Publié le 1 Novembre 2023
vaticannews.va nous montre que lors d’une conférence de presse mardi 31 octobre, pour discuter du rapport de la commission d’enquête indépendante sur les abus sexuels, coordonné par les défenseurs des droits sur ces abus dans l'Église, les évêques d’Espagne ont réaffirmé leur engagement à éradiquer ce fléau. Mais, les évêques ont préféré minimiser la pédophilie dans l’Église, car les évêques ont convenu, du moins ont proposé lors d'une conférence de presse, d'une «réparation globale» pour les victimes, pour toutes les victimes, et pas seulement pour celles de l'Église. "Si une organisation est créée à cet effet, qu'elle ait la participation de tous. L'Église est prête à y contribuer, mais la communauté éducative, les fédérations sportives devraient également y contribuer...", pour qu'"il ne fasse aucun doute qu'elle soit un problème social qui se pose également dans l’Église, et ce n’est pas une question de gros titres ou de chiffres. Autrement dit, ils ne participeraient pas à un fonds qui inclurait uniquement les victimes de l'Église, afin de ne pas discriminer le reste des victimes", mais en tout cas, nous "assumerions notre responsabilité" (https://www.religiondigital.org/espana/Omella-Magan-plenaria-abusos-defensor-pueblo-cremades-espana_0_2610938884.html).
Cependant, la CEE faignant sa «surprise» face à «l'extrapolation que certains médias ont faite des données obtenues dans l'enquête jointe au rapport» à partir de certaines données obtenues dans une étude jointe au rapport. «Elles ne correspondent pas à la vérité», peut-on lire dans un communiqué publié par la conférence épiscopale espagnole, «et ne représentent pas non plus le groupe de prêtres et de religieux qui travaillent loyalement et avec dévouement au service du Royaume». Plusieurs journalistes présents à la conférence de presse ont insisté sur le nombre de victimes, mais le président de l'épiscopat a expliqué qu'il ne voulait pas aborder la question des chiffres. Les évêques voulant perdre du temps à cause du scandale suite à l'enquête du Médiateur du peuple qui estime le nombre de victimes à 440 000 ont demandé au à ce dernier le rapport complet, avec les données techniques de l'enquête, pour l'analyser (https://www.religiondigital.org/espana/iglesia-obispos-espana-abusos-cremades-gabilondo-pederastia-division_0_2610638936.html).
Parallèlement, le secrétaire de la Conférence épiscopale espagnole, Mgr Francisco César García Magán, a trouvé injuste d’étendre l'ombre de la suspicion à tous les prêtres. «La grande majorité de nos prêtres et religieux, a-t-il ajouté, travaillent avec fidélité et désintéressement, au service du peuple de Dieu, tant dans les paroisses que dans les communautés, et dans les zones de cette Espagne vide et rurale, en offrant un service spirituel et un accompagnement, car nous parlons de solitude et d'une population âgée. Nous avons là de nombreux prêtres qui font des heures héroïques», a-t-il affirmé pour conclure. Encore une fois, chez les évêques espagnols c’est les clercs qui sont mis en avant, pas les des victimes des abus. Il n’y aurait pas de suspicion si la conférence des évêques faisait le travail pour répondre aux attentes des victimes de la pédophilie cléricale.
Ce peu d’empressement des évêques espagnols peut expliquer pourquoi le Saint-Siège, à travers le Dicastère du Clergé, suite au rapport fait par deux évêques uruguayens après leur visite canonique au cours des derniers mois de janvier et février, veut aborder la question des séminaires espagnols avec tous les évêques. Ce sera le 28 novembre, juste après l'Assemblée plénière où la question des abus sexuels et la décision finale sur l'audit de Cremades continueront à dominer l'actualité ecclésiastique. Avec une rencontre avec le pape - annoncée par Omella - incluse. Les évêques espagnols ont essayé de minimiser cette convocation qui veut aussi régler les problèmes en Espagne notamment dans les séminaires du Chemin Néocatéchuménal, le refus des certains évêques de transférer leurs séminaristes dans des centres dont ils ne sont pas d'accord sur les préjugés en matière de formation, et l’exigence de formation continue dans les séminaires, et qui pourrait aussi être une mise au pas vu que la question des abus avance lentement (https://www.religiondigital.org/espana/noviembre-horribilis-espanoles-Vaticano-seminarios-obispos-visita-canonica-papa_0_2610938891.html).
Merci !
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