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Publié le 10 Juin 2023

ktotv.com nous montre dans son article du vendredi 9 juin 2023 qu’à 18h, Mgr Yves Le Saux, évêque d’Annecy a célébré une messe à l’intention des victimes de l’attaque au couteau survenue ce jeudi 8 juin, et de leurs familles. La célébration aura lieu dans la cathédrale d’Annecy. Après l’attaque de quatre enfants âgés de 22 mois à 3 ans et deux adultes, Mgr Le Saux a fait part de sa «profonde tristesse aux victimes et à leurs familles, ainsi qu'à tous les Annéciens éprouvés par ce drame» dans un communiqué du diocèse d’Annecy. Lors de la messe célébrée en la cathédrale d’Annecy, il a invité à prier «pour les enfants, pour les médecins qui les soignent, pour les mamans et papas, pour les familles touchées avec une extrême violence par cet acte incompréhensible, pour les adultes qui ont été blessés».

 

Mgr Yves Le Saux s’est dit «terriblement blessé et ému» que le suspect «a accompagné son geste, son crime, par les mots «au nom de Jésus». «Poser un tel acte de violence au nom de Jésus est une perversion», a insisté l’évêque d’Annecy. Il a convié à «faire face ensemble, quelles que soient nos croyances». La messe a été suivie d'un temps de prière. En assurant les Annéciens de la prière de l’ensemble de la communauté catholique, il a invité à combattre la violence présente dans notre société : «Ce drame nous interroge sur la violence qui traverse notre société et nous engage à travailler toujours davantage, ensemble, pour la combattre.»

 

Dans le même esprit, le pape François a publié un message à l’occasion de la rencontre sur la Fraternité humaine organisée samedi 10 juin sur la Place Saint-Pierre par la Fondation Fratelli Tutti. Il a appelé dans ce sens toute l’humanité à construire des relations fondées sur le respect, et à se considérer tous comme frères, et invite à un engagement concret en faveur de la paix dans un monde en proie aux guerres et conflits multiformes en plaçant l’être humain au centre de tout intérêt et toute action pour un bien universel, tout en manifestant sa reconnaissance pour leurs différents engagements en faveur de la paix et de la fraternité (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2023-06/la-fraternite-a-besoin-de-gestes-concrets-et-de-choix-partages-q.html).

 

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Publié le 9 Juin 2023

Théo Putavy dans son article pour BFMTV.com que Yves Le Saux pour qui c’est "Un drame terrible.", a apporté son soutien aux enfants blessés au soir de l'attaque au couteau à Annecy jeudi matin en Haute-Savoie de et s'est dit "bouleversé" par une "telle violence qui vise des enfants". L'évêque d'Annecy a également dénoncé la présence de "la violence verbale, médiatique et politique" dans notre société. "Ce contexte où au fond il n'y a aucune limite, je me dis: 'Est-ce que ce n'est pas un terreau pour que des personnes puissent passer à l'acte?'" Le religieux a conclu en annonçant qu'il organiserait ce vendredi un moment de recueillement pour tous les habitants de son diocèse afin de "manifester sa solidarité, sa fraternité".

 

Malheureusement, faisant fi de la décence et du respect pour les blessés et leurs familles, les récupérations politiques par la droite et l’extrême droite se sont multipliées après l’attaque de jeudi 8 juin (https://www.liberation.fr/politique/drame-dannecy-la-concorde-plutot-que-la-polemique-20230609_YJAYISZSXZA2XN4Y3MPJOMDJKA/). Et dès jeudi soir, quelques heures seulement après l’attaque au couteau qui a visé des enfants, des militants radicaux se sont retrouvés pour défiler à Annecy. Bien décidés à instrumentaliser le drame pour attiser la haine de l’étranger, les groupuscules ont prévu plusieurs manifestations ce week-end (https://www.liberation.fr/politique/attaque-a-annecy-lextreme-droite-radicale-multiplie-les-manifestations-racistes-20230609_7FZ4E7IHQ5CZ7BGTYRCIEXEQYE/).

 

De plus, des tags antimigrants sur une permanence d'un député LFI ont été découverts, ce vendredi, sur la permanence d'un député LFI dans la banlieue de Bordeaux. «Les xénophobes et les racistes ont des réflexes aussi moisis que leur pensée. Ils peuvent bien taguer ma permanence, mes convictions humanistes et antiracistes n'en sortent que renforcées», a réagi Loïc Prud'homme. Tandis que Le groupuscule d'ultra-droite Les Remparts a posé un panneau hostile aux migrants, à Lyon, faisant référence à l'attaque au couteau à Annecy et indiquant que le parc «est fermé jusqu'à nouvel ordre». La préfète de région Fabienne Buccio a annoncé avoir «procédé à un signalement» au parquet de Lyon. «Cette campagne de communication indigne est un procédé réitéré de ce groupuscule qui n'hésite pas à récupérer à son profit les événements tragiques et abominables» d'Annecy, a dénoncé la préfète, voyant dans «ces propos un appel à la haine des étrangers» (https://www.lepoint.fr/faits-divers/en-direct-attaque-a-annecy-deux-enfants-en-urgence-absolue-visite-des-macron-09-06-2023-2523641_2627.php).

 

Dans une prise de parole à la préfecture d’Annecy, Emmanuel Macron a déclaré : «S’attaquer à des enfants est l’acte le plus barbare qui soit et je crois que c’est ça qui nous a tous bouleversés», après l’attaque au couteau survenue à Annecy jeudi matin. Six personnes y ont été blessées, dont quatre enfants. «Nous pouvons nourrir vraiment le plus grand des espoirs pour les enfants et les adultes qui ont été touchés. Normalement, les choses vont continuer d’aller en s’améliorant», a ajouté avec optimisme le chef de l’État. Le chef de l’État, accompagné de son épouse, Brigitte Macron, a voulu «apporter le soutien de la nation tout entière à ces enfants et à leurs familles», et a dit sa «fierté» aux secouristes qui avaient pris en charge très rapidement les blessés. «En tant que président de la République, je suis très fier de vous, très fier de ce qui a été fait par des compatriotes qui simplement étaient là et très fier de la place et du rôle que chacun a pris (…). Vous avez fait votre devoir, mais en faisant chacune et chacun votre devoir, vous avez fait beaucoup plus», a-t-il poursuivi (https://www.lemonde.fr/societe/live/2023/06/09/attaque-au-couteau-a-annecy-en-direct-les-nouvelles-concernant-l-etat-de-sante-des-enfants-blesses-sont-positives-assure-macron_6176859_3224.html).

 

La mairie, dirigée par l'écologiste François Astorg, a annoncé vendredi dans un communiqué qu'une marche blanche sera organisée dimanche, en hommage aux six blessés. Le rassemblement débutera à 11 heures au parc du Pâquier, où les faits ont eu lieu (https://www.francetvinfo.fr/faits-divers/attaque-au-couteau-a-annecy/attaque-au-couteau-a-annecy-cinq-personnes-dont-quatre-jeunes-enfants-toujours-hospitalises-en-etat-d-urgence-absolue_5877374.html). Le maire souhaite saluer le travail de toutes les personnes ayant apporté une aide et les féliciter. « Il y a eu une chaîne de coopération de solidarité très réactive, très efficace. Et c’est toute cette chaîne de solidarité et le temps de réaction de toutes les équipes qui [ont] permis probablement de sauver, en tout cas on l’espère, ces enfants et ces adultes », a-t-il souligné (https://www.lemonde.fr/societe/live/2023/06/09/attaque-au-couteau-a-annecy-en-direct-les-nouvelles-concernant-l-etat-de-sante-des-enfants-blesses-sont-positives-assure-macron_6176859_3224.html).

 

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Publié le 4 Juin 2023

José Manuel Vidal nous montre dans religiondigital.org ce dimanche 4 juin 2023 que depuis la chaise près de la fenêtre, le pape François explique le mystère de la Trinité avec l'image d'"une famille réunie à table", car "notre Dieu est une communion d'amour". Pour cette raison, Bergoglio invite les croyants à faire le signe de la croix, signe de l'amour de Dieu «qui nous enveloppe complètement, de haut en bas, de gauche à droite» et, en outre, à se demander : «Si Dieu est amour, est-ce que nos communautés en témoignent ? Savent-ils aimer ? Sont-ils comme des familles ? Avons-nous toujours la porte ouverte, savons-nous accueillir tout le monde ? Car l'Église est ou devrait être comme "comme une maison où l'on aime en famille"

 

Après l’angélus du dimanche 4 juin, le pape François a fait part de ses prières et de sa solidarité avec les indiens touchés par le drame ferroviaire survenu vendredi 2 juin, qui a fait au moins 288 morts. Mais le bilan pourrait être beaucoup plus lourd et atteindre 380 morts, selon le directeur général des services d'incendie de l'État d'Odisha, Sudhanshu Sarangi. «Je suis proche des blessés et de leurs familles. Que le Père céleste accueille les âmes des défunts dans son royaume», a-t-il prié. Samedi déjà, le pape François avait fait parvenir un télégramme de condoléances au nonce apostolique en Inde, Mgr Leopoldo Girelli, se disant profondément attristé d'apprendre «l'immense perte de vies humaines» causée par cette collision entre trois trains dans l’État d’Odisha, à l’est du pays. Dans ce message, il assure de sa proximité spirituelle toutes les personnes touchées par la tragédie, confiant les âmes des défunts à la miséricorde de Dieu (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2023-06/pape-francois-appel-angelus-inde-accident-train.html).

 

Enfin, le pape a participé à l'émission "A Sua Immagine", programme religieux de la télévision publique italienne, enregistrée le 27 mai dernier et diffusée dimanche 4 juin. À partir de témoignages, le Souverain pontife s’exprime sur des thèmes variés, tels que la guerre déclarant que «C'est une histoire vieille comme l'humanité: avec la paix on gagne toujours, peut-être peu mais on gagne, avec la guerre on perd tout. On perd tout. Tout! Et les soi-disant gains sont des pertes», pensant aujourd’hui au conflit en Ukraine qui blesse l'Europe, mais aussi à toutes les guerres et violences à travers le monde, l’éducation des enfants par la douceur mais aussi aux limites, ou encore les apparitions mariales en soulignent la place centrale du Christ est importante pour discerner la véracité de celle-ci, qui ne sont pas toujours authentiques (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2023-06/pape-francois-emission-tv-rai-a-sua-immagine.html).

 

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Publié le 3 Juin 2023

rtp.pt nous montre ce samedi 3 juin 2023 que les cas d'abus sexuels au sein de l'Église catholique feront l'objet des Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) à Lisbonne, un geste du pape étant attendu à l'égard des victimes portugaises.

 

Mgr Américo Aguiar, président de la Fondation JMJ Lisbonne 2023, est certain que ce geste aura lieu, bien qu'il ne soit pas encore connu, beaucoup s'attendant à ce que le pape François ait une rencontre personnelle avec certaines des personnes abusées par des membres du clergé au cours des dernières décennies. "Le pape, comme cela s'est produit lors d'autres voyages et dans d'autres contextes, je suis sûr qu'il fera aussi un geste, une décision, une rencontre, quelque chose d'autre en ce qui concerne la question des abus, certainement", a déclaré Américo Aguiar dans une interview avec l'agence Lusa, sans donner plus de détails. Selon l'évêque chargé d'organiser la rencontre mondiale des jeunes avec le pape à Lisbonne, ce geste devrait être connu "d'ici quelques jours", lors de l'agenda du pontife pour les journées où il sera au Portugal du 02 au 06 août. Au terme de l'Assemblée plénière extraordinaire de la Conférence épiscopale portugaise (CEP) chargée d'analyser le rapport de la Commission indépendante pour l'étude des abus sexuels sur mineurs dans l'Église catholique au Portugal, il a été annoncé qu'«une commémoration aura lieu durant la Journée mondiale de la jeunesse et ensuite perpétué dans un espace extérieur de la Conférence épiscopale portugaise».

 

Interrogé sur ce processus, Américo Aguiar a évoqué le président du CEP, José Ornelas, qui «en temps voulu», partagera «avec tout le monde» la décision prise. Sur la question des abus, l'évêque auxiliaire de Lisbonne préfère souligner le protocole établi entre la Fondation JMJ Lisbonne 2023 et l'Association portugaise d'aide aux victimes (APAV), "qui travaille (...) sur la préparation et la prévention avec (...) volontaires et travailleurs" du voyage. L’APAV «formera des bénévoles, des chefs d'équipe de bénévoles, sera avec nous pendant le Voyage et travaillera avec nous pendant un certain temps après le Voyage, non pas dans le foyer fermé de la question de la maltraitance des mineurs, mais, malheureusement, dans tous les possibilités de ce que signifie l'existence de victimes dans une rencontre avec tant de personnes», a déclaré Américo Aguiar. Interrogé sur d'éventuelles protestations de secteurs insatisfaits de la réponse de l'Eglise aux cas d'abus sur mineurs, le prélat assure ne pas relativiser la question, mais met l'accent sur les actions menées. "Non, je ne relativise pas. Absolument. Ce que j'ai dit, et je le répète, c'est que l'Église fait ce qu'elle doit faire. On peut réfléchir sur les 'timings', les circonstances et ne pas être visible, toutes ces choses. Maintenant, ce qui a été fait devait être fait et ce qui est fait doit être fait et continuer à être fait», a déclaré l'évêque.

 

Pour Américo Aguiar, l'Église a pu, "plus ou moins immédiatement, placer les victimes à la place qui leur revient" et reprend la parole du pape pour souligner que, dans ces cas, "la douleur ne se prescrit pas". "Nous devons tous être conscients (...) que la douleur de ceux qui vivent quelque chose comme ça ne se prescrit pas. Et ça me fait très mal qu'aujourd'hui encore, (...) nous allons voir un journal (...) et cela continue à se produire. Cela continue à se produire signifie que nous, l'Église, nous, la société, nous les citoyens, n'avons pas encore pu empêcher que des cas d'abus continuent de se produire". La tolérance zéro et la transparence totale demandées par le pape, "doivent définitivement prendre effet. (...) Je ne suis pas concerné (...) la notoriété, le bruit autour de la journée ou en dehors de la journée ou dans l'église. Ça inquiète (...) ces gens ont vécu ça", a-t-il ajouté.

 

Sur près d'un an, la Commission indépendante dirigée par le pédopsychiatre Pedro Strecht, a validé 512 des 564 témoignages reçus, pointant, par extrapolation, un nombre minimum de victimes d'environ 4815. La période analysée a été délimitée entre 1950 et 2022. Suite à ces résultats, certains diocèses ont prudemment retiré certains prêtres du ministère. Cependant, après la fin des travaux de cette Commission, le CEP a créé le Groupe VITA, le groupe de surveillance des situations d'abus sexuels d'enfants et d'adultes vulnérables dans le contexte de l'Église catholique au Portugal, dirigé par le psychologue Rute Agulhas. Cet organisme a un horizon de fonctionnement de trois ans, avec «la mission d'accueillir, d'écouter, de surveiller et de prévenir les situations d'abus sexuels d'enfants et d'adultes vulnérables dans le contexte de l'Église au Portugal, en prêtant attention aux victimes et aux agresseurs», selon le CEP.

 

D’ailleurs, le groupe VITA a déjà commencé à recevoir des demandes d'aide de victimes d'abus sexuels dans le cadre de l'Église catholique. Rute Agulhas, le coordinateur de ce groupe, mais il a révélé que des contacts ont été pris sur Internet car la ligne d'assistance téléphonique ne fonctionne pas encore (https://www.rtp.pt/noticias/pais/abusos-na-igreja-pedidos-de-ajuda-ja-comecaram-a-chegar-ao-grupo-vita_v1487917). Le problème a été résolu puisque la ligne téléphonique créée pour soutenir les victimes d'abus sexuels dans l'Église catholique a reçu 16 contacts et demandes d'aide en une semaine seulement. Des témoignages viennent de tout le pays (https://www.rtp.pt/noticias/pais/abusos-na-igreja-comecam-a-chegar-pedidos-de-ajuda-na-linha-de-apoio-as-vitimas_v1489856).

 

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Publié le 24 Mai 2023

domradio.de nous montre ce mercredi 24mai 2023 que le gouvernement de gauche bolivien a demandé au pape François de divulguer toutes les données et informations sur les cas d'abus dans l'église. Tous les accords entre l'Église et l'État devraient également être mis à l'épreuve. L'État se réserve le droit de décider à l'avenir d'admettre ou non de nouveaux prêtres et religieux étrangers qui ont des antécédents d'abus sexuels sur mineurs.

 

La question est particulièrement sensible en Bolivie car la proportion de pasteurs étrangers y est beaucoup plus élevée que dans la plupart des autres pays d'Amérique latine. Il y a peu de prêtres et d'évêques indigènes ; sans étrangers, la pastorale pourrait difficilement y être assurée. La Bolivie a toujours autorisé l'entrée, la résidence et la citoyenneté bolivienne des membres d'Église étrangers pour remplir une mission religieuse et éducative, a déclaré le président. Cependant, plusieurs prêtres ont abusé de ces privilèges pour commettre des crimes dans le pays.

 

Les recherches sur un jésuite espagnol décédé en 2009 ont ouvert le bal. Il aurait abusé d'au moins 89 mineurs en Bolivie depuis les années 1980 en tant qu'enseignant dans des écoles catholiques, un séminaire pour jeunes prêtres et dans une prison pour mineurs. Selon le journal "El Pais", il aurait eu accès au journal du jésuite, connu par son nom, qui s'appelait "Padre Pica". La dernière entrée pertinente du journal date du 11 octobre 2008. Le journal du jésuite fournirait également la preuve d'un réseau de dissimulations. Entre-temps, il y a d'autres allégations contre des membres décédés des jésuites. En réponse, la province bolivienne de l'Ordre a regretté les souffrances infligées aux victimes. Il poursuit en disant : "Nous avons honte."

 

Pendant ce temps, le journal romain "Messaggero" rapporte que le pape François essaie déjà de limiter les dégâts pour empêcher d'éventuelles mesures restrictives de l'État bolivien contre l'ordre des jésuites. Le chef de l'Église, qui appartient lui-même aux jésuites, a envoyé le prêtre espagnol Jordi Bertomeu à La Paz. L'employé de l'autorité religieuse du Vatican est expérimenté dans la lutte contre les abus, a-t-il déclaré.

 

Enfin, selon le père Hans Zöllner, l'Église catholique a perdu sa fonction de boussole éthique et morale, car les gens n'acceptent pas du tout, et ce qu'ils attribuent à juste titre à leur manque de crédibilité, c'est la dissimulation systématique des abus par les évêques, les vicaires généraux et les responsables des ressources humaines. L'Église n'est plus une institution morale importante qui guide la société dans son ensemble. L'Église catholique doit également travailler pour obtenir une position centrale dans le débat social et politique, peu importe à quel point c'est difficile en ce moment (https://www.domradio.de/artikel/kinderschutzexperte-bewertet-vertrauensverlust-der-kirche).

 

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Publié le 23 Mai 2023

Antoine Balandra nous montre ce Mardi 23 mai 2023 francebleu.fr que c'est la première fois qu'il s'exprime depuis sa démission. Le futur ex archevêque de Strasbourg, monseigneur Luc Ravel a donné un long entretien à nos confrères du journal chrétien "La Vie" dans un café parisien non loin de l’Académie des sciences morales et politiques dont il est membre depuis novembre 2022. Le prélat ne s'était pas exprimé depuis sa renonciation le 20 avril dernier (https://www.lavie.fr/christianisme/je-ne-conteste-aucune-maladresse-les-confessions-de-luc-ravel-88487.php). Une démission à la demande du pape, suite à une visite apostolique, une sorte d'enquête sur la situation du diocèse ordonnée l'an dernier.

 

Luc Ravel avait fait l'objet de nombreuses critiques en Alsace du fait quil était un interlocuteur privilégié des médias et des pouvoirs publics, qui laissait perplexe certains de ses collaborateurs (https://www.lavie.fr/christianisme/je-ne-conteste-aucune-maladresse-les-confessions-de-luc-ravel-88487.php), et sur son management jugé parfois brutal, sur ses absences répétées et suite à l'éviction jugée expéditive de personnalités du diocèse. L'ex archevêque de Strasbourg répond d'abord qu'il avait besoin, en quelque sorte, de retrouver une certaine paix intérieure. D'où son long silence.

 

Du temps pour analyser ce que certains lui ont reproché. D'abord, des relations parfois rudes, brutales avec ses collaborateurs. "Je ne conteste aucune maladresse" dit-il, même si le prélat assure que sa porte a toujours été ouverte. Monseigneur Ravel répond aussi aux critiques sur son supposé désintéressement de l'Alsace, ses absences du diocèse. Il affirme qu'il a vécu ici dans la région de très beaux moments sur le terrain. Justifiant parfois à la troisième personne les décisions de «Mgr Ravel»,  ce dernier replace constamment la question des violences sexuelles au cœur l’échange (https://www.lavie.fr/christianisme/je-ne-conteste-aucune-maladresse-les-confessions-de-luc-ravel-88487.php).

 

Mais un dossier incarne plus que tout autre le magistère de Luc Ravel et les crispations qui ont pu l'accompagner. Celui de la prise en compte des abus sexuels dans l’Église. Une préoccupation incarnée par l'archevêque au point parfois de heurter. Luc Ravel répond que c'était bien à lui de mener ce combat. Un combat dont la gestion l'a accaparé, bouleversé dit-il. "C'était peut-être trop pour moi" conclut-il. Reste une question : que va devenir maintenant l'archevêque ? Sur ce point, Luc Ravel entretient pour l'instant le mystère.

 

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Publié le 21 Mai 2023

katholisch.de nous montre ce dimanche 21 mai 2023 que le pape François a nommé le cardinal italien Matteo Zuppi pour diriger une mission de maintien de la paix visant à mettre fin à la guerre en Ukraine. Comme l'a confirmé samedi soir le porte-parole du Vatican Matteo Bruni, l'archevêque de Bologne devrait assurer la médiation entre Kiev et Moscou en concertation avec la Secrétairerie d'Etat du Vatican. L'objectif est de réduire les tensions et de montrer des voies vers la paix. Le moment exact et les détails de la mission n'ont pas encore été clarifiés, a-t-il ajouté. Agé de 67 ans, Zuppi est président de la Conférence épiscopale italienne. Il est également étroitement lié à la Communauté de Sant'Egidio, qui a agi à plusieurs reprises pour le Vatican dans des rôles délicats de médiation dans des conflits internationaux.

 

Fin avril, de retour de son voyage en Hongrie, le pape François a évoqué une mission secrète de paix du Vatican pour mettre fin à la guerre en Ukraine. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a rejeté une telle mission après une rencontre avec le pape le week-end dernier. Le Vatican a également récemment démenti les informations selon lesquelles l'archevêque curial et diplomate de longue date de l'Église, Claudio Gugerotti, devait être envoyé à Moscou en tant que médiateur.

 

Après la prière du Regina cæli en ce dimanche 21 mai, solennité de l’Ascension du Seigneur, le pape François a tourné ses pensées vers le Soudan qui vit une situation grave de crise qui fait face à une grave crise liée à de violents affrontements entre l’armée soudanaise et les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR) qui ont fait plus d'un millier de morts et plus d'un million de déplacés et de réfugiés, encourageant «les accords partiels» et appelé à faire taire les armes qui tuent de nombreux innocents. Le pape François qui ne cesse de réitérer son appel pour la paix en Ukraine invitant la communauté internationale à ne ménager aucun effort «pour faire prévaloir le dialogue et alléger les souffrances de la population», a également invité à ne «pas s’habituer à la guerre et aux conflits» (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2023-05/les-pensees-du-pape-pour-le-soudan-et-l-ukraine.html).

 

Et katholisch.de (https://www.katholisch.de/artikel/45156-papst-franziskus-solidaritaet-mit-flutopfern-in-italien) nous montre aussi que le pape François a promis sa proximité et son soutien aux personnes touchées par les inondations en Italie. Lors de la prière de midi sur la place Saint-Pierre dimanche, il a également expliqué que les événements dramatiques dans la région d'Émilie-Romagne rappelaient l'importance de travailler pour préserver l'environnement commun. "J'invite tout le monde à participer", s'est exclamé le pape sous les applaudissements de milliers de pèlerins, et a poursuivi : "Nous avons un besoin urgent de rassembler ici les compétences et la créativité".

 

Selon le président de la Conférence épiscopale italienne, le cardinal Matteo Zuppi, la catastrophe des inondations est également le résultat de la négligence du paysage. Le quotidien «La Stampa» cite l'archevêque de Bologne : «Les régions de montagne désertes en particulier ne sont plus soignées comme elles l'étaient, elles sont maintenant à la merci de ces phénomènes météorologiques extraordinaires. Il y a un manque inacceptable de préoccupation pour l'environnement commun.» Zuppi a appelé le gouvernement italien à aider rapidement à la reconstruction dans les régions touchées, en particulier les routes détruites. De nombreuses communautés sont actuellement isolées, il faut donc investir beaucoup d'argent dans les infrastructures.

 

Zuppi a poursuivi en disant que la récente catastrophe des inondations a une fois de plus mis le réchauffement climatique au premier plan. L'assemblée plénière de la Conférence épiscopale italienne qui débutera lundi ne portera pas seulement sur l'aide concrète aux victimes des inondations, mais aussi sur les "réponses incontournables au niveau mondial". L'encyclique environnementale "Laudato si" donne des indications claires sur ce que chaque individu doit faire pour aider à sauver la planète.

 

En Émilie-Romagne, les pompiers ont effectué près de 4 000 interventions. L'alerte n’a toujours pas été levée dans cette région en proie aux intempéries. En quelques jours, il est tombé autant de pluie qu'il en tombe normalement en un an. L'attention s'est maintenant déplacée vers d'autres régions italiennes, notamment la Sardaigne, la Sicile, la Calabre et le Piémont, où les précipitations ont été importantes au cours des dernières 24 heures. Alors que la sécheresse frappait la région du Pô il y a encore un mois, le fleuve a dépassé ce matin son niveau d'alerte dans la région de Turin. La situation de crise a contraint la première ministre italienne de quitter prématurément du sommet du G7 au Japon. Giorgia Meloni s’est rendue immédiatement ce dimanche 21 mai sur les sites dévastés par les inondations (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2023-05/la-proximite-de-francois-victimes-des-inondations-en-italie.html).

 

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Publié le 19 Mai 2023

religiondigital.org nous montre ce vendredi 19 mai 2023 quune enquête journalistique publiée le jeudi dans la presse polonaise a révélé l'existence de plus d'un millier de cas d'abus sexuels sur mineurs au sein de l'Église polonaise pendant les années du régime communiste.

 

Le vaste rapport du quotidien polonais Rzeczpospolita, fruit de mois de travail et basé sur les archives de l'État, recense 121 personnes qui, dans de nombreux cas, ont commis des exactions sur divers mineurs et dont les actes, peut-on lire, "étaient souvent connus des autorités communistes" qui ont refusé de les persécuter pour éviter une confrontation avec l'Église. Les données divulguées par le journal comprennent les noms, prénoms, circonstances et abus commis par 121 membres du clergé et laïcs liés à l'Église polonaise entre 1944 et 1989, l'année de la chute du régime communiste, et selon les auteurs du rapport, cette liste n'est que "la pointe d'un iceberg." De toutes ces affaires, seules 72 ont abouti à des peines parfois avec sursis, non purgées ou terminées par une amnistie pour le prévenu.

 

Cependant, parmi les membres du clergé qui ont commis les crimes identifiés, seuls trois ont été retirés du sacerdoce tandis que quelques autres sont partis de leur propre chef. «Les autres sont retournés au travail – et certains ont commis des crimes dans d'autres paroisses». Pendant ce temps, certains prêtres ont évité la punition par les autorités civiles en échange de leur coopération avec la police secrète, a constaté le journal. Les communistes tenaient à infiltrer l'Église, qui était une institution importante et influente et aussi souvent un sanctuaire pour les opposants au régime  (https://notesfrompoland.com/2023/05/19/church-was-naive-over-child-sex-abuse-says-polish-bishop-after-report-indicates-1000-victims/).

 

Le fait que presque tous les coupables aient eu la possibilité de récidiver, en moyenne quatre fois, selon le rapport, montre l'immunité pratique dans laquelle les coupables de ce type de crime se sont déplacés. Parmi les personnes impliquées dans des abus contre des mineurs figuraient "des organisateurs respectés de retraites spirituelles, des auteurs et traducteurs de livres théologiques ou d'histoire de l'Église, des traducteurs et chercheurs de la Bible, des auteurs de recueils de chants religieux, des constructeurs de sanctuaires, des guides spirituels de pèlerinages, des militants sociaux, des frères, des séminaristes, organistes, ecclésiastiques en général...", explique l'article.

 

Traditionnellement, l'Église catholique polonaise a joui d'un prestige social hérité de l'ère communiste, lorsqu'elle agissait comme une opposition sociale et politique contre le régime, une image qui a été renforcée par la répression communiste contre certains membres du clergé comme le père Jerzy Popiełuszko, qui était torturé et assassiné par les services secrets communistes en 1984 à Okopy (nord). Le couronnement du pape Jean-Paul II en 1978 et son activité politique déterminée contre la dictature communiste dans sa Pologne natale sont encore considérés, par une grande partie de la société polonaise, comme l'un des facteurs ayant contribué à la fin du gouvernement communiste en Pologne et d'accélérer la chute de ce qu'on appelle le rideau de fer. La diffusion récente d'un reportage télévisé montrant des documents selon lesquels Jean-Paul II aurait connu et caché plusieurs cas d'abus sexuels sur des mineurs par des prêtres de son diocèse lorsqu'il était évêque de Cracovie (sud) a relancé le débat sur son héritage et sa possible complicité dans couvrir les crimes de pédophilie.

 

Enfin, Wojciech Polak – qui est archevêque de Gniezno et primat de Pologne – a affirmé que l'Église avait «souvent été naïve face à ces crimes». Cependant, il a également noté que les autorités communistes exploitaient la question pour faire chanter les prêtres afin qu'ils collaborent. Il a soutenu que l'Église d'aujourd'hui a une vision très différente. "Nous agissons pour accueillir et écouter les personnes lésées, et pour leur apporter une aide, principalement psychologique et spirituelle", a-t-il dit, faisant référence à une récente campagne lancée par l'épiscopat offrant un soutien aux victimes. Il a également noté que l'Église est actuellement en train de préparer une étude qui sera entreprise par des chercheurs indépendants sur l'abus historique d'enfants par des prêtres (https://notesfrompoland.com/2023/05/19/church-was-naive-over-child-sex-abuse-says-polish-bishop-after-report-indicates-1000-victims/).

 

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Publié le 18 Mai 2023

José Lorenzo nous montre dans religiondigital.org ce jeudi 18 mai 2023 quaprès onze jours à vélo de Munich à Rome contre les abus dans l'Église, les neuf victimes qui se sont lancées dans leur aventure avec toute la bénédiction de l'archidiocèse bavarois, ont été reçues par le pape François à l'issue de l'audience du mercredi 17 mai. Fini les nids de poule, la pluie, le vent dans le visage et la fatigue. L'accueil du pape allait faire tous les efforts pour le bien.

 

"Aucun des neuf abusés qui ont participé au pèlerinage n'aurait imaginé que le Pape soit aussi accessible. C'était un signe très puissant qu'il se soit levé de son fauteuil roulant pour venir vers nous. Il a également dit que le cardinal Reinhard Marx nous l'avait annoncé à l'avance. Nous l'apprécions très positivement", déclare dans une interview avec Katholisch Richard Kick, du Conseil consultatif des personnes concernées de l'archidiocèse de Munich et Freising.

 

Le pape François, qui s'adressait à eux en allemand, les écouta longuement. "Il est resté avec nous un quart d'heure. J'ai eu l'impression qu'il était très clair et ouvert et comprenait les choses qui sont importantes pour nous. Et puis il a poussé un profond soupir", note Kick, lorsqu'il lui a dit que "certaines des personnes accusées d'abus sexuels sont toujours en poste et que très peu a été fait dans le passé".

 

"J'ai réalisé que j'étais très introspectif à l'époque et j'ai réfléchi à ce que je pouvais répondre maintenant. Il a essayé de trouver une réponse. Mais il n'a pas été précis et puis il a répété la phrase deux ou trois fois : «C'est dur, c'est dur.» Il a dit ça en allemand." "Je peux croire qu'il est sérieux quant à la gestion des abus dans l'Église et que c'est difficile", déclare la victime à propos de la réponse du pape. «J'ai le sentiment que l'Église est incapable de s'exprimer sur cette question.»

 

«Les prêtres, les dirigeants de l'Église et même le pape savent qu'il y a eu et qu'il y a des abus sexuels. Ils savent ce qui s'est passé. Mais ils sont incapables d'en parler. Je dis toujours que l'Église n'a pas de plan. Mais maintenant, nous, touchés, huit hommes et une femme, nous nous sommes mis à montrer ce qui est nécessaire, ce qui est important et comment procéder», indique Kick.

 

En ce sens, il reconnaît que ce pèlerinage particulier sur roues leur donne aussi force et encouragement pour l'avenir. «Je suis très encouragé, surtout pour la dernière étape du voyage, la rencontre avec le pape François reconnaît-il dans Katholisch -. J'ai senti que cela était lié à nous et à notre désir de nous rencontrer dans l'amour. Il priera pour nous. Pour moi, cette déclaration suppose que le Pape ait compris ce que nous sommes et que nous puissions et devons continuer ainsi», souligne-t-il.

 

«Mon souhait maintenant serait que le pape lise également la lettre que nous lui avons remise. Parce que cette lettre est d'une grande importance pour nous. Nous prions pour que cette lettre continue d'avoir un impact. C'est un rappel. Nous y demandons au Pape de faire tout son possible pour mettre fin aux abus sexuels et spirituels dans l'Église. Elle doit envoyer un signal aux abuseurs et aux évêques pour qu'ils assument leur responsabilité dans ce processus de réconciliation avec le passé».

 

Enfin, le pape tourne ses pensées vers ceux qui ont perdu la vie dans les calamités qui ont frappé la région italienne de l’Émilie Romagne ces derniers jours. Dans un télégramme adressé au président de la Conférence épiscopale italienne, le pape François supplie Dieu d’apporter du réconfort aux blessés et exprime sa proximité à ceux qui apportent de l'aide aux sinistrés en chargeant le cardinal Zuppi d’être son interprète auprès des parents et amis des victimes pour leur exprimer ses sentiments de profonde sympathie. Le cardinal Secrétaire d'Etat, Pietro Parolin, et son substitut Mgr Peña Parra se joignent aux prières du pape, lit-on dans le télégramme (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2023-05/le-pape-prie-pour-les-victimes-des-inondations-en-italie.html).

 

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Publié le 17 Mai 2023

«Aucun des évêques de Belgique ne veut désobéir au Pape. Ce serait la dernière chose que nous voudrions. C'est pourquoi j'ai eu deux conversations avec François. C'étaient des conversations personnelles. Je ne dirai pas publiquement quoi et comment il a dit quoi que ce soit, mais je sais que ni moi ni le reste des évêques n'allons contre le pape. C'est très important pour moi et pour les autres», reconnaît Johan Bonny, évêque d'Anvers, dans une interview à Katholisch, à propos des bénédictions pour les couples homosexuels comme nous le montre José Lorenzo ce mercredi 17 mai 2023 dans religiondigital.org.

 

Comme on s'en souvient, à l'automne 2022, les évêques belges ont publié une lettre intitulée "Être pastoralement proche des personnes homosexuelles - Pour une Église accueillante qui n'exclut personne", que Bonny lui-même a ensuite présentée à Francfort aux délégués du chemin synodal allemand. Cependant, Rome était beaucoup plus critique de la position allemande que des évêques belges, qui ont procédé à ce type de bénédiction sans que le Vatican les ait rappelés à l'ordre. «Tous les hommes de Rome ne sont pas papes. J'ai personnellement parlé deux fois avec le pape sur ces questions. D'après mes conversations, je sais à quoi ressemble ma relation avec François - nous parlons 'cum petro et sub petro'. Mais tout le Vatican n'est pas 'cum petro et sub petro'», indique l'évêque d'Anvers.

 

Quant au traitement différent des évêques allemands pour la même question des bénédictions pour les couples homosexuels, Bonny l'attribue au nombre et au bruit. «Nous sommes une petite conférence d'évêques. Nous ne sommes que huit évêques diocésains. C'est peu. Et sur ces questions, nous sommes entièrement d'accord les uns avec les autres. Nous parlons d'une seule voix. Il n'y a pas de divisions ou de sous-groupes dans ce sujet. Le pape a également demandé à Rome si nous sommes tous d'accord. Et nous avons dit oui.» En ce sens, il souligne que parmi les évêques belges "nous n'avons pas la dynamique et les tensions entre Rome et l'Allemagne sur le chemin synodal", bien qu'il ajoute qu'"aussi à Rome, ils devraient mieux écouter quelque part et ne pas être aussi critiques". Cela n'aide personne. Il y a plus de préjugés que de jugements dans cette discussion. Il y a aussi plus de préjugés et d'histoires personnelles de la part des évêques et cardinaux allemands à Rome. C'est un mélange de ses expériences personnelles et de ses blessures personnelles avec les problèmes théologiques et la diversité théologique.

 

Pour cette raison, Bonny souligne que «si nous voulons être une Église missionnaire qui présente la bonne nouvelle de Jésus d'une manière nouvelle, ici en Occident, alors nous devons également trouver une solution au problème de l'homosexualité», bien qu'elle reconnaisse que tel n'est pas le cas, question qui ne se pose plus ni en Afrique ni en Asie. "Cela arrivera certainement, mais il faut trouver ici une solution à cette question qui soit basée sur la science humaine et la Bible, ainsi que sur la théologie morale et les considérations pastorales." "Le Pape le sait aussi, ajoute-t-il. Il doit être pasteur ou père de tous. Nous comprenons. Vous n'êtes pas obligé de dire oui ou non à chaque question. La papauté n'est pas là pour dire oui ou non à toutes les questions, comme au Moyen Âge, mais pour être un bon berger, un bon père pour toute la communauté, pour maintenir la communauté ensemble. C'est un ministère d'unité dans l'Église, unité dans la diversité. Et il doit garder la famille unie."

 

Enfin, un groupe d’allemands, victimes d’abus sexuels, accompagnés de leurs familles ont remis, le 17 mai, au pape un message dans lequel ils parlent des blessures qu’ils ont subies, d’un Évangile «perverti» et que contre le fléau des abus «les premiers pas ont été faits», mais «de notre point de vue un engagement fort et clair est encore nécessaire de la part de tous les responsables au sein de la Curie et dans les diocèses de l’Église universelle», mais aussi d’espoir que «les dirigeants de l’Église catholique affronteront les abus du passé avec cohérence et décision», mais ils attendent que l’Église fasse tout ce qui est en son pouvoir pour s’assurer que «dans tous les coins», la question des abus sexuels et spirituels «soit vue, abordée et évitée grâce à des mesures préventives appropriées», et quil est également nécessaire «d’envoyer un signal clair» à tous ceux «qui n’ont pas assumé leurs responsabilités et qui, dans une certaine mesure, ne le font toujours pas». Ils sont arrivés de Munich à vélo après avoir parcouru plus de 700 km pour rencontrer le Saint-Père (https://www.cath.ch/newsf/de-munich-a-rome-a-velo-des-victimes-dabus-rencontrent-le-pape/).

 

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