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Publié le 27 Mars 2023

katholisch.de nous montre ce lundi 27 mars 2023 que le président de la Conférence épiscopale française a une fois de plus reconnu les erreurs de jugement antérieures dans le traitement des abus sexuels dans l'Église. "Je n'ai compris cela qu'en 2016. Avant cela, j'avais même expliqué dans un article pourquoi le phénomène est un problème plus important en Australie et aux USA qu'en France", a déclaré Mgr Eric de Moulins - Beaufort dans une interview au magazine mensuel Herder-Korrespondenz (avril). Mais alors les personnes concernées en France auraient commencé à parler. "Peut-être que j'étais aveugle, je n'ai pas vu la réalité - et la population française non plus." Il est maintenant clair, "comme en Allemagne", qu'il y a beaucoup plus de cas que prévu. Le chef de l'épiscopat a également reconnu des erreurs dans la gestion de la démission de Michel Santier comme évêque de Créteil. Début 2021, le Vatican avait accepté la démission, prétendument pour des raisons de santé. Cependant, en octobre 2022, il est apparu que Santier avait abusé sexuellement et spirituellement de deux hommes.

 

"D'un point de vue formel, en tant que conférence épiscopale, nous avons respecté le règlement", a déclaré Moulins -Beaufort. Rome n'a pas contredit la justification officielle de Santier. Et la conférence des évêques n'a pas le pouvoir d'intervenir lorsqu'un évêque démissionne. "La Conférence épiscopale ne peut que diffuser les informations qu'elle reçoit du Saint-Siège", a déclaré l'archevêque de Reims. "En fait, nous avons gardé le silence pour que la véritable raison de sa démission ne soit pas connue. C'était une erreur." Un évêque est une personne publique, "et donc les transgressions d'un évêque sont des faits publics", a déclaré Moulins-Beaufort. "On ne peut pas vouloir être un homme de responsabilité publique et en même temps insister pour être traité comme un citoyen normal." L'archevêque a poursuivi : "Le scandale qui en a résulté doit nous donner une leçon".

 

Contrairement à l'Allemagne, il existe une obligation légale de signaler les cas d'abus en France. En 2021, il y a eu un débat pour savoir si cette obligation s'applique également à la confession. À l'époque, Moulins -Beaufort, en tant que président, avait un différend avec le ministre de l'Intérieur car il avait dit que le sceau de la confession était au-dessus des lois de la République. Lorsqu'on lui a demandé ce qu'il ferait lui-même s'il découvrait un tel incident en confession, l'archevêque a déclaré que si un adulte avouait un acte abusif contre un enfant, il "ferait tout pour qu'il se rende". Et il ne l'absoudrait de son péché que s'il se déclarait prêt à se dénoncer. Si un enfant lui avoue en confession qu'il est devenu une victime, Beaufort essaierait de "faire en sorte qu'il me reparle en dehors de la confession". Il ne serait donc "plus lié par le sceau de la confession".

 

Moulins -Beaufort voit également  des problèmes dans la mobilisation des croyants pour les réformes de l'Église. "Certains disent : les gens ne comprennent pas pourquoi c'est important", a déclaré l'archevêque, faisant référence au Synode mondial. Après tout, c'est la première fois qu'une telle consultation mondiale se tient dans l'Église catholique. La vie de l'Église ne se déroule pas seulement au niveau des évêques et des responsables laïcs, a souligné Moulins-Beaufort, mais dans la vie de tous les jours, dans les communautés chrétiennes locales. "Vous pouvez décréter beaucoup et introduire de grands changements. Mais les choses doivent bouger localement." En France, par exemple, les prêtres ont très peu participé à l'enquête mondiale par rapport aux fidèles, tout comme les jeunes de moins de 40 ans.

 

L'archevêque de Reims admet qu'il est difficile de faire entendre la "voix du peuple" concrète dans les documents synodaux mondiaux. "C'est vrai : le texte que le secrétariat du synode a préparé en vue des rencontres continentales est similaire au texte que nous, Français, avons préparé au niveau national et il est similaire aux textes qui ont été préparés dans chaque diocèse", a déclaré Moulins-Beaufort. "Nous avions donc écrit à peu près le même texte trois fois avant la rencontre continentale de Prague." Le facteur décisif sera en fait le déroulement des sessions du synode d'octobre 2023 et d'octobre 2024, a déclaré le président de la Conférence épiscopale. Il a évalué le synode comme une étape dans un grand processus de changement dans l'Église. Les historiens pourraient alors juger plus tard "quel rôle y a joué le processus synodal".

 

Par ailleurs, Moulins -Beaufort souhaite que l'Église catholique soit plus pertinente dans le discours sociopolitique. "Les gens nous écoutent et nous demandent même de nous exprimer. Mais nous nous sommes habitués au fait que l'Eglise dit que c'est interdit", a déclaré l'archevêque. "Vous l'écoutez et ensuite vous continuez comme d'habitude." La plupart des députés sont aussi "respectueux de la voix de l'Église, mais la considèrent simplement comme rétrograde", a déclaré Moulins-Beaufort. L'enjeu est de faire comprendre que l'Église catholique n'est pas simplement concernée par les interdits, mais qu'elle a quelque chose d'essentiel à dire sur l'humanité et la coexistence humaine «du point de vue de la foi».

 

En même temps, l'archevêque de Reims a observé qu'il y a beaucoup de choses en commun avec les autres communautés religieuses en France en termes de société et de personnes. La preuve en est une interview récente dans le "Journal de Dimanche" avec lui en tant que catholique et avec un représentant chacun de l'islam, du protestantisme et du judaïsme; cela a laissé "une certaine impression". Moulins-Beaufort a également salué la coopération entre les communautés religieuses sur d'autres questions politiques. L'Église s'est engagée à lutter contre l'antisémitisme et à travailler "avec les musulmans pour favoriser l'intégration des musulmans dans la société française". Les relations sont bonnes, "surtout au niveau des responsables". Dans la population c'est parfois "autre chose".

 

L’Église en France semble résolue à réformer l’Église, mais vont-ils prendre des mesures concrètes contre les abus ou encore salutaire pour sa place dans la société, on le saura mardi 28 mars à vendredi 31 mars lorsque les évêques de France se réuniront en assemblée à Lourdes.

 

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Publié le 26 Mars 2023

"Que le chemin de la paix s'ouvre, continuons à prier pour le peuple ukrainien martyr et restons proches de ceux qui ont subi le tremblement de terre en Turquie et en Syrie", a déclaré le pape François après la prière de l'Angélus ce midi depuis le balcon du troisième étage du palais apostolique comme le montre José Lorenzo dans religiondigital.org. En Ukraine, l'assaut russe sur la ville de Bakhmout s'enlise en raison surtout des lourdes pertes subies par Moscou et d'un manque d'équipements et La Russie a conclu un accord avec la Biélorussie pour installer sur son territoire des armes nucléaires tactiques russes (https://www.ouest-france.fr/monde/guerre-en-ukraine/guerre-en-ukraine-enlisement-a-bakhmout-armes-nucleaires-tactiques-le-point-sur-la-nuit-5a643bb5-d1fe-4e41-9c19-d17efac6ca52). Et le président turc Recep Tayyip Erdogan a estimé à "quelque 104 milliards de dollars" (97 milliards d'euros) le coût des dégâts dans son pays. "Quel que soit son statut économique, il est impossible pour un pays de lutter seul contre une catastrophe de cette ampleur", a déclaré le dirigeant turc, qui s'exprimait par vidéoconférence. Des millions de personnes ont vu leurs logements détruits dans la zone affectée par le séisme dans le sud-est de la Turquie et le nord de la Syrie, où vit une importante population réfugiée ou déplacée par le conflit syrien. En Syrie, les dégâts sont estimés à 8,9 milliards de dollars par l'ONU, et le coût des réparations d'urgence à 14,8 milliards (https://www.france24.com/fr/moyen-orient/20230320-l-ue-annonce-un-milliard-d-euros-pour-la-reconstruction-en-turquie-apr%C3%A8s-les-s%C3%A9ismes).

 

De même, et après avoir rappelé "les villes du Mississippi dévastées par une tornade" et salué les groupes de pèlerins espagnols et péruviens qui se trouvaient sur une place de San Pedro pleine de fidèles, il a également demandé que "nous prions pour la réconciliation au Pérou, afin que il peut avoir la paix". Orages et tornades ont parcouru le Mississippi sur plus de 150 kilomètres d’ouest en est dans la nuit de vendredi à samedi. Les intempéries ont fait au moins 25 morts. C’est dans la petite ville de Rolling Fork - 2000 habitants - qu’on enregistre les dommages les plus impressionnants (https://www.liberation.fr/culture/photographie/dans-le-mississippi-une-tornade-a-presque-raye-la-petite-ville-de-rolling-fork-de-la-carte-20230326_ITBKAJMGT5CQXMDXD37DX7KF5M/). Et au Pérou, le gouvernement péruvien a limogé mardi le plus haut responsable de la police qui fait l’objet d’une enquête pour ses liens présumés avec un réseau de corruption dans lequel l’ancien président Pedro Castillo, aujourd’hui en détention, serait impliqué. La destitution de M. Castillo et son remplacement par son ancienne vice-présidente avaient embrasé le pays. Ses soutiens, paysans pauvres du sud du pays avec des origines indigènes comme lui, ont manifesté plusieurs semaines durant, bloquant routes et aéroports. Les affrontements violents avec la police ont fait 54 morts et des environ 600 blessés (https://www.lapresse.ca/international/amerique-latine/2023-03-21/crise-politique-au-perou/le-chef-de-la-police-limoge-pour-ses-liens-avec-un-reseau-de-corruption.php).

 

Déjà lors de la catéchèse de l'Angélus, passant sous silence le passage de la résurrection de Lazare en ce Ve dimanche de Carême, le pape François, reconnaissant ces moments où "on se sent désespéré, ou quand on trouve des gens qui ont cessé de l'avoir", à la manière de Jésus devant son ami mort, l'exhorta "enlevez la pierre : ne cachez pas la douleur, les erreurs, les échecs, en vous, dans une pièce sombre et solitaire, fermée. Enlevez la pierre : enlevez tout ce qui est à l'intérieur, présente-le-moi avec confiance, sans crainte, car je suis avec toi, je t'aime et je veux que tu revivre". Rappelant que "Jésus donne la vie même quand il semble qu'il n'y ait pas d'espoir", il a demandé "de ne pas céder au pessimisme qui déprime, à la peur qui isole, au découragement dû au souvenir des mauvaises expériences, à la peur qui paralyse. Je te veux libre ! Et je vis, je ne t'abandonne pas, je suis avec toi ! Ne te laisse pas emprisonner par la douleur, ne laisse pas mourir l'espoir : revis !" Enfin, et improvisant, comme aime tant le pape, s'adressant à "mes frères, les confesseurs", il leur a dit : "Vous êtes aussi des pécheurs et n'oubliez pas que vous êtes au confessionnal non pour torturer, mais pour pardonner".

 

Enfin, rtbf.be (https://www.rtbf.be/article/abus-sexuels-dans-leglise-en-allemagne-leveque-dosnabruck-admet-des-fautes-et-demissionne-11173198) nous apprend que l’évêque catholique d’Osnabrück, dans le nord-ouest de l’Allemagne, a demandé à renoncer à ses fonctions reconnaissant des "fautes personnelles" dans le traitement d’abus sexuels dans son diocèse, une requête acceptée samedi par le pape François Jusqu’ici, il avait exclu toute démission, et s’était investi dans le processus de modernisation entrepris par l’Église catholique allemande en faveur de la bénédiction des unions homosexuelles, du mariage des prêtres et d’une place plus importante pour les femmes. "Je reconnais expressément ma responsabilité et mes fautes personnelles", a déclaré Franz-Josef Bode, prélat de 72 ans, sous pression depuis la publication en septembre d’un rapport de l’Université d’Osnabrück qui l’accusait d’avoir manqué à ses devoirs dans le traitement des agressions sexuelles contre des mineurs dans son diocèse. Il a livré une déclaration en forme de mea culpa. "Je me suis longtemps occupé plutôt des coupables et de l’institution que des victimes. J’ai mal évalué les faits, agis souvent de façon hésitante et pris parfois de mauvaises décisions", a-t-il reconnu. Il a de nouveau "demandé pardon" aux victimes.

 

Le Saint-Père "a accepté la renonciation", a fait savoir le Vatican. Il avait jusqu’ici rejeté les démissions motivées par les scandales d’autres hauts dignitaires de l’Église allemande, comme celle du cardinal de Munich Reinhard Marx. Le pape ne s’est toujours pas prononcé sur celle du très controversé cardinal de Cologne Rainer Maria Woelki.

 

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Publié le 24 Mars 2023

Le conflit social autour de la réforme des retraites voit l’Église catholique observer le mouvement avec une certaine prudence mais elle promeut l’engagement des chrétiens au sein des différents mouvements comme l’Action catholique ouvrière (ACO) qui a fait partie des manifestations le 11 et le 15 mars 2023 à Paris, durant laquelle le cortège a mis plus de 4 heures pour relier la place des Invalides et celle d'Italie dans une belle ambiance dans les défilés syndicaux, toujours aussi combatifs pour que cette réforme des retraites ne passe pas (https://www.facebook.com/photo/?fbid=575717631256192&set=pcb.575717891256166&locale=fr_FR), ou la Jeunesse Ouvrière Chrétienne (JOC) qui fit partie de l’appel des organisations syndicales et de jeunesse intitulé «Nous demandons le retrait du projet de loi sur les retraites» publié sur l’Humanité le jeudi 16 mars 2023 (https://www.humanite.fr/en-debat/reforme-des-retraites/nous-demandons-le-retrait-du-projet-de-loi-sur-les-retraites-786777). Après la décision prise par le gouvernement d’Elisabeth Borne pour faire passer sa réforme sur les retraites, l’Action Catholique Ouvrière appelle à poursuivre le mouvement social aux côtés des syndicats et notamment, à manifester le jeudi 23 mars (https://acofrance.fr/L-ACO-reagit-a-l-utilisation-du-49-3-sur-les-retraites). Les Chrétiens dans le Monde Rural (CMR) ont partagés la réaction de l'Action Catholique Ouvrière sur l'usage du 49.3 et sur la réforme des retraites (https://www.facebook.com/photo/?fbid=576692341158721&set=a.455140823313874&locale=fr_FR). Comme la motion de censure LIOT a été rejetée à 9 voix près ce lundi soir par les députés, ouvrant la voie à une mise en œuvre de la réforme des retraites. Les Chrétiens dans L'Action Catholique Ouvrière appelle donc plus que jamais à participer aux manifestations intersyndicales jeudi 23 mars partout en France (https://www.facebook.com/photo/?fbid=578565610971394&set=a.455140823313874&locale=fr_FR).

 

Si l’Église en France peut se montrer prudente, c’est que ni le recul de l’âge légal de départ, ni l’objectif d’une retraite minimale à 85 % du smic pour une carrière complète ne devraient avoir un impact majeur sur la retraite des prêtres, religieux et religieuses (https://www.la-croix.com/Economie/Retraites-changer-reforme-lEglise-2023-02-26-1201256833). Cependant le 31 janvier 2023, sur RCF.fr (https://www.rcf.fr/articles/vie-spirituelle/leglise-peutelle-se-positionner-sur-la-reforme-des-retraites-parole) l’évêque de Nancy, Mgr Papin pense que l’Église a quelque chose à dire sur ces questions. «Bien sûr, la mission de l’Église n’est pas de se positionner sur l’âge du départ à la retraite. Par contre, il est dans sa mission d’appeler à la justice sociale, à la prise en compte des personnes fragilisées par un travail pénible, à ce que notre société donne à chacune et chacun des conditions de retraite qui leur permettent de vivre dignement cette étape de la vie. Or, on voit que pour un bon nombre de gens, il s’agit de survivre», regrette l’évêque de Nancy et de Toul. Au-delà des retraites, c’est surtout «un profond malaise concernant le travail» qui ressort de ce mouvement social. «On a changé d’époque. Il y a quelques dizaines d’années, le travail était considéré comme le moyen de s’accomplir personnellement et de contribuer au bien commun. C’était un lieu majeur de socialisation», explique Mgr Papin. «Aujourd’hui, le travail apparait comme une activité subie, parfois déshumanisante, qu’il faut abréger le plus possible. Comme si la vraie vie était ailleurs. En même temps que l’on traite de la question des retraites, on devrait traiter de la question du travail».

 

Dans une interview parue dans le quotidien La Croix le 25 janvier 2023 (https://www.la-croix.com/Religion/Retraites-comment-lEglise-tente-positionner-reforme-2023-01-25-1201252237), le père Grégoire Catta défend avec conviction que les questions sociales agitant le pays ne sont «pas étrangères à notre foi». Tout en mentionnant le pape François qui accorde une place majeure à la question sociale dans son souci d’évangélisation, le père Grégoire Catta indique que ces questions sociales «le sont autant que les questions sociétales ou de bioéthique et nous avons sans doute besoin de le rappeler». Il encourage alors à s’engager en s’appuyant sur «la dernière grande encyclique sociale, Fratelli tutti, qui se structure autour de la méditation de la parabole du Bon Samaritain», et insiste en indiquant que «cela ne va pas nous dire s’il faut bouger l’âge légal de départ à la retraite, mais cela nous permet de nous poser les bonnes questions avec le souci des plus faibles et des plus fragiles.» Pour le père Grégoire Catta, la doctrine sociale de l’Église offre un appui «pour évaluer un projet de loi à l’aune de grands principes : la solidarité, l’option préférentielle pour les pauvres ou encore la poursuite du bien commun», et non «pour dire au nom de l’Église qu’il faut telle ou telle réforme des retraites». Et dans Focus Dimanche sur RTL le 12 février 2023  (https://twitter.com/RTLFrance/status/1624744124397064196?lang=fr) au micro de Mohamed Bouhafsi, l'évêque de Créteil, Mgr Dominique Blanchet assure qu’"Il faut prendre en compte l'inquiétude pour l'avenir et notamment de la paupérisation" au sujet de la réforme des retraites.

 

Comme le monte l’ACO, la manifestation parisienne pour les retraites dignes du jeudi 23 mars 2023 est un succès historique: de 119 000 à 800 000 participants selon les sources. Arrivés à 14h3O place de la Bastille, les manifestants ont attendu 16h pour pouvoir emprunter le boulevard Beaumarchais. Et à 18h, la queue du cortège passait seulement place de la République, le terme du défilé étant la place de l'opéra. (https://www.facebook.com/acofrance/?locale=fr_FR). Les manifestations de jeudi ont donc rassemblé 1,08 million de personnes selon le ministère de l’intérieur – 3,5 millions selon la CGT. Selon le ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin, 457 interpellations ont été effectuées en France, et 441 policiers et gendarmes ont été blessés. À Bordeaux, le porche de l’hôtel de ville a été brièvement incendié. À Nantes, des manifestants se sont introduits dans le tribunal administratif, saccageant l’accueil. Plusieurs commerces ont été dégradés. À Lorient (Morbihan), le commissariat et les forces de l’ordre ont été pris pour cible par des manifestants, en grande partie des jeunes au visage dissimulé. Mais, on ne peut pas mettre sur le compte des syndicats ces violences souvent faites en fin de cortège par les "black blocs" voulant prendre pour cible les forces de l’ordre après que les manifestants se dispersent. Les grèves et manifestations «sont une réponse à l’entêtement incompréhensible d’Emmanuel Macron», ont déclaré les syndicats. Et d’ajouter : «Le puissant rejet de ce projet est légitime et doit se poursuivre», avant d’appeler à une nouvelle journée nationale de mobilisation mardi 28 mars. Laurent Berger appelle à «mettre sur pause» la réforme des retraites pour apaiser le pays (https://www.lemonde.fr/politique/live/2023/03/24/reforme-des-retraites-en-direct-suivez-les-suites-de-la-contestation-sociale-apres-la-journee-de-manifestation_6166788_823448.html).

 

La situation est bloquée du fait que le président de la République s’entête alors que rien ne l’oblige à faire une réforme des retraites puisque les réformes précédentes n’ont pas fini de produire leurs effets, et financièrement, le système est stabilisé. Le déficit de dix milliards en 2027 n’est pas un danger est à l’échelle des retraites, car pour résorber ce déficit, il suffirait d’augmenter un peu les cotisations. En réalité, Le gouvernement met en scène le déficit pour dissimuler les vraies raisons de la réforme, en gros dégager des excédents, en vue de baisser les impôts des entreprises. Et mettre davantage de gens en emploi. Autrement dit, travailler plus pour produire plus, cependant en décalant l’âge légal à 65 ans, certes, on maintient en activité ceux qui peuvent travailler jusqu’à la retraite, des cadres par exemple. On augmente donc le taux d’emploi (56 % aujourd’hui entre 55 et 64 ans), mais on accroît aussi la période d’inactivité de ceux qui n’ont plus la chance ou la possibilité d’avoir un emploi (https://www.ouest-france.fr/economie/retraites/faut-il-une-reforme-des-retraites-voici-les-reponses-divergentes-de-deux-experts-c5a5001c-7726-11ed-b022-b5852c53ff22).

 

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Publié le 19 Mars 2023

vaticannews.va nous montre qu’à l’issue de la prière de l’angélus ce dimanche midi, le pape François a évoqué dans ses saluts le séisme qui a frappé l’Équateur par ces mots : «Hier en Équateur, un tremblement de terre a causé des morts, des blessés et d’énormes dommages. Je suis proche du peuple équatorien et j’assure de mes prières les défunts et toutes les personnes qui souffrent».

 

Un violent tremblement de terre d’une magnitude de 6,5 sur l’échelle de Richter a provoqué la mort de 14 personnes au sud de l’Equateur et une au Nord du Pérou dans la nuit de samedi à dimanche. Il a été ressenti dans 13 des 24 provinces équatoriennes. Le président Guillermo Lasso s'est rapidement rendu dans les principales villes sinistrées. Des fonds ont été débloqués d’urgence pour lancer la réparation des routes et des infrastructures endommagées (https://www.rfi.fr/fr/am%C3%A9riques/20230319-equateur-s%C3%A9isme-meurtrier-dans-le-sud-du-pays-et-au-p%C3%A9rou). Au moins 14 personnes sont mortes et plusieurs ont été blessées, dont 11 dans la province d’El Oro et deux dans celle d’Azuay, dans le sud-ouest du pays (https://www.huffingtonpost.fr/international/video/un-tremblement-de-terre-en-equateur-et-au-perou-fait-une-quinzaine-de-morts_215424.html).

 

Il a demandé également aux fidèles de prier pour l’Ukraine victime de crimes de guerre. «N’oublions pas de prier pour le peuple ukrainien martyrisé qui continue de souffrir de crimes de guerre» a déclaré le pape François faisant sans doute référence aux Seize drones russes ont attaqué l’est de l’Ukraine dans la nuit de vendredi à samedi, aux roquettes russes ont frappé une zone résidentielle à Zaporijia sans faire de victimes, et aux deux civils ont été tués et dix autres, blessés par des frappes russes avec «des armes à sous-munitions», samedi après-midi, à Kramatorsk, dans l’est de l’Ukraine. Et comme un défi au mandat d’arrêt international qui a été délivré vendredi 17 mars contre lui par la Cour pénale internationale, Vladimir Poutine s’est rendu à Marioupol. Sa visite a été dénoncée par le conseil municipal qui a qualifié Vladimir Poutine de «criminel international», en référence au mandat d’arrêt délivrée par la Cour pénal internationale contre lui (https://www.lemonde.fr/international/live/2023/03/19/guerre-en-ukraine-en-direct-kiev-denonce-le-cynisme-de-vladimir-poutine-a-marioupol_6166101_3210.html).

 

Et en 4e dimanche de Carême, le dimanche de Laetare, le pape François a invité les fidèles réunis place Saint-Pierre ce midi à être comme l’aveugle qui retrouve la vue grâce à Jésus et à témoigner du Christ, en ne restant pas le cœur fermé devant les signes envoyés par Jésus (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2023-03/angelus-pape-francois-4e-dimanche-careme-laetare.html).

 

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Publié le 18 Mars 2023

Sudouest.fr avec l’AFP nous montre ce samedi 18 mars 2023 que le pape François a reçu samedi en audience la maire de Paris Anne Hidalgo, abordant en particulier avec elle la situation des réfugiés ainsi que le chantier de restauration de Notre-Dame, près de quatre ans après l’incendie de la cathédrale. «Quarante minutes de rencontre en langue espagnole pour évoquer notamment les réfugiés, les questions climatiques et la restauration de Notre-Dame de Paris», a indiqué Vatican News, service d’information du Dicastère pour la Communication du Saint-Siège sur le pape. Avec le souverain pontife, «la maire de Paris a évoqué la puissance et l’utilité du message du pape face aux intérêts économiques qui ne veulent rien changer», a indiqué de son côté l’entourage d’Anne Hidalgo. L’élue socialiste a notamment «rappelé l’importance de l’accueil des réfugiés et comment le pape a permis aux églises parisiennes de transmettre un message d’ouverture et de refus du repli sur soi», selon l’entourage de l’édile.

 

Lors d’une audience à la salle Paul VI au Vatican, le pape, 86 ans, a remercié les organisations ayant aidé les réfugiés, soulignant que l’accueil représente «le premier pas vers la paix». Ont été reçus de nombreux réfugiés parmi les 6000 qui ont pu parvenir en Europe grâce à des «couloirs humanitaires» mis en place par des organisations chrétiennes depuis 2016. Ce dispositif, initié par la communauté catholique Sant’Egidio en Italie puis repris en France et en Belgique, a concerné des réfugiés de Syrie, d’Irak, d’Afghanistan, de Somalie, du Soudan du Sud, de Libye et d’Ukraine. «Chacun d’entre vous mérite de l’attention pour la difficile histoire que vous avez vécue», a déclaré le pape aux réfugiés. «Vous avez montré une ferme volonté de vivre libérés de la peur et de l’insécurité». Le pape François a notamment rendu hommage aux survivants des très dures conditions de vie dans les camps de détention en Libye, lieu de départ privilégié par les dizaines de milliers de migrants qui tentent tous les ans la périlleuse traversée de la Méditerranée pour rejoindre l’Europe.

 

Les couloirs humanitaires ont été mis en place pour offrir une alternative aux dangereux voyages par la mer, qui coûtent la vie à des milliers de personnes chaque année, et la possibilité d’une entrée légale en Europe via l’octroi de visas à titre humanitaire. Les gouvernements européens impliqués dans le dispositif délivrent des visas à titre humanitaire que les ONG utilisent pour acheminer légalement les plus vulnérables, familles avec enfants, victimes de persécutions, personnes âgées ou malades. À leur arrivée, les réfugiés sont pris en charge par les associations - hébergement, apprentissage de la langue, formation professionnelle - qui les aident à présenter leur demande d’asile. Le premier couloir humanitaire avait été mis en place au Liban, avec l’octroi par le gouvernement italien de visas à un millier de Syriens qui s’y étaient réfugiés.

 

Ces corridors, comme l’a rappelé le pape François dans son discours, ne servent pas seulement à «amener» des réfugiés en Italie, ils contribuent également au «processus vertueux» de l’intégration. En effet, via un réseau d’associations locales, les personnes exilées peuvent par exemple prendre des cours d’italien, et se voient aidées dans leurs démarches pour accéder à un emploi. Rappelant qu’il venait lui-même d’une famille de migrants, le pape a déclaré que les exemples d’intégration des personnes réfugiées face à lui contribuaient «à dissiper les peurs et les alarmes à l’égard des étrangers» (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2023-03/francois-refugies-communaute-sant-egidio-couloirs-humanitaires.html).

 

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Publié le 17 Mars 2023

Comme nous le montre le site de l’Église catholique en France (https://eglise.catholique.fr/sengager-dans-la-societe/lutter-contre-pedophilie/temoins-et-acteurs-ensemble-pour-une-vie-nouvelle-en-eglise-journee-memorielle-annuelle-de-priere-pour-les-victimes-dagressions-sexuelles/) la journée annuelle de mémoire et de prière, voulue par les évêques de France à l’issue de l’Assemblée plénière de mars 2021, prend désormais place dans le calendrier liturgique de façon pérenne, le troisième vendredi de Carême. Elle répond à l’invitation du pape François à vivre une journée de prière pour les victimes de violences sexuelles et d’abus de pouvoir et de conscience au sein de l’Église. En 2023, elle a lieu le vendredi 17 mars.

 

Les diocèses et paroisses sont invités à organiser, avec les fidèles, un ou plusieurs temps forts autour de la mémoire et de la prière pour toutes les personnes victimes. Ce temps d’Église sera aussi mis à profit pour faire prendre conscience à tous de la nécessité de prévenir et d’agir pour éviter toutes les situations pastorales et humaines qui peuvent conduire à toutes formes d’abus sur les plus fragiles. Sur un plan pratique, les diocèses, paroisses, groupes de pastorale et mouvements d’Église pourront engager des actions dans le temps situé entre le dimanche 12 mars 2023 et le dimanche 19 mars 2023. Pour ce faire, plusieurs propositions permettront aux diocèses et aux communautés locales de s’approprier la démarche et de la vivre selon leurs possibilités, le 3e vendredi de Carême ou dans la plus grande proximité de cette journée. Chaque communauté pourra vivre l’une ou l’ensemble des propositions. Les initiatives liturgiques proposées demandent à être adaptées en fonction des lieux disponibles, des conditions pastorales et en visant à associer des personnes victimes ou des accompagnants, selon les lieux et les possibilités.

 

Un an et demi s'est écoulé depuis la remise du rapport de la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l'Église qui avait estimé à 330 000 le nombre de personnes ayant subi en France des abus de la part de religieux ou de laïcs travaillant pour l'église entre 1950 et 2020. Dans la foulée, les évêques de France créaient des groupes de travail qui doivent proposer en ce mois de mars 2023 des réformes institutionnelles pour l'Église. On devrait connaitre leurs conclusions et préconisations d'ici à la fin du mois de mars. Pour Monseigneur Wintzer, les propositions doivent être à la hauteur de la gravité des faits. Le mois de mars qui marque également les 10 ans du pontificat du pape François, un pape qui semble être resté au milieu du gué dans la réforme de l'Église (https://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/vienne/poitiers/une-autorite-qui-n-agit-pas-devient-complice-mgr-wintzer-archeveque-de-poitiers-prone-une-reforme-de-l-eglise-2731138.html, et https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/le-13-14/le-13-14-du-lundi-13-mars-2023-9634865).

 

L'archevêque de Poitiers Pascal Wintzer qui s’interroge sur le sens et le devenir de sa charge après la série de révélations sur les abus sexuels au sein de l’Église, fait le détail de certaines réformes potentielles dans un essai publié dans la collection Tracts de chez Gallimard Abus sexuels dans l'église catholique, des scandales aux réformes tout en enlevant ce qui entretient l’entre-soi et l’impunité, l’immaturité et l’emprise dans l’exercice exclusif du pouvoir par la cléricature. Profondément ébranlé par les nombreux scandales sexuels qui ont été révélés ces dernières années, il espère un véritable changement de logiciel. Il y plaide pour plus de collégialité, une plus grande place faite aux laïcs,  la place des femmes dans l'Église doit également augmenter, et d'autres réformes, par exemple, la possibilité pour les évêques de renoncer à leur charge et retourner à d'autres formes d'engagement au sein de l'Église, ou de salarier les hommes d'Église pour les "responsabiliser" et les confronter aux réalités quotidiennes de leurs ouailles (https://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/vienne/poitiers/une-autorite-qui-n-agit-pas-devient-complice-mgr-wintzer-archeveque-de-poitiers-prone-une-reforme-de-l-eglise-2731138.html, et https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/le-13-14/le-13-14-du-lundi-13-mars-2023-9634865).

 

Enfin, après plus d’un an de travail, l'Inirr dresse son bilan dans un rapport annuel publié le jeudi 9 mars 2023. En tout, 190 personnes ont obtenu réparation financière. Une goutte d’eau au regard de l’ampleur du phénomène de la pédocriminalité dans l’Église ? 190, cela paraît peu… Mais cette instance n’a reçu que 1200 demandes d’indemnisation. Il s'agit de viol dans plus de la moitié des situations, et de viols qui se sont répétés pendant plusieurs années. Les dossiers sont examinés au cas par cas. L’Inirr reçoit en moyenne huit demandes par semaine, en provenance de deux tiers d'hommes et un tiers de femmes, dont l’âge se situe autour de 60 ans. Le montant moyen perçu par les victimes s’élève à 37 000 euros. Et parmi elles, 40 ont reçu la somme maximale, de 60 000 euros (https://www.europe1.fr/societe/190-victimes-dabus-sexuels-dans-leglise-ont-obtenu-une-reparation-financiere-4171392).

 

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Publié le 16 Mars 2023

religiondigital.org nous montre ce jeudi 16 mars 1023 que les évêques polonais vont créer une commission indépendante d'experts pour étudier la maltraitance des enfants dans l'Église au cours des dernières décennies, ce qui représente un changement complet de la position tenue jusqu'à présent par l'épiscopat de ce pays. La mesure, adoptée à l'unanimité, a été annoncée le 14 mars par Mgr Wojciech Polak, à l'issue d'une session plénière de la Conférence épiscopale à Varsovie, et fait suite au grand tollé officiel et public suscité par la nouvelle selon laquelle, alors qu'il était archevêque de Cracovie, le cardinal Karol Wojtyla et le futur pape Jean-Paul II, auraient couvert certains cas de prêtres abusifs.

 

L'archevêque primat a déclaré que la commission indépendante comprendra des historiens, des avocats et des psychologues, couvrira tous les diocèses et ordres religieux et travaillera sur les archives de l'Église catholique et celles de l'État polonais, sans avoir précisé si, comme le Portugal et d'autres pays, ils accepteront d'écouter les témoignages et les plaintes des personnes concernées. Cependant, il a exprimé la volonté que le résultat puisse être "d'une grande aide pour les victimes", car elles "ont besoin de la vérité". La tâche de la commission, a ajouté Polak, sera «d'examiner avec diligence les documents, liés à la résolution des affaires de crimes sexuels de certains religieux contre des mineurs (...) afin d'en montrer le contenu dans son intégralité, en tenant compte la loi et l'état des connaissances, ainsi que le contexte socioculturel». La Commission et la tâche qui lui sera confiée sont peut-être la réponse la plus cohérente que les évêques aient donnée au choc provoqué par un livre récemment publié sur le cas de l'archidiocèse de Cracovie, qui a donné lieu à un documentaire qui a été récemment projeté sur une chaîne de télévision privée, en Pologne, déclenchant un chœur de protestations tant de l'Église que de l'État.

 

Mais en réalité, le but est de défendre Jean-Paul II envers et contre tout.  C'est pourquoi, dans la déclaration finale de leur assemblée plénière cette semaine, les évêques ont de nouveau évoqué les tentatives "sans précédent" de "discréditer la personne et l'œuvre de saint Jean-Paul II", appelant "tous à respecter la mémoire d'un de nos compatriotes les plus importants" et remerciant ceux qui ont défendu la «bonne réputation» du pape Wojtyla.

 

Ekke Overbeek, l'auteur d'un livre récemment publié en Pologne qui fournit des données sur la connaissance que le pape Jean-Paul II devait avoir de cas de pédophilie dans le clergé polonais a suscité beaucoup de colère dans le pays, et pour savoir si Wojtyła faisait face à des cas d'abus sexuels en tant qu'archevêque, Overbeek a examiné les dossiers du service de sécurité du régime communiste, le SB (Służba Bezpieczeństwa) conservés à l'Institut de la mémoire nationale et des documents judiciaires. Il a également rencontré des témoins et des victimes encore en vie. Ce dernier explique que le monde universitaire et l'opinion publique occidentale soupçonnent depuis des années que Jean-Paul II était au courant de cas de pédophilie parmi le clergé et que ce n'était pas quelque chose qu'il lui était difficile de croire. Pourtant, ce débat n'a guère eu lieu en Pologne. Il raconte à EFE que, dans plusieurs cas, des victimes d'abus d'il y a un demi-siècle lui disent qu'il est la première personne à s'y intéresser. Overbeek dit ne pas vouloir nier l'importance historique de Jean-Paul II et sa contribution à la restauration de la démocratie en Pologne. "Peut-être est-il temps d'arrêter de l'idolâtrer comme une statue et de le regarder comme un être humain", résume-t-il (https://www.religiondigital.org/mundo/Nuevos-ingredientes-Juan-Pablo-II_0_2541645828.html).

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Publié le 14 Mars 2023

rtp.pt nous montre dans son article du lundi 13 mars 2023 que le mouvement "Nous Sommes l’Église" laisse entendre une sorte de soulèvement des prêtres contre les évêques qui n'ont pas pris position ferme après avoir entendu le rapport sur les abus sexuels. Sur RTP3, Maria João Sandes Lemos affirme que tant que les agresseurs ne sont pas identifiés, tout le monde est suspect et que l'Église ne peut pas être au-dessus des lois.

 

Comme le montre rtp.pt (https://www.rtp.pt/noticias/pais/abusos-na-igreja-patriarcado-de-lisboa-recebeu-lista-da-comissao-independente-com-24-nomes_n1472349) le vendredi 10 mars la Commission pour la protection des mineurs et des adultes vulnérables du Patriarcat de Lisbonne a reçu jeudi une liste de 24 noms, envoyée par la Commission indépendante au cardinal patriarche de Lisbonne, Manuel Clemente. Trois sont des prêtres sans nomination, cinq sont des prêtres actifs, quatre sont des noms inconnus, l'un des noms fait référence à un laïc et l'autre à un prêtre qui a quitté le sacerdoce. Sur la base de cette liste, la Commission diocésaine pour la protection des mineurs et des adultes vulnérables du Patriarcat de Lisbonne "a immédiatement demandé à la Commission indépendante les données concernant la liste nominative, afin de permettre de remettre au Cardinal-Patriarche les recommandations qu'il permet de justifier l'interdiction de l'exercice public du ministère des prêtres actifs et de la prise en charge des responsabilités qui leur incombent dans le soutien et le respect de la dignité des victimes".

 

Un protocole de collaboration a été signé avec l'APAV (Association portugaise d'aide aux victimes), le Patriarcat de Lisbonne poursuit sa détermination à éradiquer le drame des abus envers les mineurs et les adultes vulnérables, non seulement dans le domaine de la prévention, mais aussi dans le soutien que nous voulons apporter à toutes les victimes, qui restent au centre de toutes les priorités du travail mené par cette Commission diocésaine. Entre-temps, conformément aux décisions émises par la dernière Assemblée plénière de la Conférence épiscopale portugaise (CEP), les membres du clergé qui composaient la Commission du patriarcat ont été remplacés par des laïcs, l'ancien procureur général de la République Souto Moura étant désormais assurer la coordination intérimaire. Souto Moura est le président de l'équipe nationale de coordination des commissions diocésaines pour la protection des mineurs.

 

Cependant le même jour Daniel Sampaio, membre de la défunte Commission indépendante qui a étudié les abus dans l'Église, trouve «troublant» que les prêtres identifiés comme agresseurs ne soient pas révoqués par les évêques. Le psychiatre réaffirme sa pleine disponibilité pour fournir plus de données à l'Église et n'accepte pas les justifications des évêques de Lisbonne et de Porto, qui ont choisi de ne pas retirer les prêtres suspects encore actifs. "En tant que psychiatre et professeur de psychiatrie, je comprends que la suspension est très importante parce que je me place du côté des victimes. Comment les victimes vont-elles se sentir lorsqu'elles apprendront que des prêtres accusés de pédophilie continuent d'exercer leurs devoirs, au contact des enfants et des jeunes ? Pour moi c'est très dérangeant d'un point de vue clinique car ce comportement a tendance à se répéter", argumente-t-il. Dans une interview avec la journaliste d'Antena 1 Camila Vidal, le médecin pointe du doigt l'Église pour avoir tenté de se protéger de la polémique, et insiste sur le fait que la suspension des prêtres est nécessaire. «L'Église se place dans la perspective de défendre son institution. Il en est ainsi depuis le début», précise Daniel Sampaio (https://www.rtp.pt/noticias/pais/inquietante-daniel-sampaio-defende-suspensao-de-padres-suspeitos-de-abusos_a1472419).

 

Mais le lundi 13 mars on annonça qu’il n’y aura pas de chasse aux sorcières dans l’Église comme le montra rtp.pt (https://www.rtp.pt/noticias/pais/exclusivo-rtp-d-jose-ornelas-recusa-fazer-uma-caca-as-bruxas_v1472732). Le président de la Conférence épiscopale, dans un entretien exclusif avec RTP, affirme qu'il faut des données solides pour identifier les prêtres suspects. D. José Ornelas garantit que l'Église ne veut cacher aucun cas et que les prêtres identifiés comme auteurs de crimes sexuels contre des mineurs sont démis de leurs fonctions. Dans cet entretien, D. José Ornelas conteste les critiques que le président de la République a adressées à la Conférence épiscopale, plus particulièrement celle du président de la République comme le montre rtp.pt (https://www.rtp.pt/noticias/pais/resposta-a-marcelo-presidente-da-conferencia-episcopal-garante-que-igreja-vai-reagir-a-abusos_n1472723). S'adressant à RTP, dimanche, José Ornelas a assuré que l'Église catholique ne voulait cacher aucun cas d'abus, mais avait besoin de plus de données pour identifier les suspects. Dans une interview accordée à RTP jeudi dernier, Marcelo Rebelo de Sousa a admis qu'il était déçu de la réaction de certains diocèses au rapport de la Commission indépendante, critiquant ceux qui insistaient pour ne pas retirer les prêtres soupçonnés d'abus. Samedi, le président de la République a insisté sur sa critique. "Je respecte beaucoup le président de la République, je respecte son opinion. Je ne suis pas d'accord, mais je respecte", a déclaré le président de la conférence épiscopale portugaise.

 

José Ornelas garantit que l'Église prend les bonnes mesures et "prend des mesures", en donnant la priorité aux victimes, assure-t-il.  Il garantit que l'Église catholique ne veut cacher aucun cas et que les prêtres identifiés comme auteurs de crimes sexuels sur mineurs seront démis de leurs fonctions, mais il insiste sur le fait qu'il faut des données solides pour identifier les personnes suspectes. "Personne ne veut rien dissimuler", assure José Ornelas, ajoutant que l'identification de certains suspects se complique dans certains diocèses. Et comme le montre rtp.pt (https://www.rtp.pt/noticias/pais/igreja-nao-fala-a-uma-so-voz-jose-ornelas-abre-porta-a-indemnizacoes-as-vitimas-de-abusos_v1472953), D. José Ornelas a ouvert la porte à l'indemnisation par l'Église des victimes d'abus sexuels, dans une interview publiée par le journal El País. Le président de la Conférence épiscopale n'a cependant pas expliqué comment ce versement sera effectué. Les diocèses ont déjà reçu 82 noms de prêtres soupçonnés d'abus sexuels sur mineurs. Six ont été suspendus et 17 sont toujours actifs.

 

Face à la tension qui monte l'évêque auxiliaire de Lisbonne a affirmé comprendre ce mardi 14 mars l'urgence exigée par le président de la République quant à la réponse à apporter aux cas d'abus sexuels commis par des membres du clergé. Mais il souligne que l'Église a des temps différents. Dans une interview accordée à RTP, Américo Aguiar soutient également que, dans certains cas, l'Église catholique a l'obligation morale d'indemniser les victimes (https://www.rtp.pt/noticias/pais/bispo-auxiliar-de-lisboa-americo-aguiar-admite-que-igreja-deve-pagar-indemnizacoes_v1472987).

 

Enfin, le Conseil permanent de la Conférence épiscopale portugaise (CEP) se réunit à Fatima pour faire le point sur la situation concernant les abus sexuels sur mineurs dans l'Église. La réunion, dont les conclusions doivent être divulguées dans un communiqué, car l'habituelle conférence de presse avec le secrétaire du CEP, le père Manuel Barbosa, n'aura pas lieu, définira également l'ordre du jour de l'Assemblée plénière d'avril, qui, outre de remettre à l'ordre du jour la question des abus, devrait élire les plus hautes instances de l'épiscopat pour les trois prochaines années, la reconduction de l'actuel président du CEP, José Ornelas, étant attendue (https://www.rtp.pt/noticias/pais/conferencia-episcopal-faz-ponto-da-situacao-sobre-os-abusos-sexuais-de-menores_n1472998). Pas sûr, qu’elle satisfasse beaucoup de monde.

 

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Publié le 13 Mars 2023

LePoint.fr avec l’AFP nous montrent que le pape François a marqué ce lundi 13 mars 2023 les dix ans de son pontificat par une série d'interviews et un podcast dans lesquels il fustige les États belliqueux et autoritaires, visant en particulier le Nicaragua de Daniel Ortega qui menace en représailles de suspendre ses relations avec le Vatican.

 

Premier souverain pontife sud-américain, il pourfend régulièrement les dérives autoritaires et les attaques contre l'Église, y compris sur son continent d'origine. Dernière attaque en règle, le pape François a qualifié vendredi de "dictature grossière" le régime du président Daniel Ortega, dans un entretien au quotidien argentin Infobae. "Avec tout le respect, je n'ai pas d'autre choix que de penser que ce dirigeant souffre d'un déséquilibre", a déclaré le pape qui s'était dit en février "préoccupé" après la condamnation à 26 ans de prison de l'évêque Rolando Alvarez et l'expulsion de 222 opposants vers les États-Unis. Dans les nombreuses interviews accordées à l'occasion des dix ans de son pontificat, le pape est aussi revenu sur le conflit en Ukraine. Interrogé par le quotidien italien Il Fatto Quotidiano sur ce qu'il souhaitait pour l'avenir, il a répondu: "La paix. La paix pour l'Ukraine martyrisée et pour tous les autres pays qui souffrent l'horreur de la guerre qui est toujours un échec pour tous". "On a besoin de paix", a-t-il de nouveau insisté dans le podcast de Vatican News, appelé "popecast". "C'est quoi un podcast ?" a d'abord demandé le pape argentin, avant de poursuivre une fois obtenue l'explication "bien, faisons-le".

 

Cette décennie bergoglienne a aussi vu le développement du dialogue interreligieux, notamment avec l'islam. Le grand imam d'Al-Azhar, Ahmed al-Tayeb, haute autorité sunnite, a ainsi envoyé lundi ses vœux au pape François pour cet anniversaire. L'imam de la prestigieuse mosquée du Caire y salue les efforts du pape "pour construire des ponts d'amour et de fraternité" dans le monde. Des messages de félicitations sont également venus du patriarche de Constantinople Bartholomée, le plus prestigieux dignitaire des Églises orthodoxes, et du chef de l'Église anglicane, l'archevêque Justin Welby. "C'est un pape de ce temps. Il a su saisir les besoins d'aujourd'hui et les proposer à l'ensemble de l'Eglise universelle et c'est une belle intuition qu'il a eue, éclairé par l'esprit saint. Et maintenant, il donne à l'Église un élan pour les temps à venir. Il sème du bon pour l'avenir", a confié à l'AFPTV Don Roberto, un prêtre venu dimanche au Vatican pour marquer les dix ans de pontificat du pape François. Mais ses efforts nourris pour se rapprocher de l'orthodoxie ont été rattrapés par l'actualité et la rencontre historique de 2016 avec le patriarche orthodoxe russe Kirill, soutien de Moscou, semble plus lointaine que jamais.

 

Et que souhaite-t-il pour lui-même ? "Que le Seigneur soit clément avec moi. Faire le pape n'est pas un métier facile. Il n'est pas possible de faire des études pour faire ce métier", répond-il. À 86 ans, sa santé fragile l'oblige à se déplacer en chaise roulante et il n'a pas exclu une éventuelle démission, comme son prédécesseur Benoît XVI, tout en assurant le mois dernier qu'une renonciation ne figurait "pas à son agenda pour le moment".

 

Depuis son élection, il y a dix ans, jour pour jour, le pape François s'est distingué de ses prédécesseurs. Le premier souverain pontife originaire d'Amérique latine est également le premier à porter le nom de saint François d'Assise. Le signe d'un changement de doctrine au sein de l'Église romaine (https://fr.euronews.com/2023/03/13/entre-reformes-liberales-et-contestation-en-interne-dix-annees-de-pontificat-pour-le-pape-). Héritant d'une Église en perte de vitesse, l'ancien archevêque de Buenos Aires l'a progressivement tournée vers le monde tout en défendant la doctrine catholique sur le mariage des prêtres, l'avortement ou l'homosexualité. Sévère critique du néolibéralisme, de l'impérialisme et de la confrontation militaire, le pape argentin a déplacé le curseur vers la justice sociale, l'écologie ou l'inlassable défense des migrants fuyant la guerre et la misère économique. Face au drame de la pédocriminalité dans l'Église, l'un de ses plus douloureux défis, il a levé le secret pontifical et obligé les religieux à signaler les cas à leur hiérarchie. Mais les associations de victimes attendent encore davantage. "Au cours des dix dernières années, nous avons assisté à la plus grande redistribution du pouvoir entre les villes, les pays et les continents dans l'histoire de l'Église contemporaine. Le véritable pouvoir de l'Église réside dans le groupe des 120 cardinaux chargés d'élire un nouveau pape. Le nombre total de cardinaux issus du monde occidental a été réduit et, ce faisant, l'influence géopolitique de l'Occident a diminué tandis que celle du monde oriental a augmenté", analyse Piero Schiavazzi, professeur de géopolitique du Vatican à la Link University de Rome (https://fr.euronews.com/2023/03/13/entre-reformes-liberales-et-contestation-en-interne-dix-annees-de-pontificat-pour-le-pape-).

 

Pourtant au sein du monde catholique, le pape François est loin de faire l'unanimité. Pour ses détracteurs, malgré son image d'homme de dialogue, il a imposé à marche forcée une libéralisation de l'église qui n'est pas du goût de tout le monde. "Il y a toujours eu la droite et la gauche, les conservateurs et les progressistes dans l'Église, mais un compromis a toujours été trouvé entre les deux parties. Selon les conservateurs, le pape François n'a pas fonctionné de cette manière", explique Franca Giansoldati, correspondante au Vatican du quotidien conservateur "Il Messaggero". Les critiques à l'encontre du pape François se sont faites plus audibles après la mort du pape émérite Benoît XVI en décembre 2022 et les rumeurs sur sa possible démission. "Le pape François n'a pas l'intention de démissionner. Dans le livre que le cardinal Muller et moi avons écrit, le cardinal souligne le fait que sa démission ne serait pas bénéfique pour l'unité de l'Eglise et lui-même, bien qu'il soit critique à l'égard du Pape François, ne veut pas qu'il se retire". "Le pape François a dû mener l'Église à travers les périodes les plus sombres de ces dernières années. De la pandémie à la guerre en Ukraine. Le souverain pontife a lancé d'innombrables appels et a condamné le conflit, exprimant son intérêt pour une visite en Ukraine et en Russie dans le cadre des efforts du Saint-Siège pour mettre fin à la guerre", conclut la correspondante d’Euronews à Rome Giorgia Orlandi ((https://fr.euronews.com/2023/03/13/entre-reformes-liberales-et-contestation-en-interne-dix-annees-de-pontificat-pour-le-pape-).

 

Comme le montre francetvinfo.fr  (https://www.francetvinfo.fr/monde/vatican/pape-francois/francois-decoit-les-plus-progressistes-le-bilan-en-demi-teinte-du-pape-dix-ans-apres-son-election_5707409.html) ce pape, venu de l'autre bout du monde, ne juge pas : il accueille, prône la miséricorde. C'est sa marque de fabrique, selon le vaticaniste Antonio Pelayo, prêtre et conseiller de l'ambassade d'Espagne. "Il a un regard différent : l'homosexualité est une réalité, on ne peut pas ignorer que beaucoup d'hommes et de femmes sont homosexuels, sont nés homosexuels. François pense que l'Église ne peut pas les laisser dehors, éloignés pour toujours de l'Église." Sauf que dans le catéchisme de l'Église catholique l'homosexualité reste intrinsèquement désordonné. Pour le théologien Philippe Bordeyne, président de l'Institut Jean-Paul II sur la famille à Rome, ce pape réformateur sait, en fait, rester, prudent. "Cela peut être son rôle de remettre en cause le catéchisme, puisqu'il a changé, comme sur la peine de mort par exemple. Mais je pense que François est conscient, aussi, des risques de division de l'Église", analyse-t-il.

 

D'un côté il y une partie de l'Église plus conservatrice, qu'il ne veut pas voir s'éloigner, et de l'autre, si le pape François multiplie les ouvertures, cela ne suit pas ensuite : le dogme, la doctrine ne changent pas, et donc, le pape François déçoit les plus progressistes. L'historienne Lucetta Scaraffia, qui a dirigé le premier magazine pour les femmes du Vatican, Donna Chiesa Mondo, mais a jeté l'éponge il y a quatre ans, dénonce pour sa part :"Je suis très déçue parce que le pape a toujours dit des choses très intéressantes qui donnaient beaucoup d'espoir, mais il n'a rien fait !" "Finalement, il n'y aura jamais de bon pape pour les femmes. Elles devront se faire une place dans l'Église en l'exigeant ou en s'imposant comme elles l'ont fait dans le reste de la société", avance l'historienne. Une avancée tout de même : il y a dix ans, moins de 20% des employés du Vatican et du Saint-Siège étaient des femmes. C'est presque un quart maintenant, et le pape a nommé des femmes à des postes de direction, c'est une première. Il y aura même une numéro 1 dans un ministère avant deux ans, a promis le pape François.

 

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Publié le 12 Mars 2023

José Manuel Vidal nous montre sur religiondigital.org ce dimanche 12 mars 2022 que de sa chaise près de la fenêtre, le pape François explique aux fidèles le passage de l'évangile de la Samaritaine et, surtout, la phrase "donnez-moi à boire". Ce qui, selon lui, contient deux aspects fondamentaux. La première, la soif de Jésus qui "est, avant tout, la soif de notre amour". C'est pourquoi «Jésus, assoiffé d'amour, étanche notre soif d'amour ». Le deuxième aspect du «donne-moi à boire» est un appel : «L'appel de notre société, où la ruée, la course à la consommation et à l'indifférence génèrent l'aridité et le vide intérieur» et «le cri intérieur de tant de frères et sœurs à ce ils manquent d'eau pour vivre».

 

katholisch.de (https://www.katholisch.de/artikel/44026-papst-franziskus-der-laie-muss-laie-bleiben) nous montre aussi que le pape François a rejeté avec véhémence la "cléricalisation" des laïcs catholiques. "Le cléricalisme est la pire chose qui puisse arriver à l'Église, pire qu'au temps des papes corrompus", a-t-il déclaré dimanche au journal italien Il Fatto Quotidiano. Le pape François a parlé d'une "maladie très contagieuse" qui nuit à l'Église lorsqu'elle touche des prêtres, des évêques ou des cardinaux. «Pire encore, les laïcs cléricalisés. Ils sont un fléau dans l'Église. Le laïc doit rester un laïc», a déclaré le pape. "Je rêve d'une Église sans cléricalisme", a déclaré le pape François, faisant référence au théologien français Henri de Lubac (1896-1991), qui a également influencé Joseph Ratzinger, futur pape Benoît XVI. Selon le pape François, De Lubac a mis en garde contre le cléricalisme avec le concept de «sécularisation spirituelle». C'est «infiniment plus désastreux que toute sécularisation morale». Le pape François réaffirme son désir d'une Église populaire. "L'Église doit sortir, elle doit être parmi les gens", a-t-il dit. "Nous sommes des anges avec une seule aile", a poursuivi le pape. Pour voler, vous devez faire équipe avec d'autres.

 

Le pape François a défendu sa politique de réforme contre les accusations de faire cavalier seul. Ce qu'il a fait jusqu'à présent dans son mandat n'est rien d'autre que la mise en œuvre des revendications des assemblées cardinalices à l'occasion du conclave de 2013. Il a parlé d'un " travail synodal" dans lequel les laïcs catholiques ont également été entendus. Concernant les tensions internes, le pape François a déclaré que l'Église n'est "pas un orchestre dans lequel tout le monde joue le même rôle". Les difficultés ne l'avaient jamais empêché de dormir depuis dix ans. "Parfois, je lis des récits complètement inventés. Les choses sont souvent beaucoup plus simples qu'elles ne le paraissent de l'extérieur", a déclaré le pape. Lundi marque le dixième anniversaire de l'élection papale en Argentine.

 

Après l'Angélus, le pape a de nouveau rappelé les peuples souffrant de la guerre, en particulier l'Ukraine. «Restons unis dans la solidarité avec nos frères qui souffrent à cause de la guerre et, surtout, n'oublions pas le peuple ukrainien martyr». Les forces ukrainiennes se préparent ce dimanche à une contre-offensive, un de leurs commandants qualifiant de «nécessaire» de continuer à défendre Bakhmout face aux attaques soutenues de Moscou, afin de «gagner du temps» en prévision de cette action. À Bakhmout, l’épicentre actuel du conflit, Evguéni Prigojine, le patron du groupe paramilitaire Wagner, a revendiqué une nouvelle progression de ses hommes qui s’y battent en première ligne. Samedi, le ministère britannique de la Défense a annoncé qu'«au cours des quatre derniers jours», Wagner avait «pris le contrôle de la plus grande partie de l’est  de la ville» (https://www.20minutes.fr/monde/ukraine/4027475-20230312-guerre-ukraine-direct-forces-ukrainiennes-preparent-contre-offensive-region-bakhmout).

 

Cependant, initié par 230 ecclésiastiques et laïcs comme une réponse aux scandales des violences sexuelles, le «chemin synodal» s’est terminé samedi avec un discours réformiste, mais loin d’être radical, pour éviter le schisme. Une déception pour les croyants allemands qui désertent de plus en plus l’institution. De nombreux participants ont cependant qualifié le bilan de «victoire d’étape» contre Rome. Ils ont démontré qu’ils n’étaient pas disposés à céder à la pression du Vatican, qui désapprouve leur démarche de démocratisation des structures de pouvoir. Cette assemblée, portée par la Conférence épiscopale allemande et le Comité central des catholiques allemands, a entériné la demande d’instaurer un diaconat féminin mais aussi d’engager une réforme du droit du travail spécifique à l’Eglise catholique qui interdisait l’emploi des personnes gays ou divorcées. Ils ont «officialisé» la bénédiction des couples homosexuels  (déjà pratiquée en Allemagne depuis quelques années) malgré l’opposition ambiguë sur cette question (https://www.liberation.fr/international/europe/en-allemagne-leglise-catholique-ne-peut-pas-rester-comme-elle-est-20230312_AWTCUG77NVE6HIH3TZW64OVHUY/).

 

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Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Église, #Actualités

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