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Publié le 29 Juillet 2023

religiondigital.org nous montre ce samedi 29 juillet 2023 que le maire de Lisbonne, Carlos Moedas, est entré de plein pied dans la polémique sur la célébration des Journées mondiales de la jeunesse dans la capitale portugaise et, en réponse à la "marche de la honte" de l'artiste critique Bordalo II, a placé un paillasson sur l'autel central des JMJ avec la légende "Welcome". Au rythme de la chanson populaire "One Love" de Bob Marley, le maire s'est lentement avancé vers l'autel installé dans le Tejo Park et a placé un tapis avec le message "Welcome" écrit en plusieurs langues, tel qu'il apparaît dans la vidéo publiée sur son compte Instagram. "Maintenant oui, le tapis est posé. Tout le monde est le bienvenu ici", a-t-il ajouté.

 

Moedas entendait répondre à l'artiste portugais Bordalo II, qui a étalé cette semaine un tapis de billets géants de 500 euros sur les marches qui donnent accès à la scène de l'autel, par un message des réseaux dans lequel il a baptisé l'installation comme la "marche de la honte" et une plainte sur les dépenses publiques investies dans les JMJ, qu'il qualifie de "tournée de la multinationale italienne". "Habemus pasta" a conclu Bordalo II dans son compte de réseau social où vous pouvez voir comment l'artiste monte en pleine lumière sans que personne ne l'arrête. L'action a provoqué une vive polémique au Portugal sur les défaillances du système de sécurité dans l'un des scénarios que le pape visitera, le parc du Tejo, à la périphérie de Lisbonne, la semaine prochaine. Entre 16 000 et 20 000 soldats, selon le gouvernement portugais, assureront la sécurité lors de la Journée mondiale de la jeunesse qui, selon les organisateurs, attirera plus d'un million de personnes.

 

L'artiste a déclaré à RTP qu'il ne manquait pas de respect au Vatican ou aux croyants, il voulait juste attirer l'attention sur l'investissement de plusieurs millions dans l'événement (https://www.rtp.pt/noticias/pais/bordalo-ii-estendeu-passadeira-de-notas-para-denunciar-gastos-na-jmj_v1503263). Le gouvernement et la municipalité de Lisbonne affirment qu'il n'y a pas d'atteinte à la sécurité au Palco Tejo, après l'entrée de l'artiste Bordalo II pour manifester. La sécurité intérieure transfère la responsabilité à l'entrepreneur en construction. L'artiste dit qu'il est entré dans la salle très facilement, sans se faire arrêter, et qu'il reversera l'argent de l'œuvre aux victimes d'abus sexuels (https://www.rtp.pt/noticias/pais/intervencao-de-bordalo-ii-governo-e-camara-rejeitam-haver-falha-na-seguranca_v1503337).

 

L'initiative de Bordalo II est la plus frappante mais pas la seule en protestation contre la visite du pape au Portugal. Des graffitis et des messages de dénonciation parsèment certains quartiers de Lisbonne, avec des allusions à la maltraitance des mineurs au sein de l'Église catholique et aux dépenses de la Journée. "Les 4800 abus sexuels ne sont pas faciles à effacer", lit-on sur l'un des graffitis, faisant allusion aux près de 5000 victimes de l’Église mises au jour par l'enquête d'une commission indépendante, rendue publique en février dernier. La protestation contre les JMJ culminera avec un rassemblement prévu le 4 au centre de Lisbonne appelé par le groupe "Sans papes dans la langue".

 

D'autre part, des milliers de volontaires et de pèlerins sont arrivés au Portugal ces dernières heures pour participer aux activités des JMJ qui se dérouleront du 1er au 6 août à Lisbonne, sa zone métropolitaine, et à Fátima, où ils se rendront samedi. , le 5 août, le pape prie devant la Vierge et implore la paix dans le monde. Le 24 juillet, l'édile de Lisbonne a participé à la cérémonie d'accueil des symboles des JMJ, qui ces dernières semaines ont effectué des pèlerinages au Portugal. "La fin de ce pèlerinage de symboles marque le début de ce qui sera le plus grand événement organisé au Portugal. Nous sommes prêts à recevoir les JMJ."

 

Enfin, le premier signataire de la lettre qui a incité la commission à étudier les abus dans l'Église, Nuno Caiado, a déclaré aujourd'hui qu'il s'attend à ce que le pape fasse "une déclaration significative" sur le sujet lors de sa visite au Portugal. Dans une déclaration écrite à l'agence Lusa, Nuno Caiado a admis qu'"il y a une grande attente chez beaucoup de gens quant à la rencontre des victimes avec François et qu'il fait une déclaration significative". Concernant la possibilité d'une prise de position publique par le groupe de signataires à la lettre lors du séjour du pape au Portugal pour les Journées mondiales de la jeunesse (JMJ), entre le 2 et le 6 août, Nuno Caiado a dit ne pas savoir. Bien que non inscrite au programme officiel du pape, une rencontre avec des jeunes a déjà été admise comme possible par la hiérarchie de l'Église. Cette semaine, Matteo Bruni, directeur du bureau de presse du Saint-Siège, a déclaré aux journalistes que toute rencontre entre le pontife et les victimes sera toujours médiatisée "après" qu'elle ait eu lieu, "si elle existe" (https://www.rtp.pt/noticias/pais/nuno-caiado-na-expetativa-de-declaracao-significativa-do-papa-sobre-abusos-sexuais-na-igreja_n1503444).

 

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Publié le 23 Juillet 2023

katholisch.de nous montre ce dimanche 23 juillet 2023 qu’au vu des conditions climatiques extrêmes actuelles, le pape François a appelé à prendre des mesures concrètes dans le domaine de la protection du climat. «En Italie et dans de nombreux autres pays, les gens ont connu des événements météorologiques extrêmes : des vagues de chaleur inhabituelles et des incendies dévastateurs d'une part, et des tempêtes et des inondations d'autre part», a-t-il déclaré après la prière de midi de dimanche.

 

Dans ce contexte, le chef de l'Église catholique a renouvelé son appel à plus de protection du climat : Il a demandé aux chefs d'État et de gouvernement de faire des choses plus concrètes pour limiter les émissions polluantes. C'est un défi urgent qui concerne tout le monde et qui ne peut être reporté. «Protégeons notre maison commune !», a déclaré le pape. À titre d'exemple, il a mentionné la récente inondation catastrophique en Corée du Sud qui a fait des dizaines de morts.

 

Comme chaque dimanche, le pape François a appelé à prier ensemble pour la paix, en particulier pour "la chère Ukraine, qui continue de souffrir de mort et de destruction - comme cela s'est malheureusement produit cette nuit-là à Odessa". Après la destruction partielle de la cathédrale de la Transfiguration d’Odessa, l’Unesco a dénoncé les «frappes brutales menées par les forces russes».  La ville ukrainienne a été la cible de 19 tirs de missile dans la nuit. Au moins deux personnes ont été tuées et 22 autres blessés, et des dizaines de monuments historiques ont été endommagés, dont la cathédrale de la Transfiguration, classée par l’Unesco (https://www.lemonde.fr/international/live/2023/07/23/guerre-en-ukraine-en-direct-les-russes-ont-deliberement-dirige-leurs-missiles-sur-le-centre-historique-d-odessa-denonce-le-gouverneur-local_6183046_3210.html).

 

katholisch.de (https://www.katholisch.de/artikel/46183-papst-franziskus-senioren-sind-kein-abfall-appell-an-politik) nous montre que le pape François a aussi appelé les générations plus jeunes et plus âgées à être plus unies. À l'occasion de la Journée mondiale catholique des grands-parents et des personnes âgées dimanche, il a appelé à une nouvelle alliance entre jeunes et vieux, «afin que la sève de ceux qui ont une longue expérience de vie nourrisse les instincts d'espérance de ceux qui sont encore en train de grandir». L'homme de 86 ans a expliqué lors de la foire de la basilique Saint-Pierre qu'une société fraternelle pouvait être créée par l'échange mutuel.

 

Pour 2023, il s'est concentré sur l'échange entre les générations sous la devise "Sa miséricorde de génération en génération". Le pape François a mis en garde contre l'exclusion des personnes âgées dans la société et les familles : "Assurons-nous que nos villes densément peuplées ne deviennent pas des 'conurbations de solitude'". Les responsables politiques doivent également veiller à ce que les seniors ne soient pas qualifiés de "déchets improductifs".

 

"N'oublions pas les grands-parents et les personnes âgées : grâce à leurs soins affectueux, nous avons été élevés à plusieurs reprises, nous sommes repartis, nous nous sommes sentis aimés et avons été guéris intérieurement", a déclaré le pape devant environ 6 000 personnes dans la basilique Saint-Pierre. Il a interpellé les nombreux grands-parents et petits-enfants participants : «Grandissons ensemble, avançons ensemble : le Seigneur bénira notre chemin.»

 

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Publié le 5 Juillet 2023

katholisch.de nous montre ce mercredi 5 juillet 2023 que le futur préfet du Département de la Foi, Mgr Víctor Manuel Fernández, a exprimé son ambivalence quant au chemin synodal de l'Église en Allemagne. "Cette chose historique nous laissera quelque chose de bon, même s'il faudra peut-être aplanir les choses, les préciser, les laisser mûrir", a déclaré Fernández au portail Internet espagnol Infovaticana mercredi. En ce qui concerne le processus de réforme, il doit être mis à jour et demander conseil, a poursuivi l'archevêque. Le chemin synodal est une "agitation" allemande et "les Allemands attirent toujours l'attention". D'autre part, pendant son temps à la tête de l'archidiocèse de La Plata, il ne s'est pas préoccupé de la question de l'ordination des femmes ou de sujets similaires et s'est consacré à la prédication de l'Évangile ainsi qu'aux sujets spirituels et pastoraux. Il a passé peu de temps sur les questions internes de l'Église.

 

En principe, Fernández considère que les bénédictions pour les couples homosexuels sont possibles. Si cette bénédiction est administrée d'une manière qui ne porte pas à confusion avec le sacrement de mariage, elle peut être analysée et affirmée, a déclaré le futur préfet de la foi. La question des bénédictions à un certain point passe d'une discussion théologique à une question de sagesse. "Il faut prendre le plus grand soin d'éviter les rites et les bénédictions qui contribuent à la confusion." Un mariage n'est possible qu'entre un homme et une femme, car de cette manière une nouvelle vie humaine peut naître, a précisé Fernández.

 

Le docteur en théologie a rejeté l'idée que l'enseignement de l'Église pouvait changer. «Quelque chose d'autre est notre compréhension de cet enseignement et il a en effet changé et continuera de changer.» Fernández a annoncé qu'il voulait diriger le Dicastère pour la Doctrine de la Foi conformément à la synodalité promue par le pape François. "Avant de prendre des décisions, je vais d'abord devoir écouter." Il tiendra également compte de certains points de la lettre du pape, qui a été publiée samedi avec la nomination. Dans la lettre, le chef de l'Église avait souligné, au regard du passé de l'autorité, que "la croissance harmonieuse protège plus efficacement l'enseignement chrétien que tout mécanisme de contrôle".

 

Encore une fois, l'archevêque a également expliqué pourquoi le traitement des cas d'abus l'avait initialement empêché d'accepter l'offre du pape François de devenir préfet de la foi. "Je ne suis pas canoniste et quand je suis arrivé à La Plata, je n'avais aucune idée de la façon de gérer ces cas." Il a entre-temps appris des avocats canonistes, mais trouve la tâche très difficile, car il faut croire ceux qui sont touchés par les abus et le clergé accusé ne peut pas simplement être condamné sans procès. L'idée de devoir s'en occuper à Rome lui apparaissait comme un «supplice».

 

Et le nouveau préfet du dicastère de la Doctrine de la Foi va avoir du travail comme le montre katholisch.de (https://www.katholisch.de/artikel/45883-ex-mitglieder-reichen-klage-gegen-opus-dei-beim-vatikan-ein). En Espagne, d'anciens membres de l'Opus Dei ont dénoncé l'association au Vatican pour fraude institutionnelle dans la promulgation de règlements. Ils accusent la prélature personnelle de saper la compétence législative canonique du pape en utilisant son propre ensemble de règles internes, a rapporté lundi le site d'information espagnol "Religión Digital", citant la plainte déposée auprès de la nonciature apostolique à Madrid. Les ex-membres de différents pays, dont l'un a appartenu à l'Opus Dei pendant 42 ans, se sont donc tournés vers le clergé et le dicastère confessionnel avec leurs préoccupations.

 

Les auteurs de l'annonce ont qualifié leurs critiques d'"irréfutables", a-t-il ajouté. Quarante-six documents internes de l'Opus Dei joints à la plainte écrite montreraient que l'association était déloyale envers le pape, l'Église et les propres membres de la prélature. Au sein de l'œuvre, il existe de nombreuses normes internes qui doivent être respectées, mais les statuts émis par le pape ne sont pas déterminants de la vie au sein de l'Opus Dei. "Le pire, c'est que cet arrière-plan de règles est le point de départ d'abus de pouvoir, d'abus de conscience et d'abus spirituels et sexuels", a déclaré l'un des signataires de l'annonce, Antonio Moya, selon Religion Digital. Dans leur publicité, les anciens membres ont délibérément évité de désigner l'œuvre comme une secte car, à leur avis, le Vatican devrait prendre une telle décision. Mais Moya poursuit : "L'opus est basé sur une relation asymétrique qui montre les caractéristiques d'un culte destructeur." Selon lui, un problème connexe est l'idéalisation de la figure du fondateur de l'Opus Dei, Josémaria Escrivá. Une «aura messianique» l'entoure au sein de l'association, ce qui le fait apparaître plus important que le pape et à égalité avec Moïse ou saint Paul.

 

Enfin le chemin synodal continue comme le montre katholisch.de (https://www.katholisch.de/artikel/45872-sechs-arbeitsgruppen-sollen-am-synodalen-weg-weiterarbeiten). Selon la volonté de la Conférence conjointe de la Conférence épiscopale allemande (DBK) et du Comité central des catholiques allemands (ZdK), six groupes de travail devraient élaborer des propositions d'affectations de travail du chemin synodal. Selon un communiqué de presse publié mardi par DBK et ZdK, la Conférence conjointe soutient une proposition correspondante du Présidium du Chemin synodal. Les résultats sont à développer «dans un délai raisonnable, compte tenu des structures existantes». Il ne faut donc pas créer de nouvelles structures. Sur demande, la porte-parole du ZdK, Britta Baas, a déclaré à Catholic.de que le processus de recherche des membres des groupes de travail serait conçu par les secrétaires généraux du ZdK et du DBK. L'organisme qui nommera officiellement les groupes de travail sera vu en temps voulu.

 

Les groupes de travail traitent des sujets qui ont été assignés conjointement au DBK et au ZdK dans les résolutions du chemin synodal. Cela implique l'élaboration d'un modèle de règlement pour la participation des ecclésiastiques à la nomination des évêques, le travail sur des règlements humainement convaincants et juridiquement sûrs pour l'utilisation des prêtres dispensés dans le travail pastoral, la création d'un outil de travail pour la bénédiction des les couples qui s'aiment, approfondissent les thèmes de la gestion de la diversité des genres et du ministère sacramentel des personnes de tous les genres. Un autre groupe de travail doit soumettre une proposition de statuts du Comité synodal, qui devrait aboutir à une décision lors de la première réunion de l'organe prévue en novembre.

 

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Publié le 29 Juin 2023

Raphaël Boschet, pour la-croix.com nous montre ce jeudi 29 juin 2023 qu’après la mort du jeune Nahel, des émeutes ont éclaté, dans la nuit du mercredi 28 au jeudi 29 juin, dans de nombreuses communes de France. L’évêque de Nanterre, ville du drame, Mgr Matthieu Rougé, appelle à tout mettre en œuvre pour éviter l’escalade de la violence et les chrétiens à être des artisans de paix.

 

«Responsables religieux de la ville de Nanterre et engagés depuis longtemps pour la fraternité, nous voulons en appeler ensemble, en ces heures si éprouvantes pour notre ville et notre pays, au dialogue et à la paix», appelle-t-il. «Nous entendons les souffrances et les colères qui s’expriment et adressons nos sincères condoléances à la mère et à la famille de Nahel mais nous affirmons aussi d’une seule voix que la violence n’est jamais un bon chemin. Nous appelons tous les croyants à être des serviteurs de la paix et nous sommes tous ensemble disponibles pour y contribuer.» Mgr Rougé a par ailleurs célébré une messe pour la paix en l’église Sainte-Marie des Fontenelles de Nanterre ce jeudi matin (https://fr.aleteia.org/2023/06/29/mort-de-nahel-a-nanterre-lappel-au-dialogue-et-a-la-paix-de-mgr-rouge/).

 

Cependant l’évêque est-il le plus fiable pour faire cette demande, car celui qui se rêve en archevêque de Paris interviendra lors de l’événement organisé par le mouvement catholique identitaire Ichtus. Signe d’un flottement de plus en plus marqué dans le positionnement face à l’extrême droite de l’épiscopat, qui s’était pourtant mobilisé contre le Front national jusqu’à la fin des années 2000. Sa présence a été confirmée à Libération par Guillaume de Prémare, délégué général du mouvement, qui précise : «Mgr Rougé donnera une conférence sur le thème de culture et évangélisation» (https://www.liberation.fr/societe/religions/quand-leveque-de-nanterre-matthieu-rouge-participe-a-une-universite-dete-dextreme-droite-20230629_AX656YF2KNHULHNVA44IJN7FCA/).

 

Plus de 6000 personnes ont pris part à la marche blanche organisée en hommage à l’adolescent tué mardi par un policier. Des violences ont éclaté en fin de cortège et se poursuivent. Aucun bus ni tramway ne circulera à partir de 21 heures en Ile-de-France (https://www.lemonde.fr/societe/live/2023/06/29/mort-de-nahel-m-a-nanterre-en-direct-le-policier-mis-en-examen-pour-homicide-volontaire-et-place-en-detention-provisoire_6179556_3224.html). Au total, 150 personnes ont été interpellées dans la nuit de mercredi à jeudi après une deuxième nuit de tensions. Des écoles, des mairies et des commissariats ont été pris pour cible. 150 policiers ont été légèrement blessés et un plus sérieusement. Emmanuel Macron a présidé une réunion de la cellule interministérielle de crise jeudi matin (https://www.liberation.fr/societe/en-direct-tensions-en-banlieue-cellule-de-crise-autour-de-macron-marche-blanche-a-nanterre-suivez-toutes-les-informations-de-ce-29-juin-liees-a-la-mort-de-nahel-20230629_WE2HNKHKRVAKHPOHYFST5WC5MI/).

 

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Publié le 27 Juin 2023

Alan Le Bloa sur Ouest-France.fr nous montre dans son article du mardi 27 mai 2023 qu’un rapport de 800 pages, publié lundi 26 juin 2023 sur les agressions sexuelles commises au sein de la communauté religieuse des frères de Saint-Jean, demandé en 2019 par la congrégation, documente un «système d’emprise généralisée» au sein de la communauté religieuse. À la suite de la publication de ce rapport, la Conférence des évêques de France (CEF) a assuré, ce mardi 27 juin 2023, porter «dans ses prières les personnes victimes d’agressions sexuelles et d’abus commis au sein de la communauté Saint-Jean». L’épiscopat français encourage par ailleurs «les Frères de Saint-Jean, engagés dans un important et nécessaire travail de vérité».

 

Ce travail a été commandé par la «famille» Saint-Jean en 2019 à la suite de révélations de violences sexuelles commises par son fondateur et dont certaines ont été jugées. Il a été confié à un groupe «pluridisciplinaire» composé de théologiens, d’historiens et de psychologues. Il a mené à des chiffres accablants. La famille Saint-Jean, à la pointe du renouveau de l'Église dans les années 70, a été "contaminée dès son origine par une sorte de virus malfaisant dont l'effet le plus grave est la propagation d'abus sexuels accompagnés de justifications" indique le rapport cité par Ouest-France (https://www.midilibre.fr/2023/06/27/agressions-sexuelles-et-emprise-generalisee-au-sein-de-la-communaute-saint-jean-72-freres-ont-fait-167-victimes-11304578.php). Depuis 1975, des agressions sexuelles commises par 72 frères ont fait 167 victimes, confirme le document, souligne le rapport sur la base de témoignages de victimes, d’abuseurs ou de documents archivés. Trente religieuses, 69 femmes laïques, 29 mineures et 15 garçons mineurs ont été identifiés comme victimes. Parmi les abuseurs figurent 52 prêtres, sur les 390 que comptait la congrégation. Huit étaient des formateurs. La majorité des faits a été commise «dans le cadre d’un accompagnement spirituel de femmes majeures». Les «abus» constatés vont «des paroles de sollicitation à des viols».

 

Ce document pointe la responsabilité directe du fondateur, le dominicain Marie-Dominique Philippe, décédé en 2006, qui «a eu un rôle direct et indirect par la formation intellectuelle qu’il donnait, parce qu’elle a favorisé chez un certain nombre de frères et sœurs des relations équivoques, des abus spirituels et sexuels». "Ce ne sont pas des phénomènes périphériques, mais ils sont liés à un système dont l'emprise du père MD Philippe est le centre. Cette emprise a tourné chez certaines personnes à une abdication de la conscience, voire à une forme d'idolâtrie" cite Le Monde (https://www.midilibre.fr/2023/06/27/agressions-sexuelles-et-emprise-generalisee-au-sein-de-la-communaute-saint-jean-72-freres-ont-fait-167-victimes-11304578.php). Coupable d’agressions sexuelles sur des jeunes femmes et religieuses, il avait été lui-même sanctionné par Rome dans les années 1950.

 

Tout comme son frère Thomas Philippe, fondateur du centre spirituel de l’Eau vive à Soisy-sur-Seine (Essonne), il avait enseigné une théologie dévoyée de «l’amour d’amitié» allant «toujours dans le sens d’une justification des abus» et incitant, souligne les auteurs du rapport, à des relations amoureuses, parfois sexuelles, entre frères et sœurs. L’accompagnement spirituel ou la confession constituait «un faisceau d’emprise» généralisé. «Les actes sensuels étaient vus comme des moyens d’incarner l’amitié, et comme des lieux de croissance dans la chasteté, alors même qu’ils étaient pratiqués par des personnes consacrées», ont constaté les rédacteurs. Le Monde rappelle également qu'avant la création de la congrégation, Thomas Philippe, le frère, avait lui aussi développé une théorie "mystico-sexuelle" ayant conduit à de nombreuses agressions : la Vierge Marie aurait eu des relations charnelles avec Jésus (https://www.midilibre.fr/2023/06/27/agressions-sexuelles-et-emprise-generalisee-au-sein-de-la-communaute-saint-jean-72-freres-ont-fait-167-victimes-11304578.php).

 

En 2022, le chapitre général de la communauté a pris la décision «de ne plus se référer à la règle de vie écrite» par son fondateur. Elle a également mis en place une nouvelle gouvernance et refondé la formation initiale et permanente des frères. Des mesures pour faire en sorte que «l’histoire des frères de Saint-Jean ne se réduise pas à l’histoire sombre des abus sexuels». Cela s’explique par le fait que la famille Saint-Jean compte trois instituts religieux : les Frères de Saint-Jean (422 membres aujourd'hui, fondé en 1975), les Sœurs contemplatives de Saint-Jean (53 membres, fondé en 1982) et les Sœurs apostoliques de Saint-Jean (175 membres, fondé en 1984) (https://www.lepoint.fr/justice/violences-sexuelles-a-saint-jean-un-rapport-accable-son-fondateur-27-06-2023-2526289_2386.php).

 

«Écœurés, atterrés, accablés. Tels sont les mots qui montent à la lecture du rapport», réagit dans un communiqué sœur Véronique Margron, présidente de la Conférence des religieux et religieuses de France (Corref). «Faire croire à autre chose que ce qui est communément admis comme juste, vrai, structurant pour la vie. Cette vaste entreprise s’est réalisée avec des stratégies, conscientes ou non, mais très efficaces, menant au détournement complet des limites, des interdits, bref de la différence entre bien et mal», ajoute-t-elle. Tout en appelant à un «authentique processus de reconnaissance et de réparation pour toutes les victimes» et en invitant ces dernières à se tourner vers la Commission Reconnaissance et réparation. Missionnée par la Corref, l’institution a «été saisie à ce jour par plus de 700 victimes d’agression sexuelles».

 

Enfin, Le but des Frères de Saint-Jean est de rendre justice aux victimes, mais aussi de «donner à tous de mieux comprendre ce qui s’est passé […]  » et « mettre fin à une dérive étalée sur tant d’années, pour que d’autres ne soient pas trompés et trahis […]» (https://www.huffingtonpost.fr/life/article/violences-sexuelles-un-rapport-des-freres-de-saint-jean-denombre-167-victimes-au-sein-de-la-congregation_219797.html).

 

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Publié le 25 Juin 2023

Sudouest.fr avec l’AFP nous montre ce dimanche 25 juin 2023 que le pape François a prié dimanche pour la famille d’une adolescente disparue il y a tout juste 40 ans, un acte salué par son frère qui y voit le signe que le Vatican s’engage enfin sérieusement sur une des plus célèbres énigmes judiciaires en Italie. Emanuela Orlandi, âgée de 15 ans et dont un des parents travaillait au Vatican, a été aperçue pour la dernière fois dans le centre de Rome à la sortie d’une leçon de musique le 22 juin 1983. Depuis quarante ans, cette affaire a donné lieu à d’innombrables spéculations et n’a cessé de passionner les Italiens sur fond de théories du complot mettant en cause les services secrets, la mafia, les hautes autorités vaticanes ou la franc-maçonnerie. Cette affaire a également inspiré une récente série documentaire à succès, «Vatican Girl», diffusée sur Netflix.

 

Après sa prière hebdomadaire de l’Angélus, le pape François a déclaré vouloir profiter de la date anniversaire de la disparition de l’adolescente «pour exprimer à nouveau» sa «proximité avec la famille, en particulier sa mère, et les assurer» de sa «prière». La famille d’Emanuela Orlandi s’est battue pendant des années pour tenter de découvrir la vérité sur son sort. En janvier, le procureur en chef du Vatican a ouvert un dossier sur cette affaire, et le Vatican a révélé avoir transmis ses conclusions au bureau du procureur de Rome, qui mène sa propre enquête. Il y avait «certaines pistes […] méritant une enquête plus approfondie», a déclaré le Vatican, ajoutant avoir recueilli des preuves auprès de ses institutions et des témoignages de hauts fonctionnaires à l’époque.

 

Le Vatican a été accusé d’avoir entravé les efforts d’enquête au fil des décennies, mais le frère Emanuela Orlandi, Pietro, a exprimé dimanche l’espoir que des progrès pourraient enfin être réalisés. «Le tabou d’Emanuela Orlandi a enfin été brisé», a-t-il déclaré devant des journalistes après avoir dirigé un sit-in près du Vatican et écouté le pape. «Le fait de prier est un signe d’espérance d’atteindre la vérité.» Les «mots» du pape «sont déjà un grand pas que nous réclamions depuis des années et des années et cela ne s’était jamais produit», a déclaré Pietro Orlandi. Avant d’ajouter : «Nous attendons des actes après ces mots.»

 

Une des théories les plus en vogue voudrait que la jeune fille ait été kidnappée par des mafieux pour faire pression sur le Vatican afin de recouvrer un prêt. D’autres assurent qu’elle aurait été enlevée pour contraindre les autorités à libérer de prison Mehmet Ali Agca, le ressortissant turc qui avait tenté d’assassiner Jean-Paul II en 1981. Dans la série Netflix, une de ses amies affirme, elle, qu’Emanuela lui aurait confié, une semaine avant sa disparition, avoir été harcelée dans les jardins du Vatican par un proche du pape Jean-Paul II.

 

Et José Manuel Vidal nous montre sur religiondigital.org (https://www.religiondigital.org/vaticano/Papa-familiares-especialmente-Emanuela-Orlandi-Vaticano-Francisco_0_2572542724.html) qu’avant cela, d ans sa catéchèse avant l'Angélus, le pape François a reconnu que les persécutions sont "une réalité qui continue d'être actuelle dans l'Église", car "l'annonce du Royaume se heurte à l'opposition, à la violence et à la persécution". Mais, comme le dit Jésus, il ne faut pas avoir peur de la persécution, mais des "modèles de mode, qui mettent les choses au lieu de la personne et la performance au lieu des relations". Pour cette raison, le pape François nous invite à "rester fidèles à ce qui compte", bien qu'"il soit difficile d'aller à contre-courant".

 

Comme chaque année et pour fêter les 40 ans de la disparition d'Emanuela Orlandi, son frère Pietro a organisé un sit-in. A la fin du sit-in et coïncidant avec l'Angélus, les manifestants se sont rendus place Saint-Pierre : «J'espère que le Pape prononcera des paroles pour faire éclater la vérité, pour commémorer ce 40e anniversaire de la disparition d'un citoyen du Vatican. Ce serait un geste positif, cela signifierait tendre la main et trouver une solution ensemble.»

 

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Publié le 24 Juin 2023

Ouest-France.fr avec l’AFP nous montre qu’n an après le revirement de la Cour suprême sur l’avortement, l’Amérique est plus fracturée que jamais. Cette volte-face a aussi créé un casse-tête infernal pour les femmes, une pagaille dans les tribunaux et un dilemme pour le parti républicain. Le 24 juin 2022, la haute cour, profondément remaniée par Donald Trump, a annulé son arrêt Roe v. Wade qui garantissait depuis 1973 le droit des Américaines à avorter, et a rendu à chaque État sa liberté de légiférer en la matière. Le jour même, de premiers États interdisaient les interruptions de grossesse sur leur sol, forçant des cliniques à fermer en urgence ou à déménager sur des terres plus accueillantes.

 

Des Américaines forcées de voyager loin et de débourser plus d'argent pour avoir accès à l'avortement, des lois de plus en plus restrictives en matière de droits et des partis politiques qui en tirent des blâmes ou des appuis... Un an après la fin de l'arrêt Roe contre Wade, l'Amérique est profondément fracturée entre la vingtaine d'États ayant décrété des interdits ou de fortes restrictions, principalement situés dans le Sud et le centre, et ceux des côtes qui ont adopté de nouvelles garanties. L'impact global reste, d'un point de vue chiffré, limité: l'organisation professionnelle Society of family planning a recensé en moyenne 79 031 avortements par mois dans l'ensemble du pays de juillet 2022 à mars 2023, comparé à 81 730 en avril/mai 2022, soit une baisse de 3,3%. Au-delà du coût économique, obtenir un jour de congé ou expliquer son absence à ses proches n'est pas toujours simple. S'organiser repousse également l'intervention, plus tard dans la grossesse, et peut avoir un impact psychologique. Sans compter le risque sanitaire. Au premier trimestre, les Américaines peuvent aussi avoir recours à la pilule abortive. Mais elle est illégale dans plusieurs États et celles qui s'en procurent sur internet ou via des réseaux d'aide font face au risque d'être poursuivies en justice.

 

La bataille se poursuit aussi dans l'arène politique et sera l'un des principaux enjeux de la course à la Maison Blanche en 2024: 20% des Américains placent l'avortement en tête de leurs préoccupations pour ce scrutin, selon un sondage USA Today/Suffolk University. Le président Joe Biden, un catholique pratiquant longtemps frileux sur l'IVG, se pose désormais en champion du droit à l'avortement, ce qui lui vaut d'être soutenu par plusieurs grandes organisations de planning familial dans sa campagne pour un second mandat. L'échec de référendums hostiles à l'avortement dans les très conservateurs États du Kansas et du Kentucky a également tempéré les ardeurs des républicains, contraint à un délicat exercice d'équilibristes.

 

Pour satisfaire la droite religieuse, une composante essentielle de leur électorat, ils poussent au niveau local pour des législations très restrictives, interdisant d'avorter même en cas de viol ou d'inceste. Mais soucieux de ne pas s'aliéner les électeurs modérés, ils sont en revanche plus réservés au niveau fédéral, malgré les pressions des grandes organisations anti-IVG. Parmi eux, le groupe SBA Pro-Life a fait savoir qu'il ne soutiendrait que les candidats à la présidentielle de 2024 qui s'engagent à promouvoir une loi limitant l'avortement dans tous les États-Unis. Donald Trump, qui se vante d'avoir «enterré Roe v. Wade» en faisant entrer trois juges conservateurs à la Cour suprême, botte pour l'instant en touche.

 

Dès l’annonce de l'abrogation, certains États ont plutôt décidé de protéger le droit à l'avortement, comme la Californie, le Delaware et le New Jersey. Côté justice, des parlementaires dans le Kansas ont rejeté en août 2022 une proposition d’amendement à la constitution locale censé bannir totalement l’avortement. En janvier 2023, le Minnesota est devenu le premier État post-Roe à inscrire le «droit fondamental à l’avortement» dans ses textes de loi. Certaines voix ont aussi réussi à porter le sujet au-devant de la scène internationale : Harry Styles, Grey's Anatomy, Demi Lovato... La thématique de l'avortement a inspiré les artistes et continuera probablement de le faire, à l'approche de la campagne électorale aux États-Unis.

 

Cependant, comme le montre lavie.fr (https://www.lavie.fr/actualite/societe/le-mouvement-pro-vie-americain-en-plein-doute-85408.php) le changement viendra peut-être aussi de l’Église catholique, qui constitue de loin le pilier du mouvement «pro-vie» américain. De prime abord, elle n’est pas connue pour sa disposition au compromis en la matière. La lutte pour la vie est désignée comme sa «cause prééminente», plus importante que toutes les autres, comme la pauvreté. C’est au nom de ses valeurs «pro-vie» que de nombreux évêques ont appelé à voter pour le Parti républicain. En parallèle, l’Église catholique a aussi promu et financé différentes initiatives sociales pour aider les femmes enceintes en souffrance. Et c’est forte de son expérience du terrain, consciente aussi de l’évolution de la société et des catholiques eux-mêmes (dont la majorité est beaucoup plus libérale que ses évêques), qu’elle semble désormais vouloir évoluer dans sa réflexion sur la législation.

 

En septembre cette année, le président du Comité des activités «pro-vie» au sein de la conférence épiscopale, l’archevêque William Lori, a surpris tout le monde en appuyant l’idée d’instaurer une loi fédérale qui autoriserait l’avortement jusqu’à la quinzième semaine de grossesse. À ses yeux, au nom du principe du moindre mal, une telle loi pourrait au moins protéger ceux qui, sinon, seraient «tués» après la quinzième semaine dans les États autorisant le recours à l’avortement. L’archevêque William Lori se réfère concrètement à une proposition faite par le sénateur Lindsey Graham et le député Chris Smith, tous les deux membres du Parti républicain. Leur idée est de proposer un projet de loi fédéral, donc valable partout aux États-Unis, qui prévoirait des exceptions à l’interdiction de recours à l’IVG pour les cas de viol, d’inceste et, bien sûr, de problème de santé de la mère : le délai de 15 semaines pourrait alors être dépassé.

 

Cette idée a provoqué une levée de boucliers, chez les «pro-vie» comme chez les «pro-choix». Dans une tribune sévère sur la stratégie «pro-vie» des évêques, publiée dans le magazine National Catholic Reporter, de sensibilité libérale modérée, le théologien Steven P. Millies ironise sur le fait que les évêques pourraient désormais soutenir une loi qui autoriserait la quasi-totalité des avortements qui, jusqu’à cet été, étaient légaux partout aux États-Unis. On estime en effet que 94 % des avortements réalisés aux États-Unis interviennent avant la 15e semaine de grossesse…  Joe Biden, de son côté, a d’emblée refusé de considérer ce projet, estimant que 15 semaines seraient une période beaucoup trop courte. Il n’empêche, l’idée fait son chemin au niveau des États, et pas n’importe lesquels (Arizona, Floride…).

 

Dans ces deux États, majoritairement républicains, la règle des 15 semaines a été adoptée et est appliquée d’une façon relativement consensuelle. En Floride, en particulier, elle a été instaurée avec l’assentiment des évêques catholiques sur place, qui ont soutenu la décision du gouverneur Ron DeSantis. Ce catholique, qui se présente comme conservateur et «pro-vie», et qui s’est fait brillamment réélire le 8 novembre, a de facto neutralisé la question politiquement. Contre le «tout libéral», une partie importante du mouvement «pro-vie» américain défend donc désormais une loi qui ressemble à… la loi Veil française. Ou plus exactement – et cela ne manque pas d’ironie – une loi qui serait légèrement plus libérale que la loi Veil.

 

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Publié le 19 Juin 2023

ktotv.com nous montre ce lundi 19 avril 2023 que dans sa lettre apostolique, le pape François invite à considérer Blaise Pascal comme le «compagnon de route qui accompagne notre recherche du vrai bonheur». Le pape François encourage à étudier ses écrits qui «peuvent nous aider à progresser à travers les obscurités et les disgrâces de ce monde». Après un hommage à son génie scientifique, qui «nous rappelle la grandeur de la raison humaine, et nous invite à nous en servir pour déchiffrer le monde qui nous entoure», le pape partage son analyse de l’œuvre de Pascal.

 

En quelque sorte, Pascal démontre que «la réalité est supérieure à l’idée», et nous apprend à nous tenir éloignés des «diverses manières d’occulter la réalité», vilipendant tour à tour les «purismes angéliques» et les «intellectualismes sans sagesse». Le chef de l'Église catholique dénonce ainsi "les idéologies mortifères dont nous continuons de souffrir dans les domaines économiques, sociaux, anthropologiques ou moraux" et qui "tiennent ceux qui les suivent dans des bulles de croyance où l’idée s’est substituée au réel" (https://www.rcf.fr/articles/vie-spirituelle/grandeur-et-misere-de-lhomme-la-lettre-apostolique-du-pape-francois-pour).

 

Le pape revient aussi sur la conversion de Blaise Pascal en novembre 1654. Une rencontre qui lui a confirmé la «grandeur de l’âme humaine» et l’a comblé de cette grande joie : «Joie, joie, joie, pleurs de joie». Et, ajoute le pape François, «cette joie divine devient pour Pascal le lieu de la confession et de la prière». Il le cite : «Jésus-Christ. Je m’en suis séparé : je l’ai fui, renoncé, crucifié. Que je n’en sois jamais séparé».

 

La lettre n’occulte pas la période «janséniste» de Blaise Pascal : «Certaines de ses propres affirmations, néanmoins, ayant trait par exemple à la prédestination, ne sonnent pas juste.» Mais le pape rappelle que «Pascal crut sincèrement s’attaquer alors au pélagianisme ou au semi-pélagianisme», comme saint Augustin en son temps. Et que sa pensée est une "mise en garde" pour nous aujourd’hui contre tout ce qui ressemble à du «néo-pélagianisme» : la tentation de croire que l’on peut se passer de l’aide de Dieu et que tout dépend de nos efforts (https://www.rcf.fr/articles/vie-spirituelle/grandeur-et-misere-de-lhomme-la-lettre-apostolique-du-pape-francois-pour).

 

Enfin, le chef de l’Église catholique invite à suivre Blaise Pascal comme un guide sur "le chemin de la vérité, de la conversion et de la charité""Pascal avait mis l’amour de ses frères à la toute première place… à sa place de fidèle laïc, [il] a goûté à la joie de l’Évangile, dont l’Esprit veut féconder et guérir «toutes les dimensions de l’homme»" (https://www.rcf.fr/articles/vie-spirituelle/grandeur-et-misere-de-lhomme-la-lettre-apostolique-du-pape-francois-pour).

 

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Publié le 16 Juin 2023

religiondigital.org nous montre ce vendredi 16 juin 2023que le pape François exprime sa "honte et sa consternation" pour les cas d'abus de mineurs impliquant plusieurs prêtres, certains déjà décédés, en Bolivie, et pour "la négligence de ceux qui auraient dû surveiller" ces situations. "J'exprime mon ferme désir de répondre par la promesse de la disponibilité totale de l'Église à travailler avec le gouvernement de votre pays", a déclaré le pape dans une lettre signée le 31 mai et envoyée au président du pays, Luis Alberto Maple.

 

À la mi-mai, Arce a envoyé une lettre au pape François pour lui faire part des allégations d'abus sexuels et de pédophilie contre plusieurs prêtres et pour demander un examen conjoint des antécédents des religieux étrangers entrés dans le pays. En réponse à la lettre, le gouvernement bolivien a annoncé qu'il entamerait des contacts diplomatiques avec le Vatican pour travailler sur un mécanisme conjoint qui empêcherait les prêtres ayant des antécédents de pédophilie d'entrer dans le pays. Dans une déclaration aux médias, la ministre de la Présidence, María Nela Prada, a affirmé que le ministère des Affaires étrangères allait "prendre contact" avec le Saint-Siège pour "établir un mécanisme de travail conjoint" afin d'examiner également "le contexte de la prêtres qui sont en Bolivie. De même, Prada a précisé qu'il fallait "renforcer les mécanismes de contrôle" pour empêcher que des prêtres ayant des antécédents d'infractions sexuelles contre des mineurs soient envoyés dans le pays.

 

Les plaintes pour pédophilie en Bolivie sont intervenues fin avril après que le média espagnol El País a publié une enquête sur un journal appartenant au jésuite espagnol Alfonso Pedrajas. Dans ce texte, le religieux décédé en 2009 fait référence aux prétendus abus qu'il aurait perpétrés sur des dizaines d'enfants lorsqu'il était responsable de l'école Juan XXIII en Bolivie, depuis 1971. Un procès est également ouvert pour le cas que EFE a rapporté en février 2019 sur le jésuite Luis Roma, aujourd'hui décédé, qui a été dénoncé par un ancien membre de la Compagnie de Jésus, qui a requis l'anonymat, et qui a fondé les accusations sur une trentaine de photographies explicites dans laquelle il dit avoir reconnu l'agresseur de divers mineurs âgés de 6 à 12 ans.

 

Ces affaires ont mis en lumière d'autres accusations pour lesquelles un couple de prêtres est emprisonné, tandis que d'autres accusations font l'objet d'enquêtes devant les tribunaux, dans certains cas contre des prêtres décédés. Pour tout cela, à la mi-mai, le Gouvernement a transmis au Parlement une proposition de loi afin que les délits sexuels commis sur des mineurs ne soient pas prescrits. La veille, l'Église catholique avait annoncé la création de quatre commissions pour prévenir, enquêter et créer des "espaces sûrs" en milieu ecclésial.

 

Le pape François se veut combatif et actif contre la pédophilie cléricale plus encore en Bolivie où l’Église n’a pas joué son rôle ce qui a obligé le pouvoir politique à agir pour la pousser à faire son travail. C’est rude, et beaucoup de clercs ne semblent pas encore comprendre le grand problème que sont les abus sexuels sur mineurs qui ont terriblement secoué l’institution.

 

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Publié le 15 Juin 2023

Marie-Laurence Dalle nous montre ce jeudi 15 juin 2023 sur France Bleu La Rochelle (https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/violences-sexuelles-dans-l-eglise-l-eveque-d-angouleme-accuse-de-silence-par-mediapart-7344140) que Monseigneur Gosselin, l'évêque d'Angoulême est accusé d'avoir "fait régner le silence" sur des abus sexuels commis par son prédécesseur dans une communauté qu'il dirigeait en Bretagne de 2003 à 2015. Près de 50 femmes auraient été agressées selon Médiapart qui publie une enquête détaillée.

 

Hervé Gosselin, l'évêque d'Angoulême dirigeait entre 2003 et 2015 le Foyer de Charité de Tessaint, une "communauté nouvelle" installée près de Dinan, dans les Côtes-d'Armor. Une communauté de femmes laïques, où des violences sexuelles auraient été commises par son prédécesseur décédé en 2004. Médiapart publie ce jeudi une longue enquête dans laquelle le site d'information accuse l'évêque d'Angoulême d'avoir fermé les yeux sur une "affaire tentaculaire" : près de 90 femmes ont déclaré avoir été victimes d'agressions sexuelles de la part d'André-Marie Van Der Borght. Ces révélations interviennent au lendemain de la mise en cause de l'évêque de La Rochelle et Saintes (diocèse voisin) à l'encontre duquel une enquête portant "sur des faits de nature sexuelle" a été ouverte.

 

"Hervé Gosselin n'a pas accompagné les victimes qui s'étaient confiées à lui, ni informé les autorités judiciaires" affirme Médiapart, ce qu'avait déjà révélé fin 2022, le quotidien La Charente-libre. Pire, "avec l'autorité de son statut d'évêque, il a aussi fait pression sur son ancienne communauté" pour que les accusations ne soient pas rendues publiques et que personne n'aille se confier à la CIASE (Commission Indépendante sur les Abus Sexuels dans l'Église), mise en place en 2018. Deux victimes ont même subi les remontrances de l'évêque d'Angoulême selon les témoignages recueillis par Médiapart, "y compris par écrit".

 

Interrogé par le site d'information en ligne, Hervé Gosselin dément avoir intimidé les victimes et affirme que "travailler à l'apaisement des victimes, et servir la justice demeure [sa] priorité". Il indique n'avoir eu que de "manière indirecte et floue" les signalements sur le comportement de son prédécesseur dont il était très proche. Face aux témoignages présentés par Médiapart dans lesquels, en 2018 il aurait invité les membres du foyer à ne pas parler, préférant que ces affaires soient "réglées en famille", l'évêque d'Angoulême répond qu'il a "demandé de rester prudent et professionnel face à des accusations, des mis en cause et face à des faits qui restaient a minima à vérifier".

 

En 2018, lors de la publication de premiers témoignages, Hervé Gosselin déclare au quotidien catholique La Croix "ne pas avoir connaissance du dossier". Ce qui fait réagir quatre victimes que les enquêteurs de Médiapart ont retrouvées. Ces femmes affirment avoir raconté leur calvaire à l'actuel évêque d'Angoulême bien avant 2018, "ce qu'attestent des courriers écrits de la main d'Hervé Gosselin" selon le site d'informations. Hervé Gosselin leur répond "ah effectivement ce n'est pas bien, et il est passé à autre chose" pour l'une, "c'est ton attitude qui n'est pas juste et qui entraîne ces situations" pour l'autre.

 

Et l'évêque continue d'appeler au silence plusieurs années après. En 2023, il répond à la lettre d'une des plaignantes qui lui demandait de parler, de "mesurer [ses] propos, et de ne pas tirer des conséquences hâtives". Ce qui la fait bondir "pas une fois, il ne reconnait mon statut de victime". Selon Médiapart, Hervé Gosselin n'aurait pas non plus révélé un autre scandale dont il était informé : trois agressions sexuelles au sein de la même communauté de la part d'un laïc de 72 ans, condamné en novembre 2022 à dix mois de prison avec sursis par le tribunal judiciaire de Saint Malo.

 

Médiapart affirme avoir consulté des documents qui prouvent que l'attitude de l'évêque d'Angoulême avait été signalée aux autorités religieuses en France (Conférence des évêques de France, Commission indépendante des abus sexuels dans l'église) et à Rome. Dans un courrier, le président de la Conférence des Evêques de France (CEF) se déclare ainsi "très inquiet des signalements reçus au sujet de l'évêque d'Angoulême qui se corroborent". Selon Médiapart le président de la CEF a ensuite "évoqué avec Mgr Gosselin le fait que des personnes mettaient en cause sa façon de les avoir écoutées ou accompagnées. Mgr Gosselin lui a indiqué ne pas avoir entendu de faits précis avant que les plaintes ne soient rendues publiques". Le site d'information indique que "le Saint Siège a été informé" selon la CEF et qui lui a précisé "qu'il n'appartient pas au président de la CEF de nommer ou de démettre les évêques en France", "pouvoir qui relève directement du Saint-Père (pape)".

 

La Croix (avec l’AFP) (https://www.la-croix.com/Religion/Affaire-Rupnik-jesuites-excluent-pretre-slovene-accuse-dagressions-sexuelles-2023-06-15-1201271651) nous apprend aussi que la Compagnie de Jésus a annoncé, ce jeudi 15 juin, avoir exclu Marko Rupnik, un influent prêtre, théologien et mosaïste slovène. «Nous vous informons avec tristesse que, le 9 juin 2023, le Père supérieur général a destitué de la Compagnie de Jésus P. Marko Ivan Rupnik (…) conformément au droit canonique, en raison de son refus obstiné d’observer le vœu d’obéissance», a annoncé la Compagnie de Jésus dans un communiqué. Il est accusé d’«abus spirituels, psychologiques et sexuels» sur des femmes adultes, dont des religieuses. «Face au refus répété de Marko Rupnik» d’entrer «dans un chemin de vérité», «il ne nous restait malheureusement qu’une seule solution : sa révocation de la Compagnie de Jésus», a expliqué le père Johan Verschueren, responsable des maisons internationales des jésuites à Rome. Le prêtre dispose de trente jours pour faire appel.

 

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