actualites

Publié le 24 Avril 2026

Olivier Perret, auteur de l'ouvrage enquête "La face cachée de l'Emmanuel : enquête sur la plus influente communauté catholique de France", et collaborateur du média Golias. nous livre deux articles dans Mediapart et le nouvelobs nous montrant les dérives des communautés nouvelles, tout comme celui d’Adrien Giraud, un auteur-journaliste basé à Lyon sur Rue89, et celui de Laurence Faure dans lavie.fr. Comme tous ceux qui vont sur notre blog le savent, nous avons une grande méfiance envers les communautés nouvelles et nous l’avons jamais caché.

 

Tout d’abord la tribune «La Communauté de l'Emmanuel face aux violences sexuelles en son sein» du lundi 20 avril sur mediapart.fr (https://blogs.mediapart.fr/perret-olivier/blog/200426/la-communaute-de-lemmanuel-face-aux-violences-sexuelles-en-son-sein) qui nous montre que la Communauté de l'Emmanuel est la communauté catholique la plus influente de France. Dans le cadre de son ouvrage enquête «La face cachée de l'Emmanuel», il s’est intéressé à plusieurs faits ou accusations de violences sexuelles en lien avec des prêtres de cette communauté pour lesquels des évêques influents issus de l'Emmanuel comme Yves Le Saux, évêque du Mans jusqu'en 2022, puis d'Annecy, ou Guy de Kerimel, archevêque de Toulouse, se sont illustrés par leur très mauvaise gestion, voire leur complaisance, à l'égard de confrères problématiques. Malgré les tentatives de détourner notre regard du sujet des violences sexuelles au sein de la Communauté, les faits sont tenaces. L’Emmanuel est sous le coup d’une visite apostolique lancée par le Vatican, notamment pour sa gestion problématique des abus. Ces dernières années, plusieurs affaires d’emprise psychologique, de violences sexuelles, voire de pédocriminalité, concernant des prêtres de l’Emmanuel ont été révélées. Manque de transparence dans les communiqués concernant des prêtres communautaires déviants; défaillances graves dans la gestion de certains prêtres accusés d’agressions ou de viols [Benoit Moulay; Bernard Peyrous]; ou encore une règle de la «non critique» toujours ancrée dans les consciences des communautaires et dans le Coutumier de l’Emmanuel, la liste est longue des dysfonctionnements au sein de l’Emmanuel sur ce sujet de la gestion des violences sexuelles.

 

Même si dès 2019, les responsables de l'Emmanuel ont mis en place une structure interne de lutte contre les abus et de prise en charge des victimes, intitulée Commission de prévention et de lutte contre les abus (CPLA), cependant, les responsables de l’Emmanuel ont menti pendant plusieurs années pour justifier la non-adhésion de la Communauté à la Commission Reconnaissance et Réparation (CRR) mise en place par la Conférence des religieux et religieuses de France (CORREF) suite au rapport de la CIASE. La mission de cette commission indépendante est de proposer un accompagnement et une réparation aux victimes majeures, et elle a finalement adhéré à la CRR le 9 avril 2026, soit six mois après la publication de l’ouvrage d’Olivier Perret reprenant les propos de la déléguée générale de cette commission dénonçant l'hypocrisie des responsables de l'Emmanuel sur ce sujet. Comme à chaque fois avec les responsables de l'Emmanuel, au lieu de reconnaître qu'ils ont commis une faute grave en ne rejoignant pas la CRR pendant des années tout en invoquant des raisons fallacieuses, ils ont simplement modifié le site internet de la Communauté pour indiquer : «La Communauté de l'Emmanuel a adhéré le 9 avril 2026 à la Commission Reconnaissance et Réparation (CRR) [...] Cette décision s'inscrit dans une volonté déterminée de permettre aux personnes concernées de s'adresser, si elles le souhaitent, à une instance extérieure à la Communauté de l'Emmanuel, en toute liberté». Finalement, comme le signale la-croix.com (https://www.la-croix.com/religion/la-communaute-de-l-emmanuel-adhere-a-la-commission-reconnaissance-et-reparation-20260424), la communauté de l’Emmanuel a déclaré, mardi 21 avril 2026, son adhésion à la Commission reconnaissance et réparation, pour les victimes de violences sexuelles. La communauté n’avait pas le choix, car la visite apostolique décidée par le Vatican en 2025 qui est en cours dans la communauté charismatique pourrait ne pas être bonne.

 

Et comme il le montre dans nouvelobs.com (https://www.nouvelobs.com/opinions/20260403.OBS113858/derriere-les-films-david-et-sacre-c-ur-une-communaute-catholique-coutumiere-des-derives.html) la communauté ultraconservatrice de l’Emmanuel tire profit de la distribution de ces films à grand succès notamment «David», distribué en France par la société Saje, cette société de distribution soutenue financièrement dès sa création par la Communauté de l’Emmanuel, qui possède encore aujourd’hui 14,28 % du capital, et dont le fondateur Hubert de Torcy, membre de l’Emmanuel, et «Sacré Cœur», dans lequel des scènes du film ont pourtant été tournées au sein du sanctuaire du Sacré Cœur, géré par l’Emmanuel depuis 1986. Trois prêtres de cette communauté et deux personnes très proches d’elle comptent parmi les intervenants du film, et De plus, les deux réalisateurs Sabrina et Steven J. Gunnell ont édité un livre («Objectif Dieu. Quand un couple fait le pari de la Providence») au sein de la maison d’édition de l’Emmanuel en 2024. Il est incontestable que le carton de «Sacré Cœur» a pleinement profité à l’Emmanuel, à la fois en matière de visibilité, mais aussi économiquement – le film ayant rapporté près de 1,5 million d’euros à Saje, selon le journal «L’Informé». Or, les positionnements et les dérives de cette communauté catholique auraient dû être des raisons supplémentaires de s’interroger sur certains objectifs de ce film, qui servent clairement ses intérêts.Au-delà de son rôle dans la Manif pour tous, de sa promotion et de l’invitation à ses camps d’été de 2015 à 2017 de l’association Courage, accusée d’avoir pratiqué des «thérapies de conversion» sur des homosexuels, de l’organisation de camps de «revirilisation» d’hommes appelés Optimum, l’Emmanuel est actuellement sur le devant de la scène pour des affaires de violences sexuelles, voire pédocriminelles, concernant plusieurs de ses prêtres. Les «insuffisances dans le traitement des cas d’abus» au sein de cette communauté ont en partie conduit à la mise en place par le Vatican d’une visite apostolique le 24 octobre 2025 (comme le rapportait le média catholique «La Vie»), forme d’audit pouvant donner lieu à des sanctions. Cette visite apostolique, menée par l’évêque de Dijon, Antoine Hérouard, est toujours en cours. La réussite de Saje, dans la mesure où elle bénéficie à la communauté de l’Emmanuel, n’est en rien une bonne nouvelle.

 

Enfin, comme nous le montre Adrien Giraud dans Info Rue89Lyon (https://www.rue89lyon.fr/2026/04/22/derives-sectaires-et-emprise-psychologique-la-face-cachee-de-la-communaute-exemplaire-du-chemin-neuf/), que fondée à Lyon, la communauté catholique du Chemin Neuf est considérée comme un modèle en matière de modernité et d’ouverture à la jeunesse. Sa communication est rodée, efficace, omniprésente sur les réseaux sociaux. Figure de proue de cette stratégie : sœur Albertine, sœur consacrée suivie par plus de 300 000 abonnés sur TikTok et Instagram, invitée (notamment) sur France Inter en janvier 2024. Mais d’anciens membres alertent sur les dangers de cette communauté religieuse et des cas d’emprise psychologique et d’abus spirituels, car cela fait plusieurs mois maintenant, que des échanges individuels ont lieu entre le «Chemin Neuf» et ces anciens membres ou proches de cette communauté catholique du Renouveau charismatique, qui insatisfaits de ces échanges, réalisés notamment via la cellule d’écoute interne à la communauté, certains de ces anciens membres se sont constitués en collectif nommé «Après le Chemin Neuf», avec trois anciennes sœurs consacrées (engagées par des vœux temporaires) et un ancien proche de la communauté. Les statuts de l’association ont été déposés début avril. Le collectif revendique depuis la demande d’adhésion de «plusieurs autres personnes». Leur but aujourd’hui : créer un espace pour les personnes ayant subi un préjudice au sein de cette communauté. La première action du collectif a été l’envoi d’un courrier, le 20 avril 2026, signé par 54 soutiens (souvent d'anciens participants à des activités du Chemin Neuf), afin de demander la mise en place par la communauté d’une commission d’enquête indépendante. Le Chemin Neuf qui réfléchissait, depuis septembre 2025, à recourir à une aide extérieure pour accompagner ces situations, reconnaît «des blessures» et annonce la création d’une commission d’enquête indépendante, indiquant que cette décision a été prise en mars 2026. Bien qu’il ne s’agisse pas ici de cas d’abus sexuels, cette nouvelle commission devrait être élaborée avec l’expertise de la Commission Reconnaissance et Réparation (CRR), instance indépendante créée en 2022 à la suite de la Ciase et suscitée par la Conférence des religieux et religieuses de France (Corref) (https://www.lavie.fr/actualite/societe/emprise-psychologique-abus-spirituels-que-se-passe-t-il-au-sein-de-la-communaute-du-chemin-neuf-103986.php).

 

Comment peut-on encore faire confiance aux communautés nouvelles qui rechignent à se réformer après des cas de viols, d’abus, et d’emprises, qui sont obligés de traiter les cas d’abus que par la pression des victimes, des médias et de la hiérarchie ? La décence voudrait que ces communautés se taisent après ce qu’elles ont laissé faire.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost0

Publié le 23 Avril 2026

courrierinternational.com nous montre que le pape Léon XIV a achevé jeudi sa tournée africaine par une messe en plein air en Guinée équatoriale, pays très fermé d'Afrique centrale, ultime étape d'un périple de 11 jours mené au pas de charge. Dix-huit vols, huit messes, discours en plusieurs langues, rencontres, cérémonies, bains de foule : sous une chaleur tropicale, le pape américain a honoré un agenda très dense au cours de cette tournée de 18 000 km dans quatre pays, son premier grand voyage international. De l'Algérie au Cameroun, puis en Angola, il a multiplié les appels à la justice sociale, à la paix et au respect de la dignité humaine, tout en dénonçant les inégalités, la corruption et l'exploitation injuste des ressources naturelles par les "tyrans".

 

Cette tournée l'a vu adopter un style plus affirmé, loin de la retenue affichée depuis son élection en mai 2025, s'en prenant à "ceux qui, au nom du profit, continuent de s'emparer du continent africain pour l'exploiter et le piller". Mercredi, devant le président équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema, qui dirige la Guinée équatoriale d'une main de fer depuis 1979, il a encore appelé à ce que "les espaces de liberté s'accroissent" et dénoncé les "conditions d'hygiène et de santé inquiétantes" des détenus du pays. Jeudi matin, pour son dernier jour dans cette ancienne colonie espagnole de deux millions d'habitants, le chef de l'Église catholique a célébré une messe devant 30 000 fidèles au stade de Malabo, ancienne capitale située sur l'île de Bioko, dans le golfe de Guinée, concluant son premier grand voyage en Afrique en invitant chacun à être des «proclamateurs passionnés» et proposant à nouveau «la joie de l'Évangile», tout en exigeant d'Obiang «toute la lumière» sur les circonstances de la mort du vicaire général de Malabo (https://www.religiondigital.org/leon-xiv/papa-reclama-obiang-plena-luz-muerte-vicario-general-malabo_1_1451180.html).

 

Il est ensuite reparti à la mi-journée vers Rome, où il est arriver vers 20h (18h GMT). Lors du vol retour, il a donné sa traditionnelle conférence de presse devant les journalistes l'accompagnant. Une intervention qu était d'autant plus attendue après les violentes diatribes du président américain Donald Trump, qui l'a jugé "faible" et "nul en politique étrangère", des propos qui avaient en partie éclipsé le début de son voyage. Le pape Léon XIV avait ensuite regretté que ses discours soient interprétés comme une réponse aux critiques, assurant que "débattre de nouveau" avec Trump n'était "pas dans son intérêt", un échange qui a replacé le pape Léon XIV sous les projecteurs de la scène internationale. Dans l’avion qui le ramenait vers Rome, le pape Léon XIV réaffirme que sa mission première est d'annoncer l'Évangile aux peuples et d'appliquer l'Évangile à des situations concrètes afin d'améliorer la vie des gens, notamment dans les pays avec des dirigeants autoritaires. Il évoque le sort des enfants victimes de la guerre en Iran et au Liban, condamne la peine de mort et insiste sur le droit international. Sur les migrants, il dénonce les mauvais traitements infligés à des êtres humains. Au sujet des couples homosexuels, il confirme que le Saint-Siège n'approuve pas la bénédiction formelle décidée en Allemagne. Il a aussi très envie de visiter différents pays d'Amérique latine (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2026-04/conference-de-presse-leon-xiv-vol-papal.html).

 

À 70 ans, Robert Francis Prevost, relativement jeune pour un souverain pontife, affiche un dynamisme qui tranche avec la santé déclinante de son prédécesseur argentin François, décédé il y a un an à 88 ans. Son prochain voyage à l'étranger aura lieu en Espagne du 6 au 12 juin. Mais il y a déjà des mécontents en Allemagne du fait que le pape Léon XIV fait trop de concessions à la droite et aux réactionnaires, comme l’affirme l'auteure Nora Bossong. Ce faisant, selon elle, il nuit à l'unité nationale. Elle critique également le refus du pape de bénir les couples de même sexe. Cela explique que de nombreuses femmes catholiques «de gauche», cherchent refuge dans des communautés isolées, au sein de l'Église, qui parviennent à préserver leur mode de vie libéral indépendamment du Vatican (https://katholisch.de/artikel/68252-literatin-bossong-papst-leo-xiv-ist-bislang-kein-echter-brueckenbauer).

 

Cependant, pour une meilleure compréhension des catholiques LGBTQ+, 17 évêques américains ont récemment participé à trois sessions de formations privées sur le sujet organisées par l'organisation catholique LGBTQ+ «New Ways Ministry». À l’issue de ces rencontres, ils ont qualifié les rencontres d'enrichissantes, nombre de leurs questions avaient trouvé réponse, ajoutant toutefois qu’ils avaient besoin de temps pour approfondir ses connaissances, et ces échanges ont permis de mieux comprendre les difficultés rencontrées par les catholiques LGBTQ+, ils ont enfin, insisté sur la nécessité de poursuivre les rencontres et les formations afin d'acquérir une meilleure compréhension de ce sujet. Ces rencontres visaient à créer une Église plus accueillante (https://katholisch.de/artikel/68259-us-bischoefe-wollen-bei-lgbtq-themen-dazulernen).

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost0

Publié le 22 Avril 2026

Joshua McElwee nous montre dans Reuters.com que le pape Léon XIV a dénoncé mercredi les inégalités de richesse alors qu’il traversait la Guinée équatoriale, pays riche en pétrole, pour la dernière étape de sa tournée africaine et la première visite papale dans ce pays depuis 1982. Exhortant les croyants à œuvrer pour réduire le fossé entre riches et pauvres, le souverain pontife a appelé les Équato-Guinéens "à servir le bien commun plutôt que des intérêts privés" lors d'une messe célébrée dans la basilique de l’Immaculée Conception, le plus grand édifice religieux d'Afrique centrale.

 

Le Vatican a indiqué qu'environ 100 000 personnes s'étaient rassemblées à l'intérieur et à l'extérieur de la basilique de l'Immaculée Conception pour la messe du pape, dont le président équato-guinéen et son fils, le vice-président Teodoro Nguema Obiang Mangue, plus connu sous le nom de Teodorin. La Guinée équatoriale, dirigée depuis 1979 par le président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, est considérée comme l’un des pays les plus répressifs de la région. Lors de cette messe, le pape a aussi appelé à ce que "les espaces de liberté s'accroissent, que la dignité de la personne humaine soit toujours préservée" (https://www.courrierinternational.com/depeche/en-guinee-equatoriale-le-pape-denonce-les-conditions-de-vie-des-detenus.afp.com.20260421.doc.a8jq7wg.xml).

 

Mais le pays, grâce à ses richesses pétrolières, entretient des relations cordiales avec les États-Unis et a récemment conclu un accord avec l’administration américaine pour accueillir des personnes expulsées d’autres pays. Le pape Léon XIV, qui s'est attiré les foudres du président américain Donald Trump après s'être montré plus virulent contre la guerre et le despotisme, a survolé mercredi environ 700 km à travers la Guinée équatoriale pour visiter trois villes du pays. Des militants espéraient que le pape attirerait l'attention sur les personnes expulsées des États-Unis vers la Guinée équatoriale. Un groupe de 70 ONG a publié lundi une lettre ouverte appelant le pape Léon XIV à faire pression pour un "traitement juste, humain et légal" des déportés, affirmant qu’ils subissaient des pressions pour retourner dans leur pays d’origine.

 

Le pape a également effectué mercredi une visite très encadrée du centre pénitentiaire de Bata (ouest), la plus grande ville de Guinée équatoriale, où, selon les groupes de défense des droits de l'homme, des prisonniers politiques sont détenus dans des conditions abusives, et et livré une rare dénonciation des conditions de vie des détenus. "L'administration de la justice a pour but de protéger la société, mais pour être efficace, elle doit toujours miser sur la dignité et les potentialités de chaque personne", a-t-il affirmé devant les 600 détenus que compte la prison, dont une trentaine de femmes (https://www.courrierinternational.com/depeche/en-guinee-equatoriale-le-pape-denonce-les-conditions-de-vie-des-detenus.afp.com.20260421.doc.a8jq7wg.xml). Le pape Léon XIV, qui a adopté un nouveau style de discours percutant lors de sa tournée en Afrique, a dénoncé lors de sa messe les mauvaises conditions de détention des "prisonniers, souvent contraints de vivre dans des conditions d'hygiène et sanitaires préoccupantes".

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost0

Publié le 21 Avril 2026

RFI.fr nous montre que le pape Léon XIV est arrivé mardi 21 avril en Guinée équatoriale, dernière étape de sa tournée sur le continent africain. Il a été accueilli par une fanfare et un tapis rouge qu’il a foulé aux côtés du chef de l’État, Teodoro Obiang Nguema. Dans ses premiers mots en espagnol réservés aux autorités, le pape Léon XIV n’a d'ailleurs pas hésité à faire référence à son prédécesseur, note le média Vatican News, rappelant la responsabilité symbolique du chef de l’État, appelé à incarner les aspirations d’un peuple à plus de liberté, de justice et de dignité. Lors de ce discours dans le palais présidentiel, il a appelé les autorités du pays à «réexaminer» les «opportunités positives de se positionner sur la scène internationale au service du droit et de la justice».

 

Attendu sur les terrains sensibles du pluralisme politique et des libertés publiques, le pape Léon XIV a regretté que «le fossé entre une ‘’petite minorité’’ – 1 % de la population – et la grande majorité» se soit «considérablement creusé», alors que le pays est englué dans une corruption endémique. Devant lui figurait notamment Teodorin Obiang, fils du chef de l’État et vice-président réputé pour son train de vie très luxueux qu'il exhibe sur les réseaux sociaux, dans un pays où la majorité de la population vit sous le seuil de pauvreté. En 2019, il a été condamné par la justice française pour blanchiment et détournement de fonds publics. Apparu le visage fermé, le pape Léon XIV a ensuite parcouru à pied les rues du centre-ville, sous un important dispositif de sécurité, au milieu de centaines de fidèles. Un bain de foule qui lui a redonné le sourire.

 

Lors de cette visite de trois jours dans ce pays fortement marqué par la foi catholique, le souverain pontife a rencontré monde de la culture dans la soirée à à l’occasion de l’inauguration du campus universitaire “Pape Léon XIV” de l'Université nationale de Guinée équatoriale, qui porte donc son nom encourageant chacun à rechercher non pas les apparences de la réussite, telles que le nombre de diplômés, mais les fruits de l'intelligence et du service (https://www.vaticannews.va/it/papa/news/2026-04/universita-formi-in-modo-integrale.html), et visité un hôpital psychiatrique, où il a assuré de sa proximité avec tous les patients, en particulier les plus atteints et les plus isolés (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2026-04/leon-xiv-hopital-psychiatrique-guinee-equatoriale.html), enfin, il doit encore voir les autorités politiques et religieuses ou encore une école du nom de son prédécesseur, François, mort il y a tout juste un an. L’évêque de Rome devra également jouer un jeu d’équilibriste face à un président omnipotent, détenteur de la deuxième place du record de longévité.

 

Enfin, pour le premier anniversaire de la mort du pape François, mardi, des pèlerins ont prié et partagé des souvenirs devant la tombe de Jorge Bergoglio, tandis que son successeur, le pape Léon XIV, rendait hommage à un homme "qui a tant donné à l'Église par sa vie, son témoignage, ses paroles et ses actes". "C'est ce qu'il a fait à maintes reprises en vivant véritablement proche des plus pauvres, des plus petits, des malades, des enfants et des personnes âgées", a ajouté le pape Léon XIV (https://actu.orange.fr/monde/un-an-apres-la-mort-du-pape-francois-son-souvenir-toujours-vivant-a-rome-CNT000002oN8sU.html).

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost0

Publié le 20 Avril 2026

RFI.fr nous montre qu’entre chants et cris de joie, le pape Léon XIV a été accueilli dans la ferveur populaire dans l’est de l’Angola lundi 20 avril, au troisième jour de sa visite du pays lusophone, où l’Église catholique tente de répondre à une pauvreté endémique et de pallier les carences des infrastructures publiques, où il a appelé à résister au «fléau de la corruption» dans la province de Lunda-Sul qui est confrontée à la pauvreté et aux conséquences environnementales de l’exploitation minière, que le pape a dénoncées dès son arrivée dans le pays, déplorant en portugais dans son homélie qu’«Aujourd'hui, nous voyons que de nombreux désirs des gens sont frustrés par les violents, exploités par les tyrans et trompés par la richesse».

 

En milieu de matinée, le chef des 1,4 milliard de catholiques a visité une structure accueillant une soixantaine de personnes âgées défavorisées, abandonnées par leur famille ou victimes de violences. Il y a été reçu par les chants enthousiastes des résidents, habillés de tenues colorées et agitant des foulards blancs, après avoir été acclamé par des centaines de personnes massées le long des routes, dont de très nombreux enfants. «Votre présence dans ce foyer est une bénédiction de Dieu», a déclaré au pape l’Américain Antonio Joaquin, 72 ans, qui a témoigné devant lui des violences subies par sa famille.

 

Lundi après-midi, le pape Léon XIV est retourné à Luanda pour une rencontre avec les évêques, prêtres et religieux à la paroisse Notre-Dame de Fatima, un temps d’échange consacré aux défis de l’Église angolaise, qui fait face à une pénurie de moyens et au poids croissant des Églises évangéliques. Dans un discours adressé ce lundi 20 avril à leur encontre, le pape a salué l’engagement de l’Église locale tout en exhortant à la fidélité et à la mission. «Favorisez une mémoire réconciliée, en éduquant chacun à la concorde», «célébrez la paix!», a recommandé le Saint-Père. Leur demandant par ailleurs d'être une «Église généreuse, qui contribue au développement intégral» (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2026-04/pape-angola-eveques-pretres-consacres-catechistes-eglise-voayge.html).

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost0

Publié le 19 Avril 2026

Yesim Dikmen et Joshua McElwee dans Reuters.com nous montrent que le pape Léon XIV a exhorté dimanche les Angolais à surmonter leurs divisions après des décennies de conflit sanglant, à l'occasion d'un discours prononcé devant environ 100 000 personnes, venues assister à une messe sur un terrain vague près de la capitale Luanda, à Kilamba. Il a enjoint l'assemblée à "regarder vers l'avenir avec espérance", et à "construire ensemble un pays où les anciennes divisions seront surmontées une fois pour toutes, où la haine et la violence disparaîtront, où le fléau de la corruption sera guéri par une nouvelle culture de justice et de partage." (https://www.france24.com/fr/info-en-continu/20260419-en-angola-une-mar%C3%A9e-humaine-en-qu%C3%AAte-d-espoir-pour-la-messe-g%C3%A9ante-de-l%C3%A9on-xiv). Juste après avoir obtenu son indépendance du Portugal, l'Angola a été plongé dans une guerre civile entre 1975 et 2002, qui a fait entre 500 000 et 800 000 morts. Un appel jugé nécessaire car dans le pays, "la richesse est concentrée entre les mains d'une très petite minorité, et bien sûr, la guerre que nous avons connue (1975-2002) n'a fait qu'aggraver la situation", a déclaré à l'AFP le père Pedro Chingandu, prêtre angolais, arrivé tôt sur place. "Nous avons besoin d'une véritable démocratie, d'une redistribution des richesses et de justice", a-t-il ajouté (https://www.france24.com/fr/info-en-continu/20260419-en-angola-une-mar%C3%A9e-humaine-en-qu%C3%AAte-d-espoir-pour-la-messe-g%C3%A9ante-de-l%C3%A9on-xiv).

 

Environ un tiers de la population angolaise vit sous le seuil de pauvreté international de 2,15 dollars par jour, selon la Banque mondiale. L'Angola a été le théâtre en juillet 2025 de trois jours de manifestations, accompagnées de pillages, contre la cherté de la vie. Une trentaine de personnes ont été tuées et des centaines arrêtées, les organisations des droits humains dénonçant un recours disproportionné à la force par les autorités. Selon les analystes, ces troubles traduisent le mécontentement à l'égard du MPLA, parti au pouvoir depuis l'indépendance en 1975. Le MPLA a remporté les dernières élections en 2022 avec 51% des voix. Les prochaines élections sont prévues en 2027. S'adressant aux autorités du pays samedi, le pape avait lancé: "N'ayez pas peur de la dissidence, n'étouffez pas les visions des jeunes et les rêves des anciens" (https://www.france24.com/fr/info-en-continu/20260419-en-angola-une-mar%C3%A9e-humaine-en-qu%C3%AAte-d-espoir-pour-la-messe-g%C3%A9ante-de-l%C3%A9on-xiv).

 

Le pape Léon XIV a déclaré que la trêve annoncée au Liban était «un motif d’espoir et de soulagement» et a exprimé son espoir que des efforts seraient déployés au Moyen-Orient pour rendre la cessation des hostilités permanente, lors de la prière Regina Coeli à la messe qu’il a célébrée dans le quartier de Kimbala à Luanda. Dans son message précédant la prière, le pape a également déploré profondément l'intensification des attaques contre l'Ukraine et leurs conséquences pour la population civile, et a exprimé sa proximité et ses prières «pour tout le peuple ukrainien». «Je renouvelle mon appel à ce que les armes se taisent et à ce que la voie du dialogue soit suivie», s'est-il exclamé devant les quelque 100 000 fidèles réunis pour la messe de dimanche (https://www.religiondigital.org/mundo/papa-pide-luanda-cese-hostilidades_1_1450647.html).

 

Enfin, en présence de 30 000 fidèles, le pape a récité le chapelet au sanctuaire de Mamã Muxima, qui se dresse à l’endroit même où les colonisateurs portugais triaient les biens et les personnes réduites en esclavage pour les déporter au Brésil. Sa pensée allait là ceux qui ont faim afin qu’ils aient de quoi se nourrir, aux malades afin qu’ils puissent recevoir les soins nécessaires, ainsi qu’aux enfants afin qu’une éducation adéquate leur soit garantie, et enfin aux personnes âgées, afin qu’elles vivent sereinement «les années de leur maturité» Le pape Léon XIV a appelé à «aimer chaque personne avec un cœur maternel, de manière concrète et généreuse» et à se consacrer «tout particulièrement aux plus pauvres». Il a invité les jeunes à «construire un monde meilleur», où il n’y aurait plus d’«injustices» (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2026-04/sanctuaire-de-muxima-le-pape-exhorte-a-faire-triompher-l-amour.html).

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost0

Publié le 18 Avril 2026

L’AFP nous montre que le pape Léon XIV arrivé samedi après-midi en Angola, troisième étape de sa tournée marathon de 11 jours en Afrique, où il s'est offert dès son arrivée un bain de foule en papamobile en saluant les fidèles massés sur son parcours, dans la chaleur humide de la capitale, a dénoncé samedi les "catastrophes sociales et environnementales" liées à une "logique d'exploitation" des richesses matérielles, au premier jour de sa visite en Angola, pays d'Afrique australe marqué par des décennies d'exploitation de ses vastes ressources.

 

Il a aussi enjoint les autorités du pays de croire en la diversité de sa richesse, dans un pays dominé par le même parti au pouvoir, le MPLA, depuis l'indépendance en 1975 et dont les moins de 24 ans composent les deux-tiers de la population. "N'ayez pas peur de la dissidence, n'étouffez pas les visions des jeunes et les rêves des anciens", a-t-il lancé.

 

Le pape, cible au début de sa tournée lundi de diatribes virulentes du président américain, a par ailleurs regretté que ses récents discours en Afrique soient interprétés comme une réponse à Donald Trump, assurant que "débattre de nouveau" avec lui n'était "pas dans son intérêt". Il a pris pour exemple un discours "écrit il y a deux semaines" - "bien avant" les critiques du président américain - et prononcé au Cameroun "il y a deux jours", dans lequel il dénonçait un monde "en train d'être ravagé par une poignée de tyrans".

 

La venue du pape en Angola intervient dans la foulée de pluies torrentielles qui se sont abattues depuis début avril sur la région côtière de Benguela et ont fait près de 50 victimes, et moins d'un an après la répression meurtrière de manifestations contre le coût de la vie, qui s'était soldée par au moins 30 morts et des centaines d'arrestations. Dimanche matin, le pape Léon XIV doit célébrer une messe géante en plein air en périphérie de la capitale. Il se rendra ensuite dans le village de Muxima, à environ 130 kilomètres au sud-est de Luanda, où une église du XVIe siècle s'est imposée comme l'un des lieux de pèlerinage les plus importants d'Afrique australe. Le chef des 1,4 milliard de catholiques s'envolera alors pour la Guinée équatoriale, ultime étape d'un périple de 18 000 km débuté en Algérie lundi.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost0

Publié le 17 Avril 2026

SudOuest.fr avec l’AFP nous montrent qu’en visite au Cameroun et accueilli dans la ferveur populaire, le pape Léon XIV a rassemblé vendredi plus de 120 000 fidèles en liesse à Douala sous une chaleur étouffante pour une messe géante, et a invité les Camerounais à être «acteurs de l’avenir» et à «refuser toutes formes d’abus et de violences», au troisième jour de sa visite marquée mercredi et jeudi par ses incessants appels à la paix en dénonçant des «tyrans» qui «ravagent le monde», des interventions empreintes d’une forte tonalité sociale en dénonçant «le mal causé venant de l’extérieur, par ceux qui, au nom du profit, continuent de s’emparer du continent africain pour l’exploiter et le piller», et les critiques contre les abus de pouvoir délivrant un discours d’une rare fermeté, appelant à «briser les chaînes de la corruption» devant les autorités.

 

Après sa messe, le souverain pontife s’est rendu à l’hôpital catholique Saint-Paul de Douala visitant plusieurs services accompagné de la directrice de l'hôpital, et il a adressé un message de réconfort aux enfants, aux femmes et au personnel soignant qui s'occupe des patients dans un contexte particulièrement difficile (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2026-04/visite-leon-xiv-hopital-catholique-saint-paul.html), puis il est rentré à Yaoundé, où il à prononcé un discours devant le monde universitaire en exhortant étudiants et enseignants à faire de leur institution un lieu vivant de recherche de la vérité, de formation des consciences et de résistance aux dérives actuelles, notamment face aux défis du numérique et de l’intelligence artificielle (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2026-04/universite-pape-foi-savoir-intelligence-artificielle-cameroun.html). Il achèvera sa tournée camerounaise par une messe samedi matin.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost0

Publié le 16 Avril 2026

france24.com avec Reuters nous montrent que le pape Léon XIV a critiqué, jeudi, ⁠les dirigeants dépensant des "milliards" dans la guerre et a déploré que le monde soit ravagé par "les maîtres de la guerre" et par "une poignée de tyrans". Il a tenu ces propos inhabituellement offensifs au Cameroun, au lendemain de nouvelles attaques ​du président américain Donald Trump à son encontre. Il a également dénoncé l'usage du discours religieux pour justifier les conflits et appelé à un "changement de cap décisif" lors d'une rencontre organisée dans la principale ville des régions anglophones du pays, théâtre depuis près d'une décennie d'un conflit ayant fait des milliers de morts. Le pape Léon XIV avait prévenu lundi qu'il ne cesserait pas de s'exprimer sur la guerre en Iran même ​s'il a depuis évité toute adresse directe à Donald Trump. Après son arrivée mercredi dans la capitale camerounaise Yaoundé, il a ​exhorté le gouvernement de ce pays d'Afrique centrale, dirigé par le président Paul Biya, 93 ans et doyen mondial des chefs d'État en exercice, à éradiquer la corruption et à résister "aux caprices des riches et des puissants".

 

Le déplacement du pape jeudi dans ​la ville anglophone de Bamenda a suscité un mince espoir de voir progresser une résolution du conflit, enraciné dans l'histoire coloniale et post-coloniale complexe du pays. Ancienne colonie allemande, le Cameroun a été partagé entre la Grande-Bretagne et la France après la Première Guerre mondiale. La partie française a accédé à l'indépendance en 1960 et a été rejointe un an plus tard par la région occidentale anglophone issue de l'administration britannique, marquée par une forte tradition protestante. Plus de 6500 personnes ont été tuées et plus de 500 000 déplacées dans les combats opposant les forces ⁠gouvernementales aux groupes séparatistes anglophones, selon l'International Crisis Group. Des prêtres sont régulièrement enlevés contre rançon et certains ont été tués. Une alliance séparatiste a annoncé qu'elle observerait un cessez-le-feu de trois jours afin de permettre aux civils et ⁠aux visiteurs de circuler librement pendant ​la visite du pape.

 

Les tentatives de médiation en vue d'un accord de paix ont jusqu'à présent échoué, même si le pape Léon XIV  a déclaré jeudi se réjouir que la crise "n'ait pas dégénéré en guerre religieuse" et s'est dit convaincu que des responsables chrétiens et musulmans pourraient œuvrer à une fin des combats.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost0

Publié le 15 Avril 2026

france24.com nous montre ce mercredi qu’après une étape en Algérie, le pape Léon XIV poursuit mercredi sa tournée africaine au Cameroun, pays multiconfessionnel à majorité chrétienne, où il compte porter un message de paix aux régions anglophones déchirées par une guerre civile depuis près de dix ans qui a commencé en 2017 à la suite d'un mouvement de répression et oppose des indépendantistes qui ont proclamé la "République d'Ambazonie", au gouvernement de Yaoundé. Pris en étau, les civils sont devenus la cible d'extorsions, de violences, d'enlèvements contre rançon et d'assassinat. Alors que le président américain Donald Trump a de nouveau attaqué le pape dans la nuit de mardi ​à mercredi en raison de son opposition à la guerre contre l'Iran, arrive d'Algérie, où il a dénoncé les violations du droit international par les puissances "néocoloniales" (https://www.boursorama.com/actualite-economique/actualites/leon-xiv-a-nouveau-cible-par-trump-poursuit-sa-tournee-africaine-avec-une-visite-au-cameroun-72ba7ae0228bddd288fdb69f0a4372ff).

 

Dans ce pays d'Afrique centrale où environ 37 % des quelque 30 millions d'habitants sont catholiques, l'Église joue un rôle de médiation et gère un vaste réseau d'hôpitaux, écoles et œuvres caritatives – un levier d'influence que le Saint Siège souhaite consolider. Cette visite n’est pas le fruit d’une invitation cordiale du palais d’Étoudi. C’est une supplication des évêques camerounais comme le montre le rôle moteur de l’Église dans la préparation du voyage. Cette venue du pape est dans un climat de défiance et le pouvoir, fragilisé par la dernière présidentielle, a besoin de reconnaissance. Pour le Saint-Siège, l’enjeu est aussi concret : entretenir et renforcer un vaste réseau d’hôpitaux, d’écoles et d’œuvres caritatives, que cette visite doit aussi mettre en valeur sur le terrain (https://www.lepoint.fr/afrique/cameroun-sous-les-critiques-la-visite-du-pape-leon-xiv-prend-une-dimension-politique-D5RFW5HNDZHXBJQBZHW5VWMVV4/).

 

À Yaoundé, le pape rencontrera d'abord le président Paul Biya, 93 ans, doyen des chefs d'État dans le monde, puis il prononcera un discours devant les autorités et le corps diplomatique au palais de l'Unité. Certains fidèles ont toutefois dit redouter que cette visite ne serve à polir l'image du chef de l'État, réélu en octobre à l'issue d'un scrutin contesté, émaillé de manifestations réprimées dans le sang. La contestation dépasse le seul champ politique et gagne une partie du clergé, et le Collectif des Femmes et Mères des prisonniers politiques (Cofem) dans un mémorandum destiné au pape l’appelle à intervenir auprès des autorités camerounaises pour obtenir la libération de détenus politiques et affirme avoir recueilli plus de 580 000 signatures dans une pétition internationale (https://www.lepoint.fr/afrique/cameroun-sous-les-critiques-la-visite-du-pape-leon-xiv-prend-une-dimension-politique-D5RFW5HNDZHXBJQBZHW5VWMVV4/). Le pape Léon XIV, âgé de 70 ans, visitera ensuite un orphelinat catholique avant de conclure cette première journée par un échange privé avec les évêques du pays.

 

L'étape la plus symbolique aura lieu jeudi avec un déplacement sous haute sécurité à Bamenda, épicentre des violences dans le nord-ouest anglophone entre forces gouvernementales et groupes séparatistes, qui ont fait des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés. Lundi, des groupes séparatistes ont annoncé une trêve de trois jours dans les combats à partir de mercredi pour permettre d'accueillir le pape en toute sécurité dans cette zone où vit près de 20 % de la population. Le pape Léon XIV prononcera un discours et célébrera une messe à l'aéroport de la ville, rénové pour l'occasion. Pour des défenseurs des droits humains, la venue du pape Léon XIV pourrait remettre ce conflit au centre de l’attention mondiale — sans garantie, toutefois, d’effets politiques concrets (https://www.lepoint.fr/afrique/cameroun-sous-les-critiques-la-visite-du-pape-leon-xiv-prend-une-dimension-politique-D5RFW5HNDZHXBJQBZHW5VWMVV4/) .

 

Le pape se rendra vendredi dans la capitale économique, Douala, et y célébrera dans un stade une messe à laquelle des centaines de milliers de fidèles sont attendus. Puis il rencontrera des acteurs du monde du travail, dans cette ville qui a été un théâtre majeur de la crise post-électorale d'octobre.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost0