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Publié le 19 Mai 2023

religiondigital.org nous montre ce vendredi 19 mai 2023 quune enquête journalistique publiée le jeudi dans la presse polonaise a révélé l'existence de plus d'un millier de cas d'abus sexuels sur mineurs au sein de l'Église polonaise pendant les années du régime communiste.

 

Le vaste rapport du quotidien polonais Rzeczpospolita, fruit de mois de travail et basé sur les archives de l'État, recense 121 personnes qui, dans de nombreux cas, ont commis des exactions sur divers mineurs et dont les actes, peut-on lire, "étaient souvent connus des autorités communistes" qui ont refusé de les persécuter pour éviter une confrontation avec l'Église. Les données divulguées par le journal comprennent les noms, prénoms, circonstances et abus commis par 121 membres du clergé et laïcs liés à l'Église polonaise entre 1944 et 1989, l'année de la chute du régime communiste, et selon les auteurs du rapport, cette liste n'est que "la pointe d'un iceberg." De toutes ces affaires, seules 72 ont abouti à des peines parfois avec sursis, non purgées ou terminées par une amnistie pour le prévenu.

 

Cependant, parmi les membres du clergé qui ont commis les crimes identifiés, seuls trois ont été retirés du sacerdoce tandis que quelques autres sont partis de leur propre chef. «Les autres sont retournés au travail – et certains ont commis des crimes dans d'autres paroisses». Pendant ce temps, certains prêtres ont évité la punition par les autorités civiles en échange de leur coopération avec la police secrète, a constaté le journal. Les communistes tenaient à infiltrer l'Église, qui était une institution importante et influente et aussi souvent un sanctuaire pour les opposants au régime  (https://notesfrompoland.com/2023/05/19/church-was-naive-over-child-sex-abuse-says-polish-bishop-after-report-indicates-1000-victims/).

 

Le fait que presque tous les coupables aient eu la possibilité de récidiver, en moyenne quatre fois, selon le rapport, montre l'immunité pratique dans laquelle les coupables de ce type de crime se sont déplacés. Parmi les personnes impliquées dans des abus contre des mineurs figuraient "des organisateurs respectés de retraites spirituelles, des auteurs et traducteurs de livres théologiques ou d'histoire de l'Église, des traducteurs et chercheurs de la Bible, des auteurs de recueils de chants religieux, des constructeurs de sanctuaires, des guides spirituels de pèlerinages, des militants sociaux, des frères, des séminaristes, organistes, ecclésiastiques en général...", explique l'article.

 

Traditionnellement, l'Église catholique polonaise a joui d'un prestige social hérité de l'ère communiste, lorsqu'elle agissait comme une opposition sociale et politique contre le régime, une image qui a été renforcée par la répression communiste contre certains membres du clergé comme le père Jerzy Popiełuszko, qui était torturé et assassiné par les services secrets communistes en 1984 à Okopy (nord). Le couronnement du pape Jean-Paul II en 1978 et son activité politique déterminée contre la dictature communiste dans sa Pologne natale sont encore considérés, par une grande partie de la société polonaise, comme l'un des facteurs ayant contribué à la fin du gouvernement communiste en Pologne et d'accélérer la chute de ce qu'on appelle le rideau de fer. La diffusion récente d'un reportage télévisé montrant des documents selon lesquels Jean-Paul II aurait connu et caché plusieurs cas d'abus sexuels sur des mineurs par des prêtres de son diocèse lorsqu'il était évêque de Cracovie (sud) a relancé le débat sur son héritage et sa possible complicité dans couvrir les crimes de pédophilie.

 

Enfin, Wojciech Polak – qui est archevêque de Gniezno et primat de Pologne – a affirmé que l'Église avait «souvent été naïve face à ces crimes». Cependant, il a également noté que les autorités communistes exploitaient la question pour faire chanter les prêtres afin qu'ils collaborent. Il a soutenu que l'Église d'aujourd'hui a une vision très différente. "Nous agissons pour accueillir et écouter les personnes lésées, et pour leur apporter une aide, principalement psychologique et spirituelle", a-t-il dit, faisant référence à une récente campagne lancée par l'épiscopat offrant un soutien aux victimes. Il a également noté que l'Église est actuellement en train de préparer une étude qui sera entreprise par des chercheurs indépendants sur l'abus historique d'enfants par des prêtres (https://notesfrompoland.com/2023/05/19/church-was-naive-over-child-sex-abuse-says-polish-bishop-after-report-indicates-1000-victims/).

 

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Publié le 18 Mai 2023

José Lorenzo nous montre dans religiondigital.org ce jeudi 18 mai 2023 quaprès onze jours à vélo de Munich à Rome contre les abus dans l'Église, les neuf victimes qui se sont lancées dans leur aventure avec toute la bénédiction de l'archidiocèse bavarois, ont été reçues par le pape François à l'issue de l'audience du mercredi 17 mai. Fini les nids de poule, la pluie, le vent dans le visage et la fatigue. L'accueil du pape allait faire tous les efforts pour le bien.

 

"Aucun des neuf abusés qui ont participé au pèlerinage n'aurait imaginé que le Pape soit aussi accessible. C'était un signe très puissant qu'il se soit levé de son fauteuil roulant pour venir vers nous. Il a également dit que le cardinal Reinhard Marx nous l'avait annoncé à l'avance. Nous l'apprécions très positivement", déclare dans une interview avec Katholisch Richard Kick, du Conseil consultatif des personnes concernées de l'archidiocèse de Munich et Freising.

 

Le pape François, qui s'adressait à eux en allemand, les écouta longuement. "Il est resté avec nous un quart d'heure. J'ai eu l'impression qu'il était très clair et ouvert et comprenait les choses qui sont importantes pour nous. Et puis il a poussé un profond soupir", note Kick, lorsqu'il lui a dit que "certaines des personnes accusées d'abus sexuels sont toujours en poste et que très peu a été fait dans le passé".

 

"J'ai réalisé que j'étais très introspectif à l'époque et j'ai réfléchi à ce que je pouvais répondre maintenant. Il a essayé de trouver une réponse. Mais il n'a pas été précis et puis il a répété la phrase deux ou trois fois : «C'est dur, c'est dur.» Il a dit ça en allemand." "Je peux croire qu'il est sérieux quant à la gestion des abus dans l'Église et que c'est difficile", déclare la victime à propos de la réponse du pape. «J'ai le sentiment que l'Église est incapable de s'exprimer sur cette question.»

 

«Les prêtres, les dirigeants de l'Église et même le pape savent qu'il y a eu et qu'il y a des abus sexuels. Ils savent ce qui s'est passé. Mais ils sont incapables d'en parler. Je dis toujours que l'Église n'a pas de plan. Mais maintenant, nous, touchés, huit hommes et une femme, nous nous sommes mis à montrer ce qui est nécessaire, ce qui est important et comment procéder», indique Kick.

 

En ce sens, il reconnaît que ce pèlerinage particulier sur roues leur donne aussi force et encouragement pour l'avenir. «Je suis très encouragé, surtout pour la dernière étape du voyage, la rencontre avec le pape François reconnaît-il dans Katholisch -. J'ai senti que cela était lié à nous et à notre désir de nous rencontrer dans l'amour. Il priera pour nous. Pour moi, cette déclaration suppose que le Pape ait compris ce que nous sommes et que nous puissions et devons continuer ainsi», souligne-t-il.

 

«Mon souhait maintenant serait que le pape lise également la lettre que nous lui avons remise. Parce que cette lettre est d'une grande importance pour nous. Nous prions pour que cette lettre continue d'avoir un impact. C'est un rappel. Nous y demandons au Pape de faire tout son possible pour mettre fin aux abus sexuels et spirituels dans l'Église. Elle doit envoyer un signal aux abuseurs et aux évêques pour qu'ils assument leur responsabilité dans ce processus de réconciliation avec le passé».

 

Enfin, le pape tourne ses pensées vers ceux qui ont perdu la vie dans les calamités qui ont frappé la région italienne de l’Émilie Romagne ces derniers jours. Dans un télégramme adressé au président de la Conférence épiscopale italienne, le pape François supplie Dieu d’apporter du réconfort aux blessés et exprime sa proximité à ceux qui apportent de l'aide aux sinistrés en chargeant le cardinal Zuppi d’être son interprète auprès des parents et amis des victimes pour leur exprimer ses sentiments de profonde sympathie. Le cardinal Secrétaire d'Etat, Pietro Parolin, et son substitut Mgr Peña Parra se joignent aux prières du pape, lit-on dans le télégramme (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2023-05/le-pape-prie-pour-les-victimes-des-inondations-en-italie.html).

 

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Publié le 17 Mai 2023

«Aucun des évêques de Belgique ne veut désobéir au Pape. Ce serait la dernière chose que nous voudrions. C'est pourquoi j'ai eu deux conversations avec François. C'étaient des conversations personnelles. Je ne dirai pas publiquement quoi et comment il a dit quoi que ce soit, mais je sais que ni moi ni le reste des évêques n'allons contre le pape. C'est très important pour moi et pour les autres», reconnaît Johan Bonny, évêque d'Anvers, dans une interview à Katholisch, à propos des bénédictions pour les couples homosexuels comme nous le montre José Lorenzo ce mercredi 17 mai 2023 dans religiondigital.org.

 

Comme on s'en souvient, à l'automne 2022, les évêques belges ont publié une lettre intitulée "Être pastoralement proche des personnes homosexuelles - Pour une Église accueillante qui n'exclut personne", que Bonny lui-même a ensuite présentée à Francfort aux délégués du chemin synodal allemand. Cependant, Rome était beaucoup plus critique de la position allemande que des évêques belges, qui ont procédé à ce type de bénédiction sans que le Vatican les ait rappelés à l'ordre. «Tous les hommes de Rome ne sont pas papes. J'ai personnellement parlé deux fois avec le pape sur ces questions. D'après mes conversations, je sais à quoi ressemble ma relation avec François - nous parlons 'cum petro et sub petro'. Mais tout le Vatican n'est pas 'cum petro et sub petro'», indique l'évêque d'Anvers.

 

Quant au traitement différent des évêques allemands pour la même question des bénédictions pour les couples homosexuels, Bonny l'attribue au nombre et au bruit. «Nous sommes une petite conférence d'évêques. Nous ne sommes que huit évêques diocésains. C'est peu. Et sur ces questions, nous sommes entièrement d'accord les uns avec les autres. Nous parlons d'une seule voix. Il n'y a pas de divisions ou de sous-groupes dans ce sujet. Le pape a également demandé à Rome si nous sommes tous d'accord. Et nous avons dit oui.» En ce sens, il souligne que parmi les évêques belges "nous n'avons pas la dynamique et les tensions entre Rome et l'Allemagne sur le chemin synodal", bien qu'il ajoute qu'"aussi à Rome, ils devraient mieux écouter quelque part et ne pas être aussi critiques". Cela n'aide personne. Il y a plus de préjugés que de jugements dans cette discussion. Il y a aussi plus de préjugés et d'histoires personnelles de la part des évêques et cardinaux allemands à Rome. C'est un mélange de ses expériences personnelles et de ses blessures personnelles avec les problèmes théologiques et la diversité théologique.

 

Pour cette raison, Bonny souligne que «si nous voulons être une Église missionnaire qui présente la bonne nouvelle de Jésus d'une manière nouvelle, ici en Occident, alors nous devons également trouver une solution au problème de l'homosexualité», bien qu'elle reconnaisse que tel n'est pas le cas, question qui ne se pose plus ni en Afrique ni en Asie. "Cela arrivera certainement, mais il faut trouver ici une solution à cette question qui soit basée sur la science humaine et la Bible, ainsi que sur la théologie morale et les considérations pastorales." "Le Pape le sait aussi, ajoute-t-il. Il doit être pasteur ou père de tous. Nous comprenons. Vous n'êtes pas obligé de dire oui ou non à chaque question. La papauté n'est pas là pour dire oui ou non à toutes les questions, comme au Moyen Âge, mais pour être un bon berger, un bon père pour toute la communauté, pour maintenir la communauté ensemble. C'est un ministère d'unité dans l'Église, unité dans la diversité. Et il doit garder la famille unie."

 

Enfin, un groupe d’allemands, victimes d’abus sexuels, accompagnés de leurs familles ont remis, le 17 mai, au pape un message dans lequel ils parlent des blessures qu’ils ont subies, d’un Évangile «perverti» et que contre le fléau des abus «les premiers pas ont été faits», mais «de notre point de vue un engagement fort et clair est encore nécessaire de la part de tous les responsables au sein de la Curie et dans les diocèses de l’Église universelle», mais aussi d’espoir que «les dirigeants de l’Église catholique affronteront les abus du passé avec cohérence et décision», mais ils attendent que l’Église fasse tout ce qui est en son pouvoir pour s’assurer que «dans tous les coins», la question des abus sexuels et spirituels «soit vue, abordée et évitée grâce à des mesures préventives appropriées», et quil est également nécessaire «d’envoyer un signal clair» à tous ceux «qui n’ont pas assumé leurs responsabilités et qui, dans une certaine mesure, ne le font toujours pas». Ils sont arrivés de Munich à vélo après avoir parcouru plus de 700 km pour rencontrer le Saint-Père (https://www.cath.ch/newsf/de-munich-a-rome-a-velo-des-victimes-dabus-rencontrent-le-pape/).

 

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Publié le 15 Mai 2023

katholisch.de nous montre ce lundi 15 mai 2023 que le président de la Commission vaticane pour la protection de l'enfance, le cardinal Sean O'Malley, voit le danger que le sujet des abus soit négligé dans les pourparlers entre les chefs de la Curie par l'incorporation de sa Commission au Dicastère de la Foi. "Le Secrétariat d'État a précisé que la Commission ne jouit pas du prestige, du statut ou de la compétence d'un dicastère et est donc un organe subordonné de la Curie en termes de poids, de compétence et de droit de participer aux fonctions de gouvernance de la Curie", a déclaré le cardinal début mai avant la session plénière de la commission de protection de l'enfance. Le discours a été publié sur le site Internet de la Commission vendredi. Lors des délibérations sur la réforme de la Curie, il n'a pas été considéré qu'en raison de la restructuration, le thème de la protection de l'enfance n'est pas présent dans les consultations entre les chefs de dicastère et le pape et dans les réunions inter-dicastères. "Cela me semble être une grave lacune", a déclaré le cardinal, qui est lui-même membre du Conseil des cardinaux du pape François, où la réforme de la curie a été discutée.

 

Fondamentalement, la connexion avec le département de la foi est importante. Dans de nombreux secteurs de la société civile, il est courant de combiner des tâches préventives et disciplinaires. Cependant, il plaide pour l'égalité entre le dicastère et la commission, "notamment parce que la commission ne doit jamais être soumise au système disciplinaire ou judiciaire ecclésiastique et doit donc être intégrée à ce système". Cependant, il a estimé que les craintes que l'emplacement dans le dicastère n'affaiblisse l'indépendance de la commission avaient été dissipées, se référant à la référence fréquente du pape François au fait que le dicastère n'avait pas le droit de donner des directives à la commission.

 

La clarification des relations entre le Dicastère et la Commission est un long processus. Le ministère de la Foi n'a pas encore officiellement commenté le projet d'accord de coopération. L'accord souhaité est calqué sur la déclaration récemment signée avec le Dicastère pour l'Evangélisation. Selon le cardinal, les hauts fonctionnaires du dicastère considèrent que les statuts de la commission eux-mêmes sont suffisants, même sans accord formel. Les réactions du Secrétariat d'État au projet n'ont pas aidé non plus : «Plus tôt dans l'année, nous avons reçu des commentaires sur le projet de statuts qui n'apportaient que peu de clarté sur la nature de la relation de travail entre la Doctrine de la Foi et la Commission», a déclaré O' Malley.

 

Ces propos viennent au moment où le pape François a rencontré les chefs des autorités vaticanes. Cela a été annoncé par le Vatican. Une photo sur Twitter montre le pape avec 25 membres du clergé, pour la plupart des cardinaux, lors d'une séance de travail (https://www.domradio.de/artikel/papst-trifft-chefs-der-vatikanbehoerden). Ce n’est donc pas un incident, si le cardinal O'Malley appuie la Commission pour la protection de l'enfance dans un moment aussi incertain pour elle, surtout quand certains au sein de la curie voudraient taire le scandale des abus.

 

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Publié le 14 Mai 2023

domradio.de nous montre que le pape François a lancé ce dimanche des appels à la paix pour la Terre sainte et pour l'Ukraine sur la place Saint-Pierre à Rome. Selon le Saint-Père, les armes n'apporteraient jamais la sécurité et la stabilité, mais détruiraient l'espoir.

 

Après la traditionnelle prière de midi, il a parlé à plusieurs milliers de pèlerins des récents affrontements sanglants entre Palestiniens et Israéliens et a pleuré la mort de civils innocents, dont des femmes et des enfants. Le pape a déclaré : "J'espère que le cessez-le-feu qui a maintenant été trouvé tiendra et que les armes se tiendront. Parce que vous n'obtiendrez jamais la sécurité et la stabilité avec des armes. Au contraire : avec des armes, vous détruisez tout espoir de paix."

 

Une trêve négociée par l'Égypte est entrée en vigueur samedi soir entre l'armée israélienne et des groupes armés palestiniens de Gaza après cinq jour de combats meurtriers. Depuis mardi, l'armée israélienne est parvenue à attaquer 371 cibles du Djihad islamique, y compris des maisons de ses membres et des installations militaires, tandis que le groupe islamiste a tiré 1 234 projectiles depuis la bande de Gaza - roquettes et mortiers - dont la plupart ont atterri sur des terrains non peuplés ou ont été interceptés par le système antiaérien (https://fr.euronews.com/2023/05/14/treve-entre-israel-et-gaza-apres-cinq-jours-de-combats-meurtriers).

 

Il a également appelé à la prière pour l'Ukraine, en disant : «Tournons-nous vers Notre-Dame pour aider à mettre fin aux souffrances de l'Ukraine martyrisée et de toutes les nations souffrant des blessures des guerres.» Alors que le président ukrainien est en Allemagne ce dimanche, les combats se poursuivent dans la région de Bakhmout. En attendant le lancement d'une contre-offensive ukrainienne. Selon les services de renseignement britanniques, l'Ukraine a regagné un kilomètre carré à Bakhmout à la suite du retrait des troupes russes. Pendant ce temps, les tensions ont commencé à augmenter ailleurs sur la ligne de front dans le Donbass. Dans la région de Zaporijjia, les soldats et les civils se préparent à la contre-offensive ukrainienne. La petite ville d'Orykhiv, lourdement bombardée par l'artillerie et l'aviation russes, pourrait être l'un des couloirs d'attaque menant à la reconquête (https://fr.euronews.com/2023/05/14/lukraine-et-la-russie-se-disputent-des-progres-decisifs-a-bakhmout).

 

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Publié le 13 Mai 2023

Le pape François a critiqué la nouvelle loi sur l'euthanasie active au Portugal. Dans un discours aux membres de la communauté internationale des femmes catholiques (UMOFC), basée en Espagne, il s'est exprimé en conséquence. Littéralement, le pape a déclaré ce samedi  13 mai 2023 : "Je suis très triste aujourd'hui, le jour des apparitions de Marie à Fatima, car dans le pays où la Vierge est apparue, une loi de tuer entre en vigueur. C'est une autre étape dans la longue liste des pays avec euthanasie."

 

Au terme d'un processus législatif laborieux, le Parlement portugais a voté, vendredi 12 mai, la version définitive d'une loi dépénalisant l'euthanasie. Le texte de loi a été reformulé plusieurs fois afin de tenir compte des remarques du président Marcelo Rebelo de Sousa, un conservateur et fervent catholique, qui a mis deux fois son veto, et après avoir été retoqué, également à deux reprises, par la Cour constitutionnelle en raison notamment d'"imprécisions". La nouvelle mouture de la loi prévoit désormais que l'euthanasie ne soit autorisée que dans les cas où "le suicide médicalement assisté est impossible en raison d'une incapacité physique du patient" (https://www.francetvinfo.fr/monde/europe/portugal-le-parlement-depenalise-l-euthanasie-la-loi-pourrait-entrer-en-vigueur-des-l-automne_5822156.html).

 

Lors de son discours au Vatican samedi, le pape a recommandé aux membres de l’UMOFC de prendre Marie comme modèle. Elle a pleinement embrassé le don de la maternité et sa responsabilité de gardienne de l'Église. La femme réduite au rôle de mère et qui n’a pas de poste de direction dans l’Église, c’est la vision qu’à de Marie sa hiérarchie. Vendredi, le pape François, avec le Premier ministre italien Giorgia Meloni, a fait campagne pour une société plus favorable à la famille et plus de naissances dans le pays. On a connu mieux pour défendre la famille et les naissances que l’extrême-droite.

 

Ce samedi 13 mai, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, était au Vatican pour rencontrer le pape François. Il l’a remercié pour «l’attention qu’il porte» à la «tragédie de millions d’Ukrainiens». Les deux responsables "sont convenus de la nécessité de poursuivre les efforts en soutien à la population". "Le pape a plus particulièrement souligné la nécessité urgente de gestes d’humanité à l’égard des personnes les plus fragiles, victimes de ce conflit", selon le communiqué (https://www.ouest-france.fr/europe/ukraine/volodymyr-zelensky/volodymyr-zelensky-au-vatican-pour-rencontrer-le-pape-francois-31f57d6c-f19a-11ed-910f-98a40b09db7e).

 

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Publié le 13 Mai 2023

Bruce de Galzain de Radio France nous montre dans francetvinfo.fr dans son article du vendredi 12 mai 2023 que les Italiens ne font plus assez d'enfants pour renouveler les générations. La troisième édition des états généraux de la natalité s'est tenue vendredi 12 mai à Rome (Italie), avec comme objectif de repasser au-dessus des 500 000 naissances par an dans 10 ans contre moins de 400 000 l'an dernier. Très applaudis et tous deux de blanc vêtus, le pape François et Giorgia Meloni sont venus défendre et encourager les familles.

 

Dans ce monde inquiétant et incertain, selon lui, qui estime que seuls les riches peuvent faire des enfants, le pape François explique, devant les responsables politiques et économiques qui assistent à ces états généraux, qu'il faut retrouver l'espérance et pas un simple optimisme. Mais c'est aussi aux politiques de donner une vision. "Des politiques à long terme sont nécessaires, a expliqué le pape. Il faut aborder le problème ensemble, sans barrières idéologiques ni positions préconçues. Il faut changer de mentalité : la famille ne fait pas partie du problème, mais de sa solution. C'est pourquoi je me demande si quelqu'un peut regarder vers l'avenir avec le courage de parier sur les familles, sur les enfants, sur les jeunes ?"

 

Giorgia Meloni fait ce pari, c'est même sa priorité absolue, dit-elle. C'est d'ailleurs elle, la présidente du Conseil italien, et non le pape, qui parle de famille traditionnelle où être père n'est pas démodé et être mère est une valeur sociale. "Pendant des décennies, la culture dominante nous a dit le contraire, il est temps d'inverser la tendance, a lancé Giorgia Meloni durant ces États généraux. Nous voulons une nation dans laquelle il n'est pas scandaleux de dire qu’au-delà des choix personnels légitimes, nous sommes tous nés d'un homme et d'une femme, que la maternité n'est pas à vendre, que les utérus ne sont pas à louer et que les enfants ne sont pas des produits en vente libre que l'on peut choisir comme au supermarché".

 

Le pape, lui, a estimé que la natalité et l'accueil des migrants, notamment, ne devraient jamais être opposés l'un à l'autre. Il a aussi évoqué la difficulté de planifier l'avenir dans un contexte de salaires bas et de loyers élevés en Italie, troisième économie de la zone euro, dont la population vieillit et où de nombreux jeunes peinent à trouver un emploi stable à temps plein. "Nous devons préparer un terrain fertile pour qu'un nouveau printemps fleurisse et laisser cet hiver démographique derrière nous", a déclaré François, appelant à des "politiques tournées vers l'avenir". "Relancer la natalité signifie réparer les formes d'exclusion sociale qui affectent les jeunes et leur avenir", a-t-il ajouté. "Avez-vous déjà imaginé un monde sans bébés?". La question provocatrice est utilisée dans la publicité pour la conférence, organisée par la Fondation pour la natalité, un groupe lié à des associations catholiques qui défendent les familles (https://www.bfmtv.com/societe/religions/un-hiver-demographique-le-pape-francois-s-inquiete-de-la-faible-natalite-en-italie_AN-202305120672.html).

 

Les orateurs de la conférence ont pour la plupart évité les questions les plus controversées soulevées par le déclin démographique de l'Italie, telles que l'avortement, les mères porteuses ou les migrations de masse. Ils se sont concentrés principalement sur des solutions telles que l'aide sociale, l'augmentation des services de garde d'enfants et les allègements fiscaux. Néanmoins, le ministre de l'Agriculture Francesco Lollobrigida, figure clé du parti d'extrême droite Fratelli d'Italia (FDI) de Giorgia Meloni, a noté jeudi lors de la conférence que la question de la natalité était préoccupante, "parce que nous voulons sauvegarder la culture, les langues de l'Italie". Il a nié que cela ait quoi que ce soit "à voir avec la race", après avoir été critiqué par l'opposition le mois dernier pour avoir mis en garde contre le "remplacement ethnique" de l'Italie par les migrants (https://www.bfmtv.com/societe/religions/un-hiver-demographique-le-pape-francois-s-inquiete-de-la-faible-natalite-en-italie_AN-202305120672.html).

 

Le pape aurait pu éviter, car la famille traditionnelle n’a rien de traditionnel puisqu’elle est apparue au sein de la classe moyenne des années 1950, dans le cadre de l’après-guerre, et elle n’a fait qu’évoluer au cours des décennies suivantes. De la commercialisation des moyens contraceptifs féminins dans les années 60, à la libération de la sexualité des femmes dans les années 70, à la montée en puissance des divorces et des familles recomposées… Les familles du 20e siècle n’étaient ni plus stables, ni plus continuelles que les nôtres (https://www.mironline.ca/le-mythe-de-la-famille-traditionnelle/).

 

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Publié le 10 Mai 2023

katholisch.de nous montre ce mercredi 10 mai 2023 que le pape François a donné les raisons des restrictions qu'il a imposées à la liturgie préconciliaire. "Le danger aujourd'hui est l'indietrismo [retard], en réaction contre la modernité. C'est une maladie nostalgique. C'est pourquoi,  j'ai décidé qu'il était désormais obligatoire d'obtenir la concession de célébrer selon le Missel romain de 1962 pour tous les prêtres nouvellement consacrés", a déclaré le pape François lors d'une réunion avec des jésuites hongrois, selon la transcription de la conversation publiée lundi. Après consultation, il a décidé de cette restriction, parce qu'il a vu "que les bonnes mesures pastorales prises par Jean-Paul II et Benoît XVI étaient utilisées idéologiquement pour revenir en arrière". Il fallait arrêter ce recul, qui n'était pas inscrit dans la vision pastorale de ses prédécesseurs. Le pape François a également qualifié de "terrible" la résistance aux décrets du Concile. Il y a "un soutien incroyable pour le restaurationnisme, que j'appelle 'indietrismo'", dans l'Église.

 

Le pape François a publié le motu proprio "Traditionis custodes" ("Gardiens de la Tradition") en 2021. Il y stipule qu'il incombe à chaque évêque diocésain de régler les célébrations liturgiques de son diocèse et qu'il est de sa seule responsabilité de permettre la célébration de la messe dans sa forme extraordinaire. Avec cela, le pape a limité celle de son prédécesseur Benoît XVI avec le motu proprio «Summorum Pontificum» (2007) a clairement facilité l'accès à la célébration de la messe selon les missels avant le Concile Vatican II (1962-1965).

 

Lors de la réunion, le pape a également commenté la façon dont les abuseurs sont traités dans l'Église. "L'auteur doit être condamné, mais en tant que frère. Le condamner doit être compris comme un acte de charité", a déclaré le pape. Le pape a souligné que les auteurs de violences sexuelles sont aussi des enfants de Dieu. "Ce n'est pas facile à comprendre et à vivre", a-t-il ajouté. "L'agresseur est un ennemi. Chacun de nous ressent cela parce que nous compatissons à la souffrance des victimes." Les contrevenants méritent une punition, mais aussi une attention pastorale.

 

Il a également accusé l'ancien gouvernement de la présidente péroniste Cristina Kirchner (2007-2015) de tenter d'influencer le pouvoir judiciaire. "Certains membres du gouvernement voulaient me couper la tête à l'époque", a-t-il déclaré aux jésuites hongrois. Le pape François a détaillé le cas des deux jésuites Franz Jalics et Orlando Yorio pendant la dictature militaire argentine, qui ont été arrêtés à Buenos Aires en 1976 et torturés pendant plusieurs mois. En tant qu'archevêque, il a été interrogé par la justice pendant plusieurs heures dans le palais épiscopal. L'un des juges l'interrogea avec beaucoup d'insistance sur son comportement pendant la dictature militaire. "Mais pour moi, la seule question réelle et raisonnable était celle de l'avocat qui appartenait au Parti communiste", a-t-il ajouté. Grâce à cette question, les choses sont devenues plus claires; "Et à la fin, mon innocence a été prouvée", a déclaré le pape François.

 

Peu de temps après son élection comme pape, un journaliste argentin a accusé le pape François d'avoir trahi les deux jésuites pour la dictature militaire ou de ne pas les soutenir. Cependant, peu de temps après, Jalics lui-même et le lauréat du prix Nobel de la paix Adolfo Perez Esquivel l'ont disculpé. Entre-temps, il a été prouvé que Jorge Mario Bergoglio a activement mais secrètement aidé ceux qui ont été politiquement persécutés pendant la dictature militaire (1976-1983) à fuir le pays.

 

Enfin, le pape François a mis à l'honneur mercredi le patriarche égyptien Tawadros II, primat de l'Église copte orthodoxe, pour son audience générale au Vatican, une première dans les relations entre les deux Églises. Cette visite de quatre jours, à l'invitation du pape François, marque le 50e anniversaire de la rencontre entre le pape Paul VI et le pape copte orthodoxe Chenouda III en 1973. Le jésuite argentin a chaleureusement embrassé le pape copte en signe d'amitié avant de le laisser s'exprimer en premier devant les milliers de fidèles réunis comme chaque mercredi sur la place Saint-Pierre, à Rome. "Cher ami et frère Tawadros, merci d'avoir accepté mon invitation pour ce double anniversaire (...) Je vous remercie sincèrement pour votre engagement en faveur de l'amitié croissante entre l'Eglise copte orthodoxe et l'Eglise catholique", a déclaré le pape François (https://www.nouvelobs.com/monde/20230510.AFP0154/deux-papes-au-vatican-francois-recoit-le-patriarche-copte-tawadros-ii.html).

 

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Publié le 9 Mai 2023

Libération.fr et l’AFP nous ont montré dans leur article du 8 mai 2023 que le président de la République a rendu hommage à l’ancien préfet et chef de la résistance mort sous la torture. C’était, selon l’Élysée, l’occasion d’«exalter» à travers Jean Moulin «cet esprit de résistance qui est propre au peuple français». Ironique, alors que les revendications des millions de manifestants mobilisés contre la réforme des retraites ces derniers mois ont été ignorées par le gouvernement. Et leurs protestations muselées par des arrêtés anti-manifestation partout où le Président et les ministres se déplacent sur le terrain.

 

À son arrivée à Lyon, le président de la République a échangé quelques mots avec le sénateur écologiste Thomas Dossus. "Merci d'être là, on aurait aimé qu'il y ait un peu plus de monde mais bon... c'est compliqué dans ce contexte", fait remarquer l'élu. Emmanuel Macron rétorque : "Je pense que l'esprit civique gagnerait à être largement diffusé. Je vous demande d'appeler à la raison". Son interlocuteur acquiesce. Mais le chef de l'État persiste et signe. "Les fautes de ton ne sont jamais bonnes. En général. Et donc, c'est des moments de réunion où il faut plutôt s'élever et célébrer ceux qui nous permettent d'être là aujourd'hui", ponctue le président de la République. Le sénateur aura le mot de la fin : "Je pense que les gens auraient aussi aimé être là" (https://www.ladepeche.fr/2023/05/08/video-hommage-demmanuel-macron-a-jean-moulin-manifestation-sous-tension-de-plusieurs-milliers-de-personnes-a-lyon-11182779.php). 

 

Emmanuel Macron a longuement rappelé le parcours de Jean Moulin, et a associé le nom de l’ancien préfet et chef de la résistance mort sous la torture à l’historien Marc Bloch, mort en déportation, dans ce qui semble faire écho à des propos tenus la semaine dernière par Jean-Luc Mélenchon. "À bas la mauvaise République", avait déclaré l'insoumis le 1er mai, référence à ses aspirations à passer à la VIe République, accusé par la majorité de vouloir faire sédition (https://www.tf1info.fr/politique/video-la-republique-est-necessaire-vitale-et-juste-affirme-emmanuel-macron-lors-de-son-hommage-a-jean-moulin-2256494.html) : «Moulin et Bloch nous disent que la République française n’est par définition ni bonne ni mauvaise, elle est nécessaire, vitale, juste». «Ayons confiance en nous et en ceux qui nous suivront», a-t-il dit en référence au devoir de mémoire et de transmission. Jean Moulin «avait la certitude intime, indéracinable, que la France en laquelle il croyait serait victorieuse, que d’autres si ce n’est lui en cueilleraient les fruits», a ajouté Emmanuel Macron.

 

Il est dangereux d’utiliser Moulin et Bloch contre Jean-Luc Mélenchon pour de mauvaises raisons, car Emmanuel Macron en affirmant que «LFI fait la courte échelle au RN» et que «les factieux nourrissent les factions», et Elisabeth Borne dénonçant quelques heures plus tard devant le Sénat les «nouvelles outrances» du leader des insoumis, participent depuis mercredi 3 mai aux condamnations des propos de l’insoumis lors du 1er Mai. Non sans une dangereuse malhonnêteté intellectuelle (https://www.liberation.fr/politique/melenchon-factieux-au-sommet-de-letat-une-cabale-irresponsable-20230505_PCDOPFK3BVDPZHPMW6EIN72QAY/) puisque la Macronie sait que Jean-Luc Mélenchon veut la VIe République tout en consistant à faire de lui une menace équivalente à celle que représente Marine Le Pen pour le pays (https://www.huffingtonpost.fr/politique/video/depuis-le-1er-mai-le-duel-macron-melenchon-vire-au-pugilat_217419.html).

 

Il a aussi mis en avant la mission de l’ancien préfet – «unir les droites et les gauches, les gaullistes et les socialistes, les communistes et les radicaux» – notant la présence des principales forces politiques du pays, de la CGT ou encore de la CFTC, le 27 mai 1943, lors de la réunion fondatrice du Conseil national de la Résistance (https://actu.fr/auvergne-rhone-alpes/lyon_69123/8-mai-emmanuel-macron-defend-a-lyon-une-republique-francaise-ni-bonne-ni-mauvaise_59506234.html). Cependant, Emmanuel Macron n’est pas Jean Moulin puisque son Conseil national de refondation (CNR), lancé le jeudi 8 septembre 2022 a vu tous les partis d'oppositions et plusieurs syndicats (CGTForce ouvrièreSolidaires, la CFE-CGC et la FSU) être aux abonnés absents, car pour ceux-ci il vise à contourner le Parlement et le Conseil économique, social et environnemental (CESE) (https://www.challenges.fr/politique/le-cnr-un-camouflet-pour-emmanuel-macron_825908).

 

Des milliers de personnes se sont rassemblées aux abords de la zone interdite de manifestation par la préfecture, à Lyon. La CGT a tout de même maintenu son «appel à commémorer l’œuvre sociale de la Résistance» aux abords de la zone interdite, comme FO, le PCF, une intersyndicale de l’éducation et d’autres organisations. Pour beaucoup, les casseroles étaient au rendez-vous. La préfecture du Rhône ayant interdit tout rassemblement dans un large périmètre autour du mémorial, les organisateurs ont été contraints de se rassembler par groupes avant de défiler en bordure de la zone interdite. Les forces de l'ordre repoussaient toute tentative d'incursion en zone prohibée par des tirs de gaz lacrymogènes, selon les journalistes de l'AFP."On ne dit pas que la situation actuelle est comparable à 1945, on dit simplement que le gouvernement ne peut pas piétiner l'héritage social de la Résistance", a commenté Samuel Delor, de la CGT du Rhône, auprès de l'AFP (https://www.francebleu.fr/infos/politique/hommage-a-jean-moulin-plusieurs-milliers-de-manifestants-rassembles-a-lyon-ou-est-arrive-emmanuel-macron-9149631).

 

Un mauvais signal nous est donné avec la préfecture de police de Paris qui a jugé qu’un défilé de militants d’extrême droite masqués ne représentait «pas un trouble à l’ordre public». Environ 500 militants d’extrême droite ont manifesté samedi 6 mai pour commémorer la mort d’un des leurs en 1994. L’occasion d’entonner des slogans fascistes, en intimidant la presse et les passants, en plein cœur de Paris. L’impression d’un deux poids deux mesures irresponsable au regard des interdictions de rassemblements contre la réforme des retraites (https://www.liberation.fr/politique/elections/croix-celtiques-cagoules-et-gants-coques-au-coeur-du-sinistre-cortege-des-neofascistes-a-paris-20230508_SDDI3CYZVVDYFKIXL3XPSJFQMU/, et https://www.liberation.fr/politique/epargner-les-neofascistes-mais-interdire-des-casserolades-une-faute-politique-majeure-20230509_A4EWVP3LBJDPXKC7GDIUJ7KD74/). Et depuis la mi-mars, «Libé» a recensé les attaques perpétrées par des groupes fascistes contre des opposants à la réforme du gouvernement. Des actions violentes, touchant surtout les étudiants et les militants de gauche radicale (https://www.liberation.fr/politique/lextreme-droite-a-commis-une-quinzaine-dagressions-contre-les-opposants-a-la-reforme-des-retraites-20230331_FOAZW42W2BEBJNFZ2XDDFZU2YE/).

 

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Publié le 8 Mai 2023

religiondigital.org nous montre ce lundi 8 mai 2023 que la Commission pontificale pour la protection des mineurs, créée par le pape François en 2014, a mis en place un fonds pour venir en aide aux victimes du clergé dans les pays où les conférences épiscopales ne disposent pas de beaucoup de ressources, a indiqué lundi l'organisation. Il a également annoncé qu'ils se plieront aux demandes du pape François, comme la préparation d'un rapport annuel, et que la mise à jour des directives envoyées il y a un an aux Conférences épiscopales pour la formation et l'assistance aux victimes sera publiée le 31 mai.

 

Ces décisions ont été prises après l'assemblée plénière de la commission anti-abus du Vatican, impliquée dans la polémique après que le jésuite allemand Hans Zöllner, l'un des plus grands experts de la lutte contre la maltraitance des enfants dans l'Église, ait quitté cet organe, dont il avait en fait partie depuis sa création, après avoir dénoncé un manque de transparence et des désaccords. En les recevant en audience vendredi dernier, le pape François a invité les membres de la commission à préparer un rapport "sur ce qui, selon eux, fonctionne bien et ce qui ne fonctionne pas", afin "de pouvoir apporter les changements appropriés", et a assuré que "beaucoup a été fait au cours de ces six premiers mois", mais «cela peut être fait davantage». "Le Saint-Père nous a beaucoup demandé et nous nous engageons tous à ce que cela se réalise", a déclaré le président de la commission, le cardinal Sean O'Malley.

 

Après la réunion, "des ajustements ont été apportés conformément à notre méthodologie de travail, afin de clarifier nos différents rôles et de créer un sentiment d'appropriation commune de notre mandat et de notre responsabilité collective pour sa mise en œuvre", a-t-il ajouté. Conformément aux indications du pape, "un Fonds a été créé, constitué des contributions des Conférences épiscopales. L'objectif est de fournir des programmes de renforcement des capacités pour garantir un meilleur accès à la formation et à l'assistance aux victimes, à leurs familles et aux communautés dans les régions les plus pauvres du monde."

 

Les nouveautés incluent également l'utilisation "d'un outil de vérification qui servira à évaluer l'adéquation des lignes directrices pour la protection des Églises locales" et aussi "des stratégies pour répondre rapidement à la demande de François de lutter contre les méfaits de l'abus de mineurs en ligne". Enfin, un plan stratégique quinquennal a été approuvé qui identifie les objectifs, les buts et les indicateurs de performance pour mesurer les progrès et faire rapport aux parties prenantes.

 

Le cardinal Sean O'Malley a dû montrer que la Commission pontificale pour la protection des mineurs fait des efforts face aux critiques sur sa transparence à son encontre et il semble que le pape François surveille cela de très près, car il faut donner des preuves de bonne volonté aux victimes des prêtre pédophiles et l’Église a beaucoup de travail devant elle pour y arriver.

 

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