évêques catholiques des États-Unis et archevêque militaire, Timothy Broglio, a affirmé que «Le Groenland est un territoire danois; il paraît déraisonnable que les États-Unis attaquent et occupent une nation amie.», et qu’il pourrait être «moralement acceptable de désobéir» à Donald Trump si, comme cela pourrait arriver, ils recevaient l’ordre d’envahir l’île. «Cela ternit l’image des États-Unis dans le monde», a-t-il insisté. Dans des déclarations à la BBC rapportées par The Tablet, Broglio a exprimé sa «vive inquiétude» pour les soldats américains, «car ils pourraient se retrouver dans une situation où on leur ordonnerait d'accomplir un acte moralement répréhensible». Le prélat se joint ainsi aux préoccupations exprimées dans une lettre commune des cardinaux Cupich, McElroy et Tobin.
«Il serait très difficile pour un soldat, un marin ou un fusilier marin de désobéir seul à un ordre, mais à proprement parler, il serait moralement acceptable de le désobéir en suivant sa propre conscience», a fait remarquer le prélat, exprimant sa «préoccupation» quant au fait que «l'individu puisse se retrouver dans une situation intenable». «Des hommes et des femmes placés sous ma responsabilité étaient contraints de participer à des situations inutiles», a averti l’archevêque militaire, faisant référence aux attaques contre des bateaux de trafiquants de drogue au Venezuela et dans les Caraïbes. Toute action contre le Groenland, a-t-il conclu, «ne paraît ni nécessaire, ni acceptable».
katholisch.de (https://katholisch.de/artikel/66849-vatikanexperte-rom-zu-woke-halte-maga-kirche-fuer-moeglich) nous montre aussi ce mercredi que l'agence américaine de l'immigration et des douanes (ICE) est soumise à une pression immense depuis des semaines, notamment après la mort d'une femme de 37 ans, abattue par un agent de l'ICE à Minneapolis. Cet événement a relancé le débat sur les violences policières, le recours aux agents fédéraux et l'application de la politique d'immigration. Le témoignage des évêques, du clergé et de nombreux laïcs, qui ont de fait contredit les agents de l'ICE et exigé leur départ des églises, a été tout aussi puissant. Les évêques américains ont également critiqué la politique d'immigration de l'administration Trump lors de leur conférence d'automne en novembre, tout comme le pape Léon XIV.
Parallèlement, la distinction honorifique que devait décerner le directeur de l'ICE, Tom Homan, à l'organisation catholique «Catholiques pour les catholiques», proche de Trump, une organisation écran du mouvement MAGA qui critique violemment la papauté et se réunit chez Trump en Floride, suscite de vives critiques au sein de l'Église. La «bénédiction spéciale» annoncée par l'ancien évêque du Texas, Joseph Strickland, en particulier, soulève des questions quant à l'instrumentalisation politique de la foi et à l'unité de l'Église catholique aux États-Unis. Et Austen Ivereigh qui est un expert du Vatican, journaliste et était considéré comme un proche confident du pape François, imagine «bien une «Église MAGA» émerger à l'avenir : un groupe de catholiques qui rompent avec Rome et affirment que Rome est «woke» et que Trump – et non le pape – est leur véritable leader. Ils auraient même leur propre clergé, comme celui soutenu par la «Coalition pour les prêtres annulés».»
Merci !
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