Publié le 17 Février 2024
Libération.fr avec l’AFP nous montre ce samedi 17 février 2024 qu’au lendemain de la mort d’Alexeï Navalny, opposant numéro 1 à Vladimir Poutine, les réactions continuent d’affluer du monde entier. La mère du militant a été officiellement informée de la mort de son fils, ce samedi 17 février, par la prison où il était incarcéré, ont indiqué ses porte-paroles. Ses proches ont par ailleurs demandé que sa dépouille leur soit remise «immédiatement». Incarcéré depuis trois ans, Alexeï Navalny purgeait une peine de dix-neuf ans d’emprisonnement pour «extrémisme» dans une colonie pénitentiaire reculée de l’Arctique, dans des conditions très difficiles. Depuis le début de la guerre en Ukraine, le Kremlin a adopté un virage encore plus répressif, musclant davantage l’appareil législatif pour mieux museler les paroles des dissidents. Systématiquement emprisonnés, ils écopent de peines plus lourdes (https://www.liberation.fr/international/europe/en-russie-la-repression-asphyxiante-de-poutine-sur-ses-opposants-20240217_E6G44I73XVGZLJP57V6KXF6A4U/).
La persistance de Navalny à résister au pouvoir de Vladimir Poutine malgré les atteintes à sa liberté, à sa santé, à revenir même en Russie en 2021 après avoir échappé de justesse à la mort par empoisonnement en 2020, a fait de lui un symbole. Celui d’un espoir, conscient chez les uns, inconscient chez d’autres, qu’une dernière alternative politique à la dictature pouvait exister. Mais sa mort semble aussi avoir touché une Russie qui lui était indifférente jusqu’alors (https://www.ouest-france.fr/europe/russie/malgre-les-risques-les-russes-pleurent-navalny-71296618-cda6-11ee-84f3-30cb0ba0cd2f).
Plus d’une centaine de manifestants ont malgré tout été interpellés dans tout le pays, lors de rassemblements spontanés en hommage à l’activiste décédé à 47 ans. Au lendemain de la mort de l’opposant russe Alexeï Navalny, des rassemblements ont, par ailleurs, été organisés en sa mémoire, à Moscou, alors que les autorités ont mis en garde les habitants contre toute manifestation non autorisée. Durant la mobilisation, une quinzaine de personnes ont été arrêtées à la mi-journée par la police russe, a rapporté le média indépendant russe Sota (https://www.lemonde.fr/international/article/2024/02/17/mort-d-alexei-navalny-une-quinzaine-d-arrestations-a-moscou-lors-d-un-rassemblement-en-sa-memoire_6217083_3210.html).
Vendredi soir, des centaines de Russes étaient déjà venus déposer des fleurs devant un autre monument consacré aux victimes du Goulag, la pierre de Solovki, sur la place de Loubianka, près du siège du service fédéral de sécurité russe (FSB). Les gens y affluaient même dans la nuit, alors qu’au moins deux minibus policiers étaient déployés sur place. Au moins 177 personnes ont été arrêtées entre vendredi et samedi lors de plusieurs rassemblements similaires dans des villes de Russie, selon un décompte de l’ONG spécialisée OVD-Info (https://www.lemonde.fr/international/article/2024/02/17/mort-d-alexei-navalny-une-quinzaine-d-arrestations-a-moscou-lors-d-un-rassemblement-en-sa-memoire_6217083_3210.html).
En dehors des frontières russes, les témoignages de respect et déclarations diplomatiques se poursuivent. Les pays occidentaux, eux, ont dénoncé d'une même voix la "responsabilité" du régime russe. Le président américain, Joe Biden, "scandalisé", a accusé son homologue russe d'être "responsable". Un message martelé par tous les dirigeants occidentaux. Autant d'accusations que le Kremlin a jugées vendredi "absolument inacceptables". Mais Vladimir Poutine reste lui silencieux, bien qu'il ait été informé. Alliée du Kremlin, le ministère chinois des Affaires étrangères, en revanche, n'a pas souhaité commenter cette "affaire interne à la Russie" (https://www.france24.com/fr/europe/20240217-famille-alexei-navalny-reclame-depouille-moscou-garde-silence). Par la voix de son secrétaire d’État, le cardinal Pietro Parolin, le Vatican a fait part, vendredi 16 février, de sa surprise après la mort de l’opposant russe Alexeï Navalny (https://www.la-croix.com/religion/mort-de-navalny-le-vatican-exprime-sa-douleur-20240216).
Également en hommage à Alexeï Navalny, les ministres des affaires étrangères du G7 réunis à Munich ont observé une minute de silence. Le ministre italien, Antonio Tajani, « a ouvert la rencontre des ministres du G7 à Munich en demandant à ses collègues d’observer une minute de silence pour rendre hommage à Alexeï Navalny », a déclaré le ministère dans un communiqué (https://www.lemonde.fr/international/article/2024/02/17/mort-d-alexei-navalny-une-quinzaine-d-arrestations-a-moscou-lors-d-un-rassemblement-en-sa-memoire_6217083_3210.html).
Merci !
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