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Publié le 27 Novembre 2023

Stéphane Grammont nous montre dans france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/finistere/ ce lundi 27 novembre 2023 que c'est un rendez-vous manqué. En partie. Arrivée à Rome ce dimanche, les membres ligériens et bretons des victimes du père Girard des années 50 à 70 ont appris que le pape François ne pourrait les recevoir. Sa santé s'étant détériorée, il a annulé cette audience.

 

"Nous souhaitons un prompt rétablissement au pape François, mais nous sommes dépités". Ce dimanche soir, à l'arrivée à l'aéroport de Rome, Michèle Le Reun-Gaigné ne cachait pas sa déception en apprenant que le pape François ne pourrait la recevoir. Elle fait partie de la délégation de Bretons et de Ligériens, tous victimes de religieux pédocriminels lorsqu'ils enseignaient dans les établissements de la communauté des frères Gabriel, à Loctudy, au Guilvinec et à Issé.

 

Mort en 1979, le frère Gabriel Girard aurait fait plus de 170 victimes dans toute la France, notamment dans les écoles où il enseignait. Avant leur voyage au Vatican, plusieurs victimes ayant fréquenté l'une des ces écoles, à Loctudy (Finistère), à une vingtaine de kilomètres de Quimper, se sont confiées à nos reporters. "Moi, il m'a appelé à son bureau, j'ai pensé que c'était pour m'aider, m'expliquer. Mais non, ça a été tout de suite l'agression", raconte Raymonde Vilar-Daoulas à BFMTV. "Il était très très gentil avec les parents et nous avions même hâte de le recevoir parce qu'on en disait le plus grand bien", se rappelle de son côté Michèle Le Reun-Gaigné. Les exactions du père Gabriel Gérard étaient connues de l'Église dès les années 1950. Mais dans cette ville où le catholicisme et ses institutions tenaient une place centrale, il était à l'époque impossible de mettre en cause le prêtre (https://www.bfmtv.com/societe/religions/le-pape-francois-allege-son-agenda-a-cause-d-une-grippe-sa-rencontre-avec-des-victimes-d-abus-sexuels-annulee_AN-202311270390.html).

 

Aujourd'hui, c'est au sein d'une association que ces victimes brisent le silence. Elles veulent notamment que l'Église dénonce les prêtres auteurs d'abus sexuels à la justice, une demande qu'elles comptaient transmettre au pape François. "On ne va pas être forcément très tendre parce que l'Église a quand même fait des choses pas bien du tout. On va s'exprimer et lui demander de nous suivre dans nos actions", expliquait Michèle Le Reun-Gaigné avant l'annonce de l'annulation (https://www.bfmtv.com/societe/religions/le-pape-francois-allege-son-agenda-a-cause-d-une-grippe-sa-rencontre-avec-des-victimes-d-abus-sexuels-annulee_AN-202311270390.html).

 

Grosse déception aussi pour Jean-Pierre Fourny, ancienne victime qui attendait beaucoup de cette rencontre avec le pape François. "Jamais, je n'aurais pensé un jour vivre ça, jamais". L'idée avait été lancée depuis plusieurs mois, et a été appuyée par l'évêque de Nantes, monseigneur Laurent Percerou. "On aurait voulu exprimer nos peines, on voulait qu'il nous entende", tonne Jean-Pierre Fourny (https://www.francebleu.fr/infos/societe/loire-atlantique-des-victimes-d-abus-sexuels-dans-l-eglise-devaient-etre-recues-par-le-pape-5184641).

 

Le pape François, suite à une inflammation pulmonaire, a vu ces derniers jours sa santé se dégrader. Il a dû annuler la plupart de ces audiences, a fait savoir le Vatican. "On espère voir le premier nonce, celui qui est, en quelque sorte, le porte-parole du Saint-Père" a indiqué Gilles Preuzé, le président de l'association de victimes d'abus sexuels AMPASEO.  Ils se présenteront finalement ce mardi devant la commission pontificale pour la protection des mineurs, présidée par l'archevêque de Boston, O’Malley, qui ne sera pas présent.

 

Pendant des années, Gilles Peuzé, un camarade de Jean-Pierre Fourny, a, lui aussi, mis de côté cette histoire d'abus sexuels, son histoire. "C'était enfoui en nous, très profondément. Aujourd'hui, notre parole est libre, et la honte a changé de camp. Elle est de l'autre côté, chez les hommes d'Église". Les anciennes victimes souhaitent la reconnaissance des abus de toute une institution, mais aussi de faire de la prévention. "Les générations futures n'ont pas à subir ce que nous avons subi. Et même chez les anciennes victimes, il y en a encore beaucoup qui gardent le silence. Il faut libérer la parole", affirme Gilles Peuzé (https://www.francebleu.fr/infos/societe/loire-atlantique-des-victimes-d-abus-sexuels-dans-l-eglise-devaient-etre-recues-par-le-pape-5184641).

 

Ce devait être la première audience papale de victimes françaises de religieux pédo-criminels. Une délégation d'une vingtaine de personnes, qui voulaient témoigner de leurs souffrances, mais également de leur foi. La délégation souhaitait aussi demander au pape de reconnaître officiellement l'existence de leur association Ampaseo, l'Association pour la Mémoire et la Prévention des Abus Sexuels dans l'Église catholique de l'Ouest. Elle regroupe aujourd'hui toutes les paroles de personnes maltraitées, au parcours de vie parfois brisés, et invite les victimes qui n'ont pas encore témoigné sur leur propre histoire à franchir le pas (https://www.francebleu.fr/infos/societe/loire-atlantique-des-victimes-d-abus-sexuels-dans-l-eglise-devaient-etre-recues-par-le-pape-5184641).

 

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Publié le 26 Novembre 2023

"Aujourd'hui, je ne peux pas m'approcher de la fenêtre à cause de ce problème d'inflammation pulmonaire pour lire la réflexion, ce sera Mgr Pablo Luca Braida qui la lira. Merci beaucoup à chacun pour votre présence." Ainsi a commencé ce midi une prière atypique de l'Angélus qui, en raison de son processus grippal, l'a amené à annuler son audience prévue hier, samedi, et à se rendre à l'hôpital Gemelli, où a été réalisé un scanner qui a exclu toute complication pulmonaire comme nous le montre José Lorenzo dans religiondigital.org ce dimanche 26 novembre 2023. Elle a été réalisée depuis la chapelle de sa résidence à Sainte Marthe. Déjà décoré du sapin de Noël - même si l'éclairage n'a pas encore été inauguré, qui aura lieu le 9 décembre, en même temps que la crèche -, depuis la place Saint-Pierre - comme chaque dimanche - de nombreux fidèles l'ont suivi, qui ont pu prier aux côtés du pape, puisque l'événement a été retransmis en direct et visible sur les écrans géants installés sur place.

 

Qui peut être considéré comme «bienheureux» aujourd’hui ? Dans sa catéchèse de l'Angélus, le pape François, en la solennité de Notre Seigneur Jésus-Christ Roi de l'Univers, le précisait clairement : «On est «bienheureux» s'il répond à ces pauvretés par l'amour, par le service : non pas en se retirant, mais en se nourrissant et en de boire, de s'habiller, d'accueillir, de visiter, en un mot, d'être proche de ceux qui sont dans le besoin». Tel est le style, a poursuivi la lecture de Mgr, de ceux qui l'ont pour Seigneur, et qui "sont appelés à se distinguer dans leur propre style : compassion, miséricorde, tendresse", ainsi, fidèle à son style catéchétique, le pape nous invite à nous poser une question : «Est-ce que je me sens personnellement impliqué dans les besoins des personnes en souffrance que je rencontre sur mon chemin ?»

 

Après avoir récité l'Angélus, le Pape a rappelé qu'"hier, l'Ukraine martyrisée a commémoré le génocide perpétré par l'Union soviétique qui a causé la mort de millions de personnes de faim, une blessure immense qui est encore plus douloureuse en raison des atrocités de la guerre qui Cette ville souffre en ce moment." La Russie a dit avoir abattu deux missiles ukrainiens au-dessus de la mer d’Azov, dimanche. L’armée de l’air ukrainienne a, de son côté, alerté à propos d’une «activité de l’aviation tactique ennemie dans les eaux» de la mer qui borde la Crimée et le sud-est de l’Ukraine (https://www.lemonde.fr/international/live/2023/11/26/en-direct-guerre-en-ukraine-les-dernieres-informations_6202441_3210.html).

 

"Pour toutes les personnes touchées par les conflits, nous continuons à prier sans relâche, afin que la prière renforce la paix et brise la spirale de la haine. Aujourd'hui, nous remercions Dieu car il y a enfin une trêve entre Israël et la Palestine et certains otages ont été libérés. Prions Pour qu'ils soient tous secourus, pensons à leurs familles. Laissons entrer davantage d'aide humanitaire à Gaza. Et insistons sur le dialogue, c'est la seule manière d'obtenir la paix, celui qui ne veut pas dialoguer ne veut pas la paix", a déclaré le Mgr, observé de très près par le pape, qui lui a même donné des signes dans certains cas pour qu'il ne néglige rien de sa lecture.

 

La trêve entre le Hamas et Israël, entrée en vigueur vendredi pour quatre jours, a vacillé samedi. Le mouvement islamiste palestinien a accusé l’État hébreu de ne pas avoir respecté tous les termes de l’accord, notamment sur l’entrée de l’aide humanitaire dans Gaza et la liberté de circulation des Gazaouis vers le nord de l’enclave. Conséquence : la deuxième vague de libération d’otages et de prisonniers palestiniens a été suspendue pendant plusieurs heures samedi soir. Après 13 Israéliens, dix Thaïlandais et un Philippin vendredi, treize Israéliens et quatre Thaïlandais ont retrouvé la liberté samedi peu après 23 heures. En contrepartie, comme la veille, 39 prisonniers palestiniens, femmes et enfants, avaient été libérés (https://www.liberation.fr/international/moyen-orient/en-direct-guerre-hamas-israel-troisieme-jour-de-treve-otages-israeliens-prisonniers-palestiniens-suivez-toutes-les-informations-de-ce-dimanche-26-novembre-20231126_JHX3ML2ZZNCCVD7OBV2SMWKTZI/).

 

Enfin, il a également évoqué son voyage déjà imminent à Dubaï aux Émirats arabes unis pour participer à la COP28, parlant d'un autre «danger imminent, le climat, qui met en danger la vie sur terre et les générations futures, ce qui est contraire au plan de Dieu. Je remercie tout le monde de m'avoir accompagné dans ce voyage avec la prière et l'engagement en faveur de la sauvegarde de l'environnement.»

 

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Publié le 22 Novembre 2023

RFI.fr (https://www.rfi.fr/fr/moyen-orient/20231122-en-direct-isra%C3%ABl-et-le-hamas-ont-conclu-un-accord-pour-une-tr%C3%AAve-en-%C3%A9change-de-la-lib%C3%A9ration-d-otages) nous montre que le pape François a reçu séparément mercredi au Vatican des proches d'otages israéliens détenus par le Hamas à Gaza et de prisonniers palestiniens en Israël, dénonçant leurs souffrances. «Ce matin, j'ai reçu deux délégations, une d'Israéliens qui ont des membres de leur famille otages à Gaza et une autre de Palestiniens qui ont des membres de leur famille prisonniers en Israël», a déclaré le pape.

 

«Ils soufrent tellement, j'ai entendu combien ils souffrent tous. C'est ce que produisent les guerres», a-t-il poursuivi à l'issue de sa traditionnelle audience générale du mercredi au Saint-Siège. «Mais là, nous sommes allés au-delà des guerres, ce n'est pas la guerre, c'est du terrorisme», a ajouté le souverain pontife, sans préciser s'il faisait référence à l'attaque sanglante menée le 7 octobre par le mouvement islamiste Hamas sur le sol israélien, aux opérations militaires lancées en représailles par Israël dans la bande de Gaza, ou aux deux. Il a conclu sa déclaration par un appel à prier pour la paix pour les peuples israélien et palestinien. Le Vatican avait fait savoir la semaine dernière que le pape François souhaitait exprimer «sa solidarité spirituelle avec les souffrances de chacun» à l'occasion de ces rencontres privées, en évoquant leur «nature purement humanitaire».

 

Avant sa traditionnelle audience-générale du mercredi, le pape François s'est entretenu séparément avec des familles dont les proches ont été kidnappés et envoyés à Gaza, puis une délégation de Palestiniens victimes des bombardements israéliens. Aux deux, il a voulu faire preuve de sa compassion et de sa douleur a rencontré la délégation palestinienne qui dit avoir entendu de la bouche du Souverain Pontife le terme de «génocide». Le Saint-Siège a néanmoins démenti que le terme de génocide ait été employé par le pape. Plus tôt dans la journée, au terme de son audience générale, le pape François rappelait l’importance de prier pour le peuple palestinien et pour le peuple israélien, suppliant une nouvelle fois que la paix revienne dans la région (https://www.rfi.fr/fr/moyen-orient/20231122-en-direct-isra%C3%ABl-et-le-hamas-ont-conclu-un-accord-pour-une-tr%C3%AAve-en-%C3%A9change-de-la-lib%C3%A9ration-d-otages).

 

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Publié le 19 Novembre 2023

«La pauvreté est un scandale. Quand le Seigneur reviendra, il nous demandera des comptes», a crié le pape François à l'occasion de la Journée mondiale des pauvres, devenue l'une des caractéristiques de son pontificat comme le montre José Manuel Vidal dans religiondigital.org ce dimanche 19 novembre 2023. Il y a un avant et un après pour les pauvres dans l'Église après le pontificat de Bergoglio. Et, sur leurs traces, l'Église entière apprend concrètement que les pauvres sont «les vicaires du Christ» et qu'il nous sera demandé de rendre compte de nos talents : «Faisons circuler la charité, partageons notre pain, multiplions l'amour.» Parce que «remplis de dons, nous sommes appelés à devenir un don». Cadeau pour «les pauvres devenus invisibles, dont le cri de douleur est étouffé par l’indifférence générale d’une société très occupée et distraite».

 

katholisch.de (https://www.katholisch.de/artikel/48820-fleischbaellchen-mit-dem-papst-franziskus-begeht-welttag-der-armen) nous apprend qu’environ 5000 personnes ont participé à la cérémonie, dont de nombreuses personnes dans le besoin. Environ 1200 d'entre eux ont ensuite déjeuné avec le Pape dans la salle des audiences du Vatican. Le "Pranzo" dans la salle des audiences du Vatican a lieu chaque année à l'occasion de la Journée catholique mondiale des pauvres. Cette année, les plats ont été servis par la chaîne hôtelière Hilton. Le menu comprenait des cannellonis farcis à la ricotta et aux épinards, des boulettes de viande à la crème de tomates et basilic avec une purée de chou-fleur et, en dessert, du tiramisu et des petits fours des meilleurs pâtissiers italiens.

 

Le pape François a instauré la Journée catholique mondiale des pauvres à la fin de l'Année sainte de la Miséricorde 2016. Elle a été célébrée pour la première fois dans le monde entier en 2017. La devise de cette année est : «Ne détournez votre visage d’aucun pauvre». Selon le pape, cette journée doit être avant tout l'occasion d'actions et de rencontres concrètes. Les communautés ecclésiales et les associations doivent inviter les pauvres et les écouter. Chaque année, à l'occasion de la Journée mondiale, le Vatican organise des campagnes et des offres d'aide supplémentaires, comme des soins médicaux gratuits pour ceux qui en ont besoin.

 

José Manuel Vidal nous montre aussi dans religiondigital.org (https://www.religiondigital.org/vaticano/Papa-fabricantes-armas-Ucrania-Palestina-Israel_0_2616638317.html) que depuis la chaise de sa fenêtre, le pape François explique au peuple la parabole des talents, qui, selon lui, représente deux manières différentes de s'approcher de Dieu : la peur ou la confiance. Et bien sûr, l’attitude qui compte est la seconde : «La confiance libère, la peur paralyse. La peur bloque, la confiance libère les capacités. Et cela réjouit le cœur du Père, qui se réjouit de voir ses enfants qui ne le craignent pas, mais qui l'aiment». Dans ses salutations après l'Angélus, le pape a rappelé tous les peuples souffrant de la guerre, du Myanmar (où fin octobre, plusieurs groupes armés ont lancé une opération terrestre sur plusieurs fronts dans l’État Shan, au nord du pays, contre la junte militaire au pouvoir depuis le coup d’État de 2021) à l'Ukraine, en passant par la Palestine et Israël. Et il s'écria encore : «La paix est possible. Il faut de la bonne volonté. La paix est possible. Ne nous résignons pas à la guerre. Et n’oublions pas que la guerre est toujours, toujours, toujours une défaite. Seuls les fabricants d’armes gagnent.»

 

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Publié le 13 Novembre 2023

Rose Amélie Becel nous montre dans publicsenat.fr que ce lundi 13 novembre, le président de la République recevait les représentants des cultes à l’Elysée, en présence du ministre de l’Intérieur. «Ce qu’il s’est passé à l’instant à l’Elysée, à l’initiative du président de la République et en présence du ministre de l’Intérieur, c’est une première démarche», analyse Elie Korchia, président du consistoire central israélite de France, à la sortie de la rencontre des représentants des cultes avec Emmanuel Macron ce lundi matin. Un premier signe d’action, après la grande marche contre l’antisémitisme du 12 novembre, qui a rassemblé 105 000 personnes à Paris et à l’issue de laquelle le président du Sénat Gérard Larcher avait déclaré «une marche doit conduire à une démarche».

 

Interrogés à la sortie de la rencontre, les représentants des cultes notamment le président de la Confédération des évêques de France Éric de Moulins-Beaufort qui a énuméré les sujets abordés lors de cette rencontre : «Le président nous a expliqué la position de la France dans le conflit entre Israël et le Hamas, puis il a évoqué les perspectives pour un avenir de paix entre Israël et la Palestine. Il a aussi évoqué la société française et l’enjeu que nous assumions notre universalisme républicain, dans un esprit de fraternité.»

 

Et ils ont affirmé la nécessité de s’adresser à la jeunesse car «Le président nous a encouragé à multiplier les actions éducatives, en particulier en direction des jeunes, parce qu’il sent qu’il y a une population qu’on n’a pas forcément vue et entendue [lors de la marche du 12 novembre]», a indiqué Éric de Moulins-Beaufort. Selon le représentant du culte catholique, c’est Gérald Darmanin qui sera chargé «de prendre les contacts nécessaires pour que ces suites puissent avoir lieu», ainsi le président compte ainsi sur les représentants des cultes pour «participer à un effort pédagogique», comme l’a souligné le président de la Fédération protestante de France, Christian Krieger. «Nos jeunes sont parfois enfermés dans leur propre langage et leur propre réflexion, sans aller vers l’autre. L’objectif du président c’est que cette parole puisse être diffusée dans la jeunesse», complète Eli Korchia, président du consistoire central israélite de France.

 

Parmi les mesures concrètes demandées, le grand rabbin de France Haïm Korsia souhaite que l’antisémitisme soit érigé en grande cause nationale, même s’il n’a pas réitéré cette demande devant le chef de l’État ce matin. «Cette demande, je la réitère à de nombreuses reprises parce que cela voudrait dire qu’on lutte avec tous les moyens de l’État. À travers cette lutte contre l’antisémitisme, ce serait aussi la grande cause de la lutte contre le racisme, les inégalités, les rejets qui existent dans la société», estime Haïm Korsia.

 

Les prises de paroles à l’issue de cette rencontre ont aussi été l’occasion pour les représentants du culte musulman de clarifier leur position, puisqu’ils n’étaient pas représentés lors de la marche du 12 novembre. «J’ai trouvé qu’à ce moment précis où la France est extrêmement émue, en colère, où il y a des otages… Au lieu de faire une marche contre l’antisémitisme, il aurait fallu [en] faire une lutte contre le racisme», a déploré le recteur de la Grande mosquée de Paris, Chems-Eddine Hafiz. «J’ai asséné avec énormément de force que l’Islam et les musulmans ne peuvent pas être antisémites et que l’antisémitisme ne passera pas par les mosquées de France», a-t-il ajouté. Sans vouloir «faire de concurrence victimaire» avec ce que subissent aujourd’hui les personnes juives, Chems-Eddine Hafiz a affirmé que la séquence ouverte par les attaques du Hamas en Israël était aussi propice à «un déchaînement de déclarations faites contre les musulmans». Pour prolonger leur message d’unité dans la lutte contre l’antisémitisme et toutes les formes de haine, les représentants des cultes catholique, protestant et orthodoxe rendent par ailleurs visite au recteur de la Grande mosquée de Paris ce lundi après-midi.

 

Étaient également invités à cette réunion, en présence du ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, le président de l’Union des moquées de France Mohammed Moussaoui, ainsi que Sadek Beloucif pour le Forum de l’islam de France (Forif), Dimitrios Ploumis pour le culte orthodoxe et Antony Boussemart pour les bouddhistes. Environ 105 000 personnes à Paris et au total 182 000 dans toute la France ont manifesté dimanche face à l’explosion du nombre d’actes hostiles aux juifs depuis le début de la guerre entre Israël et le Hamas le 7 octobre. Dans une lettre publiée samedi par le quotidien Le Parisien, Emmanuel Macron a déploré «l’insupportable résurgence d’un antisémitisme débridé» et jugé qu’une «France où nos concitoyens juifs ont peur n’est pas la France». «La France doit rester unie derrière ses valeurs, son universalisme, unie pour elle-même, pour porter son projet et œuvrer à la paix et la sécurité de tous au Proche-Orient», avait-il ajouté (https://www.20minutes.fr/societe/4062080-20231113-antisemitisme-macron-appelle-cultes-effort-pedagogique-aupres-jeunes).

 

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Publié le 12 Novembre 2023

domradio.de nous montre qu’une fois de plus, le pape François a appelé les parties belligérantes au Moyen-Orient à la paix. "Je pense à chaque jour à la situation très terrible en Israël et en Palestine. Je suis proche de tous ceux qui souffrent, les Palestiniens et les Israéliens. Je les embrasse en ce moment sombre et je prie beaucoup pour eux", a déclaré le pape à l'Angélus ce dimanche sur la place Saint-Pierre à Rome. Il a poursuivi : «Que les armes se taisent. Ils n'amènent jamais la paix». "Frères, c'est assez", a-t-il dit à de nombreux croyants.

 

Il a également appelé des dizaines de milliers de pèlerins à aider les blessés, à protéger les civils et à fournir davantage d'aide humanitaire à la population de la bande de Gaza. Dans le même temps, il a exigé la libération des otages détenus à Gaza et a déclaré : "Tout le monde, qu'il soit chrétien, juif, musulman et de quelle personne et de quelle religion est sainte et précieuse aux yeux de Dieu." Face au conflit sanglant, il a appelé les gens à ne pas perdre espoir et «ne sont pas fatigués de s'engager à faire en sorte que l'humanité prend le dessus face aux cœurs endurcis».

 

L'inquiétude est à son comble dimanche concernant plusieurs hôpitaux de Gaza soumis à des coupures d'électricité et à des «attaques» au moment où les combats entre forces israéliennes et palestiniennes font rage (https://www.rfi.fr/fr/moyen-orient/20231112-en-direct-guerre-isra%C3%ABl-hamas-les-h%C3%B4pitaux-de-gaza-en-passe-de-se-transformer-en-morgues-alerte-msf). Quelque 182 000 personnes se sont rassemblées dans le calme dimanche dans de nombreuses villes pour dénoncer l’antisémitisme. À Paris, où 105 000 personnes selon la Préfecture de police ont défilé «pour la République et contre l’antisémitisme», mais aussi pour la libération des otages encore détenus par le Hamas, plus d’un mois après le début du conflit entre Israël et l’organisation terroriste palestinienne, la présence du RN et l’absence de LFI étaient les principaux points de crispation (https://www.liberation.fr/politique/manif-contre-lantisemitisme-cest-maintenant-quil-faut-se-reveiller-20231112_O5FVJQ3J4BFDHDQTKPIHPGY2F4/).

 

À la même occasion, le pape a appelé les parties de guerre civile au Soudan dimanche à trouver des solutions pacifiques. Il a également averti de ne pas oublier que l'Ukraine était martyrisée. La Russie a accusé ce dimanche l'Ukraine d'avoir mené une série d'attaques dans les régions frontalières de Briansk et Belgorod. Les drones et missiles, qui ont visé plusieurs zones de la région, n'ont fait que très peu de dégâts et aucune victime (https://www.tf1info.fr/international/en-direct-guerre-ukraine-russie-poutine-zelensky-promet-de-detruire-l-occupant-russe-apres-de-nouvelles-frappes-les-informations-lci-aujourdhui-dimanche-12-novembre-2023-2275925.html). Et alors que les combats se poursuivent entre l'armée et les paramilitaires au Soudan, l'ONU a de nouveau dénoncé vendredi les violences à l'égard des civils, estimant qu'elles "frôlent le mal absolu". L'organisation fait état de violences sexuelles, de disparitions arbitraires mais s'inquiètent aussi d'attaques basées sur l'appartenance ethnique dans la région du Darfour (https://www.france24.com/fr/afrique/20231111-ce-qui-se-passe-au-soudan-fr%C3%B4le-le-mal-absolu-alerte-l-onu).  

 

Il a également donné des conseils pour une vie gratifiante à l'âge des smartphones. "Il s'agit de l'attention de la vie intérieure. Cela signifie s'arrêter et écouter son cœur, en prêtant attention à ses pensées et à ses sentiments." Le pape a poursuivi : "La sagesse, c'est savoir comment donner de l'espace au silence, comment nous écouter et écouter les autres. Cela signifie savoir comment passer moins de temps sur l'écran du téléphone portable pour voir la lumière dans les yeux des autres, dans nos propres cœurs, dans notre vue."

 

Le pape s'est également opposé «trop très prudemment à l'apparence extérieure et à bien cultiver notre image et à faire bonne impression aux autres». Cela met la vie en danger. Le message de Jésus est que la sagesse de la vie se trouve ailleurs : "dans le souci de ce qui n'est pas vu, mais ce qui est plus important, parce que c'est en nous. Il s'agit de la protection de la vie intérieure." Le pape a poursuivi : "La vie intérieure ne peut pas être improvisée, elle n'est pas à peu près un instant, une fois, une fois pour toutes; elle doit être préparée en prenant un peu de temps chaque jour, avec cohérence, comme on le fait pour tout ce qui est important." Il ne suffit pas d'épargner pour une maison ou une nouvelle voiture, a expliqué le pape François et a poursuivi : "Ce sont de bonnes choses. Mais est-ce que je pense aussi à passer du temps pour les soins de mon cœur, pour la prière et le service au prochain, au Seigneur, qui est le but de la vie ?"

 

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Publié le 10 Novembre 2023

Héloïse de Neuville dans la-croix.com ce vendredi 10 novembre 2011 nous montre que face à l’explosion des actes anti-juifs, et Alors qu’une partie de la classe politique est divisée sur l’opportunité d’y participer, certaines formations ne souhaitant pas manifester aux côtés d’élus du Rassemblement national, les représentants des cultes en France ne présentent pas non plus un front tout à fait uni.

 

Des responsables catholiques, à l’instar du père Hugues de Woillemont, secrétaire général de la Conférence des évêques de France, ou de Mgr Matthieu Rougé, évêque de Nanterre et ancien aumônier des parlementaires, du diocèse de Paris représenté par Mgr Philippe Marsset, évêque auxiliaire, et par le père Thierry Vernet, délégué de l’archevêque pour les relations avec le judaïsme, et le père Christophe Le Sourt, directeur national pour les relations avec le judaïsme pour l’épiscopat, et protestants notamment le président de la Fédération protestante de France, Christian Krieger, invité par le cabinet de Yaël Braun-Pivet, et Le Conseil national des évangéliques de France (Cnef), dont son président Erwan Cloarec participera à la marche, ont annoncé leur présence à la marche contre l’antisémitisme, dimanche 12 novembre à Paris.

 

Les responsables du culte musulman, à quelques exceptions près, ne souhaitent pas s’associer à la manifestation. Tout en réaffirmant son engagement contre l’antisémitisme – «un poison et une déchéance de l’esprit qu’il faut combattre sans relâche» –, le Conseil français du culte musulman (CFCM) affirme que cette marche, «qui a comme objectif exclusif de dénoncer l’antisémitisme sans un mot sur l’islamophobie, n’est malheureusement pas de nature à rassembler. Elle peut en outre être interprétée par les islamophobes comme un signe d’impunité». Les responsables de la Grande Mosquée de Paris invoquent les mêmes arguments pour justifier leur absence à cette manifestation : «Selon les consignes de monsieur le recteur de la mosquée de Paris, nous ne sommes pas invités à venir participer à cette marche. Tout simplement parce qu’elle n’a pas de connotation plus globale. Elle est limitée à simplement défendre les intérêts d’une communauté au détriment des autres», a détaillé Abdelali Mamoun, imam de la Grande Mosquée de Paris sur Franceinfo.

 

Cependant, plusieurs figures religieuses musulmanes seront toutefois présentes à ces marches contre l’antisémitisme. Pour Tareq Oubrou, grand imam de Bordeaux, qui se rendra avec d’autres imams de la région à une manifestation organisée dans sa ville par la Licra, dimanche 12 novembre, c’est même «un impératif moral et citoyen face à l’augmentation des actes antisémites, qui plongent nos concitoyens juifs dans la peur et la panique». Il appelle ses coreligionnaires à «ne pas mélanger les genres, (ne pas) rentrer dans la surenchère victimaire ou importer le conflit israélo-palestinien», en France. Hassen Chalghoumi, imam de Drancy, très critiqué au sein de la communauté musulmane, a annoncé, lui, qu’il participera à la marche à Paris. «Dimanche, nous serons tous juifs !», a-t-il déclaré.

 

Pour un responsable catholique au fait de ces questions, l’absence des responsables musulmans pourrait s’expliquer par «la crainte de l’instrumentalisation politique de la marche et la peur que leur participation puisse être assimilée à une forme de soutien à l’État d’Israël qui bombarde actuellement Gaza». «Cette absence laissera en tout cas des traces», déplore un responsable de la communauté juive en France.

 

Emmanuel Macron n'ira pas à la marche dimanche contre l'antisémitisme, a fait savoir l'Élysée à franceinfo ce vendredi soir (https://www.francebleu.fr/infos/politique/marche-contre-l-antisemitisme-qui-sera-present-dimanche-a-paris-3533784).  Même si cette marche contre l'antisémitisme, initiée par Gérard Larcher et Yaël Braun-Pivet et organisée dans le contexte de la montée des actes antisémites en France depuis le début de la guerre entre le Hamas et Israël, ne fait pas l'unanimité dans la classe politique, il considère toutefois ces rassemblements comme "un motif d'espérance" (https://www.bfmtv.com/politique/elysee/macron-ne-se-rendra-pas-a-la-marche-contre-l-antisemitisme-ce-dimanche_AN-202311100886.html).

 

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Publié le 8 Novembre 2023

Sudouest.fr avec l’AFP nous montre ce mercredi 8 novembre 2023 que réunis à Lourdes, les évêques catholiques ont tiré la sonnette d’alarme mercredi sur les sujets sociétaux dont les cadres législatifs devraient prochainement évoluer, entre immigration et fin de vie. Au terme de son assemblée plénière d’automne, la Conférence des évêques de France (CEF) a également martelé son «inquiétude à l’idée que la liberté d’avorter puisse être inscrite dans la Constitution», une promesse du président Emmanuel Macron. Si les femmes doivent être «mieux protégées» des violences et leurs droits «mieux garantis», le président de la CEF Eric de Moulins-Beaufort a estimé que «l’avortement, dont la décision est rarement un choix de pleine liberté, ne peut être compris sous le seul prisme des droits des femmes». «L’inscrire dans les droits fondamentaux serait abîmer tout l’équilibre de ceux-ci», avertissent les évêques dans une déclaration distincte.

 

Être contre dans une attitude conservatrice sur l’avortement n’est pas viable comme on peut le voir lors de scrutins locaux organisés le 7 novembre aux États-Unis, les défenseurs de l’IVG ont enregistré des succès majeurs, notamment dans l’Ohio, qui amende sa Constitution. Plus d’un an après l’annulation de l’arrêt Roe vs Wade par la Cour suprême, la tendance se confirme : les électeurs se mobilisent pour la liberté de choix des femmes (https://www.courrierinternational.com/article/politique-aux-etats-unis-des-victoires-eclatantes-pour-l-avortement-et-les-democrates).

 

Au cœur d’un projet de loi examiné depuis lundi au Sénat, le sujet de l’immigration a été évoqué. Là aussi l’avertissement est clair : «Une attention particulière doit être portée à la protection et aux droits de ceux qui contribuent déjà par le travail à la bonne marche de notre pays». Il faut «résister à la tentation de réduire les questions migratoires à des enjeux sécuritaires», estime le texte. Appelant à «un sursaut d’humanité face au fait des migrations», Mgr de Moulins-Beaufort a mis en garde contre «l’illusion d’empêcher toute migration», se disant convaincu que «nous pouvons, en France, encore, recevoir […] ceux et celles qui viennent chez nous dans l’espoir d’une vie meilleure».

 

L’inquiétude des évêques de France est fondée. Le Sénat a inauguré un nouveau durcissement du projet de loi «immigration», lors du début de l’examen du texte en séance publique, lundi 6 novembre, après celui qui avait eu lieu en commission des lois en mars. Dans un hémicycle contrôlé majoritairement par la droite, les élus du palais du Luxembourg ont adopté deux premières mesures : l’instauration de «quotas», avec le principe d’un débat annuel au Parlement pour fixer des plafonds d’immigration pour certains flux; et un durcissement des conditions du regroupement familial. Les élus de la droite et du centre ont modifié le texte avec l’assentiment du ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin, qui a mis en avant la «fermeté» du projet (https://www.lemonde.fr/politique/article/2023/11/07/le-senat-poursuit-le-durcissement-du-projet-de-loi-immigration_6198589_823448.html).

 

Et le Sénat a adopté, mardi 7 novembre, la suppression de l'aide médicale d'État (AME), destinée aux sans-papiers, et son remplacement par une "aide médicale d'urgence" à l'occasion de l'examen du projet de loi immigration. Cette réforme a été introduite par un amendement de la droite sénatoriale, auquel le gouvernement ne s'est pas opposé (https://www.francetvinfo.fr/politique/projet-de-loi-immigration-le-senat-adopte-la-suppression-de-l-aide-medicale-d-etat-pour-les-sans-papiers_6170079.html).  

 

Le président de la CEF a aussi souligné l'«inquiétude non moins grande» des évêques «devant le projet de loi en préparation concernant la fin de vie», attendu pour décembre. Le sujet devait être évoqué par Emmanuel Macron lors de sa rencontre mercredi avec les francs-maçons du Grand Orient de France. «Une société humaine doit être fraternelle pour tous et pour toutes jusqu’à la fin de la vie, et promouvoir l’aide active à vivre», a-t-il ajouté, une allusion voilée à l'«aide active à mourir» qui pourrait être comprise dans le projet de loi. Le projet de loi sur la fin de vie doit être théoriquement présenté en décembre en Conseil des ministres, après avoir été reporté. L'exécutif entend articuler ce nouveau droit avec un plan de développement des soins palliatifs (https://www.francetvinfo.fr/politique/emmanuel-macron/fin-de-vie-emmanuel-macron-promet-une-loi-de-liberte-et-de-respect-sur-le-droit-de-mourir-dans-la-dignite_6171447.html).

 

Cette assemblée était consacrée à la «mission» (c’est-à-dire comment relayer le message de l’Évangile), mais la guerre entre Israël et le Hamas s’est logiquement invitée dans les discussions. Alors que les actes antisémites explosent en France et que les responsables musulmans déplorent une libération de la parole antimusulmane, les évêques ont appelé à «ne pas céder à la logique simpliste de l’affrontement entre communautés religieuses». «Nous nous élevons contre les attitudes racistes, antisémites et antimusulmanes que cette logique induit», ont-ils martelé.

 

Ils n’ont toutefois pas donné de consignes pour la marche contre l’antisémitisme de dimanche. «Je suis toujours réticent à donner des consignes politiques», a expliqué Mgr de Moulins-Beaufort, assurant toutefois que la CEF «sera représentée, au moins par le directeur du service aux relations avec le judaïsme». Appelant à «la justice pour le peuple palestinien» qui «a droit à un État libre», il a aussi demandé «une reconnaissance claire, partout, du droit à exister pour l’État d’Israël». Pour le moment, au lieu de réunir la classe politique, cette "grande marche civique", à laquelle participera la Première ministre Élisabeth Borne, se heurte au boycott de LFI et à la participation du RN jugée encombrante à gauche et dans la majorité (https://www.bfmtv.com/societe/religions/marche-contre-l-antisemitisme-l-eglise-representee-sans-donner-de-consignes-aux-fideles_AD-202311080720.html).

 

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Publié le 5 Novembre 2023

Arnaud Bevilacqua (à Lourdes), nous montre dans la-croix.com ce dimanche 5 novembre 2023 que réunis en Assemblée plénière à Lourdes jusqu’au mercredi 8 novembre, les évêques suivent avec attention les conséquences en France du conflit entre Israël et le Hamas. Dans un contexte de tensions, marqué par une hausse des actes antisémites, ils tentent localement de maintenir le dialogue avec les communautés juives et musulmanes.

 

Certains ne cachent pas leur vive inquiétude alors que les actes antisémites ont bondi. Les évêques s’élèvent d’abord avec force contre l’antisémitisme, et pour défendre cette voie de la fraternité, beaucoup d’évêques s’investissent localement dans le dialogue interreligieux. Les liens de confiance tissés au fil du temps permettent, quand une crise survient, une prise de parole commune. Ainsi, Mgr Olivier de Germay, archevêque de Lyon, a signé un appel à la paix avec les autres responsables religieux. Dans leur communiqué, prenant acte d’«opinions diverses, voire opposées», ils invitent leurs communautés «à cultiver le dialogue confiant et le respect mutuel».

 

Au Havre, après les attaques meurtrières du Hamas, un temps de recueillement a été organisé à la synagogue. Peu avant, l’évêque, Mgr Jean-Luc Brunin, a pris son téléphone pour s’assurer que les responsables musulmans de la ville seraient bien présents, ce qui fut le cas. Des petits gestes en parallèle d’un travail commun de longue haleine. Pour la prochaine rencontre interreligieuse fin novembre, il espère une démarche pour à nouveau affirmer la fraternité : une «urgence». Cette volonté de dialogue n’exclut pas pour autant la franchise. Pour se faire proche de toutes les souffrances, les évêques tentent de défendre une délicate position d’équilibre.

 

Dans son discours d’ouverture de l’Assemblée plénière, Mgr Éric de Moulins-Beaufort, président de la Conférence des évêques a ainsi condamné très fermement les «atroces attaques terroristes» du Hamas, demandé la libération des otages, dénoncé l’antisémitisme, tout en exprimant sa «communion» avec «la population de Gaza soumise à des bombardements terribles» et appelé à des «négociations pour une solution durable».

 

Dimanche 5 novembre, les évêques ont prié, lors de la messe, pour Israël et la Palestine, pour guérir de tout antisémitisme ou antijudaïsme, et de toute pensée antimusulmane. Le même jour, pour le déjeuner, ils se sont joints, par un geste symbolique, au shabbat mondial, qui a eu lieu ce week-end, en soutien aux familles des otages retenus par le Hamas. Ils ont ainsi gardé une place libre à chaque table. Une lettre de Mgr Raffic Nahra, évêque auxiliaire du Patriarcat de Jérusalem, évoquant la situation des communautés locales, a également été lue.

 

Maugan Rambour dans Le Journal du Dimanche (https://www.lejdd.fr/international/guerre-israel-hamas-le-pape-francois-reitere-son-appel-un-cessez-le-feu-et-la-liberation-des-otages-139285) nous montre aussi que le conflit au Proche-Orient ne laisse pas l’Église catholique de marbre. Alors que l’armée israélienne a intensifié, samedi, ses bombardements sur la bande de Gaza, le pape François a une nouvelle fois exhorté l’État hébreu et le Hamas à cesser le feu, rapporte Vatican News. «Que personne n’abandonne la possibilité d’arrêter les armes : que cessent les armes», a déclaré le souverain pontife, après la traditionnelle prière de l’Angélus à Rome, ce dimanche.

 

 «Arrêtez, frères et sœurs : la guerre est toujours une défaite, toujours, toujours», a insisté le pape, invitant les fidèles et pèlerins réunis place Saint-Pierre à prier pour «la grave situation en Palestine et en Israël». Alors que la bande de Gaza est sous blocus terrestre et maritime, et que le point de passage de Rafah depuis l’Égypte ouvre de manière épisodique, l’évêque de Rome a, par ailleurs, demandé à laisser «des espaces pour garantir l’aide humanitaire». En outre, le pape François a réitéré son appel à la libération immédiate des otages détenus par le mouvement islamiste palestinien du Hamas. Selon le dernier bilan des autorités israéliennes, environ 230 otages sont toujours retenus dans la bande de Gaza. Samedi, la branche militaire du Hamas a affirmé être prête à les relâcher, en échange de la libération de tous les prisonniers palestiniens incarcérés en Israël.

 

Cependant, Israël poursuit son offensive contre le Hamas dans la bande de Gaza, après avoir rejeté l’idée de «pauses humanitaires» réclamées par les États-Unis. L’armée israélienne, qui pilonne sans relâche le territoire palestinien depuis le 8 octobre, mène aussi depuis plus d’une semaine des combats au sol contre le mouvement islamiste. Enfin, des rassemblements demandant la libération des otages détenus par le Hamas depuis le 7 octobre ont eu lieu à Londres, Berlin ou Copenhague. Une manifestation propalestinienne a réuni plusieurs milliers de personnes à Marseille (https://www.lemonde.fr/international/live/2023/11/05/en-direct-guerre-israel-hamas-mahmoud-abbas-lie-un-retour-de-l-autorite-palestinienne-a-gaza-a-un-reglement-pour-tous-les-territoires-palestiniens_6197302_3210.html).

 

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Publié le 2 Novembre 2023

"Le résultat est positif." Avec ces quatre mots, le pape François a dissipé ce soir tout doute sur son opinion sur ce qui s'est passé lors de l'Assemblée synodale d'octobre comme nous le montre Hernán Reyes Alcaide, correspondant du Vatican pour periodistadigital.org ce jeudi 2 novembre 2023. "Nous parlons de tout en toute liberté. Et c'est quelque chose de beau et il a été possible de créer un document final, qui doit être étudié dans cette deuxième partie pour la prochaine session d'octobre", a-t-il ajouté plus tard dans une interview à la chaîne publique Rai a publié ce mercredi. Selon le pape, «comme celui de la famille, c'est aussi un Synode en deux étapes. Je crois que nous sommes arrivés précisément à cet exercice de synodalité que saint Paul VI avait voulu à la fin du Concile parce qu'il avait compris que l'Église d'Occident avait perdu la dimension synodale de l'Église d'Orient», a-t-il déclaré plus tard.

 

Après quatre semaines, le Synode mondial retourne dans ses Églises locales. D’autres étapes doivent être élaborées sur place d’ici la deuxième phase de réunion en octobre 2024. Faire cela à l’unisson sur tous les continents sera impossible. Dans l’Asie du Sud-est : dans les sociétés où la tradition est très importante, s’éloigner du célibat sacerdotal serait plus susceptible de susciter le mépris. De même, aborder différemment les relations homosexuelles se heurterait à des difficultés – notamment dans les pays islamiques ou hindous. En Indonésie, pays qui compte le plus de musulmans au monde, l'homosexualité n'est pas bien tolérée. À cela s’ajoute la situation minoritaire des chrétiens. Pour l’Asie, le Vatican rapporte une part catholique de 3,3 pour cent, sauf aux Philippines, au Timor oriental et en Corée du Sud, ils forment de petits troupeaux et réfléchissent soigneusement à leur volonté de se présenter comme révolutionnaires (https://www.katholisch.de/artikel/48258-ergebnisse-der-weltsynode-treffen-auf-verschiedene-bedingungen).  

 

Lorsqu’il s’agit d’élargir les possibilités offertes aux laïcs dans la pastorale, l’Amérique latine est loin en tête. De même, de nombreuses religieuses en Afrique portent déjà de nombreuses responsabilités. À propos, le document final du synode ne traite explicitement de l'Afrique que sur un seul point : la proposition d'examiner une approche plus flexible de la polygamie. Et il y a une référence indirecte : l’abréviation LGTBQ+ pour différentes identités de genre n’est pas dans le texte. Autrement, il aurait été probable que les participants africains auraient voté contre, selon le secrétariat du synode. Néanmoins, ce que cela signifie est dans le texte. Les représentants du Moyen-Orient ont formulé une autre demande particulière dans le texte : ils souhaitent installer leur propre conseil des chefs des Églises catholiques orientales avec le pape (https://www.katholisch.de/artikel/48258-ergebnisse-der-weltsynode-treffen-auf-verschiedene-bedingungen).

 

Les tensions auxquelles est confrontée l'Église mondiale deviennent évidentes, notamment lorsqu'on regarde les États-Unis : «Aucune Église n'est aussi divisée», déclare un membre du synode. Cela incluait des différences entre les Églises locales anglophones et hispaniques. Et il existe des camps inconciliables lorsqu’il s’agit de questions telles que la compréhension du pouvoir, l’éthique sexuelle ou le souci des migrants. Lors des délibérations à Rome, les participants américains se sont distingués par leur faction conservatrice relativement forte.

 

La même chose s’applique à l’Europe. Il existe des différences dans la perception de l’ampleur des réformes nécessaires entre la Voie synodale allemande, les diocèses traditionnels d’Europe de l’Est ou des régions comme la Scandinavie. Le document synodal déclare qu’un équilibre doit être trouvé «entre la préservation du lien de l’unité de l’Église et le danger de l’homogénéisation». Les Églises locales ont presque un an pour réfléchir davantage à cette question (https://www.katholisch.de/artikel/48258-ergebnisse-der-weltsynode-treffen-auf-verschiedene-bedingungen).

 

Interrogé sur l'un des sujets les plus attendus dans certains milieux, le pape a également déclaré qu'il ne croyait pas que l'abolition du célibat pour le sacerdoce puisse aider à inverser la crise des vocations qui existe dans l'Église. "C'est une loi positive, ce n'est pas une loi naturelle : les prêtres dans les Églises catholiques orientales peuvent se marier et par contre dans les Églises occidentales il y a une discipline qui date du XIIe siècle, je crois, qui a commencé avec le célibat." Mais elle "C'est une loi qui peut être supprimée, il n'y a pas de problème. Je ne pense pas que cela aide. Parce que le problème est autre chose. Cela n'aide pas", a-t-il déclaré.

 

Le pape est également satisfait de son état de santé actuel. Il le fait de mieux, a-t-il dit. Après deux chirurgies intestinales, plus récemment en juin, il se sent à nouveau en forme. Il est particulièrement heureux de pouvoir tout manger à nouveau, a déclaré le pape Francçois. Son genou s'améliore aussi, a-t-il dit. Pendant ce temps, il peut bien aller à nouveau. Depuis le début de 2022, le souffre des conséquences d'une fissure ligamentaire dans ses genoux. Il fait la plupart de ses apparitions publiques en fauteuil roulant (https://www.katholisch.de/artikel/48278-papst-franziskus-das-war-der-schwierigste-moment-meiner-amtszeit).

 

Le pape François a également demandé «deux États clairement marqués» en Israël et en Palestine et un «statut spécial» pour Jérusalem, tout en estimant que «toute guerre est une défaite» et a révélé qu'il appelle "chaque jour" les religieux coincés à Gaza par les attaques de l'armée israélienne. "Chaque guerre est une défaite. Rien ne se résout par la guerre. Rien. Tout se gagne par la paix, par le dialogue. Ils sont entrés dans les kibboutz et ont pris des otages. Ils ont tué des gens. Et puis la réaction. Les Israéliens vont prendre ces otages pour les sauver. "Dans la guerre, une gifle en provoque une autre", a déploré aujourd'hui le pape en analysant le conflit au Moyen-Orient déclenché par les attaques du Hamas le 7 octobre.

 

"Avec cette sage solution : deux peuples, deux États. Les Accords d'Oslo : deux Etats très marqués et Jérusalem avec un statut spécial", a-t-il souligné dans une interview réalisée par le programme d'information TG1 de la chaîne Rai. Interrogé sur ses communications avec les religieux restés à Gaza après le début des attaques israéliennes, le pape a répondu qu'il les appelait «tous les jours». "Je les appelle tous les jours et il y a aussi une religieuse argentine là-bas et le curé était à Bethléem quand tout cela s'est produit et il n'a pas pu revenir parce qu'il était allé à Bethléem pour acheter des médicaments. Maintenant, il est à Jérusalem mais il ne peut pas entrer", a "563 personnes vivent dans cette petite paroisse. Je l'ai appelé avant de venir et chaque jour j'essaie de les accompagner. Pour le moment, Dieu merci, les forces israéliennes respectent cette paroisse", a-t-il ajouté plus tard. Face à une éventuelle escalade, le pape a affirmé que "ce serait la fin de beaucoup de choses et de nombreuses vies""Je pense que la sagesse humaine met fin à ces choses", espérait-il.

 

Alors que la guerre déclenchée par l'attaque du Hamas en Israël est entrée jeudi dans son 27e jour, le camp de réfugiés de Jabaliya, au nord de la bande de Gaza, a été bombardé une seconde fois mercredi. Des dizaines de blessés palestiniens et des centaines d'étrangers ont été autorisés à évacuer depuis Gaza vers l'Égypte (https://www.rfi.fr/fr/moyen-orient/20231102-en-direct-gaza-les-bombardements-de-jabaliya-pourraient-%C3%AAtre-des-crimes-de-guerre-estime-l-onu).  

 

Pour le pape François, la guerre en Syrie a été jusqu’à présent le moment le plus difficile de son mandat. Quelques mois après le début de son pontificat en 2013, le pape a dirigé une veillée de prière réunissant environ 100 000 personnes. Ensemble, ils ont prié pour la paix en Syrie et dans d’autres régions de conflit à travers le monde. Lorsque la guerre a éclaté, il ne savait pas quoi faire. «C'était très difficile», a déclaré le responsable de l'Église. "Je n'étais pas habitué à ce genre de choses et j'avais aussi peur de commettre une erreur et de causer des dégâts. C'était difficile", a déclaré le pape François en regardant en arrière. «Mais le Seigneur m’a toujours aidé à trouver une solution – ou du moins à être patient et à attendre une solution» (https://www.katholisch.de/artikel/48278-papst-franziskus-das-war-der-schwierigste-moment-meiner-amtszeit).

 

Dans un autre passage de l'interview, il a déclaré aujourd'hui que l'ancien footballeur brésilien Pelé "est le grand gentleman" comparé à ses collègues stars Lionel Messi et Diego Maradona. "Je vais en dire un troisième : Pelé", a déclaré le pontife, lorsqu'on lui a demandé s'il préférait Messi ou Maradona. "Ce sont les trois que j'ai suivi. Maradona en tant que grand joueur, mais en tant qu'homme, il a échoué. Le pauvre, il a glissé avec l'environnement de ceux qui l'ont loué et ne l'ont pas aidé", a analysé le pontife à propos du footballeur décédé en 2020 à l'âge de 60 ans. "Il est venu me rendre visite ici la première année du pontificat, puis le pauvre est mort. C'est curieux : beaucoup de joueurs finissent mal. Même en boxe", a rappelé le pontife à propos de sa première rencontre avec "le Golden Boy". En analysant l'actuel capitaine de l'équipe masculine de football, il a affirmé que "Messi a tout à fait raison. C'est un gentleman". "Mais pour moi, de ces trois, le grand monsieur est Pelé", a-t-il souligné plus tard, faisant référence à la star brésilienne d'équipes comme Santos et Cosmos. Pelé, selon le pape, était "un homme de cœur. J'ai parlé avec Pelé, je l'ai rencontré une fois dans un avion quand j'étais à Buenos Aires, nous avons parlé. Un homme d'une telle humanité". "Ils sont tous les trois géniaux. Chacun avec sa spécialité. Messi est bon en ce moment. Et Pelé était bon", a-t-il conclu.

 

Dans l'interview, le pape a également déclaré que, comme l'avait prévu la République Dominicaine, il se rendrait à Dubaï du 1er au 3 décembre pour participer au sommet sur le climat COP28, qui se tient aux Émirats arabes unis. Objectif de ce nouveau sommet qui «peut marquer un tournant», juge-t-il : faire aboutir un accord international visant à baisser les émissions des gaz à effet de serre responsable de la hausse des températures et aider les pays vulnérables à faire face au changement climatique (https://www.ouest-france.fr/societe/religions/pape-francois/le-pape-francois-se-rendra-a-dubai-pour-prendre-la-parole-a-la-cop-28-9a7ad8f2-7960-11ee-8fc9-410e7fd09adf).

 

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