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Publié le 19 Février 2023

José Manuel Vidal nous montre ce dimanche 19 février 2023 sur religiondigital.org que dans sa catéchèse depuis la chaise près de la fenêtre, le pape François explique au peuple le passage de l'Évangile, dans lequel "Jésus nous invite à tendre l'autre joue et à aimer même nos ennemis (Matthieu 5, 38-48)". C'est-à-dire la logique de "l'extraordinaire" et, donc, de la gratuité : "Le Seigneur nous propose de sortir de la logique du profit et de ne pas mesurer l'amour dans la balance des calculs et des commodités." Car, "si on reste dans l'ordinaire, dans l'équilibre entre donner et recevoir, les choses ne changent pas". Pour cette raison, "alors que nous essayons toujours d'égaliser le compteur, le Christ nous encourage à vivre le déséquilibre de l'amour".

 

Rendons l’Eglise au peuple de Dieu ! Tel est le titre d’une brochure d’une cinquantaine de pages émanant de laïcs, de prêtres et de religieuses engagés dans le diocèse de Liège qui circule depuis quelques jours en Belgique défendant notamment la suppression de l’ordination des prêtres est une réponse que veut le pape mais pas dans le sens qu’il le souhaite. La réflexion s’ancre dans la réalité des engagements pastoraux autant qu’auprès de divers auteurs. Divers sujets sont abordés : la place des femmes dans l’Église, le cléricalisme, les abus de pouvoir, le sacerdoce… Ses auteurs ne réclament pas l’ordination des femmes et n’y vont pas par quatre chemins : «Pour supprimer le cléricalisme, il faut supprimer le clergé». L’évêque de Liège apprécie modérément et rappelle en outre qu’il a mis sur pied un Vicariat précisément dédié à l’accompagnement des prêtres et autres acteurs pastoraux, avant de redire son attachement à la démarche synodale demandée par le pape François, et d’encourager chacun «à vivre son ministère ou son service avec zèle et fraternité» (https://www.cath.ch/newsf/belgique-pour-supprimer-le-clericalisme-il-faut-supprimer-le-clerge/).

 

Après l'angélus, le pape a rappelé "les victimes du tremblement de terre" qui a ravagé le 6 février le Sud de la Turquie et le Nord de la Syrie,  dont dernier bilan du tremblement de terre qui a frappé la Turquie et la Syrie est d'au moins 44 000 morts (https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2023-02/le-pape-exhorte-a-ne-pas-oublier-la-turquie-et-la-syrie.html), et "le drame quotidien du cher peuple ukrainien et de tant de peuples qui souffrent à cause de la guerre, à cause de la pauvreté, du manque de liberté ou des calamités environnementales". En Ukraine, les combats se poursuivent près d'un an après que la Russie a lancé une invasion à grande échelle de son voisin le 24 février 2022. Des dizaines de milliers de personnes ont péri dans le conflit et des centaines de milliers d'autres ont fui leur foyer. Les tensions internationales autour de la guerre restent élevées. Cette semaine, la Chine aurait envisagé d'offrir à la Russie une assistance létale, et le secrétaire d'État américain Anthony Blinken a mis en garde la Chine contre le partage d'armes avec la Russie ou l'aide à échapper aux sanctions internationales (https://cruxnow.com/uncategorized/2023/02/pope-francis-angelus-appeals-for-syria-and-turkey-ukraine-new-zealand).

 

Il est aussi proche "de la population néo-zélandaise, frappée ces derniers jours par un cyclone dévastateur" et demande aux croyants une "charité attentive et concrète", après ce cyclone qui a frappé l’île du Nord, dont le bilan s’est alourdi : on dénombre à l’heure actuelle onze morts, au moins une dizaine de disparus et des dégâts qui se chiffrent en milliards, et sur place, les habitants des villages dévastés tentent de s’organiser pour se prémunir contre les pillards (https://www.courrierinternational.com/article/catastrophe-nouvelle-zelande-apres-le-passage-du-cyclone-gabrielle-les-gens-se-sentent-abandonnes).

 

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Publié le 18 Février 2023

religiondigital.org nous montre ce samedi 18 février 2023 que les catholiques portugais ont organisé des veillées dans diverses régions du pays pour exprimer leur "pardon" aux victimes d'abus sexuels et exiger des "réponses" de l'Église, après qu'un rapport d'expert présenté cette semaine a estimé le nombre de cas au Portugal à 5 ​​000.

 

Les initiatives ont été appelées dans la nuit du mercredi 22 février, à travers des messages et des événements sur les réseaux sociaux, dans les principales églises de chaque municipalité, avec une grande veillée devant le monastère des Jerónimos à Lisbonne. "À la honte que nous ressentons collectivement s'ajoute la nécessité, en tant que membres de l'Église, d'exprimer aux victimes et à leurs familles notre demande de pardon pour la passivité et l'omission de vigilance, de soins, d'attention et d'accueil dans lesquelles nous nous sommes engagés", peut lire dans l'appel.

 

Le message souligne également "l'urgence et l'exigence" avec lesquelles ils attendent "des réponses des structures et des responsables de l'Église portugaise". "Nous voulons réitérer notre engagement à ne plus laisser le silence régner", conclut l'appel, qui est ouvert aux "catholiques portugais, laïcs ou religieux".

 

Une commission d'experts créée par la Conférence épiscopale a rendu cette semaine son rapport final après un an d'enquête sur les exactions commises au sein de l'Église depuis 1950, dans lequel elle estime qu'il y a au moins 4 800 victimes. La plupart ont été maltraités alors qu'ils avaient entre 10 et 14 ans, et 77 % de leurs agresseurs étaient des prêtres. Bien que l'essentiel des abus ait eu lieu entre 1970 et 1990, au moins 27 victimes sont nées par la suite et la plus jeune a maintenant 6 ans. La commission estime également qu'il y a plus de 100 prêtres actifs soupçonnés d'avoir abusé de mineurs au Portugal.

 

Il faut noter que le Portugal est le premier pays du sud de l’Europe à s’être lancé dans un travail objectif sur les abus. De ce point de vue, la Ciase en France a été comme une sorte de modèle à suivre. L’enquête n’a pas été menée directement par l’Église mais mandatée par les évêques auprès d’une commission indépendante. C’est très positif. L’Espagne et l’Italie n’en sont pas là. Tous les pays n’ont pas compris qu’on ne peut pas se contenter de quelques échanges avec les évêques; il faut passer par des commissions indépendantes pour qu’un travail soit possible et fructueux (https://www.lavie.fr/christianisme/eglise/le-portugal-montre-la-voie-a-litalie-et-a-lespagne-sur-les-revelations-dabus-87062.php).

 

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Publié le 13 Février 2023

Ouest-France.fr avec Reuters nous montrent ce lundi 13 février 2023 qu’au moins 4815 enfants ont été abusés sexuellement par des membres de l’Église catholique portugaise au cours des 70 dernières années, a indiqué une commission chargée d’enquêter sur la question, dans son rapport final publié ce lundi 13 février 2023.

 

«Nous voulons rendre un hommage sincère aux victimes d’abus durant leur enfance, qui ont osé donner une voix au silence», a déclaré Pedro Strecht, pédopsychiatre et chef de la commission qui est financée par l’Église catholique. «Elles sont bien plus qu’une statistique», a-t-il ajouté. Plus de la moitié des auteurs de ces abus étaient des prêtres tandis que la plupart des victimes étaient de jeunes garçons, a déclaré Pedro Strecht, ajoutant qu’ils ont été abusés dans des écoles catholiques, des maisons de prêtres, des confessionnaux, entre autres. Le chef de la Conférence épiscopale, Jose Ornelas, a assisté à la présentation du rapport final et y réagira plus tard dans la journée de lundi. L’Église a précédemment déclaré qu’elle était prête à «prendre les mesures appropriées».

 

La commission portugaise a commencé ses travaux en janvier 2022 à la suite de la publication en France, en octobre 2021, du rapport de la commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église (Ciase), qui a révélé que quelque 3000 prêtres et responsables religieux avaient abusé sexuellement de plus de 200 000 enfants depuis 1950. Celle-ci a indiqué que les agresseurs étaient des hommes (96%) et des prêtres - environ 77%. Les abus se sont produits dans tout le pays, avec une incidence particulière à Lisbonne, Porto et Braga, et ont touché des mineurs de toutes les classes sociales. Le silence a protégé les agresseurs : 77% des victimes n'ont jamais porté plainte à l'Église et seulement 4% ont porté plainte à la Justice (https://www.swissinfo.ch/spa/portugal-abusos_iglesia-habla-de--nuevo-comienzo--tras-informe-de-abusos-en-portugal/48281852).

 

Les allégations d’abus proviennent de personnes d’origines diverses, de toutes les régions du pays et aussi de ressortissants portugais vivant dans d’autres pays d’Europe, d’Afrique et d’Amérique. La commission portugaise s’est entretenue avec plus de 500 victimes, a analysé des documents historiques de l’Église et interrogé des évêques et d’autres membres du clergé. Vingt-cinq des témoignages entendus par la commission ont été transmis au ministère public pour enquête, le délai de prescription ayant été dépassé pour les autres témoignages d’abus commis il y a plus de vingt ans. La commission a appelé à un changement législatif pour étendre le délai de prescription à 30 ans après les faits.

 

"Parmi les victimes qui nous ont contactés, aucune n'a demandé d'indemnisation", a déclaré Pedro Strecht lors de la conférence de presse après la présentation du rapport. "Légalement, cela peut être compliqué, mais ils sont évidemment dans leur droit", a-t-il expliqué. Cependant, l'Association portugaise d'aide aux victimes affirme qu'il est essentiel de réparer et de prévenir les abus sexuels sur mineurs dans l'Église. Une fois les chiffres connus, l'action et le changement s'imposent. Premièrement, un examen du pouvoir de l'Église (https://www.rtp.pt/noticias/pais/comissao-independente-divulga-relatorio-sobre-abusos-sexuais-na-igreja_e1466746).

 

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Publié le 12 Février 2023

José Lorenzo nous montre sur religiondigital.org ce dimanche 12 février 2023 que comme prévu deux jours après l'incarcération au Nicaragua de Mgr Rolando Alvarez, le pape François a évoqué à la fin de la prière de l'Angélus la situation au Nicaragua, dont les dernières nouvelles, a-t-il assuré, "ne m'ont pas peu blessé". "Je ne peux m'empêcher de me souvenir avec inquiétude de l'évêque de Matagalpa, Monseigneur Rolando Alvarez, que j'aime tant, condamné à 26 ans de prison, ainsi que des personnes qui ont été déportées aux États-Unis", a-t-il déclaré, faisant allusion aux 222 prisonniers politiques qui ont quitté le Nicaragua vendredi dernier, et qui n'ont pas voulu rejoindre le pasteur désormais incarcéré, qui a choisi de rester dans le pays. «Je prie pour eux - a poursuivi le Pape - et pour tous ceux qui souffrent dans cette nation bien-aimée. Demandons à Dieu, par l'intercession de l'Immaculée Vierge Marie, d'ouvrir le cœur des dirigeants politiques  à la recherche de la paix, qui est née de la vérité, de la justice, de la liberté et de l'amour, et qui s'atteint par l'exercice patient du dialogue».

 

Au Nicaragua, c’est l'une des voix les plus critiques à l'égard du régime dictatorial du président Daniel Ortega n'hésitant pas à dénoncer avec vigueur les violations des droits de l'homme commises par son régime, qui vient d'être condamné à 26 ans de prison. Mgr Rolando Alvarez, l'évêque de Matagalpa dans le nord du pays, avait refusé de monter à bord de l'avion qui avait amené, jeudi, 222 prisonniers politiques aux États-Unis. Sa voix porte, aussi bien à l'intérieur du pays qu'à l'étranger. C’est pourquoi l’année dernière sa résidence épiscopale avait été assiégée par la police pendant trois semaines avant qu'il ne se fasse arrêter. Depuis août 2021, le prélat était assigné à résidence. Parmi les personnes expulsées figurent d'anciens candidats à la présidence, des journalistes, d'anciens commandants de la guérilla sandiniste, d'anciens ministres et d'ex-diplomates. Des centaines d'opposants ont été détenus au Nicaragua à la suite de la répression des manifestations qui ont éclaté en 2018 contre Daniel Ortega, au pouvoir depuis 2007 et réélu lors d'élections contestées (https://www.rfi.fr/fr/am%C3%A9riques/20230212-nicaragua-l-%C3%A9v%C3%AAque-rolando-alvarez-condamn%C3%A9-%C3%A0-26-ans-de-prison-pour-avoir-refus%C3%A9-l-exil-forc%C3%A9).

 

La pape François a également montré sa douleur pour les personnes qui souffrent des conséquences des tremblements de terre dévastateurs qui ont secoué le 6 février de vastes régions de la Turquie et de la Syrie, causant au moins 21 000 morts, bien que l'ONU ait estimé que le bilan final pourrait être de 50 000 morts. "Prions pour eux, ne les oublions pas, et réfléchissons aussi à ce que nous pouvons faire pour les aider", a-t-il indiqué, priant également pour que "nous aussi n'oublions pas l'Ukraine tourmentée, afin que le Seigneur ouvre des voies de paix et donne aux responsables le courage de les accompagner."

 

Près d’une semaine après le puissant tremblement de terre qui a ébranlé la Turquie et la Syrie, les sauveteurs ont encore sorti des décombres ce dimanche des personnes vivantes, tandis que l’ONU s’attend à ce que le bilan humain s’alourdisse encore. Selon les derniers chiffres officiels, le tremblement de terre d’une magnitude de 7,8 a fait au moins 28 191 morts. Dans le détail, 24 617 morts ont été recensés en Turquie et 3 574 en Syrie. Près de 32 000 personnes sont mobilisées pour les opérations de recherche et de secours en Turquie, ainsi que plus de 8 000 secouristes étrangers selon l’agence turque chargée des catastrophes naturelles. Un point de passage a en outre été ouvert entre la Turquie et l’Arménie, pour la première fois depuis 35 ans, pour permettre l’arrivée d’aide humanitaire. L’effondrement brutal des bâtiments, qui trahit leur médiocre construction et n’a laissé pratiquement aucune chance à leurs résidents, suscite la colère dans le pays. Les médias turcs ont annoncé l’arrestation d’une douzaine d’entrepreneurs du secteur du bâtiment dans le sud du pays. D’autres arrestations sont attendues (https://www.liberation.fr/international/moyen-orient/seisme-en-turquie-et-syrie-plus-de-28-000-morts-et-un-bilan-qui-pourrait-doubler-avertit-lonu-20230212_BTQWB7LURZCTTIQG2Q6ILY34RU/).

 

Et lors des deux dernières semaines, "la Russie a probablement subi ses pertes les plus élevées depuis la première semaine de l'invasion de l'Ukraine", a rapporté le ministère de la Défense britannique dimanche 12 février. Sur la base de données ukrainiennes, Londres précise que la moyenne des pertes russes était de 824 victimes par jour au cours des sept derniers jours, soit "plus de quatre fois le taux rapporté en juin et juillet 2022". "L'augmentation du nombre de victimes russes est probablement liée à une série de facteurs, notamment le manque de personnel qualifié, de coordination et de ressources sur le front", analyse le ministère de la Défense britannique (https://www.francetvinfo.fr/monde/europe/manifestations-en-ukraine/direct-guerre-en-ukraine-martin-fourcade-se-dit-favorable-au-retour-des-athletes-russes-et-bielorusses-dans-les-competitions-sportives_5654693.html).

 

Concernant l'angélus de ce dimanche 12 février, parlant de conformité, le pape a mis en garde contre "l'observance externe, purement ritualiste" car "elle est inutile, a-t-il pointé, soulignant que "Jésus nous fait comprendre que les règles religieuses sont utiles, elles sont bien, mais ils ne sont qu'un début : pour les respecter, il faut aller au-delà de la lettre et vivre leur sens". "Les commandements que Dieu nous a donnés ne doivent pas être enfermés dans les coffres-forts étouffants de l'observance formelle, sinon nous restons dans une religiosité extérieure et détachée, serviteurs d'un 'maître dieu' au lieu d'enfants de Dieu le Père". Face à cela, le pape François invite les fidèles à se demander comment chacun vit sa foi : "Est-ce une question de calcul, de formalisme, ou est-ce une histoire d'amour avec Dieu ?, ou est-ce que j'essaie de grandir dans l'amour de Dieu et des autres? Et de temps en temps, je me confronte au grand commandement de Jésus, je me demande si j'aime mon prochain comme il m'aime? Parce que peut-être sommes-nous inflexibles à jugeons les autres et nous oublions d'être miséricordieux, car Dieu est avec nous"

 

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Publié le 5 Février 2023

RFI.fr nous montre que le pape François a achevé sa visite au Soudan du Sud, ce dimanche 5 février. Le pape a décollé de l’aéroport international de Juba, à 11h57 (heure locale), après avoir célébré la messe au mausolée de John Garang. Ce «Pèlerinage pour la paix» a commencé vendredi 3 février, en compagnie de l'archevêque de Canterbury, Justin Welby, et le modérateur de l'Église d'Écosse, Iain Greenshields, qui se sont joints au souverain pontife pour encourager la résolution des conflits dans le plus jeune pays au monde. Devenu indépendant en 2011, le Soudan du Sud avait sombré dans la guerre civile en 2013, un conflit dont le pays peine à se sortir malgré l'accord de paix de 2018.

 

Pour assister à la célébration de la messe au mausolée de John Garang, à Juba, des dizaines de milliers de fidèles ont passé la nuit sur place. Le pape François les a salués dans un tour de papamobile puis a prononcé son homélie. Il a réitéré son appel aux Sud-Soudanais à rejeter la violence. «Nous sommes appelés à témoigner de l’alliance avec Dieu dans la joie, avec gratitude, en montrant que nous sommes des personnes capables de créer des liens d’amitié́, de vivre la fraternité́, pour empêcher que règnent la corruption du mal, la maladie des divisions, la plaie de l’injustice.» Dans sa conclusion, il invite les Sud-Soudanais à se réconcilier : «Chers amis, je vous souhaite d’être des communautés chrétiennes rayonnantes qui montrent qu’il est beau et possible d’avoir l’espérance, de construire tous ensemble un avenir réconcilié́.» Parmi les dizaines de milliers de fidèles présents, sœur Rita Nyawijwok Albino a assisté à la messe: «Le message le plus important que j’ai retenu, c’est l’encouragement à faire la paix. Je suis née pendant la guerre. Maintenant je suis vieille et je ne sais pas si la paix arrivera avant ma mort. Je vais faire la paix avec moi-même et avec les autres, ce message me donne de l’espoir».

 

Première conséquence de la visite du pape à Juba : l’annonce, dès vendredi, par la présidence, d’une reprise des pourparlers avec les groupes d’opposition non signataires de l’accord de paix de 2018. Jeudi, à la veille de l'arrivée du pape, au moins 21 personnes avaient été tuées lors d'un vol de bétail dans le sud du pays (https://information.tv5monde.com/info/le-pape-quitte-le-soudan-du-sud-fin-de-son-pelerinage-oecumenique-de-paix-487563).

 

Dans l'avion le ramenant à Rome, le pape a donné sa traditionnelle conférence de presse, aux côtés des chefs des Églises d'Angleterre et d'Écosse, représentants des deux autres confessions chrétiennes du Soudan du Sud avec lesquels il a effectué ce "pèlerinage œcuménique de paix". "Ma santé n'est pas la même qu'au début de mon pontificat, mon genou me gêne mais je vais de l'avant doucement et on verra…", a déclaré le pape de 86 ans, qui se déplace désormais en fauteuil roulant en raison de ses douleurs au genou. Le pape a confirmé qu'il se rendrait à Marseille, dans le sud de la France, le 23 septembre et annoncé qu'un projet était à l'étude pour se rendre en Mongolie dans la foulée, confirmant une information du journal français La Croix. Il a par ailleurs évoqué un voyage en Inde en 2024 (https://www.boursorama.com/actualite-economique/actualites/le-pape-quitte-le-soudan-du-sud-fin-de-son-pelerinage-oecumenique-de-paix-7c63a42d796065c42d9a7a473ba487ef).

 

NCRonline.org (https://www.ncronline.org/vatican/vatican-news/benedict-xvi-s-death-has-been-instrumentalized-agenda-driven-church-leaders) nous montre aussi que le pape François a aussi déclaré le 5 février que la mort récente du pape à la retraite Benoît XVI a été "instrumentalisée" par ceux de l'Église catholique qui cherchent à marquer des points contre la papauté actuelle et utilisent la mort du défunt pape pour servir leurs propres agendas. "Ces gens sont sans éthique", a déclaré le pape François sur le chemin du retour à Rome après son premier voyage international après la mort le 31 décembre du défunt pape émérite. "Ce sont des gens qui appartiennent à un parti, pas à l'Église." Alors que le pape François n'a pas nommé de noms, au cours du mois dernier, un certain nombre de critiques virulents des priorités pastorales du pape François ont donné des interviews et publié des livres affirmant qu'à la retraite, Benoît était aigri par certaines décisions prises par le pape François. Cependant, a déclaré aux journalistes dans l'avion qu'il consultait régulièrement Benoît et que les deux étaient sur la même longueur d'onde. Il a poursuivi en partageant l'anecdote d'un théologien anonyme qui est allé voir Benoît avec une plainte concernant le soutien du pape François aux unions civiles, mais le pape François a déclaré que Benoît XVI avait fait appel à plusieurs cardinaux théologiens réputés pour examiner la plainte et il a ajouté que Benoît n'était pas attristé par les décisions qu'il avait prises au cours des 10 dernières années en tant que pape. Le pape François a rejeté ces rapports comme fabriqués et a déclaré que ces personnes servaient leur propre programme, en utilisant une expression italienne familière pour ceux qui cherchent à détourner l'approvisionnement en eau d'une communauté uniquement à leurs propres fins.

 

De son côté, l'archevêque de Canterbury Justin Welby a dit achever cette visite avec "un profond sentiment d'encouragement". "Ce dont nous avons besoin maintenant, c'est d'un changement sérieux de la part des dirigeants." "Il doit y avoir un effort de lutte contre la corruption et la contrebande pour contrer l'énorme accumulation d'armes. Il faudra continuer à travailler ensemble, avec le Vatican et avec la troïka" (Etats-Unis, Royaume-Uni et Norvège), a-t-il ajouté. "Dans deux ans, il y aura des élections, nous avons besoin de progrès sérieux d'ici la fin de 2023" (https://www.boursorama.com/actualite-economique/actualites/le-pape-quitte-le-soudan-du-sud-fin-de-son-pelerinage-oecumenique-de-paix-7c63a42d796065c42d9a7a473ba487ef).

 

Au cours de la conférence de presse conjointe unique en son genre, les dirigeants des trois églises chrétiennes ont réitéré leur désir commun de mettre fin à la violence au Soudan du Sud, mais ont également offert un front rare et uni entre les trois principales Églises chrétiennes contre la condamnation des personnes LGBTQ, tous trois exprimant fermement leur opposition à la criminalisation de l'homosexualité. Le pape François a répété ses remarques d'une interview très médiatisée du 25 janvier  dans laquelle il a soutenu la dépénalisation de l'homosexualité, affirmant que les dirigeants catholiques devraient travailler pour l'abrogation de ces lois "injustes", y compris en Afrique. "Les personnes ayant des tendances homosexuelles sont des enfants de Dieu", a déclaré le pape François lorsqu'on lui a demandé sa réaction aux familles, y compris celles du Congo et du Soudan du Sud, qui ostracisent les membres de leur famille LGBTQ, citant souvent leur foi chrétienne pour soutenir leur position. "Dieu marche avec eux", a ajouté le pape. "Condamner quelqu'un comme ça est un péché" (https://www.ncronline.org/vatican/vatican-news/benedict-xvi-s-death-has-been-instrumentalized-agenda-driven-church-leaders).

 

Malgré des différences significatives entre les trois églises sur l'homosexualité, toutes les trois ont offert une défense énergique des personnes homosexuelles.  Greenshields, dont les églises offrent des bénédictions homosexuelles, a déclaré que "nulle part dans ma lecture des quatre évangiles, je ne vois Jésus rejeter qui que ce soit". Welby a déclaré qu'il était de tout cœur d'accord avec les paroles du pape, ajoutant que l'Église d'Angleterre avait adopté à deux reprises des résolutions soutenant la dépénalisation de l'homosexualité, mais a ajouté que, malheureusement, elles n'avaient pas fait changer d'avis beaucoup de gens. Les remarques de l'archevêque précèdent une réunion étroitement surveillée  plus tard cette semaine où les dirigeants anglicans discuteront de la récente annonce controversée des évêques du pays selon laquelle ils ne soutiendraient pas le mariage homosexuel mais approuveraient la bénédiction des unions civiles (https://www.ncronline.org/vatican/vatican-news/benedict-xvi-s-death-has-been-instrumentalized-agenda-driven-church-leaders).

 

En repensant à la première étape de sa visite au Congo - une nation riche en ressources minérales, mais avec l'un des pires taux de pauvreté au monde – Le pape François a répété sa condamnation des nations qui exploitent et pillent les minerais du Congo, profitant de sa proximité état permanent d'instabilité et alimentant la guerre entre plus de 100 groupes rebelles armés du pays. Le pape a également déclaré que le trafic d'armes était le "plus grand fléau" et qu'on lui avait dit un jour que si les ventes d'armes cessent, cela mettrait rapidement fin aux famines mondiales. Welby a fait écho aux sentiments du pape, affirmant que le Congo ne devrait pas être "le terrain de jeu des grandes puissances". Ces dernières années, des superpuissances comme la Chine, la Russie et les États-Unis se sont livrées à une concurrence féroce pour les trésors souterrains du Congo, tels que le cobalt, le lithium et le cuivre, dans une course à la transition vers l'énergie verte. Compte tenu de ses vastes ressources naturelles, Welby a déclaré que le Congo "devrait être l'un des pays les plus riches de la planète" et être en mesure de fournir une aide au reste de l'Afrique (https://www.ncronline.org/vatican/vatican-news/benedict-xvi-s-death-has-been-instrumentalized-agenda-driven-church-leaders).

 

Enfin, lorsqu'on lui a demandé quel pourrait être son message au président russe Vladimir Poutine à la veille du premier anniversaire de l'invasion de l'Ukraine par son pays le 24 février, le pape a de nouveau souligné l'importance du dialogue et a déclaré qu'il restait ouvert à une rencontre avec Poutine et les Ukrainiens. Président Volodymyr Zelensky. Welby, qui s'est rendu en Ukraine fin novembre, a offert une évaluation plus brutale, affirmant que la fin de la guerre est "entre les mains du président Poutine". Les deux chefs d'Église ont souligné la nécessité de ne pas oublier d'autres conflits qui font rage dans le monde, notamment le Myanmar, la Somalie, le Nigeria et, bien sûr, le Soudan du Sud (https://www.ncronline.org/vatican/vatican-news/benedict-xvi-s-death-has-been-instrumentalized-agenda-driven-church-leaders).

 

Le pape François a également confirmé qu'il prévoyait d'assister aux Journées mondiales de la jeunesse à Lisbonne, au Portugal, en août et a déclaré qu'il aimerait visiter l'Inde en 2024. Lorsqu'on leur a demandé s'ils seraient prêts à entreprendre un autre voyage avec le pape François, à la fois l'archevêque de Cantorbéry et le modérateur ont dit qu'ils seraient ravis de le faire si le pape le jugeait utile. Greenshields, cependant, a noté que le mandat du modérateur n'est que d'un an, après quoi, a-t-il dit, "une femme très capable prendra la relève", Sally Foster Fulton. La réponse du modérateur a été applaudie par certains à bord de l'avion du pape voyageant avec son entourage presque entièrement masculin du Vatican. "C'est certainement la meilleure compagnie aérienne sur laquelle j'ai jamais volé", a plaisanté Welby (https://www.ncronline.org/vatican/vatican-news/benedict-xvi-s-death-has-been-instrumentalized-agenda-driven-church-leaders).

 

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Publié le 4 Février 2023

RFI.fr nous montre ce samedi 4 février 2023 qu’arrivé, vendredi 3 février, à Juba, le pape François poursuit sa visite au Soudan du Sud. Il est dans la capitale du plus jeune pays au monde jusqu’à dimanche pour un «pèlerinage œcuménique pour la paix». Après ses rencontres avec les dirigeants du pays, vendredi, il s’est adressé, ce samedi 4 février matin, aux membres du clergé. Près d’un millier de religieux se sont rassemblés dans la cathédrale Sainte Thérèse pour écouter le Saint-Père. Venus des diocèses du Soudan du Sud mais aussi du Soudan, les religieux ont attendu patiemment l’arrivée du pape François au son des chants du chœur de l’Église.

 

Sœur Mary George fait partie du diocèse de Malakal, dans le nord-est du pays, et travaille avec les réfugiés sud-soudanais au Soudan : «C’est vraiment l’Église qui œuvre à l’unité et à la paix, qui tente de donner de l’espoir aux gens. Moi qui travaille avec les réfugiés, notre espoir c’est que la venue du pape nous unisse et amène la paix, la stabilité dans notre pays, pour permettre aux réfugiés de rentrer chez eux, plutôt que de rester dans les camps où ils sont, depuis dix ans.»

 

Dans son discours, le pape a donné des conseils aux religieux pour encourager l’harmonie, au sein de la société mais aussi au sein de l’Église. «Nous ne devons jamais exercer le ministère en recherchant le prestige religieux et social, mais en marchant au milieu et ensemble, en apprenant à écouter et à dialoguer», a déclaré le pape François.

 

«Le message que le pape nous a adressé, aujourd’hui, nous les prêtres et les évêques, tous les religieux et les chrétiens, c’est d’aller de maison en maison pour prêcher la paix et l’évangélisation», nous dit, de son côté, le père Victor Roba Bartolomew qui officie à la paroisse Sainte Thérèse. Le séminariste Peter Gatkuoth Nhial a lui aussi assisté au discours: «L’Église s’est vraiment battue pour la paix au Soudan du Sud, pour unir les gens, pour qu’ils ne perdent pas espoir et pour qu’ils prient ensemble. Même s’il y a des problèmes dans notre nation, il faut que les gens se réunissent et comprennent que nous sommes tous les enfants d’un seul père.»

 

Démonstration d’unité, le pape François va être rejoint, ce samedi soir, par les deux autres hommes d’Église qui l’accompagnent dans ce pèlerinage pour la paix au Soudan du Sud. Avec l’archevêque de Canterbury et le modérateur de l’église d’Écosse, une prière œcuménique aura lieu au mausolée de John Garang.

 

tv5monde.com (https://information.tv5monde.com/info/soudan-du-sud-le-pape-lance-un-cri-d-alarme-pour-rendre-une-dignite-aux-deplaces-487488) nous montre que le pape François a aussi lancé ce samedi à Juba un ardent cri d'alarme aux dirigeants du Soudan du Sud pour rendre une "dignité" aux déplacés, renouvelant son appel à la paix dans un pays déchiré par les luttes de pouvoir.

"Je renouvelle de toutes mes forces l'appel le plus pressant (...) à reprendre sérieusement le processus de paix afin que les violences prennent fin et que les gens puissent retrouver une vie digne", a déclaré le pape François lors d'une rencontre avec des déplacés internes, au deuxième jour de sa visite. "Mais on ne peut plus attendre: un grand nombre d'enfants nés ces dernières années n'ont connu que la réalité des camps de personnes déplacées, oubliant l'air du pays, perdant le lien avec leur terre d'origine, leurs racines, leurs traditions", a-t-il insisté devant 2500 personnes.

 

Le chef de l'Église catholique a notamment "supplié" les habitants de "protéger, respecter et valoriser" les femmes. Les violences sexuelles sur les femmes et les jeunes filles sont "généralisées et systématiques" dans le pays, selon un rapport publié en 2022 par la Commission sur les droits de l'Homme, mandatée par l'ONU. "Malheureusement, dans ce pays martyrisé, être déplacé ou réfugié est devenu une expérience habituelle et collective", s'est désolé le pape François, après avoir entendu les témoignages de trois jeunes qui ont raconté la difficulté de la vie dans les camps. "Je suis avec vous, je souffre pour vous et avec vous", a-t-il affirmé, mettant en garde contre l'"aggravation" de cette "tragédie humanitaire".

 

Il s'agit de la première visite papale au Soudan du Sud depuis que la nation, qui compte plus de 60 groupes ethniques, a obtenu son indépendance du Soudan en 2011. L'Église joue un rôle de substitution dans des zones sans aucun service gouvernemental et où les travailleurs humanitaires sont souvent attaqués, voire tués. Ce déplacement fait suite à une visite de quatre jours à Kinshasa, où le pape a condamné les "atroces cruautés" perpétrées dans l'est de la République démocratique du Congo, en proie à des exactions de groupes armés qui ont fait des centaines de milliers de morts.

 

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Publié le 3 Février 2023

L’Alsace.fr avec l’AFP nous montre que pour son troisième jour de visite en République démocratique du Congo, le pape François s'est d'abord adressé dans une ambiance surchauffé à la jeunesse du pays dans le stade de la capitale, Kinshasa, avant de rencontre le Premier ministre puis des religieux, l’appelant à être actrice de l'avenir de la République démocratique du Congo (RDC), en proie au chômage et à des violences endémiques.

 

Plus de 65 000 personnes, selon les organisateurs, ont participé à cette rencontre, avides de message de paix dans ce pays très catholique rongé par des exactions meurtrières à l'est. Face au «tribalisme» et à «l'individualisme», le pape François a appelé les fidèles à privilégier la «communauté», les invitant à prendre leur voisin par la main puis à faire silence en pensant «à des personnes qui (les) ont offensés». Le pape a aussi vilipendé la corruption, un fléau en RDC. «Tous ensemble disons : “pas de corruption” , a demandé le pape, pendant que certains fidèles lançaient un slogan hostile au président Félix Tshisekedi. «Tu es indispensable et responsable de ton Église et de ton pays. Tu appartiens à une histoire plus grande qui t’appelle à être acteur», a-t-il lancé alors que les conflits, le chômage et les luttes de pouvoir assombrissent l'avenir de la RDC, où environ 60% des habitants ont moins de 20 ans.

 

Le pape de 86 ans, qui se déplace en chaise roulante en raison de douleurs au genou, a ensuite rencontré le Premier ministre Jean-Michel Sama Lukonde à la nonciature apostolique, «ambassade» du Saint-Siège en RDC. Jeudi après-midi, lors d'une rencontre avec des prêtres et religieux à la cathédrale Notre-Dame du Congo, grande édifice de briques orangées construit en 1947, il a invité l'assemblée à ne pas céder à la «tentation du confort mondain». Malgré l'influence croissante des Églises évangéliques depuis les années 1990, l’Église catholique conserve un rôle majeur dans l'éducation, la culture, la politique ou la tenue des infrastructures socio-sanitaires en RDC, où elle a souvent fait office de contre-pouvoir.

 

Le pape François a rejoint ensuite le Soudan du Sud dans la matinée pour un «pèlerinage de paix». À Djouba, il sera accompagné des chefs des Églises d’Angleterre et d’Écosse, représentants des deux autres confessions chrétiennes de ce pays de 12 millions d’habitants. Les trois responsables religieux se sont personnellement engagés dans le processus de paix, malgré des dirigeants restés sourds aux appels à la réconciliation. En dépit d’un accord de paix en 2018 entre le président Salva Kiir et le chef rebelle Riek Machar, la violence perdure En 2019, le pape François les avait reçus au Vatican et s’était agenouillé pour leur embrasser les pieds en les suppliant de faire la paix, un geste symbolique fort qui avait marqué les esprits. Attendu à 15 h (13 h GMT), le jésuite argentin effectuera une visite de courtoisie au président et aux vice-présidents puis prononcera un premier discours au palais présidentiel devant les autorités et le corps diplomatique (https://www.jeuneafrique.com/1414750/politique/a-kinshasa-le-pape-francois-vilipende-la-corruption-avant-de-senvoler-pour-le-soudan-du-sud/).

 

Arrivé ce vendredi au Soudan du Sud afin de promouvoir la paix et la réconciliation dans le plus jeune pays du monde, déchiré par la guerre civile et l'extrême pauvreté, le pape François a appelé les dirigeants de l'État à un "nouveau sursaut" pour la paix.  Sans mâcher ses mots, Jorge Bergoglio a aussi fustigé le fléau de la corruption. "Circuits financiers injustes, intrigues cachées pour s'enrichir, affaires clientélistes, manque de transparence : voilà le fond pollué de la société humaine", a-t-il lâché. Il a aussi évoqué "l'urgence de prendre soin des citoyens" à travers "des politiques de santé adéquates", "l'alphabétisation et l'éducation" dans le pays indépendant depuis 2011, le plus jeune État du monde. Conscient de ses mots "francs et directs", le pape a aussi mis en garde les autorités devant "la tentation de servir ses propres intérêts" afin que les "ressources abondantes du pays" profitent à tous (https://www.france24.com/fr/afrique/20230203-au-soudan-du-sud-le-pape-fran%C3%A7ois-appelle-%C3%A0-un-nouveau-sursaut-pour-la-paix).

 

Le lendemain, samedi, il rencontrera des religieux catholiques et des déplacés internes et célèbrera une prière œcuménique, avant de présider une messe dimanche 5 février (https://www.jeuneafrique.com/1414750/politique/a-kinshasa-le-pape-francois-vilipende-la-corruption-avant-de-senvoler-pour-le-soudan-du-sud/).

 

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Publié le 1 Février 2023

RFI.fr nous montre que le pape a célébré, ce mercredi matin, une messe géante à l'aéroport de Ndolo, face à une foule de plus d'un million de fidèles, selon les autorités congolaises. Arrivé en République démocratique du Congo mardi, le pape François a eu des mots très forts pour dénoncer ce qu’il a appelé «un colonialisme économique», et a fustigé la prédation des ressources alors que les populations souffrent. 

À son arrivée, le pape François a parcouru les routes de l'aéroport avec le cardinal Fridolin Ambongo à bord de sa papamobile, d'où il a pu saluer la foule. Après l'évangile, le pape a centré son homélie sur la paix. Il a appelé ceux qui commettent des violences à déposer les armes, à avoir le courage d’écouter les pauvres, «à briser le cercle de la violence, à démanteler les complots de la haine». Il a invité les Congolais à trouver la force de pardonner. Et il a conclu par ces mots : «Jésus dit aujourd'hui à chaque famille, communauté, groupe ethnique, quartier et ville de ce grand pays : la paix soit avec vous.»  

La messe s'est ensuite poursuivie, célébrée par le cardinal Fridolin Ambongo qui, à l’issue de la cérémonie, a rendu un vibrant hommage au pape pour sa visite et son réconfort. Il a présenté au souverain pontife la situation du pays, une crise multiforme, avec « conflits armés, crise économique et misère sociale ». « Le peuple qui vous accueille aujourd’hui et qui est là, devant vous, c’est un peuple qui souffre dans son corps et dans son âme. » Il a rappelé que le pays était en année électorale, élections dont il a dit espérer qu’elles seront libres, transparentes, inclusives et apaisées. Des paroles très applaudies par la foule.  

 

L’ambiance était bien installée dès le petit matin, avec un animateur et 700 choristes. Des chants religieux et de la rumba congolaise… L’aéroport de Ndolo a été aménagé en une immense cathédrale à ciel ouvert. Une veillée s'était déroulée en fin de journée, mardi, avec des prières et des chants.  Le gouvernement a décrété ce mercredi matin férié et les écoles seront fermées toute la journée. Des milliers de policiers, de militaires et de membres de la garde républicaine ont été déployés sur tout le parcours du pape François et sur le site de l'aéroport. Certains étaient arrivés la veille et dans la nuit pour tenter d’apercevoir le pape. Des fidèles dont beaucoup arborent drapeaux, tee-shirts, robes ou pagnes à l’effigie du pape.

 

Ouest-France.fr (https://www.ouest-france.fr/societe/religions/pape-francois/a-kinshasa-le-pape-francois-condamne-les-cruelles-atrocites-qui-couvrent-l-humanite-de-honte-d04c9004-a249-11ed-92f2-333ccb208462) nous montre aussi que le pape François a condamné aussi ce mercredi 1er février 2023, à Kinshasa les «cruelles atrocités qui couvrent l’humanité de honte» dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) adressant «un vibrant appel à toutes les personnes, à toutes les entités internes et externes qui tirent les ficelles de la guerre en RDC, en la pillant, en la flagellant et en la déstabilisant», et s’insurgeant contre «l’exploitation, sanglante et illégale, de la richesse de ce pays», alors que le pays est gangrené par les exactions de groupes armés qui ont tué des centaines de milliers de personnes et jeté des millions d’autres sur les routes.

 

Quelques minutes plus tôt, le pape argentin avait entendu les «souffrances atroces» de quatre victimes dans des témoignages sans filtre décrivant mutilations, viols et massacres. «J’ai vu la sauvagerie : des gens découpés comme on découpe la viande à la boucherie, des femmes éventrées, des hommes décapités», a écrit Désiré Dhetsina, dans un témoignage préparé il y a quelques mois. Il est aujourd’hui porté disparu. Emelda M’karhungulu a raconté les «maltraitances» qu’elle a subies pendant trois mois comme «esclave sexuelle». «Des fois, ils mélangeaient les têtes des gens dans la viande des animaux. C’était notre nourriture quotidienne.» Ladislas Kambale Kombi, 16 ans, a raconté comment il a assisté, impuissant, au meurtre de son père «découpé en morceaux» et à l’enlèvement de sa mère.

 

«Face à la violence inhumaine que vous avez vue de vos yeux et éprouvée dans votre chair, on reste sous le choc. Et il n’y a pas de mots ; il faut seulement pleurer, en restant silencieux», a répondu le pape, visiblement ému. «Vos larmes sont mes larmes, votre souffrance est ma souffrance», a-t-il ajouté en demandant «pardon pour la violence de l’homme sur l’homme». Selon lui, cette guerre est «déchaînée par une insatiable avidité de matières premières et d’argent, qui alimente une économie armée laquelle exige instabilité et corruption». «Quel scandale et quelle hypocrisie : les personnes sont violées et tuées alors que les affaires qui provoquent violences et morts continuent à prospérer !», a-t-il encore déploré.

 

Le pape devait initialement rencontrer cette délégation de victimes à Goma, ville du Nord-Kivu, à l'est du pays mais l'insécurité qui y règne l'a empêché de célébrer la messe prévue dans un camp de réfugiés (https://www.lefigaro.fr/actualite-france/en-afrique-le-pape-francois-sous-le-choc-des-violences-subies-et-racontees-par-de-jeunes-rescapes-20230201).

 

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Publié le 31 Janvier 2023

Bernadette Sauvaget nous montre dans son article du  30 janvier 2023 dans Libération.fr que le souverain pontife a maintenu coûte que coûte sa venue en république démocratique du Congo ce mardi. Une visite cruciale sur le continent, qui compte un nombre important de catholiques, au moment où l’Église traverse une crise inédite en Europe.

 

Quand il est entré, en 1958, chez les jésuites, le pape François rêvait de devenir missionnaire au Japon. Ce désir d’aventure, né dans sa jeunesse, a créé chez lui un tropisme vers l’Asie et le Pacifique. Comme pape, son premier grand voyage à l’étranger – hormis les Journées mondiales de la jeunesse en août 2013 au Brésil, programmées par son prédécesseur – a été réservé à la Corée du Sud, une visite accomplie à l’été 2014. Pour autant, le pape François, pontife politique comme l’était, en son temps, Jean Paul II, ne néglige pas l’Afrique, une zone cruciale pour l’avenir du catholicisme à l’échelle planétaire. Le déplacement du pape en République Démocratique du Congo (RDC) et au Soudan du Sud de ce mardi à dimanche est le troisième en Afrique subsaharienne depuis le début de son pontificat. Auparavant, le pape François a visité le Kenya, l’Ouganda, la République centrafricaine, le Mozambique et Madagascar. Pour un pape catholique, s’intéresser à l’Afrique subsaharienne est une nécessité.

 

Traversant une crise inédite dans son berceau européen, le catholicisme connaît une croissance soutenue sur le continent africain. Chaque année, dans cette zone, il y a un peu plus de 5 millions de nouveaux baptisés, soit un tiers du total. Selon les derniers chiffres donnés par le Vatican, la RDC est, de fait, le plus grand pays catholique francophone au monde avec 52 millions de fidèles, soit presque la moitié de la population. Sur le continent africain, la RDC est donc le pays où la population catholique est la plus importante, suivi, selon des chiffres donnés en 2018 par le Pew Research Center, un think tank américain réputé sur ses études sur les religions, par le Nigeria (environ 24 millions de fidèles) et la Tanzanie (18 millions). A condition de résister aux assauts des myriades d’églises pentecôtistes, très présentes en Afrique centrale, la zone subsaharienne devrait peser de plus en plus dans le catholicisme mondial.

 

Outre la question du poids démographique et de l’avenir du catholicisme, le voyage en RDC et au Soudan du Sud revêt une importance politique majeure. François, le «pape des pauvres», l’a maintenu coûte que coûte. Âgé de 86 ans, handicapé par une fracture au genou et refusant d’être opéré, le chef de l’Église catholique, qui se déplace désormais en fauteuil roulant, a été contraint de réduire drastiquement ses déplacements depuis l’année dernière. Le programme de ses voyages a d’ailleurs été allégé. En RDC, le pape va rester à Kinshasa et n’a que trois rendez-vous inscrits chaque jour à son agenda. Contrairement aux usages du Saint-Siège, cette visite a lieu au cours d’une année électorale. Une façon d’encourager l’Église catholique locale à s’engager à soutenir fermement la démocratie et à condamner les violences qui ravagent et appauvrissent le pays.

 

En RDC, l’ancien archevêque de Kinshasa, le cardinal Laurent Monsengwo, décédé en 2021 et qui figurait parmi les «papabilables» africains, a joué un rôle majeur dans la démocratisation du pays. Son successeur, Fridolin Ambongo, est, lui aussi, réputé proche du pape François, qui l’a fait cardinal en 2019. Le pape a d’ailleurs renforcé la présence africaine au sein du collège des cardinaux, appelé à élire, quand le temps viendra, son successeur, passant de neuf à douze depuis le début du pontificat. Une présence qui reste très modeste (à peine 10 % des cardinaux électeurs) au regard de l’évolution démographique du catholicisme. Pour le moment, il n’y a pas non plus de grande personnalité africaine au sein de la curie romaine (le gouvernement de l’Église catholique à Rome). Et cela depuis le départ des Ghanéens Robert Sarah (ultraconservateur) et Peter Turkson.

 

La forte dimension politique du voyage du pape, autant en RDC qu’au Soudan du Sud, risque toutefois de masquer d’autres problèmes graves, la question des violences sexuelles tout particulièrement. L’omerta pèse encore lourdement en Afrique. Publié en octobre 2021, le rapport de la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église, présidée par Jean-Marc Sauvé, n’a pu aborder cette question. Pourtant, de nombreuses congrégations religieuses avaient l’habitude d’exfiltrer vers l’Afrique les clercs soupçonnés de violences sexuelles. Lesquelles sont aussi le fait du clergé local, en particulier à l’égard des religieuses. Même si une prise de conscience commence à émerger, les agressions et les viols commis contre celles-ci demeurent majoritairement un angle mort au sein de l’Eglise catholique.

 

Enfin, le pape François a atterri, mardi 31 janvier en début d’après-midi, à l’aéroport de Kinshasa, en République démocratique du Congo. Le souverain pontife est dans le pays pour une visite de quatre jours, avant de se rendre au Soudan du Sud. Dans sa première prise de parole, le pape a dénoncé le «colonialisme économique» qui «se déchaîne» en Afrique. «Ôtez vos mains de la République démocratique du Congo, ôtez vos mains de l'Afrique ! Cessez d'étouffer l'Afrique : elle n'est pas une mine à exploiter ni une terre à dévaliser», a lancé le pape sous les applaudissements, devant les autorités et le corps diplomatique au palais présidentiel. Un appel qui résonne tout particulièrement dans un pays au sous-sol d'une immense richesse et à la terre fertile, dont les deux tiers des quelque 100 millions d'habitants vivent avec moins de 2,15 dollars par jour. Mardi soir, des milliers de personnes devraient se réunir à l’aéroport de Ndolo pour une veillée de prière avant la messe mercredi matin. Un million de fidèles y sont attendus (https://www.rfi.fr/fr/afrique/20230131-rdc-le-pape-accueilli-par-la-foule-%C3%A0-son-arriv%C3%A9e-%C3%A0-kinshasa).

 

Mais avant cela, le pape François s'est livré ce mardi à une prière improvisée «pour tous ceux qui, cherchant un peu de bien-être et de liberté, ont traversé (le désert) mais n'ont pas réussi» à survivre, en survolant le Sahara à bord de son avion vers la République démocratique du Congo (RDC), comparant de nouveau les camps de migrants aux camps de concentration en utilisant un mot allemand «läger»,  désignant les camps (https://www.rtl.be/actu/monde/europe/le-pape-prie-pour-les-migrants-en-survolant-le-sahara/2023-01-31/article/520836).

 

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Publié le 22 Janvier 2023

katholisch.de nous montre ce dimanche 22 janvier 2023 que le pape François a appelé l'Église catholique à ne pas se perdre dans des "débats inutiles"; au lieu de cela, elle devrait se concentrer sur la proclamation de l'amour de Dieu.

 

Dans un sermon fondamental sur le dimanche de la Bible, le pape a expliqué dimanche dans la basilique Saint-Pierre comment il comprend la mission de l'Église. Le pape François a souligné que Jésus "dissout les frontières" lorsqu'il dit que "la miséricorde de Dieu est pour tous et pas seulement pour les justes". Cela vaut aussi pour l'Église : «Il ne faut pas que nous annoncions un Dieu au cœur large et que nous soyons une Église au cœur étroit», a souligné le pape. S'écartant du manuscrit du sermon, il a ajouté : "Ce serait, j'ose le dire, une malédiction!" Le pape François s'est catégoriquement opposé à l'Église "prêchant le salut pour tous et en même temps bloquant la voie pour atteindre ce salut". Il ne faut pas non plus que "nous sachions que nous sommes appelés à proclamer le royaume de Dieu et pourtant ignorons sa parole en nous perdant dans des activités secondaires - et dans des débats inutiles". Le pape a également ajouté la mise en garde contre les débats inutiles à son sermon préparé, en lui donnant une importance particulière.

 

Au cours des trois dernières semaines à Rome après la mort de l'ancien pape Benoît XVI plusieurs cardinaux et évêques conservateurs avec des publications controversées ont attiré l'attention. Entre autres choses, ils ont critiqué les décisions de personnel et les décisions de réforme du pape, en poste depuis près de dix ans. Les déclarations ont été interprétées par les observateurs comme la preuve d'un différend théologique dans l'Église. Dans l'homélie, le pape a défendu sa vision de la mission de l'Église et l'a appelée à apprendre de Jésus. L'Église doit placer la parole de Dieu au centre, élargir les frontières, s'ouvrir aux gens et leur permettre de faire l'expérience de Dieu. Elle sait que la parole de Dieu "n'est pas figée dans des formules abstraites et statiques". C'est plutôt "dans la dynamique d'une histoire faite de personnes, d'événements, de mots, d'actions, de développements et de tensions".

 

Pendant le service, le pape a solennellement nommé six femmes et quatre hommes de différents pays comme lecteurs et catéchistes. En mai 2021, le pape a rétabli l'office ecclésiastique des catéchistes, qui proclament la parole de Dieu en tant que laïcs. Avant cela, il y avait des catéchistes en Amérique latine et en Afrique, mais sans statut officiel d'église. La formule rituelle de la "nomination" au nouveau bureau de l'Église a été spécialement créée pour le service dans la basilique Saint-Pierre.

 

Enfin, le  pape François a exprimé lors de l’Angélus sur la place Saint-Pierre ce dimanche sa profonde tristesse face à la destruction d'une église catholique au Myanmar. Le souverain pontife a également appelé les responsables au Pérou à mettre fin à la violence et à emprunter la voie du dialogue (https://www.domradio.de/artikel/papst-erschuettert-ueber-zerstoerung-einer-kirche-myanmar).

 

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