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Publié le 19 Mars 2024

Jean-Benoît Harel dans vaticannews.va nous montre ce mardi 19 mars 2024, les évêques français réunis en Assemblée plénière à Lourdes ont pris position contre le futur projet de loi fin de vie présenté par le président Emmanuel Macron le 10 mars 2024 dans une déclaration.

 

«Ne dévoyons pas la fraternité». Telle est la réponse des évêques français au président Emmanuel Macron qui évoquait «une révolution de fraternité» à propos du projet de loi consacré à la fin de vie. Les évêques réaffirment leur «attachement à la voie française du refus de la mort provoquée et de priorité donnée aux soins palliatifs», à l’image des recommandations du Conseil consultatif national d’éthique. La conférence épiscopale appelle aussi les catholiques français à s’engager auprès des personnes en situation de handicap, âgées ou en fin de vie. En ce jour de la Saint Joseph, patron de la «bonne mort» car décédé entre les bras de Marie et de Jésus selon la tradition, les évêques français espèrent peser sur les discussions parlementaires qui s’ouvriront en commission le mois prochain. Toutefois, les Français soutiennent le texte à 81% selon un sondage réalisé par l’institut Ifop-Fiducial pour Sud Radio après les annonces du président français.

 

Les sujets des travaux de la Conférence épiscopale française ne manquent pas. Les évêques débattront notamment de la prise en charge des personnes victimes d’abus, et Mgr Éric de Moulins-Beaufort, président de la CEF, a assuré dans son discours d’ouverture que «Notre Église en France doit être capable, sur le moyen et long terme, d’entendre toute plainte mettant en cause gravement l’attitude ou le comportement d’un ministre ordonné ou d’un laïc en responsabilité et d’accompagner jusqu’au bout la ou les personnes qui en auraient été victimes».

 

Il y aussi de l’avenir des radios chrétiennes puisqu’un rapport a été remis aux évêques qui devront se prononcer. Il est «nécessaire que nous évaluions ensemble cet instrument et exprimions ce qu’ensemble nous en attendons» a expliqué l’archevêque de Reims, du ministère du diaconat permanent avec deux heures de travail dans la semaine qui lui seront dédiées, «dont l’Église célèbre cette année le 60e anniversaire du rétablissement» a souligné Mgr Éric de Moulins-Beaufort, et des ministères laïcs institués dont  les évêques acteront la traduction du rituel de l’institution du catéchiste, puisque c’est une manière de rendre grâce pour le président de la CEF car ces «ministres ordonnés ou institués sont vraiment des dons de Dieu, des dons du Christ ressuscité».

 

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Publié le 17 Mars 2024

José Manuel Vidal nous montre dans religiondigital.org ce dimanche 17 mars 2024 qu’avec une voix claire et puissante et une belle apparence, dans le catéchisme depuis la chaise de la fenêtre, le pape François explique ce qu'est la gloire de Dieu et pourquoi elle se manifeste dans la Croix. «La gloire, pour Dieu, ne correspond pas à la réussite humaine, à la renommée ou à la popularité», dit-il, mais plutôt «pour Dieu, la gloire, c'est aimer jusqu'à donner sa vie» et «l'abandon et le pardon sont l'essence de la gloire de Dieu». C'est pourquoi, depuis la Croix, «siège de Dieu», le Seigneur «nous enseigne que la vraie gloire, celle qui ne se fane jamais et qui nous rend heureux, est faite d'abandon et de pardon». Hier, à l’occasion des 20 ans de la Fondation Mgr Camillo Faresin, le pape François a aussi invité les membres à imiter Mgr Faresin en étant toujours avec les plus petits, «en choisissant et en privilégiant, dans vos projets, les réalités les plus pauvres et les plus méprisées comme des lieux privilégiés où demeurer», comme «des "terres promises"», où ils pourront «planter leurs tentes pour commencer de nouvelles œuvres» (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2024-03/etre-parmi-les-derniers-et-les-aider-avec-amour.html).

 

Dans ses salutations après l'Angélus, le pape, se souvient et de prie pour les populations d'Ukraine, alors que les Russes votent ce dimanche 17 mars pour le troisième de l'élection présidentielle, toute la semaine a été marquée par des frappes meurtrières et des tentatives d'incursion armées depuis l'Ukraine sur le territoire russe (https://www.rfi.fr/fr/europe/20240317-de-nouvelles-frappes-ukrainiennes-au-troisi%C3%A8me-jour-de-l-%C3%A9lection-russe-selon-moscou), de Palestine, d'Israël, où le Premier ministre israélien a approuvé d’après son bureau « les plans d’action» de cette offensive, impliquant une «évacuation de la population» à Rafah malgré les inquiétudes de la communauté internationale pour les quelque 1,5 million de personnes entassées dans cette ville du sud de la bande de Gaza assiégée (https://www.ouest-france.fr/monde/israel/guerre-israel-hamas-netanyahu-pret-a-lancer-une-offensive-terrestre-a-rafah-malgre-les-pressions-0134b566-e45c-11ee-b685-1479f5265e87), et du Soudan du Sud, où «Sans aide humanitaire urgente et un accès aux produits de base», près de 5 millions de personnes pourraient plonger dans une «insécurité alimentaire catastrophique» dans les prochains mois au Soudan, a mis en garde le secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires Martin Griffiths dans une note au Conseil de sécurité révélée vendredi 15 mars par l’AFP (https://www.la-croix.com/international/soudan-risque-de-famine-pour-5-millions-de-personnes-20240316).

 

Il a aussi demandé pour Haïti «une transition sereine vers un pays qui, avec l'aide de la communauté internationale», est doté d'institutions solides, capables de ramener l'ordre et la tranquillité à ses citoyens. Haïti s’enfonce dans la tourmente. La situation est toujours «explosive et tendue» à Port-au-Prince, a affirmé vendredi 15 mars le bureau des opérations humanitaires de l’ONU (Ocha), alors que les Haïtiens attendent la nomination d’autorités de transition après la démission du Premier ministre contesté. L’espoir que le pays ravagé par les gangs puisse s’engager sur la voie de la stabilité reste ténu. Après quelques jours d’une relative accalmie, des violences ont été enregistrées dans la capitale, à 80 % aux mains de bandes armées (https://www.liberation.fr/international/amerique/haiti-la-situation-reste-explosive-a-port-au-prince-toujours-dans-lattente-de-nouveaux-dirigeants-20240316_YQSAVTLCYVH4RL3DSGZ5HTMPZQ/).

 

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Publié le 13 Mars 2024

«Ne perdez pas espoir. Continuez à vous battre pour cette Église vivante et à la faire connaître.» Le pape est arrivé peu avant le rendez-vous convenu dans l'arrière-salle de la Salle Paul VI (l'auletta) où il a reçu l'équipe de Religion Digital, accompagnée du père Ángel et de sœur Lucía Caram comme nous le montre Jesús Bastante sur religiondigital.org ce mercredi 13 mars 2024. Dans le même bureau où il a reçu Zelenski, Maduro ou Raúl Castro, pendant une demi-heure, le pape Francisco a discuté, entre plaisanteries et vérité, avec notre équipe (dirigée par José Manuel Vidal et accompagné de Pepe Lorenzo) de l'Église en Espagne, les défis de l'avenir, sa santé, les critiques extrêmes, la question des séminaires, les futurs voyages ou la validité de Vatican II.

 

RD fête ses 25 ans et les célèbre, avec le pape François, à une date très spéciale : le même jour qui marque le 11e anniversaire du 13 mars 2013, au cours duquel les cardinaux réunis en conclave l'ont élu successeur de Pierre, après la démission historique de Benoît XVI. Un jour spécial, avec un cadeau spécial : les dizaines de milliers de soutiens reçus dans le cadre de la campagne RDconelPapa, pour lesquels le pape François a grandement apprécié les expressions de soutien venant des quatre coins du monde. «J'ai des défauts et je fais des erreurs à chaque fois, mais je dois remercier Dieu pour l'aide de tant de personnes, de très bonnes personnes. Quand je vais dans les paroisses, je vois tellement de bonnes personnes.» «J'ai des défauts et je fais des erreurs à chaque fois, mais je dois remercier Dieu pour l'aide de tant de personnes, de très bonnes personnes. Quand je vais dans les paroisses, je vois tellement de bonnes personnes.»

 

«Que peut faire RD pour continuer à travailler pour le Concile Vatican II ce printemps ?» Le pape François a été catégorique : «Ne perdez pas espoir. Vatican II a été pour l'Église un objectif médian, qui nous a fait beaucoup de bien et qui était nécessaire, même si tout n'est pas encore réalisé», a-t-il souligné. Et une demande directe : «Continuez à le faire connaître, continuez à faire connaître ce bien qu’est cette Église vivante.» «Continuez à vous battre», a-t-il répété. «En Espagne, il y a beaucoup de gens qui travaillent bien et il existe de petits groupes de résistance. L'archevêque de Madrid doit faire face à une très grande résistance, mais il est jeune et courageux, soutenez-le», nous a-t-il demandé.

 

Un pape conscient que la majorité prie pour lui, mais qui plaisante sur la question de savoir si "ils prient pour moi ?", et qui nous raconte une anecdote avec une vieille femme qui, elle aussi, a prié pour lui, et l'a fait pour le bien, "parce que contre s'ils le prient là-dedans." «Et… c'est vrai», réfléchit Bergoglio. «Il y a des gens bien, mais ils ne sont pas d'accord.» Autre chose, «tous ces 'champignons' qui ont surgi maintenant, ces sédévacantistes, qui cherchent n'importe quelle petite chose pour l'interpréter à leur manière. Ce ne sont pas de mauvaises personnes, ce sont des gens tristes. Le cœur lourd, je les plains.» De retour dans leur pays, le pape a montré son inquiétude pour l'avenir de la formation dans les séminaires, dont il considère la réforme comme «claire» et pour laquelle il fait confiance à Jesús Vidal. "Un séminaire à 3 ou 4 personnes ne marche pas, s'il n'y a pas 15 ou 20 enfants ça n'ira pas."

 

Plusieurs anecdotes : les chapelets, et certains spécialement pour nos petits, plus plusieurs boîtes que sœur Lucía Caram devait emporter en Ukraine (l'émotion papale était particulière en écoutant l'histoire du chapelet que la religieuse lui a offert et qui appartenait à un soldat ukrainien mort au front, dont le pape François a raconté l'histoire lors de l'audience suivante), la surprise de découvrir la beauté des dessins d'Agustín de la Torre et son clin d'œil au père Ángel. "Je connais ce vieil homme", a déclaré Bergoglio. "Est-ce que ça me fait mal ?", a demandé le président des Messagers de la Paix. "Non, je me réjouis avec toi."  Jesús Bastante conclue : «Et nous avec vous, Pape François. Et comme vous nous le demandez, nous continuerons. Faire germer le printemps au printemps. Jusqu'au jour où il l'accompagna.»

 

Enfin, le pape François a une fois de plus appelé à la paix en Ukraine et dans d’autres pays du monde. Lors de la prière de midi sur la place Saint-Pierre, il a également appelé à prier pour la paix au Congo, en Ukraine et en Terre Sainte. "Que prennent fin au plus vite les hostilités qui causent d'immenses souffrances à la population", a déclaré le pape. Le pape François a également exprimé sa préoccupation face à la grave crise de l'État et à la violence des bandes armées en Haïti, qui menacent également les prêtres, les religieuses et les bénévoles. Dans le même temps, il a appelé la communauté internationale à apporter sa contribution à la paix et à la réconciliation dans ce pays des Caraïbes. Lors de la prière de midi sur la place Saint-Pierre, le pape François s'est également prononcé en faveur de l'égalité des droits des femmes dans l'État et dans la société (https://www.domradio.de/artikel/debatte-um-weisse-fahne-ueberschattet-jahrestag-der-papstwahl).

 

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Publié le 12 Mars 2024

Guillaume Daudé nous montre ce mardi 12 mars 2024 sur la-croix.com qu’à l’approche des élections européennes, les évêques de la Commission des épiscopats de la Communauté européenne (Comece) ont signé une déclaration commune appelant à «un vote responsable encourageant les valeurs chrétiennes et le projet européen». La déclaration a notamment été signée, pour la France, par Mgr Antoine Hérouard, premier vice-président de la Comece.

Dans leur déclaration, les évêques rappellent l’origine du projet d’intégration européenne, né dans le contexte de l’après-guerre, dont les pères fondateurs étaient pour beaucoup «des catholiques engagés», qui avaient pour objectif, selon eux, de «garantir la paix, la liberté et la prospérité». Aujourd’hui, constatant que nous traversons «des temps difficiles et incertains», ils jugent «que ce projet, entrepris il y a plus de soixante-dix ans, doit être soutenu et poursuivi». Les défis que nous devons relever doivent, selon eux, être affrontés «à la lumière des valeurs fondatrices de l’Union européenne». Alors que les partis nationalistes à tendance eurocritique sont donnés haut dans les sondages en amont de ces élections qui auront lieu le 9 juin, les évêques découragent le vote de ceux qui voudraient se démarquer du projet européen : «Nous savons que l’Union européenne n’est pas parfaite, reconnaissent-ils, et que nombre de ses propositions politiques et juridiques ne sont pas conformes aux valeurs chrétiennes et aux attentes d’un grand nombre de ses citoyens, mais nous croyons que nous sommes appelés à y contribuer et à l’améliorer avec les outils que nous offre la démocratie.» «Alors que l’Union européenne est considérée comme responsable de tous les maux de notre pays, nous avons voulu rappeler l’origine du projet européen, tandis que la guerre est à nos portes. Il est important que chaque citoyen, en votant, rappelle son soutient au projet européen et n’exprime pas seulement une mauvaise humeur ou des critiques», explique Mgr Antoine Hérouard.

 

Ils proposent une liste non exhaustive de critères de discernement pour faire son choix parmi les candidats et partis – appelant à voter pour ceux «qui soutiennent clairement le projet européen et dont nous pensons raisonnablement qu’ils vont promouvoir nos valeurs et notre idée de l’Europe, telles que le respect et la promotion de la dignité de toute personne humaine, la solidarité, l’égalité, la famille et le caractère sacré de la vie, la démocratie, la liberté, la subsidiarité, le soin de notre “maison commune“…». «Nous avons besoin de décideurs politiques courageux, compétents, animés par des valeurs et œuvrant avec honnêteté pour le bien commun», soulignent-ils encore. Alors que l’abstention est traditionnellement élevée lors de ce scrutin et que l’Allemagne a ouvert le droit de vote à partir de 16 ans, les évêques de la Comece encouragent en particulier les jeunes à voter et à s’engager en politique pour «contribuer au bien commun dans un esprit de service à la communauté». Reprenant un discours de Jacques Delors à Bruges du 17 octobre 1989 au Collège d’Europe, les évêques exhortent chacun «à participer à une aventure unique, associant des peuples et des nations, pour le meilleur, et non pour le pire».

 

Comme le signale francetvinfo.fr (https://www.francetvinfo.fr/elections/europeennes/cartes-visualisez-la-progression-des-partis-d-extreme-droite-en-europe-lors-des-legislatives-depuis-2010_6290793.html) jamais l'extrême droite n'avait eu autant le vent en poupe ces dernières années au Portugal. Le parti "Chega" ("Ça suffit" en Portugais) y a effectué une percée historique, dimanche 10 mars, en remportant 18% des voix aux élections législatives, selon des résultats partiels. Arrivé troisième derrière la gauche et le centre-droit, le parti d'extrême droite redessine ainsi les contours du jeu politique au Portugal et en Europe. Longtemps marginalisés, les partis d'extrême droite se sont, à l'image du Rassemblement national (RN) en France, installés dans le paysage politique. Ces forces d’extrême-droite réussissent d'autant mieux électoralement que l'abstention est forte chez leurs adversaires, notamment à gauche. Si elles sont sur la même ligne nationaliste, avec le même mot d'ordre : Français d'abord, Italiens d'abord, notre pays d'abord. Mais elles sont trop divisées pour constituer une force de blocage des institutions européennes.

 

Voter l’extrême-droite est peu avisé pour que les choses changent, ceux qui votent pour elle l’oublient. Les élections européennes ne servent pas à punir le gouvernement de son pays, mais à changer les politiques européennes mises en place. L’oubli des électeurs est que les politiques libérales mises en place ont été continuellement votées par la droite, le centre droit et l’extrême droite au Parlement européen. Voter protestataire ne sert à rien si on choisit les mauvaises forces politiques pour le faire, et voter les partis d’extrême droite est une énorme perte de temps et de papier dans les urnes.

 

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Publié le 11 Mars 2024

huffingtonpost.fr avec l’AFP nous montre ce lundi 11 mars 2024 que les représentants de l’Église de France se sont montrés très critiques à l’égard du projet de loi sur «l’aide à mourir» détaillé dimanche 10 mars par le chef de l’État. «Une tromperie», «quelque chose d’incompréhensible», «une très mauvaise surprise»… L’Église de France a visiblement du mal à digérer les annonces qu’Emmanuel Macron a faites dimanche 10 mars son projet de loi sur «l’aide à mourir».

 

Après de longs mois de réflexion et plusieurs reports, le chef de l’État a dévoilé dans un entretien publié par La Croix et Libération, son «modèle français de la fin de vie» : une « aide à mourir » qui doit permettre à certains patients, selon des «conditions strictes», de recevoir une «substance létale». «Cet accompagnement sera réservé aux personnes majeures», a précisé Emmanuel Macron. Autres conditions pour y accéder : faire preuve d’un «discernement plein et entier», être atteint d’une «maladie incurable, avoir un  pronostic vital engagé à court ou à moyen terme» et faire l’objet de souffrances «que l’on ne peut pas soulager».

 

Du côté de l’Église de France, ces annonces font déjà l’objet de vives critiques. «Appeler “loi de fraternité” un texte qui ouvre à la fois le suicide assisté et l’euthanasie est une tromperie. Une telle loi, quoi qu’on veuille, infléchira tout notre système de santé vers la mort comme solution», a déclaré dans La Croix Éric de Moulins-Beaufort, président de la Conférence des évêques de France. «Le président de la République présente un texte tout ficelé sur ce qu’il appelle “l’aide à mourir”, mais, sur les soins palliatifs, (ce sont) de vagues promesses avec un chiffrage tout à fait approximatif», a-t-il ajouté.

 

Autre sujet d’inquiétude pour Éric de Moulins-Beaufort : «nulle part n’apparaît une clause de conscience spécifique», comme il en existe une pour l’interruption volontaire de grossesse. Le président de la Conférence des évêques de France a appelé les parlementaires «à mesurer combien est ambigu le texte annoncé». Selon l’Élysée, néanmoins, une clause de conscience sera bien incluse dans le projet de loi.

 

Sur France Inter, l’évêque de Nanterre, Mgr Matthieu Rougé, s’est montré tout aussi remonté. «Une très mauvaise surprise», a-t-il regretté. «Il y a quelque chose d’incompréhensible, et la dissimulation, derrière un terme de fraternité, de l’absence de fraternité.» Et de déplorer : «Ce qui me frappe, c’est qu’on a l’impression que dans la “start-up nation”, les personnes non productives n’ont plus le droit de cité.»

 

liberation.fr  (https://www.liberation.fr/societe/sante/fin-de-vie-des-soignants-consternes-mais-lensemble-de-la-communaute-medicale-divisee-20240311_IAR3K6ICRZA25BLI2XKQM2GYMM/) nous montre que 15 organisations professionnelles de soignants et sociétés savantes ont aussi vivement critiqué ce lundi le projet de loi sur «l’aide à mourir» présenté la veille par Emmanuel Macron dénoncent «un système bien éloigné des besoins des patients et des réalités quotidiennes des soignants». «C’est avec consternation, colère et tristesse que les soignants réunis au sein du collectif sur la fin de vie ont pris connaissance de l’interview du président de la République», ont ainsi réagi dans un communiqué plusieurs associations de soignants, dont la Société française d’accompagnement et de soins palliatifs (Sfap), l’Association française des soins oncologiques de support (Afsos), le Conseil national professionnel de gériatrie, le Syndicat national des professionnels infirmiers ou encore le Syndicat des médecins coordonnateurs, Ehpad et autres structures, généralistes ou gériatres (SMCG-CSMF). Ils défendent que «mourir dans la dignité est une demande bien légitime, mais c’est précisément la mission des soins palliatifs notoirement sous-dotés» en France.

 

Mais derrière cette opposition, la profession reste mitigée sur la question. L’académie de chirurgie s’est par exemple déclarée le 28 février en faveur du suicide assisté, sur le modèle de l’État américain de l’Oregon – tout en s’opposant à une euthanasie active. Cet été, l’Académie de médecine s’était aussi dite favorable à un droit «à titre exceptionnel» à l’assistance au suicide. Dans un communiqué publié ce lundi 11 mars, le Collège de médecine générale se montre également mesuré.

 

«Enfin, la France sort de la valse-hésitation de ces derniers mois», a réagi l’Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD), qui salue «un calendrier assez précis». « “Aider à mourir”, c’est vraiment le bon terme», a déclaré à Libération Line Renaud, engagée de longue date sur le sujet de la fin de vie. «Quand les médecins, la famille, les proches d’un malade savent qu’il n’y a plus rien à faire, que c’est une question de mois, et que ces derniers moments vont être une souffrance, alors il faut l’aider à mourir», ajoute l’actrice et chanteuse de 95 ans, qui évoque sa mère, «morte il y a plus de vingt ans» après quatre mois «d’horribles souffrances». «Si l’aide à mourir avait alors existé, je n’aurais jamais eu l’impression de la “suicider”, j’aurais arrêté ses souffrances, c’est tout» (https://www.la-croix.com/sante/fin-de-vie-les-principales-reactions-aux-annonces-d-emmanuel-macron-20240311).

 

Dans son interview avec La Croix et Libération, Emmanuel Macron a annoncé que le projet de loi du gouvernement, qui inclura aussi un volet pour renforcer les soins palliatifs, serait présenté en avril en Conseil des ministres pour un examen en première lecture à l’Assemblée nationale en mai, avant les élections européennes de juin. Gabriel Attal a ensuite précisé que les débats débuteront le 27 mai au Palais Bourbon.

 

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Publié le 10 Mars 2024

"Jésus n'est pas venu pour condamner, mais pour sauver le monde." Les paroles de l'Évangile de ce dimanche, quatrième du Carême, ont servi au pape François à concentrer sa méditation avant de prier l'Angélus sur une attitude encore si présente dans l'Église comme nous le montre José Lorenzo dans religiondigital.org ce dimanche, car "si le Père n'envoyait pas Jésus pour condamner le monde, d'ailleurs, il ne nous a pas envoyés pour ça !"

 

"D'un autre côté", a poursuivi le pape en regardant depuis le balcon du palais apostolique de la place Saint-Pierre, "combien de jugements négatifs, combien de condamnations nous donnons trop facilement. Mais celui qui connaît Jésus apporte la lumière du salut de Dieu, pas la hache de ses jugements. Jésus n'a pas intérêt à nous poursuivre et à nous soumettre à une condamnation; il veut qu'aucun de nous ne soit perdu. Le regard du Seigneur sur nous n'est pas un phare aveuglant qui nous éblouit et nous met en difficulté, mais plutôt la douce lueur d'une attitude amicale, qu' il nous aide à voir le bien en nous et à réaliser le mal, à nous convertir et à guérir avec le soutien de sa grâce", a déclaré le pape François, qui a invité chacun à se demander comment il réagit lorsqu'il voit «certaines limites chez les autres». "Est-ce que je réfléchis à la manière de les aider ou est-ce que je condamne et bavarde, juge et bavarde ? Et quand je découvre les faits du monde, est-ce que j'ajoute de la négativité à mes commentaires ? Où est-ce que je prie, m'intéresse, essaie de faire quelque chose ?", demanda le pape François, laissant chacun trouver sa propre réponse.

 

Après la prière, le pape François a fait allusion à la célébration, vendredi dernier, le 8 mars, de la Journée internationale de la femme, à laquelle il a voulu consacrer "mes pensées et ma proximité", "en particulier à celles dont la dignité n'est pas respectée". "Il y a beaucoup de travail que chacun de nous doit faire pour que l'égale dignité des femmes soit pleinement reconnue. Ce sont les institutions sociales et politiques qui ont le devoir fondamental de protéger et de promouvoir la dignité de chaque être humain , en offrant aux femmes , porteurs de vie, les conditions nécessaires pour pouvoir accueillir le don de la vie et assurer une existence digne à leurs enfants", a souligné le pape François.

 

De même, le pape a noté qu'il poursuit «avec inquiétude et douleur la grave crise qui affecte Haïti, avec les épisodes violents de ces derniers jours. Je suis proche de l'Église et du peuple bien-aimé d'Haïti, qui souffre énormément depuis des années. Je vous invite à prier la Vierge de Socorro pour que cesse toute violence et que la paix et la réconciliation puissent avoir une chance dans ce pays, avec l'aide renouvelée de la communauté internationale.» Le pape François a également  montré à ses «frères musulmans» sa proximité lorsque «cet après-midi ils commenceront le Ramadan» et, en saluant la communauté des fidèles vivant à Rome, en République démocratique du Congo, il a demandé des prières pour la paix dans ce pays africain, comme ainsi que "dans l'Ukraine tourmentée et en Terre Sainte. Que les hostilités qui causent les souffrances de la société civile cessent au plus vite".

 

Cependant, dans une interview à la télévision publique RTS diffusée samedi, le pape François, interrogé sur la situation de l'Ukraine, a appelé à ne pas avoir "honte de négocier avant que les choses n'empirent". "Je crois que les plus forts sont ceux qui voient la situation, pensent aux gens et ont le courage de hisser le drapeau blanc et de négocier", a-t-il estimé. Kiev a juré, dimanche 10 mars, de ne jamais se rendre face à la Russie, en réaction à l'appel lancé par le pape François aux belligérants du conflit en Ukraine d'avoir "le courage de hisser le drapeau blanc et de négocier". "Notre drapeau est jaune et bleu. C'est le drapeau pour lequel nous vivons, nous mourrons et triomphons. Nous ne hisserons jamais d'autres drapeaux", a affirmé le chef de la diplomatie ukrainienne, Dmytro Kuleba, dans un message sur X. "Quand il s'agit de drapeau blanc, nous connaissons la stratégie du Vatican lors de la première partie du XXe siècle. J'appelle à éviter de répéter les erreurs du passé et à soutenir l'Ukraine et son peuple dans son combat pour la vie", a-t-il ajouté, visiblement en référence à la période de la Seconde Guerre mondiale. Il a néanmoins dit espérer que le souverain pontife "trouvera l'occasion d'effectuer une visite canonique en Ukraine" (https://www.francetvinfo.fr/monde/europe/manifestations-en-ukraine/l-ukraine-ne-hissera-jamais-le-drapeau-blanc-reagit-kiev-apres-un-appel-du-pape-francois-a-negocier_6415837.html).

 

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Publié le 8 Mars 2024

Marlène Thomas nous montre dans Libération.fr ce vendredi  8 mars 2024 un dernier acte pour marquer l’histoire. Devant un public de plusieurs centaines de personnes, rassemblé place Vendôme devant le ministère de la Justice, Emmanuel Macron a participé, ce vendredi 8 mars, à la cérémonie du scellement de la révision constitutionnelle sur l’IVG, une première depuis 2008. «Les reculs de notre époque en ont fait une nécessité et une urgence», a justifié le Président, devant des parlementaires, des militantes féministes mais aussi des membres de la famille de Gisèle Halimi, de Simone Veil ou encore le fils de Valéry Giscard d’Estaing, Louis, tous assis au premier rang.

 

Datant de 1810, la lourde presse en acajou, sortie spécialement du bureau d’Eric Dupond-Moretti pour apposer le sceau, trône aux côtés du Président face aux centaines d’invités. Quelques minutes plus tôt, c’est lui, le garde des Sceaux, qui a tourné l’imposante vis de la presse pour apposer le cachet de cire vert sur le nouvel alinéa de l’article 34, sous les applaudissements nourris de la foule. Un cérémonial historique effectué aux côtés notamment de deux signataires du manifeste du 343 - Claudine Monteil et Catherine Deneuve - visant à donner «du poids et de la publicité à un acte solennel» mais ne constituant «pas une condition de validité du document», a pris soin de préciser l’Élysée.

 

En écho au discours prononcé par le Premier ministre Gabriel Attal sous les ors de Versailles, également présent, celui qui n’a jamais caché sa frilosité sur le sujet de l’avortement, en en parlant à plusieurs reprises comme d’un «traumatisme», a ajouté que l’inscription de l’IVG dans la Constitution était l’aboutissement d’un «long combat pour la liberté» fait «de drames, de larmes, de destins brisés». Et parce qu’il voit dans cette inscription le début d’un autre combat, Emmanuel Macron a également dit son souhait de voir cette garantie de l’IVG «dans la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne», exhumant ainsi sa promesse faite dès début 2022 devant le Parlement européen. Cette demande de longue date des militantes féministes a aussi été formulée par la gauche française dès lundi.

 

Si le chef de l’État avait annoncé une reprise en main de ce projet de réforme constitutionnelle le 8 mars 2023 lors de l’hommage national à Gisèle Halimi sous la pression des féministes et des parlementaires, il aura fallu attendre encore décembre pour que le projet de loi soit déposé. «Aujourd’hui, c’est dans les pas de ces combattantes que nous nous engageons avec humilité.» Saluant celles (militantes, parlementaires, ministres) ayant œuvré pour les libérer, il a ajouté avant que ne retentisse dans l’assemblée l’hymne des femmes du MLF : «Durant de trop longues années le destin des femmes était scellé.» En faisant feuilleter le manifeste des 343 à Emmanuel Macron avant son discours, la plus jeune signataire Claudine Monteil confie à Libération avoir voulu «faire acte de transmission, faire un lien avec les actions des différentes générations». Et veut croire à «un moteur pour les femmes du monde entier» : «Le mouvement MeToo est un tsunami dans le monde. Faisons en sorte que cette constitutionnalisation devienne aussi un tsunami.»

 

Déjà authentifié par le sceau du Congrès lundi, ce texte inscrivant l’IVG à la plus haute hiérarchie des normes est donc désormais affublé d’un second sceau ce vendredi, réservé aux actes les plus importants. Cette cérémonie, appliquant un décret datant de 1848, se déroule habituellement dans le huis clos de la Chancellerie en présence de quelques personnalités. Cette ouverture au public est inédite. Le Président «souhaitait que tous ceux qui ont contribué, anonymes et moins anonymes, mais aussi tous ceux qui soutiennent cette initiative puissent être témoins, d’une certaine manière, de la dernière étape qui permettra l’inscription de cette liberté garantie d’accès à l’IVG dans notre Constitution», a appuyé l’Élysée.

 

La chanteuse Catherine Ringer a interprété une version revisitée de la Marseillaise ce vendredi 8 mars, à l’occasion de l’inscription de l’IVG dans la Loi fondamentale. Elle a notamment remplacé le «sang impur» qui, dans l’hymne national, «abreuve nos sillons» par «une loi pure dans la Constitution». «Citoyens, citoyennes», a aussi ajouté la star des Rita Mitsuko lors de la cérémonie de scellement de la Constitution place Vendôme, en présence d’un président Emmanuel Macron tout sourire. «Marchons, chantons», a-t-elle entonné, sous les applaudissements de la foule venue assister à ce moment historique (https://www.liberation.fr/societe/droits-des-femmes/aux-armes-citoyens-citoyennes-catherine-ringer-adapte-la-marseillaise-lors-du-scellement-de-livg-20240308_OBUET2BERJFQFCPWA2JZHQSMDM/).

 

Multipliant les symboles en cette journée internationale de lutte pour les droits des femmes, Emmanuel Macron a également fait fleurir les sépultures de dix grandes figures du féminisme ayant contribué à «faire en sorte que cette loi constitutionnelle devienne une réalité», selon l’Elysée. L’avocate Gisèle Halimi, mais aussi Marie-Claire Chevalier qu’elle avait défendue lors du procès de Bobigny, Simone Veil, Simone de Beauvoir, Olympe de Gouge ou encore Joséphine Baker ont ainsi vu leurs mémoires honorées. En ce 8 mars 2024, aux grandes femmes (d’hier comme d’aujourd’hui), la patrie a enfin été reconnaissante.

 

Des manifestations ont débuté, vendredi 8 mars, dans de grandes villes françaises comme Bordeaux, Lyon et Marseille, et dans des plus petites, telles Orléans (Loiret), Quimper (Finistère) ou Belfort. À Paris, le cortège est parti à 14 heures de la place Gambetta pour rejoindre la place de la Bastille. Les manifestants et manifestantes dénoncent notamment les inégalités salariales, qui existent "dans toutes les entreprises et dans toutes les administrations", souligne Myriam Lebkiri, de la CGT. "Il y a encore vachement de travail", estime toutefois des manifestantes (https://www.francetvinfo.fr/societe/droits-des-femmes/direct-journee-internationale-des-droits-des-femmes-pour-la-premiere-fois-la-cfdt-appelle-a-faire-greve-et-a-manifester_6411508.html).

 

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Publié le 5 Mars 2024

Louis Gagné dans son article sur ici.radio-canada.ca nous montre dan son article du lundi 4 mars 2024 que  le pape François a mandaté un juge québécois à la retraite pour enquêter sur les allégations de gestes à caractère sexuel qui visent le cardinal Gérald Cyprien Lacroix. Si la «vraisemblance» des faits est établie, l’enquête pourrait mener à l’ouverture d’un procès canonique.

 

Le nom de Gérald Cyprien Lacroix est récemment apparu dans des documents judiciaires liés à l’action collective intentée contre le diocèse de Québec. Les gestes qui lui sont reprochés seraient survenus entre 1987 et 1988 à Québec. La victime présumée avait 17 ans au moment des faits allégués. Les documents du recours collectif font mention d’attouchements, de fellation et de pénétration. À la suite de la médiatisation des allégations le visant, le cardinal Lacroix a annoncé le 26 janvier qu’il se retirait provisoirement de ses fonctions d’archevêque de Québec, le temps que "la situation soit clarifiée".

 

La plaignante, qui s’est ajoutée à l’action collective, était très impliquée dans l’Église catholique, avait expliqué en janvier l’avocat qui pilote le dossier, Me Alain Arsenault. «Ses parents étaient des personnes très croyantes. Les évènements se sont produits lors de rencontres bibliques que M. Lacroix animait. Il l’a amenée dans un autre local et lui aurait dit de ne pas en parler à sa mère, car ça la tuerait. Elle a attendu la mort de sa mère avant de nous contacter», avait alors expliqué Me Arsenault à La Presse. L’importante action collective comptait aux dernières nouvelles 147 membres. Ces personnes ont jusqu’à maintenant dénoncé de présumées agressions par plus d’une centaine de prêtres ou membres du personnel du diocèse de Québec. Les agressions sexuelles auraient été commises entre 1942 et 2018 (https://www.lapresse.ca/actualites/2024-03-04/allegations-d-agression-sexuelle/le-pape-demande-une-enquete-sur-le-cardinal-lacroix.php).

 

Le 8 février, le pape a confié à André Denis, juge retraité de la Cour supérieure du Québec, le mandat de faire la lumière sur les faits reprochés au cardinal Lacroix. "Considérant la nécessité de conduire une enquête portant sur les faits, les circonstances et l'imputabilité du délit allégué, je vous nomme enquêteur", peut-on lire dans la lettre de mandat du souverain pontife. "À la fin de cette enquête, vous aurez soin de me produire un rapport détaillé de vos démarches et de vos conclusions", ajoute-t-il. Le travail d’André Denis consistera à déterminer si les faits allégués sont "suffisamment crédibles et imputables" au cardinal Lacroix pour justifier l’ouverture d’un procès canonique. "C’est une enquête préliminaire où l’on ne décide pas de la culpabilité ou de l'innocence de la personne visée, mais de la vraisemblance ou non des faits", écrit le juge Denis dans une lettre datée du 19 février et adressée aux procureurs des deux parties.  La plus grave sanction qu’encourt un membre du clergé à l’issue d’un procès canonique est le renvoi de l’état clérical. Cette peine se traduit par la perte des droits et devoirs du clerc condamné. En 2019, le pape François avait renvoyé de l’état clérical l’ancien cardinal américain Theodore McCarrick, accusé d’abus sexuels sur des mineurs et des adultes.

 

Pour mener à bien son enquête, André Denis a exprimé le souhait de "rencontrer personnellement" la plaignante, ce qu’elle a refusé. Le magistrat à la retraite affirme respecter le choix de la présumée victime. Il prévient que son enquête ira malgré tout de l’avant. "Je compte faire mon travail dans le respect des personnes tout en assurant la confidentialité des propos qui pourraient m’être rapportés. C’est la raison pour laquelle je ne souhaite pas faire d’autres commentaires publics", indique André Denis dans un courriel à CBC. De son côté, le diocèse de Québec mentionne dans un communiqué publié lundi après-midi qu’il "offrira son entière collaboration" au juge à la retraite "sur demande de sa part". La division ecclésiastique ajoute qu’elle "n’interviendra pas dans le déroulement de l’enquête ni dans les conclusions de celle-ci". "Nous ne ferons aucun autre commentaire sur cette démarche qui se déroule sans intervention de notre part", précise le diocèse.

 

André Denis a toutefois répondu qu’il entendait mener à bien le mandat confié par le pape. Celui-ci lui a été donné en vertu de l’article 13 d’une lettre apostolique sous forme de motu proprio promulguée en mai 2019 par le pape François. Elle vise à combattre les abus sexuels dans l’Église. Cet article fait référence à la possibilité pour le pape de nommer une personne afin de l’assister dans une enquête. Notons que l’ancien juge Denis n’en est pas à ses premières investigations dans des dossiers qui concernent l’Église. Il avait reçu un mandat de recherche en 2020 de l’archevêque de Montréal. André Denis avait répertorié, en épluchant des archives publiques et secrètes, 87 abuseurs dans 9 diocèses, rapportait Présence info, un site d’informations religieuses. L’ex-juge Denis doit aussi produire d’ici quelques semaines un rapport très attendu sur Johannes Rivoire, un oblat visé par plusieurs accusations d’agressions sexuelles, qui a fui pour la France (https://www.lapresse.ca/actualites/2024-03-04/allegations-d-agression-sexuelle/le-pape-demande-une-enquete-sur-le-cardinal-lacroix.php).

 

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Publié le 4 Mars 2024

francetvinfo.fr avec l’AFP nous montrent que la Conférence des évêques de France (CEF) a appelé, lundi 4 mars 2024, "au jeûne et à la prière"; alors que les députés et les sénateurs se réunissent en Congrès au château de Versailles pour inscrire l'interruption volontaire de grossesse (IVG) dans la Constitution. Quelques minutes avant que le Congrès ne soit ouvert, le Vatican a redit son opposition à tout "droit à supprimer une vie humaine", dans un communiqué publié par l'Académie pontificale pour la Vie, organe du Vatican chargé des questions bioéthiques.

 

"Notre pays se serait honoré en y inscrivant plutôt la promotion des droits des femmes et des enfants. De tous les pays européens", affirme un communiqué signé notamment du président de la CEF, Eric de Moulins-Beaufort. "Prions surtout pour que nos concitoyens retrouvent le goût de la vie, de la donner, de la recevoir, de l'accompagner, d'avoir et d'élever des enfants", affirment ainsi les évêques. Le communiqué souligne que "comme catholiques, nous aurons toujours à rester des serviteurs de la vie de tous et de chacun, de la conception à la mort". Les évêques disent leur volonté de "soutenir ceux et celles qui choisissent de garder leur enfant même dans des situations difficiles" et d'"entourer de [leur] respect et de [leur] compassion ceux et celles qui ont eu recours à l'avortement". À quelques heures de la réunion du Congrès, ils ont déploré que "beaucoup de nos parlementaires, sans doute, vont voter ce texte avec la conviction d'affermir un droit essentiel" mais que "certains, assez nombreux en fait, vont le voter honteux et contraints".

 

Peu importe ce que pense le Vatican et que la Conférence des évêques de France, c’est un jour historique comme le montre francetvinfo.fr avec l’AFP (https://www.francetvinfo.fr/societe/ivg/la-france-inscrit-l-ivg-dans-sa-constitution-premier-pays-a-le-faire_6404089.html), car les députés et sénateurs français, réunis en Congrès à Versailles, ont très largement approuvé, lundi 4 mars, l'inscription dans la Constitution de l'interruption volontaire de grossesse (IVG). Et malgré plusieurs centaines de manifestants anti-avortement réunis près du Congrès à Versailles. Environ 550 personnes, selon une source policière, se sont rassemblées à Versailles, dans l'après-midi lundi, à l'appel de la Marche pour la Vie, a constaté un journaliste de l'AFP. Ils s'opposent à la constitutionnalisation, soutenue par 80% de la population française selon divers sondages (https://www.francetvinfo.fr/societe/ivg/direct-constitutionnalisation-de-l-ivg-le-parlement-se-reunit-lundi-apres-midi-en-congres-au-chateau-de-versailles_6403264.html).

 

Ce vote fait de la France le premier à pays à le faire de manière explicite. Au total, 780 parlementaires ont approuvé l'introduction à l'article 34 du texte fondamental de la phrase : "La loi détermine les conditions dans lesquelles s'exerce la liberté garantie à la femme d'avoir recours à une interruption volontaire de grossesse". Seuls 72 parlementaires s'y sont opposés. Cela a donné une majorité écrasante de 92% des suffrages exprimés, soit un score largement supérieur aux 60% requis pour cette révision constitutionnelle. L'issue de ce vote, annoncée par la présidente de l'Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet, a été saluée par une ovation debout de l'hémicycle et plusieurs minutes d'applaudissements ininterrompus. Dans son message saluant l’inscription de l’IVG dans la Constitution, Emmanuel Macron annonce une cérémonie de scellement pour la première fois ouverte au public le 8 mars, Journée internationale des droits des femmes (https://www.liberation.fr/societe/droits-des-femmes/en-direct-ivg-dans-la-constitution-suivez-le-vote-historique-au-congres-20240304_5C2GBKAULJGAHHIEPCUOIOE5UY/).

 

Dans la foulée de l’inscription de l’IVG dans la Constitution, la cheffe des députés LFI Mathilde Panot a annoncé le dépôt d’un texte pour enjoindre au gouvernement de faire inscrire ce droit dans la Charte des droits fondamentaux de l’UE. «Nous allons fêter une victoire historique et dès demain nous allons repartir au combat», a lancé la députée devant les journalistes, visiblement émue après le vote. Sa proposition de résolution, qui n’aurait pas de valeur contraignante en cas d’adoption, appelle le gouvernement à «se mobiliser diplomatiquement auprès des États membres de l’Union et de la Commission européenne afin que la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne garantisse le droit à l’avortement». La sénatrice écologiste Mélanie Vogel, très engagée pour la constitutionnalisation de l’IVG, a aussi plaidé après le vote au Congrès pour porter ce droit au niveau européen, et l’inscrire dans la Charte des droits fondamentaux. Une proposition également soutenue par les sénateurs socialistes (https://www.liberation.fr/societe/droits-des-femmes/en-direct-ivg-dans-la-constitution-suivez-le-vote-historique-au-congres-20240304_5C2GBKAULJGAHHIEPCUOIOE5UY/).

 

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Publié le 3 Mars 2024

lematin.ch avec l’AFP nous montrent ce dimanche 3 mars 2024 que le pape François a appelé dimanche à garantir «un accès sûr» à l’aide humanitaire pour la population de la bande de Gaza, où les bombardements israéliens meurtriers se poursuivent dans le territoire palestinien menacé de famine, selon l’ONU.

 

«Je porte chaque jour dans le cœur, avec douleur, la souffrance de la population en Palestine et en Israël due aux hostilités en cours», a déclaré le pape à l’issue de la prière de l’Angélus sur la place Saint-Pierre au Vatican. «J’encourage la poursuite des négociations pour un cessez-le-feu immédiat à Gaza et dans toute la région afin que tous les otages [israéliens] soient libérés et rendus à leurs proches qui les attendent avec angoisse, et que la population civile [de Gaza] puisse avoir un accès sûr à l’aide humanitaire dont elle a un besoin urgent», a-t-il ajouté. «Assez, s’il vous plaît, arrêtez», a lancé le souverain pontife alors qu’une distribution d’aide à Gaza a tourné au drame jeudi, se soldant par des dizaines de morts dans des circonstances qui restent à établir.

 

Ce dimanche, des représentants du Hamas, du Qatar et des États-Unis se trouvent au Caire pour «entamer un nouveau cycle de négociations» en vue d’une trêve dans la bande de Gaza, selon le média égyptien progouvernemental Al-Qahera. En près de cinq mois, les opérations militaires israéliennes ont fait 30 410 morts dans la bande de Gaza, en majorité des civils, a indiqué dimanche le ministère de la Santé. La guerre a été déclenchée par une attaque sans précédent menée le 7 octobre dans le sud d’Israël par des commandos du Hamas qui a entraîné la mort d’au moins 1160 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP à partir de données officielles israéliennes. Environ 250 personnes ont aussi été enlevées et, selon Israël, 130 otages sont encore retenus dans la bande de Gaza, dont 31 seraient morts. Une trêve fin novembre avait permis la libération de 105 otages en échange de 240 détenus palestiniens.

 

Hier, le pape François a confié souffrir d’une bronchite lors d’un événement au Vatican au cours duquel, pris de toux, il n’a pu lire son discours, relaie l’AFP. Malgré cela, il a reçu samedi le chancelier allemand Olaf Scholz avec lequel il a évoqué l’espoir d’une solution diplomatique en Ukraine et à Gaza (https://www.ouest-france.fr/societe/religions/pape-francois/le-pape-francois-narrive-pas-a-prononcer-son-discours-et-explique-souffrir-dune-bronchite-519fbf00-d935-11ee-99ae-ccd25b6a9d42).

 

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